La liberté économique, quelles sont les catégories considérées dans chaque pays ?

Le développement de l’indice a été dirigé par le Dr James Gwartney à la fin des années 1980 et au début des années 1990 comme moyen de mesurer la liberté économique dans chaque pays. Les pays sont notés sur la base de plusieurs catégories et sont répartis en quatre groupes (quartiles) allant du « plus libre » au « moins libre » ou « répressive ». L’indice calcule le score chaque année depuis 2000, et tous les cinq ans depuis 1970 selon les catégories suivantes taille du gouvernement, système juridique et droits de propriété, accès à la monnaie saine, liberté de commerce international et règlement, bref aperçu par Lambert NDUWAYEZU.

Comment mesurer l’indice de la liberté économique ?

Pour comprendre la liberté économique, nous devons examiner comment les auteurs de l’indice la mesurent. Donc quelles sont les catégories prises en compte par ces auteurs ?  Ils le font en considérant cinq catégories à savoir : taille du gouvernement, système juridique et droits de propriété, accès à la monnaie saine, liberté de commerce international et règlement :

De la taille du gouvernement. La première catégorie est la taille du gouvernement. La logique est simple : « plus il y a de ressources contrôlées par le gouvernement, moins les individus peuvent accéder librement aux ressources ». La catégorie mesure la taille du gouvernement en examinant les impôts, les dépenses et la quantité d’industries contrôlées par le gouvernement, entre autres.

L’indice mesure chaque catégorie de 1 à 10. Obtenir un score de 10 signifie que votre pays est le plus libre possible pour cette mesure. En d’autres termes, un « 10 » dans la catégorie de la taille du gouvernement signifierait que vous avez un gouvernement relativement petit. Un « 1 » signifierait que le gouvernement dépense et taxe à des niveaux très élevés.

Du système juridique et droits de propriété. Au cœur de la liberté économique se trouve « la capacité des individus à s’appuyer sur les tribunaux pour des décisions impartiales relatives à des litiges de propriété ». La mesure dans laquelle le gouvernement peut faire respecter les droits de propriété et les contrats de manière impartiale est essentielle à la liberté économique.

De l’accès à la monnaie saine. Les auteurs de l’indice reconnaissent qu’un aspect clé des droits de propriété est « l’accès à une monnaie qui permet l’échange ». Lorsque le gouvernement empêche l’accès à des devises solides et s’engage dans des politiques qui font fluctuer énormément la valeur d’une monnaie nationale, il entrave l’accès à une monnaie saine et entrave les échanges mutuellement bénéfiques.Les auteurs mesurent les variations de la masse monétaire, les variables d’inflation et l’accès aux devises étrangères.

De la liberté de commerce international. La liberté économique inclut la « possibilité d’échanger volontairement votre propriété avec qui vous voulez, quelles que soient les frontières nationales ». Les gains de bien-être qui découlent de la spécialisation permise par le commerce international sont depuis longtemps reconnus par les économistes.

Les droits de douane, les quotas et autres restrictions au commerce international sont considérés dans cette catégorie.

Du règlement. La dernière catégorie de l’indice est la réglementation. Les lois du travail réglementaires, les restrictions à la mobilité des capitaux (comme l’investissement) et les lourdes lois sur les licences sont un obstacle à un marché véritablement libre. Les lois qui rendent certains contrats illégaux en raison de leurs conditions ou des prétendues qualifications des participants constituent des obstacles au commerce volontaire.

L’auteur de l’indice, le Dr Gwartney, l’a résumé succinctement en disant : « Les gens continueront de débattre de la pertinence des politiques pandémiques, mais il ne fait aucun doute qu’elles ont réduit la liberté économique. Le danger maintenant est que bon nombre de ces politiques resteront en place à l’avenir. »

Et donc pourquoi la liberté économique ?

Nous pouvons donc se demander pourquoi la liberté économique est plus importante. Quel est le problème si un pays quelconque se trouve dans la catégorie « répressive » ou « moins libre » ? Théoriquement, l’argument en faveur de la liberté est clair. Lorsque « les gens sont libres de posséder et d’échanger des biens, ils s’efforcent d’améliorer la valeur de leur propriété ». Permettre l’échange permet aux individus d’échanger des choses qu’ils apprécient moins contre des choses qu’ils apprécient davantage.

Il y a beaucoup à dire sur les raisons pour lesquelles les marchés libres sont bons en théorie, mais l’indice de liberté économique montre également que les pays plus libres réussissent mieux dans la pratique. Autrement dit, la théorie fonctionne. Les auteurs constatent systématiquement que les pays « les plus libres » sont plus riches, vivent plus longtemps, ont plus de droits civils et sont plus alphabétisés. De plus, les plus pauvres des pays les plus libres économiquement sont plus riches que les plus pauvres des pays les moins libres. En d’autres termes, la liberté économique n’est pas seulement bonne pour les riches.

( Si vous êtes intéressés par une méthodologie détaillée viellez consulter le site Web de Fraser. )

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur de l’Institute for Economics and Enterprises

Burundi : Comment se réinventer pour un idéal anti-corruption ?

Au Burundi, depuis 2005, un arsenal d’instrument juridique et d’organe de contrôle et de répression de la corruption ont été mise en place au Burundi. En analysant tous les efforts entrepris dans la tolérance zéro, plusieurs questions s’imposent. Quelles sont les raisons qui ont contribué à sa défaillance ? Y-aurait-il des stratégies particulières et innovantes fondées sur la non intervention étatique faut- il entreprendre pour juguler à la recrudescence de la corruption au Burundi ? Quelques réponses avec notre collègues ISHIMWE Jean Acutis

Selon le classement fait en 2021 par Transparency International, le Burundi est un pays classé à la 168ème sur 180 pays dans l’indice de la corruption au monde. Pourtant, depuis 2005 ; un arsenal d’instrument juridique et d’organe de contrôle et de répression de la corruption ont été mise en place. Considérant les formes de généralisations et de banalisations et la manière dont la corruption rentre dans le lot commun des négociations quotidiennes routinières des burundais, il nous convient de ne pas utiliser le terme « corruption » mais d’utiliser l’expression «complexe de corruption» comme le dit Olivier de Sardan pour souligner comment la corruption s’est insérée dans un même tissu de normes et d’attitudes sociales usuelles.( Olivier de Sardan, « L’Economie morale de la corruption », in Politique africaine, 63,p,97-116)

La routinisation et la banalisation du phénomène de la corruption

Presque tous les services (publics et privés) se tarifent actuellement à une forme de geste qui prend le sens d’un devoir moral pourvu que ça ne soit pas une rémunération tarifée ou négociée. Une grande partie de ce qu’on appelle la petite corruption est monnaie courante sous forme de cadeau au service rendu. Il suffit de chercher un document dans un service d’une façon urgente, c’est le même bénéficiaire qui pense au prix de l’encre (amazi y’ikaramu).

Qui plus un, il ne serait pas absurde d’imputer ce phénomène de la corruption à notre culture burundaise. Chaque individu est inséré dans de multiples réseaux (clan, famille, région), dont chacun est porteur de solidarités, et donc de pressions correspondantes. Par le biais de ces liens, la multiplication des interventions en faveur de tel membre du réseau devient progressivement le mode normal de gestion des dossiers et des cas et cela se consolident par des adages ou certains proverbes comme ibunyokorome uhashikanwa na nyoko (c’est grâce à sa mère qu’on arrive chez l’oncle maternel).

Les dispositifs anti-corruption mis en place finiront-ils de porter ses fruits ?

Oui, un pas significatif a été franchi avec la promulgation de la loi n° 1/12 du 18 avril 2006 portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes. De nouvelles institutions spécialisées ont été mises en place, à savoir la cour anti-corruption, le parquet général près la cour anti-corruption et la brigade spéciale anti-corruption. Cependant, comme me disait un avocat rencontré, cette loi sur la corruption semble toucher les petites gens, qui ne sont pas de vrais corrompus, ceux qui volent un sac de ciment, un sac de riz, un militaire qui réclame dix mille francs sur la route. Donc, malgré la mobilisation pour la tolérance zéro, on voit un dispositif qui manque toujours d’indépendance.

En plus, ce dispositif anti-corruption ne semble pas toucher certains domaines comme les passations de marché publique. C’est pourquoi, un nouveau cadre harmonisé dans le cadre de passation de marchés publiques lieu soupçonné pour plus de corruption s’avère nécessaire, pour qu’il y ait une gestion transparente et efficace des finances publiques. Toutes ces réformes constituent des instruments permettant de réaliser les objectifs en matière de lutte contre la corruption et les infractions connexes.

Ainsi, au Burundi comme dans pas mal des pays africains se sont ainsi conjugués et cristallisés dans les classes dirigeantes une confusion de la chose publique et de la chose personnelle, ce qui par conséquent contribue à la recrudescence de la corruption parmi les dirigeants. Certains penseurs tentent de trouver une raison comme quoiles indépendances ont vu la construction précipitée d’une bureaucratie nouvelle prenant la place des colonisateurs, et soucieuse avant tout d’exercer ses privilèges à leur place, et d’asseoir son statut au plus vite. Ni la chose publique ni le service public n’étaient vraiment au centre des préoccupations. Ces notions morales ne semblent toujours pas être entrées dans les mœurs pratiques, soixante ans plus tard. (Guillaume Nicaise, Petite corruption et situations de Pluralisme normatif au Burundi, in Afrique contemporaine 2018/2(N ° 266), 193 -213).

La quête de l’idéal anti-corruption par les normes éthiques

Toutefois, bien que nécessaire, tout ce dispositif juridique reste insuffisant. Il leur faut un complément par la norme éthique. Ceci étant, la quête de la « tolérance zéro » peut trouver un excellent ancrage dans la norme éthique. Ici, il nous incombe de proposer des alternatives innovantes souvent ignorées voire négligées basées sur la non intervention de l’Etat.

Devant ce complexe de la corruption qui gangrène beaucoup de secteur du pays, les citoyens sont informés mais ne sont pas formés. Si nous considérons comment les systèmes traditionnels et certains codes culturels justifient la corruption et parviennent de l’ancrer dans la banalisation des pratiques quotidiennes. Il est temps de couper court à ces pratiques qui stipulent que chacun broute là où on l’attache (impene irishwa aho iziritse).

Pour ce, il y a une urgence de former les jeunes générations des citoyens au sens de la res publica (la chose publique). Normalement sans la chose publique, il advient une vie publique qui s’éloigne progressivement des principes, non pas simplement traditionnels mais de valeur traditionnelle, de la sagesse burundaise. Par cette sensibilité à la chose publique, il faut développer d’autres réflexes de dénonciation des actions et des personnes suspectées de corruption pour éviter d’avoir sans cesse la main au portefeuille. En sus, il est nécessaire que les populations soient initiées aux voies et procédures permettant de les associer aux décisions (collectivité territoriale). L’exercice du contrôle citoyen de l’action publique contre la corruption par le principe de la participation à la gouvernance devient une autre norme éthique nécessaire parce que la gestion au quotidien de leur collectivité semble échapper aux citoyens au profit d’une classe dirigeante.

En somme, la corruption est donc aussi dénoncée dans les mots qu’elle est pratiquée dans les faits. L’influence de la tradition et un certain syncrétisme culturel fait de la tolérance-zéro un cul-de -sac qu’il nous faut une génération décidée pour assurément impulser une dynamique nouvelle à la réalisation de l’idéal anti-corruption.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un Think Tank qui promeut la liberté économique et individuelle au Burundi en particulier et en Afrique en général.

Burundi : Corruption, une taxe de plus qui tend à perdurer ?

Alors que l’élargissement de l’assiette fiscale ne cesse d’aller crescendo, la corruption n’est pas en reste. Elle devient de plus en plus comme une obligation fiscale dans les services publics ce qui n’est pas sans conséquences sur l’économie du pays. Pour se rendre compte, une petite culbute dans cette analyse avec notre confrère Lionel Jospin MUGISHA. 

C’est une réalité cousue de fil blanc, la corruption est présente dans toute la vie du Burundi. Les faits sont là et les enquêtes en témoignent. Selon une enquête, la police, la magistrature, et l’Office Burundais des Recettes (OBR) sont considérées corrompus par les plus grandes proportions de la population Burundaise. Pour y voir clair, au sein de l’administration, aucune grille tarifaire n’est respectée. Tout se négocie de bouche-à-oreille.

A titre illustratif, pour avoir un permis de conduire ou un autre document de voyage, en plus des frais de ces documents il faut donner quelque chose aux personnels qui délivrent ces documents. D’ailleurs, il suffit de regarder sur les routes la manière dont les policiers affectés à la circulation routière prennent sans cesse de l’argent à la population. C’est un vol en bonne et due forme.

Tenez, tout le monde sait que dès qu’un policier te siffle, quelle que soit l’infraction, il faut prévoir au moins 5000 BIF. Pour avoir accès au permis de conduire ou passeport il faut prévoir 500 mille BIF et 250 mille BIF respectivement. Certains payaient 10 000 BIF pour avoir leur carte d’identité. « J’ai reçu des contrôleurs venus collecter l’impôt. Mais, après discussions, ils  m’ont exigé de verser un montant forfaitaire dans le compte du Trésor public afin que l’excédent leur revienne sur place. C’est un vol légalisé »raconte Marc, entrepreneur.           

Pourtant,…

Les conséquences sont légions. Là où il y a la corruption, il y a moins d’investissements. Certains individus ne se sentent pas libres de faire des affaires. Les entreprises privées sont déstabilisées par un jeu de corruption qui engendre une concurrence déloyale. Et par ricochet, affaibli l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et attiser l’inefficacité de la politique de mobilisation des revenus de l’état ce qui ne fait qu’empire l’élargissement de l’assiette fiscale. Or, les entreprises constituent les poumons de l’économie du pays. Elles sont l’un des principaux moteurs de l’innovation, de la création des richesses et de l’emploi.

L’éradication de la corruption, l’urgence absolue

Au regard de ce qui précède, il est urgent de mettre en place une politique pour éradiquer la corruption. La corruption ne fera avancer le pays. En réduisant la corruption liée aux entreprises, le gouvernement permettra de densifier et de solidifier l’écosystème entrepreneurial Burundais. Il s’avère alors primordial de mettre l’accent sur la liberté économique, car l’éradication de la corruption est impossible dans un contexte d’absence de liberté économique. C’est une voie de sortie privilégiée.

Tout en se rappelant des promesses de la Campagne Ndeka Ngerageze, l’État ne devrait pas se limiter à barrer les routes du progrès au cours de cette année. Aussi longtemps que le gouvernement ne tiendra pas compte de la liberté économique, la croissance économique restera un vrai labyrinthe.

A propos de l’Auteur :

Lionel Jospin MUGISHA est en agent de développement. Il est l’analyste en politique public et aussi défenseur de la liberté économique

Burundi : Entre monopole et capitalisme, dans quelle voie faut-il cheminer le secteur agricole ?

Le secteur agricole figure sur la liste des priorités budgétaires 2022-2023 du Burundi, avec une enveloppe de 80 milliards de francs burundais. Cette somme sera principalement affectée à la subvention des engrais organo-mineraux, la production des semences sélectionnés et le repeuplement des cheptels. Plusieurs questions taraudent notre blogueur Guy Marie Eloi sur les stratégies retenues pour améliorer la production agricole ? 

Pendant plus de trente ans, l’agriculture et l’élevage ont été les parents pauvres des investissements nationaux, à tel point que le budget alloué à l’agriculture et l’élevage oscillait entre 5 et 7%. Nonobstant, ce secteur reste jusqu’ici le principal source de revenus au Burundi depuis son indépendance , elle constitue 90% de l’emploi totale et contribue 50% dans le PIB actuellement. En dépit des initiatives visant à réduire les milliers barrières qui empêchent ce secteur à s’épanouir, le chemin reste encore trop long.

En effet, les monopoles et les irrégularités dans la distribution des engrais chimiques et les monopoles dans l’achat et la vente des récoltes par les pouvoirs publics constituent un obstacle de front dans l’accessibilité équitable du marché et la disponibilité des produits agricoles sur le marché au moment opportun, d’où l’instabilité récurrente des prix.

Les défis à relever ?

Les principaux défis souvent rencontrés dans ce domaine est la monopolisation des grands fournisseurs des intrants agricoles indispensables pour la grande production d’une part. L’achat et la distribution des engrais minéraux sont très difficiles. « On est contraint d’utiliser le seul engrais Fomi disponible au Burundi même si sa distribution reste à améliorer », nous raconte Thierry, un cultivateur de Ngozi

Il ajoute que le retard de la distribution des engrais chimiques influence leur niveau de production parce que il arrive que la saison pluvieuse se termine longtemps avant le moment de récolte :  » Le retard de la distribution des engrais induit automatiquement le retard de la plantation, ce qui rapporte ainsi le moment de récolte. Or la pluie peut disparaître dans certaines mesures avant la maturation des plantations, d’où la baisse de la production« , poursuit Thierry.

Parallèlement, le secteur agricole n’est pas libéralisé, le monopole sur l’achat et la vente des récoltes paralyse de plus en plus l’accessibilité des produits sur le marché, ce qui induit la pénurie et l’inflation de certains produits agricoles sur le marché. D’ajouter, les exportations agricoles restent toujours centrées sur un petit nombre de plantes industrielles dont le thé, café et le coton.

Libéralisation du secteur agricole, une solution ?

Pour moderniser l’agriculture au Burundi, les décideurs doivent miser au libéralisation et professionnalisation du secteur. Cela n’impliquerait pas des interférences de l’État dans ce domaine, plutôt une bonne libéralisation du secteur agricole axé sur la libéralisation des intrants, la libéralisation du marché d’écoulement, en jouant sur les prix que le marché fixe lui-même et non pas celui de l’état est très encourageable.

Cela pourrait alors contribuer dans l’amélioration de l’entrepreneuriat rural, fondé principalement sur l’agriculture et l’élevage, ce qui crée les emplois dans le domaine agricole et à la fin du compte la pauvreté, la faim dans les ménages, le chômage élevé qui sévit notre pays seront éradiquer progressivement et porter l’espoir sur la croissance de l’économie nationale. De cette manière le capitalisme agricole peut faciliter l’accessibilité des produits sur les marchés et contenir toute sorte d’inflation par la libéralisation du marché agricole.

Par Guy Marie Eloi Igirubuntu

L’Afrique a besoin de marchés libres, pas de transferts de richesse

Bien que la pauvreté ait été considérablement réduite dans les sociétés industrialisées, elle continue d’attaquer les pays en développement. Environ 689 millions de  personnes , soit environ 9,2 % de la population mondiale, vivent dans une extrême pauvreté, et la plupart d’entre elles se trouvent dans des pays en développement. Cependant, grâce à l’adoption de marchés plus libres, des pays en développement comme la Chine et le Vietnam ont réussi à arrêter la croissance de  la pauvreté .

Un mal préjugé de la philosophie ?

Mais malgré les progrès du capitalisme pour contrecarrer la montée de la pauvreté, certains experts blâment encore  le capitalisme de marché libre  pour l’extrême pauvreté, la faim et les catastrophes environnementales. Pour beaucoup, le capitalisme est un système d’exploitation brutale qui enrichit les riches aux dépens des pauvres. Cependant,  les études  montrent systématiquement que le capitalisme de marché libre est la stratégie la plus efficace pour améliorer la condition humaine et sortir les gens de la pauvreté.

Le capitalisme de libre marché tient ses promesses parce qu’il ne requiert que l’ingéniosité humaine et la liberté de produire sans ingérence du gouvernement. Lorsque les gens peuvent innover sans les inconvénients des réglementations gouvernementales, la création de richesse devient plus facile. De plus, des environnements commerciaux propices à l’entrepreneuriat inciteront davantage de personnes à améliorer leur niveau de vie en créant de nouvelles entreprises.

Plutôt que de dépeindre le capitalisme comme un ennemi du progrès, les experts devraient comprendre que des réglementations inefficaces cultivent la pauvreté dans les pays en développement et que partout où elles ont été démantelées, cela a déclenché une vague d’opportunités productives. L’ économiste AV Chari constate que  les industries  qui ont été retirées de la juridiction de License Raj ont produit une amélioration de la productivité totale des facteurs de 32 % en Inde. Cette amélioration s’explique par la baisse des coûts d’entrée et l’assouplissement des contraintes de capacité.

Sans surprise, la dérogation aux réglementations a permis de consacrer plus de temps et de ressources au développement des entreprises, améliorant ainsi la productivité. De plus, se conformer aux réglementations est souvent coûteux, donc en leur absence, plus de fonds peuvent être déployés dans l’expansion de l’entreprise. Par conséquent, la déréglementation réduit le coût de l’expansion des entreprises en garantissant que les ressources qui auraient été dépensées en raison des mandats gouvernementaux restent dans les coffres de l’entreprise et peuvent financer l’expansion.

Comme la déréglementation, la libéralisation est un autre outil de marché libre qui améliore le niveau de vie dans les pays en développement. Les sentiments protectionnistes sont toujours influents dans le monde en développement, mais protéger les marchés locaux de la concurrence ne parvient pas à élever les pauvres. Les pays qui adoptent la mondialisation sont plus susceptibles de bénéficier du transfert de technologie et d’enregistrer des réductions de la pauvreté. Bien que les importations soient perçues comme négatives, elles doivent être célébrées car les importations bon marché permettent aux personnes pauvres ayant moins de revenus disponibles d’économiser plus d’argent.

Ouverture commerciale comme solution ?

En Afrique, malgré le revirement de certaines politiques économiques rétrogrades, le protectionnisme continue de faire rage, notamment en raison des  retombées économiques  induites par le covid-19.  Une plus grande proportion des pauvres du monde vivent en Afrique subsaharienne (ASS) que partout ailleurs, c’est pourquoi la région devrait être plus sérieuse en matière d’ouverture commerciale que les autres régions. 

Jennifer Mbabazi, Oliver Morrissey et Chris Milner dans l’article « Trade Openness, Trade Costs and Growth: Why Sub-Saharan Africa Performs Poor »,  affirment que compte tenu de ses désavantages naturels, l’ouverture commerciale est particulièrement importante pour l’ASS : Les politiques qui encouragent les exportations et la diversification, et qui réduisent les obstacles à l’ouverture, peuvent stimuler les performances économiques.

Samuel Kwaku Agyei et Godwin Adolf Idan dans « Ouverture commerciale, institutions et croissance inclusive en Afrique subsaharienne »  soulignent  que l’Afrique subsaharienne a régressé dans la réduction des niveaux de pauvreté et que si les tendances actuelles persistent, 90 % de la population mondiale extrêmement pauvre sera résidant dans cette région. Pour éviter cette crise, ils recommandent aux pays d’Afrique subsaharienne de renforcer leurs institutions afin de promouvoir la bonne gouvernance et l’ouverture commerciale.

De même, les économistes déplorent généralement que l’Afrique soit sous-capitalisée ; cependant, la promotion de l’ouverture commerciale  peut faciliter la formation de capital en Afrique. Les biens de grande valeur sont souvent produits dans les pays riches ; par conséquent, les politiques qui permettent l’importation d’intrants étrangers permettent aux pays africains de remonter la chaîne de valeur. Les entrepreneurs africains produiront des produits de meilleure qualité pour les marchés d’exportation et nationaux et, par extension, acquerront plus de fonds pour alimenter une expansion et une accumulation de capital supplémentaires. Mais cela pourrait être un choc pour beaucoup que l’ouverture non seulement favorise la croissance, mais réduit également les inégalités. Dans un document de travail du Fonds monétaire international intitulé « Income Inequality in Small States and the Caribbean: Stylized Facts and Determinants », les auteurs  notent  qu’en attirant les investissements directs étrangers, l’ouverture financière conduit à plus d’emplois et à moins d’inégalités.

Blâmer le capitalisme pour les taux de pauvreté dans les pays en développement est politiquement correct, mais comme la plupart des hypothèses à la mode, cela ne peut pas être vérifié par des données. Les marchés libres ont enrichi le monde industriel, et les pays en développement peuvent facilement rejoindre la ligue des nations riches, s’ils ignorent les élucubrations erronées des intellectuels des pays riches.

Cet article est paru pour la première fois dans Mises Wire en Anglais et a été traduit en français par Institute for Economics and Enteprises.

Par Lipton Matthew : chercheur, analyste commercial et contributeur à mises.org,  The Federalist ,  The Imaginative Conservative ,  Merion West  et  American Thinker 

Afrique : L’individualisme, une philosophie adaptée pour la prospérité ?

Alors qu’individualisme est une philosophie favorisant l’initiative individuelle, l’indépendance et l’autonomie de la personne au regard de la société ; une doctrine qui fait de l’individu le fondement de la société et des valeurs morales, le collectivisme, lui ; est un système économique fondé sur la propriété collective des moyens de production. L’un voit la lutte de la pauvreté dans l’initiative individuelle / privée alors que l’autre c’est dans l’initiative publique / coopérative, collectivité. Donc, la différence entre collectivisme et individualisme réside dans ce que chaque idéologie considère comme important: l’individu ou le groupe.

Pourquoi alors l’individualisme ?

Dans son « Second traité de gouvernement », Locke soutient que les droits individuels sont le fondement d’une société libérale. La conclusion est qu’il est mauvais de violer les droits de propriété d’autrui : « Bien que la terre et toutes les créatures inférieures soient communes à tous les hommes, chaque homme a une propriété sur sa propre personne, sur laquelle personne n’a de droit à part lui-même. Le travail de son corps, et le travail de ses mains, nous pouvons dire, sont proprement à lui. »

Une philosophie qui met les décisions de l’individu au centre de tout a déjà révélé ses atouts dans le combat de la pauvreté. Une société qui valorise le fondement libérale est une société prospère. Par exemple, nous trouvons une codification la plus célèbre « des principes du libéralisme » dans la Déclaration d’indépendance des Etats Unis d’Amérique : “Nous tenons ces vérités pour évidentes, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, que parmi ceux-ci se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. » Pourquoi ne pas se demander si ce n’est pas la raison de la puissance économique de l’Amérique ?

Une philosophie pour l’avenir africaine ?

La lutte contre la pauvreté a été et continue à être un combat de longue haleine dans le monde entier. Les pays africains, quant à eux devraient doubler les efforts. Plutôt devrait chercher une philosophie à adopter qui peut aider dans cette lutte. Il semble que le libéralisme a déjà démontré son impact positif dans ce chemin de croix. Lorsque nous cherchons à vaincre la pauvreté, nous devrons tenir compte des droits individuels, à commencer par le droit de propriété de soi.

La philosophie de l’individualisme a radicalement modifié nos relations les uns avec les autres. Elle a créé des cultures individualistes qui célèbrent l’accomplissement individuel, ainsi que des structures politiques et économiques qui protègent les droits individuels. En conséquence, comme George Ayittey les appelaient « Génération des Guépards », des générations de briseurs de moule et de pionniers ont renouvelé et amélioré notre monde, en tant qu’explorateurs, pionniers, inventeurs, entrepreneurs, artistes, scientifiques et leaders moraux.

À mesure que le temps avance, de nouveaux innovateurs ont la possibilité de se lever et de faire la différence. Et l’appel de ceux deux auteurs, Dan Sanchez et Patrick Carroll,ne nous échappe pas:« En décidant de tracer notre propre voie, nous pouvons nous aussi devenir des agents de changement revitalisants dans un monde qui stagne. Nous pouvons ouvrir de nouvelles voies là où d’autres ne sont pas encore allés, et nous pouvons donner l’exemple à ceux qui viendront après nous. »

La seule question est de savoir si nous allons saisir cette évidence d’Henry David Thoreau : « Si un homme ne suit pas le rythme de ces compagnons c’est peut-être parce qu’il entend un autre tambour. Qu’il marche au rythme de la musique qu’il entend, même si elle est mesurée ou lointaine ». Le ferez-vous ?

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur et Directeur de l’Institute for Economics and Enterprises.

Afrique : Le collectivisme, une menace pour la lutte contre la pauvreté ?

Depuis les années 60, les pays africains cherchent à accéder à leur indépendance tant économique que politique. Cependant lorsqu’ils cherchent à rompre avec le système colonialiste, ces « leaders nationalistes » ont eu du mal à choisir le système économique propre à l’identité africaine.

A croire que le système capitaliste était propre au colonialisme, plusieurs d’entre eux ont voulu adopter le collectivisme comme système économique de leurs pays. Cependant, il y a lieu de se demander : Pourquoi nous sommes toujours dans la pauvreté ? Et si nous avons fait fausse route dès la recherche de nos indépendances, depuis les années 60 ?  

Quid du collectivisme.

Le collectivisme est un système économique (philosophie) fondé sur la propriété collective des moyens de production, selon le dictionnaire Larousse. Les adeptes du collectivisme voient la lutte de la pauvreté dans l’initiative publique / coopérative, collectivité. Donc, le mot clés de l’idéologie du collectivisme réside dans ce qu’elle considère comme important: « le groupe ».

En raison de vouloir rompre avec le colonialisme, les dirigeants africains ont voulu adopter un système économique radicalement opposée. Dans leurs plans de développement, nous y trouvions souvent ce que Georges Ayittey a qualifié « religion de développement, qui a façonné ou dirigée une grande partie de l’effort de développement postcoloniale ».

Donc, après l’indépendance des pays africains, de nombreux dirigeants nationalistes africains adoptèrent une idéologie socialisme comme idéologie directrice. Et au lieu de chercher aux problèmes africains les solutions internes africaines, ils cherchaient les solutions extérieures. Et cela dans la tendance de la « religion de développement ».

Cette tendance n’a pas cessé de se développer. Aujourd’hui, la majorité des pays africains fêtent leurs plus de 60 ans d’’indépendance politique. Mais l’indépendance économique reste à désirer. La pauvreté reste une grande menace de nos pays malgré les multiples politiques pour en sortir. Et nous devrions nous poser cette question actuellement : « Et si nous avons fait fausse route il y a plus de 60 ans ? »

 Une philosophie vouée à l’échec ?

En Afrique, nous rencontrons souvent des discours prônant le collectivisme : promotion des coopératives et associations dans la recherche du bonheur ou pour lutter contre la pauvreté. Cela n’est pas d’aujourd’hui, il date depuis la recherche de l’indépendance de nos pays. L’expérience et l’histoire montrent que l’adoption du système économique collectiviste a échoué dans la lutte contre la pauvreté dans le monde entier.

Dans son article critique du collectivisme en URSS, l’auteur Gérard-Michel Thermeau se posait cette question cruciale : « Le  socialisme réel aurait un bilan globalement positif selon ses adeptes. Qu’en dit vraiment l’histoire ?» La force est de constater que ce système n’a jamais réussi. Il conclut : « Le communisme reste toujours à l’horizon. Faut-il s’en étonner ? Seul le marché est intéressé à satisfaire les désirs individuels. En supprimant le marché, l’économie socialiste mettait en avant les seuls besoins définis par les gouvernants. »

En Afrique en général, nous avons essayés le collectivisme, sous toutes ses formes. Malheureusement cela a échoué tout comme dans le monde entier. Il est clair que cela ne pourrait jamais fonctionner à n’importe quelles stratégies « planifiées ». C’est un système défaillant, à la fois conceptuellement et moralement et qui cause en plus trop de morts. Il finit toujours à créer des inégalités et des classes dans un même « groupe ». Toujours les profitants sont les dirigeants du « groupe ». Ce n’est pas difficile de voir cela. Portez vos regards dans les pays communistes. Pourquoi allez loin ? Non, restez ici.

Pour avancer mieux dans notre lutte, il est primordial d’adopter l’opposé du collectivisme et de l’étatisme. Cela consiste à accorder aux gens la liberté de commercer, reconnaître les gens comme des individus différents capables de rechercher leur propre bonheur tel que défini par eux-mêmes.

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur et Directeur de l’Institute for Economics and Enterprises

Il est temps de faire revivre l’individualisme ?

Un problème auquel sont confrontés les gens qui préfèrent généralement un gouvernement plus petit et limité ; propriété privée ; et le libre échange est ce qu’ils appellent eux-mêmes. Historiquement, le mot « libéral » était la réponse et l’est toujours dans de nombreuses régions d’Europe continentale. Cependant, dans le monde anglophone, en particulier aux États-Unis, le mot en est venu à désigner ceux qui favorisent un rôle interventionniste du gouvernement et une approche largement collectiviste de la politique et de la culture – une inversion presque complète du sens.

Il y a eu des efforts pour récupérer le terme par ceux qui se décrivent parfois comme des « libéraux à l’ancienne », mais ceux-ci n’ont pas réussi. Face à cette situation, les partisans de la position libérale originelle ont eu recours à un certain nombre d’expédients linguistiques. Pendant un certain temps, beaucoup ont adopté l’étiquette de « conservateur », qui était auparavant attachée à certains de leurs adversaires les plus résolus. Cette nomenclature, bien que largement utilisée aux États-Unis, n’a jamais fait son chemin ailleurs et ne s’y est pas encore complètement implantée. C’était en partie parce que de nombreux libéraux à l’ancienne refusaient de l’utiliser et aussi parce que le droit au label était vigoureusement contesté par ce que l’on peut appeler des conservateurs à l’ancienne ou « traditionalistes », qui revendiquaient un droit de premier usage.

Plus récemment, la plupart des partisans d’un gouvernement strictement limité ont opté pour le terme « libertaire », tandis que d’autres préfèrent le « libéral classique », plus savant. (J’ai utilisé les deux termes moi-même.)

Cependant, ces alternatives présentent toujours des problèmes et ne sont sans doute pas satisfaisantes. Comme l’a souligné FA Hayek, le terme « conservateur » n’apporte pas seulement des allusions à une tradition de pensée qui, bien que distinguée n’est pas « libérale » au sens ancien, il comporte également des implications d’une méfiance à l’égard de la raison et d’un scepticisme à l’égard du changement combiné à une révérence pour le passé et une affection pour des choses telles que la tradition, la hiérarchie et l’autorité, dont aucune ne fait partie intégrante de la tradition libérale historique, qui met l’accent sur la liberté individuelle, l’innovation et la responsabilité personnelle.

L’expression « libéral classique » est bien meilleure mais elle est maladroite et implique clairement que les idées sont une sorte de tradition préservée plutôt qu’un corps de pensée en développement. « Libertarian » est le plus populaire mais a ses propres inconvénients. En plus d’être un vilain mot, il implique pour quiconque connaît son histoire que la personne qui l’utilise comme étiquette est un anarchiste. Dans la plupart des cas, ce n’est pas vrai et cela prête à confusion. ?

Plus sérieusement, le terme « libertaire » attire l’attention sur une seule partie d’une philosophie beaucoup plus large : l’opposition à un gouvernement et à un pouvoir politique étendus. C’est en effet une partie centrale de la philosophie, mais ce n’est pas tout et l’utilisation du terme tend à faire en sorte que les autres éléments soient méprisés ou ignorés.

Est-ce vraiment un problème ? 

Si oui, est-ce suffisamment grave pour justifier une réflexion ? Ce n’est évidemment pas la difficulté la plus sérieuse, mais l’histoire et l’expérience politique suggèrent qu’elle est plus sérieuse qu’on ne pourrait l’imaginer. Tous les mots, et les étiquettes politiques en particulier, viennent avec toute une gamme d’associations historiques et culturelles et de significations secondaires qui ont un effet significatif sur la façon dont les gens réagissent aux individus et aux idées qui leur sont associées. Certaines étiquettes peuvent avoir une série d’associations si négatives qu’il est impossible de les utiliser pour identifier votre argument si vous voulez persuader les gens.

Aux États-Unis, par exemple, tout argument en faveur d’une plus grande décentralisation et d’une moindre centralisation est vain s’il est lié à l’expression « droits des États » en raison de l’association de ce terme avec le privilège racial et la ségrégation. D’autres mots portent tout un ensemble d’associations largement positives, ce qui rend les neutres plus favorablement disposés envers les arguments qui leur sont identifiés. C’était autrefois le cas du « libéral », c’est pourquoi les gens ont fait des efforts énormes et fructueux pour se l’approprier.

Il existe un terme disponible qui est rarement utilisé maintenant, mais qui était autrefois l’étiquette prédominante et acceptée pour l’ensemble des idées liées à la liberté et à la responsabilité personnelles. C’est « l’individualisme » – ou plutôt « l’individualisme ». Avant le milieu du XIXe siècle, le mot « individualisme » était rarement utilisé et, lorsqu’il l’était, c’était généralement au sens péjoratif, avec des connotations d’égoïsme et d’irresponsabilité. Cependant, à partir des années 1850 environ, toute une série d’écrivains des deux côtés de l’Atlantique (et pas seulement du monde anglophone) ont commencé à utiliser le mot et ses associés comme « individualité » de manière positive. À partir des années 1870, il a été capitalisé et utilisé comme étiquette politique.

La période entre 1880 et 1912 environ a vu un débat intense en Grande-Bretagne et dans l’Empire britannique, aux États-Unis et en France en particulier entre deux camps intellectuels assez bien définis et organisés, les individualistes autoproclamés et les collectivistes. Le deuxième groupe comprenait des socialistes fabiens et des progressistes américains (qui ont ensuite capturé le mot « libéral »), mais comprenait également des impérialistes conservateurs et des partisans de politiques telles que le nativisme et le racisme, ainsi que l’aile du parti républicain représentée par des personnalités telles que comme Théodore Roosevelt. (Beaucoup de progressistes socialistes et « de gauche » étaient également partisans de l’impérialisme, du racisme et de politiques telles que l’eugénisme – quelque chose aujourd’hui souvent oublié.)collectivisme , qu’il soit racial ou national. Elles étaient également associées à un certain nombre d’autres mouvements, surtout le féminisme, de nombreuses féministes de premier plan de l’époque s’identifiant fortement comme individualistes. Le cœur de l’argument était de savoir si le gouvernement a le devoir de promouvoir un bien-être collectif général, défini comme quelque chose au-delà de la poursuite du bonheur individuel, et s’il existe une identité collective qui l’emporte sur les revendications des hommes et des femmes individuels réels.

Le terme disparaît

Jusqu’aux années 1930, cette division entre individualisme et collectivisme était généralement considérée comme l’une des distinctions fondamentales de la politique moderne. Jusque dans les années 1930, l’opposition au New Deal provenait en grande partie de personnes qui s’identifiaient comme des individualistes et comme appartenant à ce qui était alors une tradition intellectuelle bien établie. Puis, tout à coup, dans les années 1940 et 1950, le terme a disparu de l’usage général en tant qu’étiquette politique et est revenu à un usage plus général, sans majuscule. Pourquoi cela s’est produit est un mystère, mais cela faisait clairement partie du remaniement général de la politique « de droite » qui a eu lieu avec l’avènement de la guerre froide.

Outre ses associations historiques, aujourd’hui largement oubliées mais mûres pour être redécouvertes, l’individualisme présente un certain nombre d’avantages par rapport à d’autres termes dans le monde contemporainIl a des connotations largement positives pour de nombreuses personnes mais crée également des divisions entre ceux qui répondent favorablement et d’autres qui ne le font pas plus clairement et clairement. En tant que tel, il envoie un message clair. Il a un large éventail de significations et d’associations en plus d’impliquer une vision claire du gouvernement et de son rôle, car il a également des implications sur les attitudes de chacun envers la culture, la philosophie et la vie sociale en général. Cela n’implique pas que si vous vous définissez de cette manière, vous êtes un partisan du statu quo (vous l’êtes peut-être, mais ce n’est pas l’implication clairement comprise du mot).

Il s’agit surtout de ce qui est de plus en plus le vrai débat dans les sociétés modernes. Depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique, nous sommes de plus en plus revenus au débat de la période entre 1880 et 1914 entre des collectivistes de plus en plus agressifs de toutes sortes d’un côté et les défenseurs de l’autonomie individuelle et du choix volontaire de l’autre. Nous pouvons dire, et non ironiquement, « Individualistes du monde, unissez-vous ». Il est temps de dépoussiérer cette étiquette et de la raviver.

Cet Article a été publié initialement en anglais Foundation of Economic Education  et traduit en français par Institute for Economics and Enteprises

Par Stephen Davies, Responsable de programme à l’Institute for Humane Studies et Directeur de l’éducation à l’Institute for Economics Affairs de Londres.

Burundi : L’économie de marché pourra-elle sauver la population de leur pauvreté ?

Le Burundi est un petit pays d’Afrique centrale orientale dont le taux de pauvreté est supérieur à 60 %. Il est difficile pour de nombreux burundais d’accéder aux produits de première nécessité. Pour les uns, se nourrir est quasi impossible.  Plus de la moitié d’entre eux vivent avec moins de deux dollars par jour. Aussi, la faible croissance économique par rapport à la croissance démographique entraîne une hausse continue du taux de pauvreté, qui a atteint environ 87,1% en 2021, selon la Banque mondial.

Le capitalisme est bon remède pour la pauvreté ?

Les causes de la pauvreté peuvent être cherchées dans plusieurs angles comme nous le lisons dans cette analyse. L’accent est porté sur la catégorisation des causes. Pour les uns, la pauvreté est d’origine externe et pour les autres, interne. Pour nous, le problème n’est pas la question de cause à effet pour le moment. Mais plutôt de savoir la possibilité et le moyen de sortir de la pauvreté.  L’histoire montre que c’est possible de vaincre la pauvreté. Il suffit de tourner les yeux vers,par exemple, les pays comme la Chine et l’Inde. Et plutôt de se demander comment ont-ils possédé pour réussir ?  

Si l’on considère la période historique plus longue, on constate que les tendances actuelles ne sont que la continuation des victoires du capitalisme, économie de marché, dans la lutte contre la pauvreté. La majeure partie de l’histoire de l’humanité a été beaucoup caractérisée par quelques nantis et beaucoup de démunis. Cette situation a lentement commencé à changer avec l’avènement du capitalisme. Ainsi, les gains les plus importants dans la lutte contre la pauvreté ont eu lieu dans les pays qui ont ouvert leurs marchés, la Chine et l’Inde en sont témoins.

Comme l’auteur Steven Horwitz l’a remarqué, « Rien n’a fait plus pour sortir l’humanité de la pauvreté que l’économie de marché».  Regardez, aujourd’hui, dans les pays capitalistes, les pauvres vivent comme des rois, cela grâce à la libération du travail et à la possibilité d’accumuler du capital qui rend ce travail plus productif et enrichit même les plus pauvres. Sous l’impulsion du marché concurrentiel, économie de marché, et de ses signaux de profits et de pertes, les pauvres peuvent entreprendre une activité génératrice du revenu. Et à Steven Horwitz de conclure que « lorsque la recherche du profit et l’innovation sont devenues des comportements acceptables pour la bourgeoisie, la corne d’abondance a produit sa générosité, et même les plus pauvres ont partagé cette richesse ». Les inventions ne deviennent des innovations que lorsque les institutions adéquates existent pour qu’elles améliorent la vie des masses populaires, la population. C’est ce que le capitalisme a fait et continue de faire chaque jour. Et c’est pourquoi le capitalisme a été si bon pour les pauvres.

Est-il un bon modèle à suivre…. ?

Comme aussi l’auteur Steven Horwitz continue à le souligner, « une fois que les gens n’ont plus eu besoin de permission pour innover, et que la valeur des nouvelles inventions a été jugée en fonction des améliorations qu’elles apportaient à la vie des masses sous forme de profits et de pertes, les pauvres ont commencé à vivre dans le confort et la dignité. ».

Pour réduire la pauvreté, il est important d’embraser l’économie de marché.  C’est ce modèle qui est le plus important dans la promotion de l’esprit d’entreprise. Le marché libre ou libre-échange en est ingredient.  L’esprit d’entreprise ne peut pas évoluer dans un environnement des interventions étatique excessives.

Ces aspects ne découragent pas seulement l’esprit d’entreprise. Ils bloquent également la compétitivité et l’ouverture commerciale. Ces aspects rendent l’environnement des affaires difficile. Les hommes et femmes d’affaires externes et internes ne voient pas d’opportunités lucratives pour produire ou commercer dans un environnement pareil. Afin de réduire la pauvreté, il est impératif de sauver la liberté économique qui est basée sur le choix personnel, le commerce volontaire et la protection de la propriété privée. Il faut promouvoir le capitalisme conscient, l’économie de marché.

Par Lambert NDUWAYEZU, Fondateur et Directeur Exécutif de l’Institute for Economics and Enterprises

Burundi : Déficit budgétaire chronique, Comment faut-il combler le trou ?

Au Burundi, le déficit budgétaire augmente d’une année à l’autre. Cependant, il y a toujours lieu de se demander les principaux facteurs qui perdurent ce phénomène. Quels sont les effets du déficit budgétaire chronique ? Y aurait-il un moyen efficace pour rectifier le tir ? Analyse avec Lambert NDUWAYEZU, notre Fondateur et Directeur.

En date du 21/06/2022, le conseil des ministres s’est réuni pour analyser le projet loi budgétaire que le gouvernement burundais va utiliser au cours de l’exercice 2022-2023. Toujours, comme ça devient monnaie courante, le projet loi fait ressortir un déficit budgétaire.

Les exemples sont légions. Pour l’année budgétaire 2022/2023, les recettes globales passent de 1 562,06 milliards de BIF en 2021/2022 à 2193,6 milliards de BIF en 2022/2023, soit une augmentation de 40,4%. Quant aux charges, elles passent de 1 713,8 milliards de BIF dans le budget de l’Etat, Exercice 2021/2022 à 2 391,08 milliards de BIF dans le projet de budget de l’Etat pour l’Exercice 2022/2023, soit un accroissement de 39,5%. Le déficit global du projet du Budget général 2022/2023 s’élève à 197,4 milliards de BIF contre 151,8 milliards de BIF (2,02%) en 2021/2022, soit une hausse de 2,38 %.

Un déficit permanent, pourquoi ?

L’analyse des précédentes lois budgétaires ne peut pas laisser à chaque individu de conclure que le déficit va toujours en crescendo de l’année à l’année. Donc ce fléau devient permanent. Et il y a une raison pour cela. Les adeptes de la théorie keynésienne considèrent que le déficit budgétaire n’est pas mauvais. Pour eux, il stimule la « croissance » à long terme. Mais cette vision a été longtemps controversée par les adeptes de la liberté économique. La question n’est pas de comment stimuler la croissance, mais plutôt par qui et pourquoi la stimuler.

Et c’est avec ce dérangement des finances ? Donc, Il nous est impossible d’échapper à cette question de Fréderic Bastiat : « Pourquoi nos finances sont-elles dérangées ? »  Et d’en trouver la réponse également. « Parce que, pour les représentants, il n’y a rien de plus facile que de voter une Dépense et rien de plus difficile que de voter une Recette » première raison, et aussi « parce que Tout le monde veut vivre aux dépens de l’Etat et qu’on oublie que l’Etat vit aux dépens de tout le monde », deuxième raison.

Il n’est pas donc étonnant de trouver qu’un déficit budgétaire traduit une trop forte intervention de l’Etat dans les affaires économiques. Toujours il cherche à faire des dépenses excessives alourdissant les prélèvements obligatoires.

Des solutions

Plusieurs idées ont été avancées et continuent à être discutées sur comment réduire les déficits budgétaires. On est arrivé même à dire que si un Etat veut réduire son déficit budgétaire, il a le choix entre deux options : accroître les recettes fiscales tout en maintenant les dépenses constantes ou réduire les dépenses publiques à recettes fiscales stables. Le second choix est ordinairement le plus difficile à opérer. Car le problème ne se trouve pas là. Le problème est que, comme Bastiat l’a dit, « il veut tout faire ». Et cela conduira toujours les finances dans le rouge et elles ne tardèrent pas d’arriver dans le désarroi. Comment pensez-vous pouvoir en être autrement quand l’Etat est chargé de fournir tout à tous ?

Comme le second est difficile, les dirigeants se calment en pensant à combler le déficit par des « miracles ». Des solutions incertaines. Car le déficit surgit quand les dépenses excédent les recettes. Donc impossible d’accroitre les recettes à court terme pour combler le vide.  Ce qui fait que les déficits s’accumulent de l’année à l’autre. Et à long terme, cette évidence nous rattrape « être écrasé par des impôts, faire des emprunts sur emprunt, après avoir épuisé le présent, dévorer l’avenir ». Et voilà le mal !

Donc le mal est « d’être trop gouvernés », et avec cela, nous ne pouvons pas s’appuyer aux « miracles/aides » pour combler nos déficits. Il fait plutôt appliquer cette principe de subsidiarité : L’Etat doit se concentrer seulement sur les activités plus complexe que ses subalternes ne peuvent pas réaliser.

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur et Directeur de l’ Institute for Economics and Enterprises

Pour réussir, la ZLECAf doit concerner le libre-échange réel, et non le « libre-échange » géré par le gouvernement

La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est la plus grande zone de libre-échange au monde en nombre de pays. C’est le projet de libre-échange le plus ambitieux et, compte tenu des tendances démographiques, le plus prometteur au monde. La ZLECAf est très importante pour les économies africaines séparément et pour le développement économique collaboratif et intégré du continent. En cas de succès, il a également des implications importantes pour l’économie mondiale. En tant que tel, la ZLECAf est important. Pas seulement pour les Africains mais pour tout le monde

La ZLECAf a été créée en 2018 et les échanges commerciaux dans le cadre de l’accord ont officiellement commencé le 1er janvier 2021. Je dis officiellement car, curieusement, aucun échange n’a eu lieu dans le cadre de l’accord à ce jour. Plus d’un an plus tard. 

Bien qu’avec les gouvernements, presque tout prenne plus de temps et coûte plus cher qu’autrement, il est déroutant, troublant et peut-être aussi embarrassant que seize mois depuis le début des échanges, aucun échange n’ait eu lieu dans le cadre de la ZLECAf. Surtout si l’on considère que pour sortir des millions de personnes de la pauvreté et stimuler un véritable développement économique à travers le continent, les Africains doivent commercer librement les uns avec les autres à plus grande échelle.

Alors pourquoi le commerce n’a-t-il pas décollé dans le cadre de la ZLECAf ?

Non, ce n’est pas dû aux restrictions covid, à la guerre russo-ukrainienne ou à d’autres facteurs externes. La raison pour laquelle les sociétés africaines postcoloniales commercent à peine entre elles est philosophique. A l’indépendance, au lieu de démanteler les barrières mercantilistes coloniales pour rétablir un commerce libre et sans frontières entre Africains, les dirigeants africains, poussés par la pensée socialiste, ont doublé les régimes coloniaux étatistes et protectionnistes et, dans la plupart des cas, les ont rendus encore plus étatistes et répressifs. C’est essentiellement la raison pour laquelle le commerce intra-africain a été lamentablement faible.

Les systèmes économiques fortement étatiques de l’Afrique

Contrairement aux idées reçues, les économies d’aujourd’hui, du premier au tiers monde, ne sont pas capitalistes de marché libre. Même les États-Unis, le bastion du « capitalisme », ne sont pas une économie de marché. Au lieu de cela, nous, l’humanité, vivons sous des systèmes économiques étatiques de sévérité variable. 

Comme expliqué dans cet article , certains des systèmes les plus étatiques (c’est-à-dire cruels et oppressifs) se trouvent en Afrique. La grande majorité des pays africains sont régulièrement classés comme étant pour la plupart non libres et réprimés dans l’indice de liberté économique de la Heritage Foundation. Deux exceptions rafraîchissantes sont Maurice, qui se classe comme étant principalement libre, et le Botswana, qui se distingue par son succès économique relatif. 

Dans ce contexte de systèmes économiques étatiques répressifs, il ne faut pas s’étonner que, seize mois plus tard, aucun commerce n’ait eu lieu dans le cadre de la ZLECAf. Autrement dit, le commerce n’a pas encore eu lieu en raison du degré suffocant de répression économique et monétaire imposé aux Africains par les gouvernements africains.

Les politiciens et les bureaucrates africains, dont la plupart ont des opinions étatistes/socialistes, hésitent encore à démanteler les nombreuses barrières artificielles qui répriment le commerce entre Africains. Le paradoxe ici est que les politiciens mêmes qui ont ratifié l’accord pour établir un marché unique africain sont les mêmes politiciens qui hésitent à démanteler les barrières artificielles coloniales et postcoloniales qui empêchent les Africains de commercer librement. Il faudra de l’audace et un changement tectonique de la pensée économique pour que le commerce intra-africain décolle et pour que la ZLECAf réussisse : les politiciens africains devront supprimer les nombreuses barrières économiques et monétaires artificielles en place. 

Oui, l’existence de la ZLECAf est une preuve claire et en effet remarquable de l’engagement des dirigeants africains à créer un marché unique africain. Mais à quel point le marché sera-t-il libre ou non ? Je soutiens qu’il doit être véritablement gratuit.

Bien que la ZLECAf soit une étape décisive vers le libre-échange en Afrique, son succès n’est pas garanti en raison de la pensée économique étatiste/socialiste parmi les décideurs africains et de la prévalence de l’anti-marché libre, de l’anti-libre-échange et de l’anti-libre entreprise. croyances du public.

Désormais, le secrétariat de la ZLECAf pourrait engager une grande société de conseil pour analyser pourquoi le commerce n’a toujours pas eu lieu. Le cabinet de conseil proposerait, bien sûr, une pile de graphiques et de chiffres expliquant les nombreuses raisons pour lesquelles il en est ainsi. Cependant, la raison fondamentale est philosophique et se cache à la vue de tous. 

La ZLECAf peut être abordée de deux manières

Les dirigeants politiques africains peuvent aborder la ZLECAf de deux manières : la voie du marché ou la voie étatique.

De manière étatique, les gouvernements jouent le rôle principal dans le contrôle central, le commandement et la régulation de l’activité économique (c’est-à-dire la vie des gens). Telle a été l’approche en Afrique depuis « l’indépendance », qui, de toute évidence, n’a pas réussi à créer des sociétés africaines libres et prospères. 

La voie du marché est le système économique naturel. Les individus existaient bien avant l’émergence du gouvernement ou de l’État. La vie humaine, l’action humaine (rationnelle et déterminée), la coopération humaine, la propriété, et donc les marchés libres, le libre-échange et la libre entreprise sont bien antérieurs à l’État et à toutes les formes de gouvernement. Avec l’approche du marché, les dirigeants africains laisseraient enfin les Africains vivre, se déplacer, produire, innover et commercer librement dans la ZLECAf. 

En revanche, la voie étatique continuerait de réprimer et donc de saper gravement le plein potentiel de la ZLECAf. Les politiciens et les bureaucrates continueraient à détenir le pouvoir sur l’économie (c’est-à-dire la vie des gens). Par conséquent, la corruption, le copinage, la tyrannie, l’injustice, la recherche de rente, le détournement de fonds, le favoritisme, le chômage de masse, l’inflation galopante, la dette écrasante, la fiscalité lourde et la pauvreté généralisée, pour ne citer que quelques problèmes, continueraient probablement comme ils l’ont fait au cours des cinquante dernières années. . Plus tragiquement, le dividende démographique sans précédent de l’Afrique et l’énergie entrepreneuriale des jeunes resteraient largement réprimés et donc gaspillés, comme c’est le cas aujourd’hui. 

La voie du marché est le seul moyen de générer un développement économique généralisé, décentralisé et durable. Le marché libre est le seul système économique durable. C’est aussi le seul système qui garantit que le dividende démographique de l’Afrique devienne une grande bénédiction et non une grande malédiction. En d’autres termes, l’approche axée sur le marché est le seul moyen de garantir que le plein potentiel de la ZLECAf est réalisé. Il n’y a pas de troisième voie. Un système économique peut être dirigé soit par le marché, soit par l’État.

Les Africains doivent à nouveau commercer librement 

Le libre-échange géré par le gouvernement n’est pas du libre-échange. La ZLECAf devrait porter sur le véritable libre-échange. Un seul marché libre africain.

Forbes Afrique pose la question : « La ZLECAf sera-t-il le cœur de l’économie mondiale ? »

La ZLECAf a le potentiel de devenir le cœur de l’économie mondiale. Mais les décideurs africains doivent nécessairement abandonner leurs vues économiques étatistes et socialistes profondément enracinées et adopter les marchés libres, le libre-échange et la libre entreprise. 

Plus important encore, les dirigeants africains doivent adopter l’héritage économique de l’Afrique en matière de marchés libres, de libre-échange et de libre entreprise, car c’est le seul moyen de recréer un commerce africain libre et sans frontières, qui libérerait le continent de son héritage colonial pernicieux et omniprésent, comme l’a expliqué Dr. Steve Davies dans Restoring Trade in Africa: Liberating the Continent from the Colonial Legacy .

Dans « L’humanité du commerce », Frank Chodorov précise :

« Testons les affirmations des « protectionnistes » par une expérience de logique. Si un peuple prospère grâce à la quantité de biens étrangers qu’il n’est pas autorisé à posséder, alors un embargo complet, plutôt qu’une restriction, lui ferait le plus grand bien. Poursuivant ce raisonnement, ne serait-il pas préférable que chaque communauté soit hermétiquement isolée de sa voisine, comme Philadelphie de New York ? Mieux encore, chaque ménage n’aurait-il pas plus sur sa table s’il était contraint de vivre de sa propre production ? Aussi stupide que soit cette reductio ad absurdum, elle n’est pas plus stupide que l’argument « protectionniste » selon lequel une nation s’enrichit de la quantité de biens étrangers qu’elle garde hors de son marché, ou l’argument de la « balance commerciale » selon lequel une nation prospère grâce à l’excédent de ses exportations sur ses importations. »

En effet, il n’y a pas d’arguments convaincants que les protectionnistes peuvent utiliser pour justifier la balkanisation économique en Afrique et la poursuite des nombreuses restrictions tarifaires, non tarifaires et autres restrictions artificielles qui empêchent les Africains de commercer librement.

La plupart des sociétés africaines se situent essentiellement au même niveau de développement économique et de précarité socio-économique. Maintenir les barrières artificielles au commerce entre Africains, ou ne les supprimer que partiellement, est aussi absurde que les Caroliniens du Sud se sentent économiquement menacés par les Caroliniens du Nord et militent pour des barrières commerciales.

Dans son article « L’ZLECAf pourrait-elle recréer les réseaux commerciaux africains perdus ? », note Alexander Jelloian :

« Le colonialisme a provoqué une augmentation des politiques commerciales protectionnistes alors que les puissances européennes ont divisé l’Afrique sans accorder une attention suffisante aux facteurs sociaux, économiques ou géographiques. Les contrôles exercés par les autorités coloniales ont restructuré la vie économique loin des relations commerciales naturelles qui existaient depuis des centaines, voire des milliers d’années. Dans la plupart des États, la situation ne s’est pas améliorée après l’indépendance, car de nombreux nouveaux dirigeants africains ont poursuivi un développement dirigé par l’État et espéraient que la substitution des importations stimulerait la fabrication nationale. L’industrialisation n’a jamais eu lieu de manière substantielle dans la majeure partie du continent. Les gouvernements post-indépendance qui ont poursuivi le socialisme africain ont généralement maintenu à ce jour des tarifs élevés et des contrôles aux frontières, qui continuent d’étouffer la croissance économique. »

Conclusion 

Pour réussir, la ZLECAf doit porter sur le véritable libre-échange et établir un marché unique africain libre Le « libre-échange » géré par le gouvernement n’est pas du libre-échange.

Aborder la ZLECAf avec la pensée économique fortement étatique d’aujourd’hui est une recette pour l’échec complet ou partiel de la ZLECAf, le projet de libre-échange le plus ambitieux et le plus prometteur au monde. Parce que la ZLECAf est très importante pour des raisons qui vont au-delà du libre-échange, il est vital d’assurer son succès. 

Même s’il est difficile d’imaginer que les gouvernements africains abandonnent le contrôle répressif et le pouvoir de commandement qu’ils ont accumulé sur la vie des Africains depuis l’indépendance, il est néanmoins vital que les dirigeants africains abandonnent les concepts étatiques importés et adoptent véritablement l’héritage économique de l’Afrique des marchés libres, le libre-échange et la libre entreprise si la ZLECAf doit réussir à assurer un développement économique continental intégré, décentralisé, élargi et durable. 

Les dirigeants africains actuels et futurs doivent supprimer toutes les restrictions artificielles qui suppriment, répriment et entravent autrement la libre production, l’échange et la consommation de biens et de services en Afrique.

Cet article a été publié initialement en Anglais  par Mises Institute et a été traduit par l’Institute for Economics and Enterprises.

Auteur :

Manuel Tacanho est le fondateur d’Afridom, une start-up bancaire numérique solide basée sur l’argent pour l’Europe et l’Afrique. Il est également un défenseur des marchés libres et de l’argent sain pour le développement économique de l’Afrique.

Capitalisme de copinage vs liberté économique, un vilain couple ? 

Pour se développer, le secteur privé doit nécessairement s’appuyer sur les principes de la liberté économique et de la libre concurrence. Cependant, le capitalisme de copinage vient briser la chaîne de confiance en favorisant une seule partie qui empochent des forts revenus au détriment des concurrents sans aucune règle de compétence observée. Notre blogueur Odyssée Niyonkuru fait immersion dans l’œuvre « Moralité du capitalisme » de Tom G Palmer.

Lorsque les marchés sont libres, chacun est libre d’innover et d’entreprendre pour participer activement dans la concurrence du marché. Cette libéralisation économique stimule alors l’esprit d’entreprendre en augmentation en même temps la disponibilité et la diversification des produits sur le marché. En conséquence, les revenus et l’emploi augmentent, tandis que le chômage et le prix des produits sur le marché ont tendance à diminuer.

 Dans son ouvrage  » Moralité du capitalisme « , Tom G Palmer souligne que « Dans de nombreux pays, si quelqu’un est riche, il y a de fortes chances qu’il (plus rarement elle) détienne le pouvoir politique ou soit un proche parent, ami, ou un partisan, en un mot, un « copain » de ceux qui détiennent le pouvoir, et que la richesse de cette personne est venue, non pas du fait d’être un producteur de marchandises générant une valeur, mais du fait de jouir des privilèges que l’État  conférer à certains au détriment des autres ».

Quel est le meilleur choix pour le Burundi ?

Tant qu’une économie fonctionne en capitalisme de copinage, aucune croissance économique forte et durable, aucune politique de lutte contre les inégalités sociales et aucun accroissement des investissements privés et des emplois ne pourraient voir le jour.  Car dans un tel système, les acteurs privés sont incités, non pas à créer de la valeur par l’innovation, la concurrence et l’amélioration de la productivité, mais à exploiter des relations politiques pour obtenir des monopoles ou des avantages de toutes sortes, exonérations et des privilèges que décrochent certains mais pas d’autres.

Selon Faustin Ndikumana directeur de Parcem :  » Le manque de concurrence dans les marchés publics, la multiplication des monopoles, les tricheries dans les exonérations provoquent une concurrence déloyale gravement nocive au développement du secteur privé. Il faut prendre des mesures fortes pour assainir le secteur des marchés publics et des exonérations. Si non il y a risque de voir se développer au Burundi un capitalisme de copinage comme ça a été dans certains pays.”, explique-t-il.

L’Etat ne devrait pas intervenir dans les affaires privées. Cela pour laisser la libre concurrence qui est un moyen de stimuler l’innovation pour les entreprises, qui met en œuvre des techniques de production les plus efficaces, améliorer la qualité des services offertes et baisser les prix pour les clients mais plutôt favoriser plus que jamais “ le capitalisme de concurrence  » fondé sur l’égalité des chances et l’État solidaire, où le marché récompense véritablement l’initiative, le talent et la prise de risque entrepreneuriale. Ce qui est sûr, la concurrence est susceptible de garantir et de favoriser l’enrichissement du plus grand nombre grâce à la liberté économique.

En gros, comme le disait Walter E. Williams : »Ce dont une nation a besoin, c’est d’une séparation entre les affaires et l’État comme il y a séparation entre l’Eglise et l’État.  Cela signifierait que le capitalisme de connivence et le socialisme de copinage ne pourraient pas survivre « 

A propos de l’Auteur :

 Odyssée Niyonkuru, étudiant à l’Université de Ngozi et blogeur à l’Institute for Economics and Enterprises

Un fusil à trois coups détruit les économies africaines : inflation, dette publique et impôts élevés

Aujourd’hui, il est concluant que les  expériences socialistes africaines ont échoué, tout comme l’approche de développement menée par l’État. Non seulement l’approche fortement étatiste n’a pas permis de développer les économies africaines, mais elle a aggravé la pauvreté . Dans ce contexte de systèmes économiques étatiques répressifs, la plupart des pays africains sont pris au piège d’une inflation élevée, d’une dette élevée, d’une fiscalité élevée, d’une forte dépendance, d’une aggravation de la pauvreté, de l’insécurité alimentaire, d’un chômage de masse chronique et d’autres problèmes omniprésents. 

Première baril : Inflation élevée

Les monnaies instables et inflationnistes de l’Afrique ont été un obstacle important au développement économique en raison de leur effet déstabilisateur et appauvrissant. Une croissance économique organique et durable doit nécessairement être tirée par l’épargne, et non par la dette, les dépenses déficitaires ou l’impression d’argent. A long terme, l’inflation aboutit à l’effondrement de la monnaie. C’est ce qui s’est passé en Angola dans les années 1990 et au Zimbabwe dans la première décennie des années 2000.

Les preuves du passé et du présent, provenant des pays développés et en développement, montrent sans équivoque que l’inflation est une politique du gouvernement et de la banque centrale qui ne peut pas durer éternellement et qui a une fin catastrophique, aussi longue soit-elle. L’Afrique postcoloniale a été en proie à une grave instabilité monétaire due à l’inflation : crises monétaires, fluctuations monétaires erratiques, dévaluations monétaires, réinitialisations monétaires et même hyperinflation. Une situation monétaire aussi chaotique, déstabilisante et appauvrissante n’est ni accidentelle ni naturelle. C’est la conséquence inhérente des systèmes de monnaie fiduciaire de l’Afrique dans le contexte du colonialisme monétaire . 

D’une part, une monnaie stable et digne de confiance stimule la formation de capital local (c’est-à-dire l’épargne), conduisant à des investissements et à un esprit d’entreprise locaux, ce qui conduit à une croissance économique organique, décentralisée et durable. Une économie basée sur une monnaie fiable (par exemple, la monnaie d’or ), associée à d’autres facteurs tels que des impôts bas et la liberté économique, attire également davantage de capitaux et de talents étrangers, ce qui conduit à une prospérité généralisée. 

D’autre part, les monnaies peu fiables et inflationnistes, telles que les monnaies africaines d’aujourd’hui, auront l’effet inverse. Dans un contexte d’instabilité monétaire et d’inflation galopante, les gens auront tendance à moins épargner, à dépenser plus vite et à éviter les investissements à long terme et les entreprises. Et la formation de capital, l’attraction de capital et le déploiement de capital à long terme sont essentiels à l’industrialisation et à une prospérité durable. En déplaçant les incitations de la réflexion, de l’épargne et de la production à long terme vers la réflexion, la consommation et les activités économiques à court terme, les monnaies inflationnistes sapent le développement économique. Ils conduisent à la désindustrialisation et rendent la société plus dépendante de l’État. Notez que plus un système dépend de l’État, plus il devient cruel, oppressant et donc insoutenable.

De plus, en maintenant l’instabilité monétaire et une inflation élevée, les gouvernements africains détruisent le capital local, minent la formation de capital et veillent à ce que le capital local reste lamentablement rare. Cela maintient les pays africains pauvres et dépendants de l’aide systémique (prêts et subventions) et des injections de capitaux étrangers. Cette situation, créée par une politique gouvernementale malavisée, laisse les gouvernements africains endettés et à la merci d’acteurs étrangers prédateurs.

Deuxième baril : endettement élevé 

Bien que la dette soit un problème économique mondial , le fardeau de la dette affecte les pays différemment. Les conséquences pernicieuses de l’endettement sont plus invalidantes et plus rapides à se manifester dans les pays en développement que dans les pays développés.

Ne pouvant ou ne voulant pas voir les dépenses déficitaires pour le modèle ruineux qu’elles sont, de nombreux gouvernements africains répètent les erreurs du passé et enfoncent davantage leurs économies dans la ruine économique en accumulant une dette excessive (et en imposant par conséquent des charges fiscales plus lourdes). Bien que les rapports faisant état d’une crise imminente de la dette en Afrique soient probablement exagérés, l’accumulation de la dette des pays africains est alarmante .

Hormis le Soudan, l’Érythrée, le Cap-Vert, le Mozambique, l’Angola, Maurice et la Zambie, qui ont des ratios dette/PIB proches ou supérieurs au seuil de 100 %, le ratio moyen dette/PIB en Afrique oscille autour de 60 %, ce qui est inférieur au ratio moyen des pays développés, dont beaucoup ont depuis longtemps dépassé le seuil de 100 %. Pourtant, l’accumulation de la dette de l’Afrique est imprudente, insoutenable et dangereuse. 

Un endettement excessif nuit aux économies africaines de huit manières :

  1. Il perpétue l’approche de développement menée par l’État, qui n’a pas réussi à générer la prospérité économique et a laissé la plupart des économies africaines dans une situation précaire caractérisée par la dépendance, la pauvreté, la tyrannie, la corruption, l’inflation galopante et la désindustrialisation.
  2. En perpétuant l’approche de développement impulsée par l’État, les dépenses publiques alimentées par la dette aggravent la pauvreté , consolident la répression politique et économique et retardent ainsi davantage les réformes favorables au marché dont les sociétés africaines ont un besoin urgent pour se développer véritablement et affronter les tempêtes économiques mondiales.
  3. Les remboursements de la dette paralysent davantage des économies déjà paralysées en détournant des parts de plus en plus importantes des recettes publiques vers le service de la dette. Pire encore, les pays africains paient des taux d’intérêt beaucoup plus élevés ( 5 à 16 % ) sur leurs euro-obligations que les pays développés, qui, grâce aux taux d’intérêt ultra bas artificiels de leurs banques centrales, ont tendance à payer des intérêts quasi nuls sur leur dette ;
  4. Comme la plupart des dépenses publiques, les dépenses publiques africaines ont tendance à être embourbées dans la corruption, le copinage, le détournement de fonds, la recherche de rentes, la surfacturation et le gaspillage, ce qui signifie en fin de compte qu’elles font plus de mal que de bien. Cela ne conduit qu’à un endettement supplémentaire pour maintenir la frénésie des dépenses – un cercle vicieux qui attire davantage d’opportunistes politiques et économiques à la recherche d’un poste ou pour s’enrichir grâce aux dépenses et aux faveurs du gouvernement.
  5. Cela conduit à l’injustice et à un écart plus large d’inégalité de revenus et de richesse, car les politiciens et leurs associés (par exemple, les grandes entreprises et autres groupes d’intérêts) bénéficient en premier et le plus de ces injections d’argent par le biais de divers programmes.
  6. Les dépenses publiques motivées par la dette signifient également un fardeau fiscal plus lourd (c’est-à-dire plus oppressif) à l’avenir. Les impôts élevés sont l’un des principaux obstacles au développement économique. Moins de développement signifie plus de pauvreté, plus de souffrance humaine et plus de décès liés à la pauvreté.
  7. De plus, un endettement excessif conduit à une situation où les gens, leurs enfants et même les enfants à naître devront être imposés pour payer les dépenses gouvernementales largement inutiles et contre -productives d’aujourd’hui , qui ne font qu’enrichir les politiciens et leurs associés.
  8. En plus de tout cela, la dette (prêts et subventions) piège les pays africains dans la pauvreté et la vassalité aux gouvernements étrangers (principalement les États occidentaux, mais d’autres aussi, de nos jours).

Maintenant, pourquoi les politiciens africains optent-ils toujours volontairement pour ce modèle ruineux ?

Une partie de cela est le colonialisme monétaire ; une partie de cela est  le colonialisme philosophique . Mais une raison importante est que ce modèle est plutôt commode politiquement. Elle permet aux politiciens de faire des promesses électorales de conte de fées.

Troisième baril: Fiscalité élevée 

Nnete Okorie-Egbe était une princesse d’Akwete au Nigéria qui a mené une révolte de femmes contre la tyrannie coloniale britannique, en particulier contre la fiscalité oppressive, en 1929.  De même, un conte folklorique célèbre en Angola raconte qu’une fois, pour protester contre la fiscalité coloniale portugaise, les habitants du village de Caxito ont fait de la magie et ont envoyé un crocodile avec un sac d’argent dans la bouche au bureau colonial local pour payer des impôts. Bien qu’il s’agisse très probablement d’un mythe, le message est clair et le symbolisme est réel. A tel point qu’un monument alligator éternise ce conte. 

Des histoires de protestation comme celles-ci abondent à travers l’Afrique. Cela n’est pas surprenant car le concept d’imposition permanente et excessive est une imposition coloniale que les gouvernements africains postcoloniaux, au lieu de rejeter, ont doublé. L’Afrique précoloniale était caractérisée par peu ou pas d’imposition en raison de la tradition d’autonomie, de marchés libres et de libre-échange. Les sociétés apatrides étaient omniprésentes dans l’Afrique précoloniale.

Cependant, l’Afrique d’aujourd’hui est caractérisée par de tels degrés de taxation tyrannique qu’ils ressusciteraient Nnete Okorie-Egbe pour mener une autre révolte fiscale ou obligeraient les villageois de Caxito d’alors à envoyer non pas un mais une centaine de crocodiles au bureau des impôts en signe de protestation.

Business Insider Africa rapporte que :

« Les taux d’imposition des sociétés sont généralement plus élevés dans les pays en développement. En Afrique, le taux moyen d’imposition des sociétés est de 27,5 %, le plus élevé de toutes les régions. Le Tchad, les Comores, la Guinée équatoriale, la Guinée, le Soudan et la Zambie sont tous à égalité pour le deuxième taux d’imposition des sociétés le plus élevé au monde à 35,0 %. De nombreux pays de la région se classent également parmi les pires pour la facilité de faire des affaires, avec des coûts de démarrage élevés et de multiples barrières à l’entrée. »

Le fait que la région la plus pauvre ait les taux d’imposition des entreprises les plus élevés au monde est à la fois révélateur et déroutant. Au lieu de maintenir certains des régimes fiscaux les plus oppressifs au monde, l’Afrique devrait se vanter des charges fiscales les plus simples et les plus faibles, ce qui encouragerait grandement la formation de capital local, l’investissement, l’entrepreneuriat et une croissance économique durable.

De plus, comme nous le savons tous, les pays en développement ne peuvent presque jamais rembourser leurs dettes faute d’une économie solide. L’augmentation des charges fiscales dans ces économies précaires ne fera qu’appauvrir davantage des sociétés déjà appauvries.

En conclusion

Tel est le fusil à trois coups avec lequel la plupart des gouvernements africains, intentionnellement ou non, bombardent les sociétés africaines. On ne sait pas pourquoi les gouvernements africains, et non coloniaux, déploieraient une arme économique aussi destructrice contre les personnes mêmes qu’ils devraient servir et élever. Ce qui est clair, c’est qu’en maintenant un environnement d’inflation élevée, d’endettement élevé et de fiscalité élevée, les gouvernements africains veillent à ce que les sociétés africaines restent prises au piège de la tyrannie, de la dépendance et de la pauvreté.

Cet article a été initialement publié en Anglais par Mises Institute et a été traduit en français par Institute for Economics and Enterprises.

A propos de l’auteur: Manuel Tacanho est le fondateur d’Afridom, une start-up bancaire numérique solide basée sur l’argent pour l’Europe et l’Afrique. Il est également un défenseur des marchés libres et de l’argent sain pour le développement économique de l’Afrique.

Africa Liberty Camp 2022: L’apport de la culture libertaire dans la prospérité

Signé sous le thème : « LIBERTE, CULTURE ET PROSPERITE », Africa Liberty camp 2022 est une retraite qui réunit l’élite libertaire et les jeunes africains passionnés par les idées libertaires à travers une formation accélérée sous formes de conférences, panel et ateliers. Ce programme vise à co-créer et à renforcer les capacités des jeunes leaders pour la liberté, permettre leur réseautage et mettre à leur disposition des auteurs et des mentors qui peuvent faciliter leur développement professionnel.

En effet, cet évènement hors du commun a vu la participation du professeur Ken Schoolland, auteurs du livre : « Les aventures de Jonathan Gullible » dont notre institut vient de traduire en français et d’autres orateurs et panelistes venus de différents horizons du monde pour discuter et apprendre la contribution des idées libertaires dans la prospérité du continent. Le Burundi était représenté par l’équipe de Institute for Economics and Enterprises.

La liberté économique et la prospérité en Afrique, comment gagner le pari?

S’agissant du continent africain, la pauvreté est une conséquence de plusieurs facteurs dont la mauvaise gestion des ressources et la structure naturelle des économies  locales maintiennent le berceau de l’humanité dans une dépendance économique. Selon le professeur Ken Schoolland, le plus  urgent  pour l’Afrique est de créer des sociétés productives : «  La question n’est pas pourquoi il y a la pauvreté la bas, la vrai question est pourquoi il y a la prospérité la bas. Chaque société a un degré différent de respect des droits individuels, de la liberté personnelle et responsabilités. Ce respect forme alors les caractéristiques et les politiques d’une société productive qui peut être exploré et créer la prospérité», Explique cet universitaire.

Pour créer la prospérité, l’Afrique doit sans douter s’appuyer aux principes de la liberté économique et miser sur son potentiel. Li Schoolland (Made in Chine) est née en chine sous le régime communiste qui avait maintenu son pays dans une pauvreté extrême. En expliquant la transition entre le parcours de la chine pauvre vers la chine puissance mondiale, elle souligne que l’Afrique devrait s’en inspirer : « Pendant mon enfance, la Chine avait la difficulté de nourrir son peuple parce que le pouvoir publique détenait la monopole absolue et dictait le modèle de vie ».

Pour vaincre la pauvreté, les chinois ont compris qu’il y a un manque à résoudre et ils se sont mis à l’œuvre parce que le gouvernement ne pouvait plus assurer leur survie. De là, le secteur privé commencèrent à se développer et à générer des emplois et des revenus. Il faut donc que les pays comprennent que ce n’est pas le gouvernement qui génère des revenus, au contraire il  fonctionne par les impôts et taxes récoltés auprès des opérateurs privées, raison pour laquelle il faut défendre la liberté économique qui est la seule garantie de la prospérité.

 Quid de l’impact du mouvement libertaire en Afrique

Le mouvement libertaire est rependu dans presque tous les pays en Afrique, dans les institutions universitaires, organisation non gouvernementale et Think Tank. Des milliers de jeunes suivent des formations, bénéficient des mentorats et participent dans la promotion des idées libertaires à travers le volontariat et l’implantation des Think Thank dans leur pays d’origine.

Au Burundi, Institute for Economics and Enterprises< ne fait pas exception. Il forme et éduque les jeunes leaders burundais sur les principes et l’impact d’une société libre : « Notre objectif est de continuer à créer des opportunités de réseautage pour les jeunes intentionnés. Nous cherchons toujours à assurer leur apprentissage et leur croissance en matière des idées libertaires, ainsi qu’à les mettre en contact avec des personnes qui seraient utiles dans l’aboutissement leurs rêves. », Conclut Lambert NDUWAYEZU, Fondateur et Directeur Exécutif.

Par Edgar MUGENZI, Editeur en Chef à l’Institute for Economics and Enterprises

Burundi : Inflation généralisée, Il est temps de prendre le taureau par les deux cornes !

Au Burundi la pénurie des produits stratégiques tend à paralysé les activités économiques quotidiennes. De ce fait, le taux d’inflation a passé de 7.5% en 2020 à 8.3% en 2021 et les chiffres vont crescendo pour l’année 2022. Pour stimuler les revenus, les décideurs doivent à tout prix mettre en oeuvre des mesures qui favorisent la liberté économique. Analyse de notre collègue Edgard Mugenzi!

Les facteurs sont légions. Le monopole récurrent, l’interventionnisme étatique, le manque des capitaux, etc plombent le secteur économique et la guerre russo-ukrainien ne fait qu’enfoncer le clou. Au troisième trimestre 2021, les exportations ont diminué de 48,6% par rapport à la même période de 2020, passant de 99 180,2 millions BIF à 50 987,1millions BIF en 2021 et les importations du pays ont augmenté de 24,6% au cours de la période sous analyse passant de 436 619,0 millions BIF en 2020 à 544 217,2 millions BIF en 2021. Parallèlement, la balance commerciale s’est détériorée de 46.2%.

Actuellement, les conséquences parlent d’elles-mêmes. À titre d’exemple, le prix de l’essence a été revu en hausse deux fois en espace de trois mois passant de 2400 BIF à 3250 BIF sur pompe, le ciment de BUCECO et le sucre sont quasi-inaccessible sur le marché et le prix des produits alimentaires est en pleine hausse, les haricots ont passé à un prix moyenne de 1500 BIF en février à 2500 BIF dans le mois de mai et le charbon a presque doublé son prix.

Comment relancer la machine économique ?

Les exportations du Burundi au troisième 2021 sont essentiellement dominées par le thé, le café, les bières et les produits laminés plats qui totalisent à eux seuls 61,3% de la valeur totale des exportations. Or même si l’économie du Burundi repose sur l’agriculture, le pays dispose un sous-sol riche, un potentiel touristique important qui pourraient attirer les investissements.

Pour Nkengurutse Martin, économiste et analyste, le Burundi doit diversifier son menu d’exportation et faciliter la libre entreprise locale afin de stimuler la production intérieure :  » Les produits exportés se limitent sur le café et le thé majoritairement depuis plus de 20ans. À l’heure actuelle, ces produits ne peuvent pas rapatrier les devises nécessaires pour assurer les importations suffisantes. Toutefois, les décideurs doivent mettre en places des stratégies pour faciliter la production et l’exportation des produits manufacturiers locaux et attirer les investissements étrangers », explique-t-il.

Les défis à relever.

Primo, le processus complexe de l’accessibilité aux crédits et capitaux, le taux d’intérêt bancaire élevé sont une barrière majeur à l’investissement et à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

Secundo, malgré les efforts investis dans les entreprises publiques, elles n’arrivent pas à satisfaire même le marché interne. L’interventionnisme étatique et le monopole sur certains produits de base empêchent le secteur privé de s’épanouir et de grandir. La sur-taxation et la corruption ont jusqu’ici évincé les petits commerçants et les Start-ups qui finissent par fermer les portes précocement.

Tertio, le commerce ambulant s’est confirmé comme une alternative pour l’employabilité des jeunes et des femmes particulièrement. Aujourd’hui il contribue 77% dans le PIB et représente 90% de l’emploi au Burundi. De toute façon, ce secteur mérite une attention particulière à l’égard des décideurs.

À mon humble avis, le processus du développement économique devrait aller de pair avec des actions et des réformes qui permettent l’accessibilité du marché pour tous en réduisant les mesures protectionnistes et les autres barrières qui entravent la libre entreprise afin que le secteur privé puisse contribuer dans la relance de l’économie tout en favorisant une libre compétition.

Burundi : Marché boursier, une alternative pour stimuler la croissance économique ?

Au Burundi ; le marché des capitaux est encore embryonnaire. Il reste toujours limité au marché monétaire interbancaire ainsi qu’au marché des titres du trésor. Pour stimuler la croissance économique, le pays des tambours devrait s’inspirer de ses homologues de la communauté Est Africaine. Zoom avec notre confrère Odyssé Niyonkuru !

Commençons par la définition. Un marché boursier ou marché des capitaux est un marché financier où se vendent et s’achètent des instruments financiers (actions et obligations), c’est l’une des sources de financement car elle permet aux entreprises privées et publiques, aux collectivités locales et à l’État de se procurer des fonds pour financer leurs investissements en faisant appel aux épargnants ou actionnaires.

Actuellement, le Burundi et le Soudan du Sud sont les seuls membres de l’EAC à ne pas disposer le marché boursier. D’après World Federation of Exchanges, la capitalisation boursière dans du mois de Mai 2022 s’élève à 21,09 Milliards de dollars américains(USD) au Kenya; 6,94 Milliards (USD) en Tanzanie; 3,64 Milliards (USD) au Rwanda et 5.1 milliards (USD) en Ouganda.

Selon les prévisions du gouvernement burundais, la bourse sera exploitée par une société mixte qui aura pour rôle de gérer le marché boursier, d’aider et de contrôler l’achat et la vente des titres, avec le capital de 2 500 000 000 Fbu divisé en 25 000 000 actions d’une valeur nominale de 100 Fbu chacune dont la Banque centrale aura droit à 25% des actions.

Les enjeux et les risques.

Plusieurs paramètres entre en jeux pour maintenir un marché boursier équilibré dans une entreprise. Salon Faustin Ndikumana, de l’ONG Parole et Actions pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités « PARCEM » en sigle, précise que « c’est la cotation qui ouvre les opportunités de mobiliser de l’argent sur le marché boursier. On place de l’argent dans une entreprise performante, ayant une capacité moderne de Gestion et rentable. La cotation d’une entreprise en bourse est très importante afin de s’assurer que celui-ci pourra satisfaire le remboursement des capitaux demandés ».

De surcroît, Il faut savoir qu’acheter une action ne signifie pas nécessairement gagner, il y a des risques qu’on peut perdre car le cours d’une action peut diminuer ou augmenter d’un moment à l’autre, s’ajoutant ainsi à instabilité des cours liée à la variation générale de l’économie et des marchés de liquidité et de crédits comme par exemple la difficulté de trouver une contrepartie pour vendre un instrument financier à un prix raisonnable à un instant donné et défaillance de l’emprunteur.

Que gagnera le Burundi ?

La bourse du Burundi répondra à première nécessité fondamentale de la vie économique dans un système fondé sur la libre entreprise en libéralisant l’accès aux capitaux et l’investissement des capitaux. Cette l’amélioration de l’accès aux capitaux va soutenir un accroissement des activités d’entreprises et favorisera du même coup la création d’emplois durables, ce qui contribuera à la réduction de la pauvreté puisqu’il y aura plus d’investissements et les recettes publiques vont augmenter. Somme toute, le marché boursier s’avère être un levier qui pourrait permettre au Burundi d’attirer des investissements internes mais aussi étrangers pour pallier à la pauvreté chronique qui secoue le pays. Cependant, c’est un projet qui nécessite la touche des experts et des réformes libérales pouvant permettre une libre compétition des actions. De cette manière, le pays de Mwezi pourrait se remettre sur les rails du développement durable.

Par Odyssé Niyonkuru

Qu’est-ce que l’échange selon Fréderic Bastiat ?

Bastiat était un journaliste, économiste puis homme politique français, Frédéric Bastiat (1801-1850). Aujourd’hui, il est souvent considéré comme l’un des pionniers du libéralisme, qu’il qualifie de système fournissant « l’harmonie des intérêts ».

Il est farouchement opposé au protectionnisme. Il accuse les barrières commerciales d’entretenir des prix élevés, ce qui a pour conséquence de ne pas stimuler l’activité économique et la concurrence et de brider la progression du pouvoir d’achat. Il critique avec virulence toute intervention de l’Etat qu’il considère comme étant « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Il estime que la richesse bénéficie à tous, « Le profit de l’un est le profit de l’autre ».  Signalons qu’aujourd’hui, on qualifierait ce système de relation liée à cet effet de relation comme relation « gagnant-gagnant ».

Sa vision sur l’échange

En lisant les œuvres complètes de Fréderic Bastiat, Tome 2, nous pouvons comprendre ce que Fréderic Bastiat pensait sur l’échange et la conséquence dans sa privation. Je vous présente l’extrait du texte :

« L’échange est un droit naturel comme la propriété. Tout citoyen, qui a créé ou acquis un produit, doit avoir l’option ou de l’appliquer immédiatement à son usage, ou de le céder à quiconque, sur la surface du globe, consent à lui donner en échange l’objet de ses désirs.

Le priver de cette faculté, quand il n’en fait aucun usage contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs, et uniquement pour satisfaire la convenance d’un autre citoyen, c’est légitimer une spoliation, c’est blesser la loi de la justice.

C’est encore violer les conditions de l’ordre, car quel ordre peut exister au sein d’une société où chaque industrie, aidée en cela par la loi et la force publique, cherche ses succès dans l’oppression de toutes les autres.

C‘est méconnaître la pensée providentielle qui préside aux destinées humaines, manifestée par l’infinie variété des climats, des raisons, des forces naturelles et des aptitudes, biens que Dieu n’a si inégalement répartis entre les hommes que pour les unir, par l’échange.

C’est contrarier le développement de la prospérité publique, puisque celui qui n’est pas libre d’échanger, ne l’est pas de choisir son travail, et se voit contraint de donner une fausse direction à ses efforts, à ses facultés, à ses capitaux et aux agents que la nature avait mis à sa disposition.

Enfin c’est compromettre la paix entre les peuples, car c’est briser les relations qui les unissent et qui rendront les guerres impossibles, à de les rendre onéreuses. »

Extrait des œuvres complètes de Fréderic Bastiat, Tome 2

Le libre échange a beaucoup des avantages dans la promotion de l’esprit d’entreprise et la stimulation de la croissance économique des pays. Si les décideurs politiques qui souhaitent en finir avec la pauvreté dans leurs pays en fait la promotion, nous sommes conscients que la grande partie de la population verront leurs vies améliorées et sortiront de leur pauvreté absolue.

A bon entendeur, Salut

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur de l’Institute for Economics and  Enterprises

Les politiciens africains doivent cesser de blâmer les autres pour les problèmes économiques de l’Afrique

Les politiciens africains ont tendance à blâmer les acteurs étrangers ou les facteurs externes pour les problèmes intérieurs. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas propre aux politiciens africains. Partout dans le monde, les dirigeants et les politiciens ne manquent pas une occasion de rejeter la responsabilité des malheurs nationaux sur des boucs émissaires locaux ou étrangers, se protégeant ainsi de leurs propres échecs politiques. 

Chez les politiciens africains, cependant, cette tendance est plus persistante qu’ailleurs. Par exemple, le gouvernement ghanéen a récemment blâmé l’invasion de l’Ukraine par la Russie pour ses difficultés économiques. L’ambassade de Russie au Ghana a répondu, exigeant que les responsables cessent de blâmer la Russie pour la situation économique désastreuse du Ghana et soulignant que les problèmes avaient commencé bien avant la guerre russo-ukrainienne et avant la Covid-19. 

Échec économique et jeu du blâme 

Les Africains ont souffert sous le système cruel, oppressif et déshumanisant de l’impérialisme occidental, et le contrôle occidental sur l’Afrique ne s’est pas terminé avec la décolonisation, les pays africains vivant dans le contexte de la domination néocoloniale. La plupart des coups d’État et des cas d’instabilité politique sur le continent depuis les années 1960 portent des empreintes occidentales. 

Par exemple, le premier coup d’État en Afrique a eu lieu en 1961 avec le renversement puis l’assassinat du Premier ministre démocratiquement élu Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise. Crime entièrement orchestré par les États-Unis, la Belgique et la Grande-Bretagne, l’assassinat de Lumumba est  considéré comme l’un des assassinats les plus importants du XXe siècle. Son assassinat a précipité une série d’événements (par exemple, la dictature parrainée par l’Occident de Mobutu Sese Seko) et des conflits régionaux (par exemple, la guerre mondiale en Afrique ) qui ont entraîné une crise humanitaire majeure et la mort de plus de 5,4 millions de personnes – le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus une ruine sociale et économique incalculable.

L’assassinat de Lumumba a été le coup le plus paralysant que l’Occident ait infligé à l’Afrique postcoloniale, et il a tellement paralysé le Congo qu’il ne peut toujours pas tenir bon sur ses propres pieds. De même, le renversement du gouvernement du Dr Kwame Nkrumah en 1966 a été ourdi par la CIA .

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui, lorsque  des officiers militaires formés en Occident organisent encore des coups d’État , créant une instabilité supplémentaire en Afrique. C’est une culture que l’Occident a contribué à créer et qui enferme les sociétés africaines dans la tyrannie, l’instabilité et donc la pauvreté. Ainsi, l’Occident est, directement ou indirectement, responsable de l’instabilité politique et des conflits qui sévissent sur le continent depuis son « indépendance ». 

Alors que les injustices faites à l’Afrique ne peuvent pas être réparées, les politiciens et les bureaucrates africains jouent le jeu du blâme là où cela est injustifié et ne prennent pas la responsabilité de la situation économique désastreuse actuelle sur le continent. L’Afrique n’a pas réussi à se développer non seulement à cause de ce que les régimes occidentaux ont fait, mais aussi

à cause des systèmes économiques étatiques mis en place à travers le continent. Comme presque tout, l’échec de la tentative de développement menée par le gouvernement de l’Afrique doit être examiné dans son contexte.

Le regretté économiste et historien économique George Ayittey dans How Socialism Destroyed Africa  a expliqué : 

« Après les indépendances, la première génération de dirigeants africains a lancé un assaut frontal contre ce qu’ils perçoivent comme des institutions occidentales. Kwame Nkrumah du Ghana, par exemple, a rejeté la démocratie comme un « dogme impérialiste » tandis que d’autres l’ont rejetée comme « un luxe que l’Afrique ne pouvait pas se permettre ». Le capitalisme a été rejeté en tant qu’idéologie coloniale occidentale dans une erreur syllogistique monumentale. Le colonialisme était mauvais et puisque les colonialistes étaient des capitalistes, c’était aussi mauvais. Le socialisme, l’antithèse du capitalisme, a été adopté par presque tous les dirigeants africains et a été préconisé comme la seule voie vers la prospérité de l’Afrique. Nkrumah a supposé que « la transformation socialiste éliminerait complètement la structure coloniale de notre économie. En outre, Nkrumah pensait que « le capitalisme est trop compliqué pour un État nouvellement indépendant, d’où la nécessité d’une société socialiste »

Aujourd’hui, le vernis du développement économique ne peut plus être maintenu. Les différentes crises qui éclatent simultanément aux niveaux local et mondial ont révélé le fait que le développement mené par l’État a largement échoué. La prospérité économique, cinquante ans après l’indépendance, est presque inexistante sur le continent. Le système économique fortement étatique imposé dans une grande partie de l’Afrique (y compris l’Afrique du Nord) n’a pas créé de sociétés africaines libres et prospères. Étant donné que bon nombre de ces systèmes étatiques défaillants ont été développés par des intellectuels africains qui ont été nourris de doctrines socialistes dans les universités occidentales, nous assistons à un colonialisme pervers dans lequel les programmes mêmes conçus pour aider l’Afrique ont plutôt créé la pauvreté et la ruine.

L’aide systémique (prêts et subventions), un concept économique étatiste, a non seulement échoué  mais a également aggravé la pauvreté , comme l’explique l’économiste zambien Dr. Dambisa Moyo, auteur de Dead Aid : Why Aid Is Not Working and How There Is a Better Way for Afrique (2010). L’aide systémique a enfermé l’Afrique dans la dette et a contribué à perpétuer un cercle vicieux de tyrannie, de dépendance et de pauvreté.

Bien que la vérité sur l’Afrique postcoloniale puisse être troublante, en tant qu’Africains, nous devons néanmoins y faire face pour pouvoir changer de cap – si ce que nous voulons, ce sont des sociétés africaines libres, prospères et dignes. Pour cela, les politiciens africains doivent abandonner le jeu du blâme et aussi cesser de suivre dogmatiquement les modèles économiques socialistes étrangers. Nous devrions réaliser et admettre que les sociétés africaines n’ont pas réussi à se développer non pas tant à cause de l’ingérence malveillante de l’Occident, mais principalement à cause des systèmes économiques socialistes et étatiques que nos dirigeants, qui promettent la liberté mais qui livrent l’oppression, ont mis en place. 

Prendre la responsabilité de changer de cap 

Blâmer les acteurs étrangers et les facteurs externes (par exemple, le Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne) pour les malheurs économiques d’aujourd’hui ne nous fera aucun bien. Admettant que l’approche de développement économique menée par l’État a échoué et a laissé la plupart des sociétés africaines dans une situation économique très précaire caractérisée par une inflation élevée, une dette élevée, une fiscalité élevée, une forte dépendance, une pauvreté persistante, une insécurité alimentaire, un chômage massif des jeunes, une faible croissance économique,  » et le mécontentement populaire sera un bon début. 

Comment ? Elle nous oblige à repenser le modèle économique actuel. Nous devons adopter une approche fondamentalement différente puisque le système étatique de contrôle gouvernemental et de commandement de l’économie a échoué. De plus, étant donné qu’à travers l’Afrique, la majorité des personnes riches ont un lien passé ou présent direct ou indirect avec l’appareil d’État, on peut dire que les élites dirigeantes africaines et leurs associés se sont déjà très bien débrouillés. 

Le professeur Ayittey a précisé :

« Dans l’Afrique traditionnelle, il n’est pas nécessaire de faire la queue devant le palais d’un chef pour demander l’autorisation de se livrer à un commerce ou à une occupation quelconque. Il y avait des marchés libres, la libre entreprise et le libre-échange en Afrique avant l’arrivée des colonialistes. C’était peut-être la raison la plus singulière pour laquelle le socialisme a lamentablement échoué en Afrique parce que c’est une idéologie étrangère.

Adoptez une pensée économique radicalement différente 

Si nous attendons qu’un sauveur ou le Fonds monétaire international vienne nous dire la vérité sur l’économie (et le développement économique), nous attendrons (et gâcherons le potentiel de l’Afrique) pour toujours. De plus, échapper au néocolonialisme ne doit pas nécessairement nous placer sous le contrôle de la Chine communiste par le biais de la dette. Ni la Chine ni aucune autre entité ne devrait (par respect de soi collectif), et en tout cas ne peut pas, développer nos économies pour nous.

Le système économique actuel, un étrange cocktail d’économie socialiste, protectionniste, mercantiliste et keynésienne  soutenu par un système de monnaie fiduciaire , a détruit les sociétés du monde entier et l’Occident lui-même. La situation au Zimbabwe, au Venezuela, au Liban, au Sri Lanka, en Turquie et dans d’autres pays est un signal d’alarme dont les dirigeants africains devraient tenir compte.

L’économiste et philosophe social Ludwig Von Mises a souligné que « la prospérité économique n’est pas tant un problème matériel ; c’est avant tout un problème intellectuel et moral ». En effet, l’Afrique a tout pour être la plus grande « success story » économique de tous les temps. Mais parce qu’elle est philosophiquement erronée, elle reste largement piégée dans la tyrannie, la dépendance et la pauvreté. Les sociétés africaines deviendront libres, dignes et prospères non pas en continuant à copier des concepts économiques étatistes étrangers (marxistes et keynésiens), mais en s’appuyant sur notre héritage de gouvernance décentralisée, de marchés libres et de libre-échange.

Conclusion

A « l’indépendance », les Africains se sont vus promettre liberté et développement. Ce qui a été livré, à travers une grande partie du continent (y compris l’Afrique du Nord), était diverses formes de systèmes étatiques tyranniques. Certains, dont l’Éthiopie, l’Algérie, l’Angola, le Congo (Brazzaville) et le Mozambique, sont même allés jusqu’à des dictatures totalitaires socialistes de style soviétique.

L’Afrique postcoloniale a connu toute une gamme de systèmes répressifs, cruels et oppressifs. Des régimes marxistes-léninistes, des régimes démocratiques mais dictatoriaux, de nombreuses dictatures militaires, etc. Nommez une forme de régime tyrannique, et l’Afrique postcoloniale l’a probablement vue. Et c’est, en premier lieu, pourquoi l’Afrique n’a pas réussi à se développer et se trouve aujourd’hui dans une situation économique désastreuse. 

Les politiciens africains devraient cesser de blâmer les acteurs étrangers et les facteurs externes pour nos malheurs économiques. Les systèmes économiques étatiques des cinquante dernières années ont lamentablement échoué à créer des sociétés africaines libres et prospères, même s’ils ont été incroyablement bénéfiques pour les élites dirigeantes africaines et les personnes politiquement connectées. 

Si nous voulons des sociétés africaines libres, dignes et prospères, alors nous devons abandonner la pensée économique marxiste-keynésienne-mercantiliste actuelle et construire à partir de l’héritage économique africain de marchés libres, de libre-échange et de libre entreprise. Il est temps de mettre fin à l’oppression des Africains par les Africains. Le contexte de crise actuel est une opportunité pour les dirigeants africains de laisser enfin les Africains être vraiment libres.

Cet article a été initialement publié en Anglais par Mises Institute

Par Manuel Tacanho

Manuel Tacanho est le fondateur d’Afridom, une start-up bancaire numérique solide basée sur l’argent pour l’Europe et l’Afrique. Il est également un défenseur des marchés libres et de l’argent sain pour le développement économique de l’Afrique.

La sortie de l’Afrique du colonialisme monétaire

L’Afrique a été en proie à une inflation galopante et à une instabilité monétaire au cours des cinquante dernières années. Il y a eu de nombreux cas de crises monétaires et de réinitialisations de devises. Même l’hyperinflation, le phénomène économique le plus destructeur, a laissé sa marque ruineuse sur plusieurs sociétés africaines.

Certains diront peut-être que c’est parce que les banques centrales africaines sont incompétentes dans la gestion de leurs devises. D’autres peuvent prétendre, comme le célèbre et infâme ancien gouverneur de la banque centrale du Zimbabwe, Gideon Gono , que l’inflation est « corrélée » aux sécheresses ou à un autre phénomène planétaire. Enfin, des commentateurs plus ignorants peuvent affirmer que l’instabilité monétaire est une caractéristique « normale » des économies en développement. 

Ces points de vue et d’autres similaires sont carrément incorrects. L’Afrique a été affligée par l’instabilité monétaire, l’inflation galopante et même l’hyperinflation en raison des régimes de monnaie fiduciaire imposés par les gouvernements africains sous 48 Commentaires . Un arrangement qui relève du colonialisme monétaire. 

La cause de l’inflation et de l’instabilité économique

L’accord de Bretton Woods de 1944 a établi que le dollar américain devait rester adossé à l’or, ancre de la confiance et de la stabilité monétaires, à 35 dollars l’once, et que toutes les autres devises seraient, à leur tour, liées au dollar. La suspension de la convertibilité des dollars en or était « supposée » être temporaire, comme l’a déclaré le président Richard Nixon en 1971. 

Cependant, en raison de la montée de l’économie keynésienne couplée à l’appétit insatiable des gouvernements à dépenser plus qu’ils ne prélèvent par le biais des impôts, le gouvernement américain s’est retrouvé à émettre, imprimer si vous préférez, plus de dollars qu’il n’avait d’or pour sauvegarder. Ce déséquilibre a conduit des pays clés à exiger le remboursement de certains de leurs avoirs en dollars en or. Alors que la pression pour racheter augmentait, le 15 août 1971, le président Nixon a unilatéralement mis fin au dernier lien du dollar (et donc des monnaies du monde) avec l’or, la forme de monnaie la plus stable. Il a annoncé : 

« J’ai ordonné au secrétaire Connally de suspendre temporairement la convertibilité du dollar en or ou autres avoirs de réserve, sauf dans les montants et conditions déterminés comme étant dans l’intérêt de la stabilité monétaire et des meilleurs intérêts des États-Unis. »

Ce fut la dernière étape d’une longue transition orchestrée par le gouvernement vers une monnaie entièrement fiduciaire qui a commencé avec la Première Guerre mondiale. Essentiellement, le choc fatidique de Nixon est la façon dont nous, l’humanité, avons fini par être enchaînés par des régimes de monnaie fiduciaire. Et l’instabilité, l’inflation et les crises plus fréquentes en résultent. 

Pour le contexte, notez qu’en 1971, les affaires mondiales étaient façonnées par les deux superpuissances de l’époque, les États-Unis à la tête du bloc « capitaliste » et l’Union des Républiques socialistes soviétiques à la tête du bloc communiste. Ainsi, la décolonisation de l’Afrique s’opérait sur fond de guerre froide. Puisque les pays « capitalistes » étaient les colonialistes, de nombreux mouvements de libération africains se sont tournés vers les pays communistes pour obtenir un soutien. Ce qui signifiait aussi alliance idéologique. 

Comme presque tous les régimes étatiques, l’Union soviétique, étant une dictature socialiste, a rejeté la monnaie saine au profit de la fiat. Ainsi, après le choc Nixon, la monnaie fiduciaire est devenue la nouvelle norme en Occident. Pour les pays africains, cela signifiait que, que l’on soit dans le camp « capitaliste » ou dans le bloc communiste, la seule option monétaire était la monnaie fiduciaire – une monnaie inconvertible et sans garantie d’offre illimitée.

Cela dit, les pays africains, bien que politiquement indépendants, restent économiquement et financièrement dépendants de l’Occident et de l’Orient. Cela signifie aussi que les pays africains sont restés philosophiquement (pensée économique) dépendants de l’Occident ou de l’Orient. Ainsi, les pays africains vivent piégés dans des concepts économiques étatistes et inflationnistes importés alimentés par la monnaie fiduciaire.

Lorsque l’URSS s’est effondrée en 1991, les États-Unis sont devenus la seule superpuissance (fiat). Cependant, à cette époque, les cercles universitaires, gouvernementaux et médiatiques de l’Occident « capitaliste » étaient déjà fortement penchés sur l’économie keynésienne/étatiste. Gardez à l’esprit que le président Richard Nixon avait déclaré au début des années 1970 : « Nous sommes tous keynésiens maintenant. De 1991 à nos jours, l’économie dominante est devenue beaucoup plus, et non moins, étatiste. De plus, notez que l’économie étatique et l’inflation monétaire sont éternellement mariées. C’est une raison cruciale pour laquelle les étatistes de toutes tendances préfèrent les systèmes de monnaie fiduciaire. 

Cela signifie donc que 99 % des Africains formés comme économistes en Occident, en Afrique ou ailleurs avant et après 1991 sont des économistes étatistes. Ainsi, partisans de la monnaie fiduciaire et antagoniste de la monnaie saine et de la liberté monétaire. Cela signifie en outre que les dirigeants, les politiciens et les bureaucrates africains ont des opinions économiques étatistes. D’où l’insistance sur le développement économique dirigé par l’État malgré l’échec évident de ce modèle à créer des sociétés africaines développées et prospères au cours des cinquante dernières années.

Tel est le contexte de la pensée économique étatiste et du système monétaire inflationniste dans lequel les pays africains ont acquis « leur indépendance » et ont vécu. En d’autres termes, les sociétés africaines postcoloniales ont été conçues dans le colonialisme monétaire, l’inflation (monétaire/des prix) et, par conséquent, l’instabilité économique.

Pourtant, malgré le chaos monétaire observé en Afrique, plutôt que de concéder au fait que les systèmes de monnaie fiduciaire sont intrinsèquement inflationnistes et peu fiables, comme M. Gono, de nombreux banquiers centraux, économistes étatistes et autres partisans de la monnaie fiduciaire n’hésiteront pas à blâmer le le temps chaud, le temps froid, ceci ou cela pour les conséquences ruineuses du système monétaire chaotique d’aujourd’hui.

L’Afrique sous le Fiat Dollar Standard

Comment les sociétés africaines se sont-elles comportées au cours des cinquante dernières années sous la monnaie fiduciaire et le colonialisme monétaire ? Cela dépend à qui on demande. Cela a été fantastique et très bénéfique pour les élites dirigeantes africaines et leurs associés. Cependant, cela a été un cauchemar d’inflation, d’instabilité et de tyrannie pour le peuple. 

L’Afrique postcoloniale a été embourbée dans l’instabilité monétaire : crises monétaires, dévaluations erratiques, fluctuations déstabilisatrices, forte inflation, innombrables réinitialisations monétaires et hyperinflations ruineuses (par exemple, l’Angola dans les années 1990, le Zimbabwe dans les années 2000, entre autres). Avant même que l’inflation élevée ne devienne un problème mondial en 2021, de nombreux pays africains étaient déjà hyper inflationnistes. Oui, avant la guerre russo-ukrainienne et la crise du covid. Par exemple, cinq pays africains sont mentionnés dans les économies hyper inflationnistes d’Ernst and Young (mise à jour en avril 2022), dont le Soudan, le Zimbabwe (oui, encore une fois), le Soudan du Sud, l’Éthiopie et l’Angola. La Zambie pourrait également être considérée comme hyper inflationniste. 

Dans le cadre du système fiduciaire actuel, les économies africaines sont restées monétairement déconnectées. Il existe une situation lamentable qui restreint et décourage sévèrement le commerce entre Africains. C’est étrange et contraire à l’ histoire du commerce libre et essentiellement sans frontières de l’Afrique précoloniale . 

Par exemple, si une commerçante nigériane souhaite acheter des fournitures ghanéennes, elle devra d’abord convertir ses cedis en dollars américains, puis en nairas, un processus lourd et coûteux. Il n’y a pas d’échange direct de devises, même entre des voisins immédiats comme le Nigeria et le Cameroun. Angola et République démocratique du Congo. Égypte et Soudan, etc. 

Le système de monnaie fiduciaire géré par le gouvernement a été un cauchemar pour les sociétés africaines avec des conséquences économiques, sociales, culturelles et morales ruineuses. Cependant, la tragédie du fiat en Afrique ne s’arrête pas là. Sous le régime monétaire du franc CFA contrôlé par la France, 14 pays africains restent piégés dans un colonialisme monétaire qui diffère du reste du continent, qui est sous un colonialisme monétaire pas si direct. 

Dans  » Fighting Monetary Colonialism With Open-Source Code « , le militant des droits de l’homme Alex Gladstein a souligné : 

« A l’approche de 1960, la décolonisation semblait inéluctable. L’Europe était unie pour se désengager de l’Afrique après des décennies de déprédations et de pillages parrainés par l’État. Mais les autorités françaises ont réalisé qu’elles pouvaient avoir leur gâteau, et le manger aussi, en cédant le contrôle politique tout en conservant le contrôle monétaire. Cet héritage perdure encore aujourd’hui dans 14 pays qui parlent français et utilisent une monnaie contrôlée par Paris : Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Togo, Bénin, Burkina Faso, Niger, Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, République du Congo et Comores. En 2021, les Français exercent toujours un contrôle monétaire sur plus de 2,5 millions de kilomètres carrés de territoire africain. »

La sortie et l’avenir de l’Afrique

Les dirigeants africains peuvent choisir de :

  1. Continuez à permettre à l’injustice, à la tyrannie et à la ruine causées par la monnaie fiduciaire sous le colonialisme monétaire d’exister ;
  2. Lancer une monnaie africaine unique adossée à l’or ;
  3. Abandonner complètement les lois sur le cours légal et les autres lois monétaires répressives, rétablissant ainsi la liberté monétaire (comme c’était le cas dans les sociétés africaines précoloniales) ;
  4. Créer un cadre juridique et réglementaire pour la crypto-monnaie et les solutions cryptographiques afin de coexister avec la fiat gouvernementale.

Comme plusieurs millions d’Africains qui s’aiment, je dirais que l’option 1 est inacceptable et intolérable. Le colonialisme monétaire doit cesser. 

L’option 2 implique la réalisation d’une vision panafricaine de longue date. Donc, c’est idéal. Cependant, ce serait probablement un processus atrocement bureaucratique et donc long étant donné l’antagonisme féroce de l’establishment politique envers l’argent sain. Outre le fait qu’il s’agit d’un rêve dont rêvent encore la plupart des Africains, cette option est renforcée par le fait que la production d’or artisanale et industrielle augmente en Afrique. Cependant, cette option pourrait inciter l’OTAN à lâcher ses avions terrifiants pour larguer beaucoup de démocratie à travers l’Afrique. 

L’option 3 consiste à supprimer complètement les lois sur le cours légal et les autres lois monétaires répressives. Ainsi, laisser les Africains postcoloniaux jouir de la liberté monétaire comme les Africains précoloniaux vivaient dans la liberté monétaire (c’est-à-dire qu’ils échangeaient librement de l’or, de l’argent, du cuivre, du sel et des cauris, entre autres marchandises, comme de l’argent). 

C’est le moyen le meilleur, le plus rapide et le plus efficace de sortir du colonialisme monétaire. Compte tenu de la prédominance de la pensée économique étatiste, cette approche peut sembler radicale, voire farfelue, du moins du point de vue des politiciens et des bureaucrates. Pourtant, c’est le moyen le plus rapide et le plus efficace de sortir du colonialisme monétaire.

L’option 4 est bureaucratique, coûteuse, toujours répressive et n’établit pas la liberté monétaire, mais pourrait bien être un terrain d’entente compromettant. Les gouvernements africains adopteraient une législation établissant un cadre juridique et réglementaire avec cette approche. Par conséquent, permettre l’utilisation de la crypto-monnaie aux côtés des monnaies fiduciaires. 

Cela se produit déjà. La République centrafricaine a promulgué une législation qui fait exactement cela et établit Bitcoin comme monnaie légale, pour circuler avec le franc CFA d’Afrique centrale. De même, le président tanzanien Samia Suluhu Hassan a ordonné à la banque centrale de préparer le pays aux crypto-monnaies.

L’adoption de la crypto-monnaie en Afrique a été calme mais rapide et furieuse. Cette tendance met en évidence que les Africains, qui sont jeunes, férus de technologie et aspirant au changement, cherchent des moyens d’échapper aux problèmes de la monnaie fiduciaire. L’ Afrique est un précurseur dans l’adoption de la cryptographie, affichant certains des taux d’adoption de la cryptographie les plus élevés au monde , malgré l’antagonisme du gouvernement.

Si les dirigeants africains s’en tiennent à l’option 1, c’est-à-dire à la monnaie fiduciaire et donc à la poursuite du colonialisme monétaire, la nature rendra justice. Les preuves historiques montrent sans équivoque que les régimes de monnaie fiduciaire échouent toujours et inévitablement. La norme du dollar fiduciaire ne résistera pas à l’épreuve du temps. La loi naturelle prévaut sur la loi gouvernementale. 

L’économiste Peter C. Earle a précisé :

« Lorsque Nixon a fermé la fenêtre de l’or, il a promis que la suspension de la convertibilité du dollar était temporaire. Je considère les cinquante dernières années comme un interrègne monétaire : une période au cours de laquelle une expérience globale s’étendant non seulement aux économies mondiales mais à l’ensemble du commerce, de l’université, de la société et de la culture se déroule. L’or reviendra à la prééminence monétaire non pas parce qu’il le peut ou le doit, mais parce qu’il le doit. La suspension temporaire de Nixon sera exactement cela ; non pas parce qu’il l’a dit, mais plutôt parce qu’à un moment donné, il n’y aura plus d’autre voie à suivre. »

Conclusion 

Au cours des cinquante dernières années, l’Afrique a été piégée dans un cauchemar appauvrissant d’inflation galopante, de chaos monétaire et d’instabilité économique. Ce sont des problèmes omniprésents parce que les sociétés africaines vivent sous une répression monétaire soutenue par des régimes de monnaie fiduciaire locaux, qui sont, à leur tour, des dérivés de l’étalon du dollar fiduciaire.

La suspension « temporaire » du lien entre le dollar et l’or par le président Nixon aura cinquante et un ans en août prochain, et de nombreux dommages économiques, sociaux, culturels et moraux ont été causés aux sociétés du monde entier pendant cette période. Bien que pour l’Occident, les États-Unis en particulier, cet arrangement ait été extrêmement « bénéfique » (c’est-à-dire le privilège exorbitant ). 

Comme discuté dans « L’argent : qu’est-ce que c’est ? Plus important encore, pourquoi est-ce ? », l’argent est le bien le plus important de l’économie, sans lequel la société moderne ne peut exister. Les implications de l’argent touchent tous les aspects de la vie humaine. Par conséquent, le type de monnaie qu’une société utilise doit être aussi stable, aussi fiable et aussi incorruptible que possible. 

Un développement économique durable et une prospérité généralisée durable exigent nécessairement une monnaie saine. Ainsi, les dirigeants africains doivent adopter une monnaie saine et mettre fin à la répression monétaire (et économique) si les sociétés africaines veulent devenir libres, stables, pacifiques et prospères. Telle est la sortie de l’Afrique du colonialisme monétaire.

Cet article a été initialement publiée en Anglais sur Mises Institute

Par Manuel Tacanho

Manuel Tacanho est le fondateur d’Afridom, une start-up bancaire numérique solide basée sur l’argent pour l’Europe et l’Afrique. Il est également un défenseur des marchés libres et de l’argent sain pour le développement économique de l’Afrique.

Burundi : L’entrepreneuriat agricole pourrait-il booster l’employabilité des jeunes ?

Au Burundi, le secteur agricole emploie plus de 80% de la population, pratiqué majoritairement par les femmes, ce secteur est une alternative pour faire face au chômage juvénile croissante.

Des chiffres sont là pour nous donner raison. Selon le recensement des jeunes chômeurs diplômés fait en 2020, quatre cents mille jeunes chômeurs diplômés sans emplois ont été recensés au moment où les fonctionnaires de l’Etat avoisinent cent vingt milles. Plus de 93% des jeunes lauréats des universités passent cinq ans avant de trouver le premier emploi sans oublier aussi les jeunes qui ne parviennent pas à continuer leurs études universitaires et qui restent chômeurs. Les jeunes chômeurs sont donc trois fois supérieurs à ceux qui ont un emploi, donc à la capacité d’embauche du pays.

De surcroît, d’après le Centre Diocésain de Communication(CEDICOM) sur la lutte contre le chômage des jeunes au Burundi, le milieu rural comporte 55,4% de chercheurs d’emploi alors qu’en milieu urbain les chiffres de demandeurs d’emplois culminent à 65,4%.

La place de l’agriculture dans le PAEEJ

Le Programme d’autonomisation Economique et d’Emploi des Jeunes Diplômés, PAEEJ vise à soutenir les jeunes à créer leur propre emploi et n’est pas toisé l’état pour la recherche de l’emploi. Aussi des nouvelles banque en faveur des jeunes ont été créés notamment la BIJE (Banque d’Investissement des Jeunes) et le FIGA (Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement) qui pourront collaborer avec le PAEEJ pour accompagner les jeunes dans leurs développements personnelles.

Selon Pr Désiré Manirakiza, coordinateur national du PAEEJ, ce dernier est doté d’une enveloppe de 48 milliards FBU pour une période de 4 ans pour soutenir l’entrepreneuriat et la création de l’emploi chez les jeunes frappés de plein fouet de chômage. Selon lui, le PAEEJ développe les 7 domaines : l’agrobusiness, l’industrie, la petite et la moyenne puis l’énergie, les TIC, l’écotourisme, l’eau et l’assainissement, et enfin le transport. Cependant, cette année est dédié à l’agriculture qui aura une enveloppe remarquable.

Comment rectifier le tir ?

selon le Plan National de Développement 2018-2027, l’agriculture contribue à elle seule à hauteur de 39,6 % au PIB du pays, offre 84% d’emplois, fournit 95% de l’offre alimentaire et constitue le principal pourvoyeur de matières premières à l’agro-industrie et de l’emploi à une grande masse de la population.

À mon humble avis, l’Etat devrait libéraliser ce secteur en laissant le choix aux agriculteurs pour cultiver les cultures en fonction des demandes se trouvant sur le marché. Il ne devrait pas aussi s »interférer dans la fixation des prix de n’importe quelle culture car les prix se régulent eux même suivant la loi de l’offre et de la demande.

Dans ce cas, les jeunes seront libres de concevoir des projets agricoles innovants et stimuler l’esprit de la libre entreprise dans l’entrepreneuriat agricole, ce qui pourrait booster les exportations des produits manufacturés et le PIB par ricochet.


Par Guy Marie Eloi IGIRUBUNTU

L’avenir plus libre de l’Afrique ? 

La publication du mois dernier de l’ indice annuel de liberté économique 2022 de la Heritage Foundation est devenue une lecture difficile pour tous ceux qui s’intéressent à la prospérité future de l’Afrique. Malheureusement, le rapport a révélé que non seulement la liberté économique est en baisse à travers l’Afrique, mais pour aggraver les choses, c’est le cas depuis plusieurs années.

Cette tendance est inquiétante car les preuves montrent que les pays où les gens jouissent de niveaux de liberté économique plus élevés ont tendance à avoir des populations plus riches, des environnements plus propres, de meilleurs résultats en matière de santé et un meilleur accès à l’éducation par rapport à ceux qui vivent dans des pays où la liberté économique est moindre.

Dans l’indice de liberté économique 2022, 47 pays composent l’Afrique subsaharienne. Sur ces 47 pays, neuf ont amélioré leur note, un est resté constant et les 37 autres ont vu leur note diminuer. Une vague aussi écrasante de mouvement contre la liberté économique dans la plupart des États africains crée un précédent inquiétant. En outre, la détérioration des scores de pays tels que le Rwanda, la Namibie, la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Botswana est préoccupante. Trois de ces pays ont été classés comme « modérément libres » dans l’indice 2021 et sont tombés dans la catégorie « principalement non libres » cette année. Le déclin du Rwanda a été particulièrement grave puisqu’il a perdu 11,2 points au cours de l’année écoulée (noté sur 100), la plus grande perte de tous les pays de la région.

Le score moyen en Afrique subsaharienne pour la liberté d’entreprise, l’efficacité judiciaire, l’intégrité du gouvernement et les droits de propriété est tous d’au moins 10 points inférieurs aux moyennes mondiales. Bien que les avantages de la liberté économique pour des populations entières soient clairs, les groupes d’intérêt et les acteurs privés sont souvent incités à la saper à des fins personnelles.

L’augmentation du chômage, la hausse des taux d’inflation et le stress économique de la pandémie de Covid-19 se sont tous combinés pour placer l’Afrique dans une position de plus en plus périlleuse. La pression du monde développé pour réduire les émissions de carbone de l’Afrique par le biais des réglementations de la COP-26 rend encore plus la prospérité économique de la région.

Malheureusement, le déclin de la liberté économique en Afrique n’est pas une tendance qui résulte simplement de la pandémie de Covid-19 et des politiques de confinement qui ont suivi. Alors que la plupart des pays africains ont connu une liberté économique accrue pendant la majeure partie des années 2000, les scores sont en baisse depuis 2017 – deux ans avant la pandémie de Covid.

Cependant, heureusement, tout n’est pas sombre.

Ces derniers temps, il y a eu plusieurs développements bénéfiques sur le continent qui pourraient aider à inverser cette tendance de moins en moins libre et améliorer des millions de vies dans le processus.

Le développement le plus important pour la liberté économique en Afrique est la nouvelle zone de libre-échange continentale africaine. L’accord vise à abolir plus de 97% des barrières tarifaires entre les États africains au cours des 12 prochaines années. Si toutes les nations devaient ratifier l’accord

(41 des 55 États de l’Union africaine l’ont fait jusqu’à présent), la Banque mondiale estime que cette libéralisation du commerce pourrait sortir 30 millions de personnes de la pauvreté abjecte (définie comme vivant avec moins de 1,90 dollar par jour) et 68 millions sortiront de la pauvreté modérée (moins de 5,50 dollars par jour) d’ici 2030. Dans une autre étape positive, de nombreux pays ont commencé à prendre des mesures pour supprimer les barrières non tarifaires – qui contribuent à rendre le commerce des biens et services plus coûteux.

En outre, la ZLECAf peut avoir des retombées qui influencent positivement la liberté économique au-delà du domaine de la liberté commerciale. Au fur et à mesure que des gains sont réalisés grâce à la libéralisation des échanges, une plus grande crédibilité pourrait être donnée aux politiques de marché libre et les gouvernements pourraient mettre en œuvre de nouvelles réformes économiquement libérales. Certains des domaines touchés pourraient être la liberté d’entreprise, la liberté du travail, la liberté d’investissement et les droits de propriété.

De plus, quelques pays sont sortis de la catégorie « principalement non libre » pour entrer dans les rangs des « modérément libres » ces dernières années. Le Bénin, le Sénégal et la petite nation insulaire de Sao Tomé et Príncipe ont pu le faire. Cela montre que tout espoir n’est pas perdu et qu’il reste des États qui se consacrent à l’amélioration des libertés et de la qualité de vie de leurs citoyens.

Alors que la majorité des pays africains sont devenus moins libres, selon le rapport de The Heritage Foundation, l’avenir de la liberté à travers le continent ne doit pas être exclu pour l’instant. La ZLECAf a le potentiel de renverser la tendance négative actuelle et d’inaugurer une décennie ou plus de liberté et de prospérité accrues. En fin de compte, c’est le choix des gouvernements africains d’adopter ou non des politiques de liberté économique et de libéralisme. Mais si les gouvernements choisissent la liberté, la vie de millions d’Africains sera transformée pour le mieux.

Cet article est publiée en Anglais par IATP

Par  ALEXANDRE JELLOIAN

Stagiaire à l’IATP.

35 des citations les plus perspicaces d’Ayn Rand sur les droits, l’individualisme et le gouvernement.

Quelques mots perspicaces de l’un des plus grands esprits du 20e siècle.

Alisa Rosenbaum était l’un des écrivains les plus controversés de l’histoire de l’Amérique. Pourquoi, alors, peu de gens ont-ils entendu parler d’elle ? Parce que les applaudissements des gens et leurs attaques intempérantes ont visé le nouveau nom qu’elle a adopté après avoir quitté la Russie pour l’Amérique : Ayn Rand. 

Son influence est incontestable. Elle a vendu plus de 30 millions de livres, et des décennies après sa mort en 1982, des centaines de milliers d’autres se vendent chaque année. Atlas Shrugged a été classé derrière la Bible comme un livre qui a influencé la vie des lecteurs.

Certains sont suffisamment dévoués pour que Randian soit devenu un terme descriptif. D’autres n’utilisent son nom que pour dénigrer les opposants. D’autres encore sont en désaccord avec certaines de ses idées (par exemple, alors que Rand était un athée souvent véhément, le capitalisme est clairement défendable sur des principes chrétiens, et la plupart des défenses historiques de la liberté employaient des logiques chrétiennes qui sont en conflit avec le raisonnement de Rand), mais trouvent beaucoup de perspicacité dans son analyse de la liberté, des droits et du gouvernement.

Alors que nous marquons l’anniversaire de la naissance de Rand le 2 février, réfléchissez à certains de ses mots les plus perspicaces :

« Les droits individuels sont le moyen de subordonner la société à la loi morale. »

« La reconnaissance des droits individuels entraîne le bannissement de la force physique des relations humaines. »

« La justification morale du capitalisme est le droit de l’homme d’exister pour lui-même, sans se sacrifier aux autres ni en sacrifier les autres à lui-même. »

« L’homme – tout homme – est une fin en soi. »

« Aucun homme ou groupe ne peut initier l’usage de la force physique contre d’autres. »

« Le seul but légitime d’un gouvernement est de protéger les droits de l’homme. »

« Un gouvernement approprié n’est qu’un policier, agissant en tant qu’agent de l’autodéfense de l’homme, et, en tant que tel, ne peut recourir à la force que contre ceux qui commencent à utiliser la force… un gouvernement qui initie l’emploi de la force contre des hommes qui avaient forcé personne… ne renverse son seul but moral. »

« Lorsque les rédacteurs de la république américaine parlaient du « peuple »… ils entendaient une somme d’individus, dont chacun… conserve sa garantie inviolable des droits individuels. »

« Dans un système social approprié… un particulier peut faire n’importe quoi sauf ce qui est légalement interdit ; un fonctionnaire du gouvernement ne peut rien faire sauf ce qui est légalement autorisé… C’est le concept américain d’un « gouvernement de lois et non d’hommes ». ”

« Un ‘droit’… signifie être libre de toute contrainte physique, coercition ou ingérence de la

part d’autres hommes. »

« Les droits n’imposent aucune obligation aux [voisins] sauf de nature négative : s’abstenir de violer ses droits. »

« Le droit de propriété… ne signifie pas que d’autres doivent lui fournir des biens. »

« Le droit de propriété… n’est pas une garantie qu’un homme gagnera une propriété, mais seulement une garantie qu’il la possédera s’il la gagne. »

« Le droit à la vie est la source de tous les droits – et le droit à la propriété est leur seule mise en œuvre. Sans droits de propriété, aucun autre droit n’est possible. »

« Le collectif ne peut pas décider quel doit être le but de l’existence d’un homme ni prescrire son choix de bonheur. »

« L’homme détient… des droits, non du Collectif ni pour le Collectif, mais contre le Collectif… la protection de l’homme contre tous les autres hommes. »

« Tout prétendu ‘droit’ d’un homme, qui nécessite la violation des droits d’un autre, n’est pas et ne peut pas être un droit. »

« Si certains hommes ont droit de droit aux produits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits. »

« L’abondance de l’Amérique a été créée non pas par des sacrifices publics au ‘bien commun’, mais par le génie productif d’hommes libres. »

« Puisque seul un homme individuel peut posséder des droits… les « droits individuels » sont une redondance. Mais… les « droits collectifs » sont une contradiction dans les termes. »

« Puisque la seule fonction propre d’un gouvernement est de protéger les droits de l’homme, il ne peut revendiquer le titre de sa vie en échange de cette protection. »

« Un individualiste… dit : ‘Je ne dirigerai la vie de personne, ni ne laisserai personne diriger la mienne. Je ne gouvernerai ni ne serai gouverné. Je ne serai ni maître ni esclave.' »

« Les droits de personne ne peuvent être garantis par la violation des droits d’autrui. »

« La doctrine selon laquelle les « droits de l’homme » sont supérieurs aux « droits de propriété » signifie simplement que certains êtres humains ont le droit de faire des autres des biens. »

« La liberté… se résume à une seule question : considérez-vous qu’il est moral de traiter les hommes comme des animaux sacrificiels et de les gouverner par la force physique ? »

« La liberté, dans un contexte politique, signifie la liberté vis-à-vis de la coercition gouvernementale. Cela ne signifie pas la liberté vis-à-vis du propriétaire, ou la liberté vis-à-vis de l’employeur, ou la liberté vis-à-vis des lois de la nature qui n’offrent pas aux hommes une prospérité automatique. »

« Dans une société capitaliste, toutes les relations humaines sont volontaires. Les hommes sont libres de coopérer ou non, de traiter entre eux ou non, selon leurs propres jugements,

convictions et intérêts individuels. »

« Il n’y a aucun moyen de gouverner des hommes innocents. Le seul pouvoir dont dispose le gouvernement est celui de réprimer les criminels. »

« Une société qui prive un individu du produit de ses efforts… n’est… qu’une foule maintenue par un régime de gangs institutionnalisé. »

« C’est l’institution de la propriété privée qui protège et met en œuvre le droit d’être en désaccord. »

« La plus petite minorité sur terre est l’individu. Ceux qui nient les droits individuels ne peuvent prétendre être les défenseurs des minorités. »

« Les droits individuels ne sont pas soumis à un vote public… la fonction politique des droits est précisément de protéger les minorités de l’oppression des majorités. »

« Quel est le principe de base, l’essentiel, le principe crucial qui différencie la liberté de l’esclavage ? C’est le principe de l’action volontaire par rapport à la coercition ou à la contrainte physique. »

« Quiconque revendique le droit de redistribuer la richesse produite par d’autres revendique le droit de traiter les êtres humains comme des biens mobiliers. »

« Nous approchons rapidement du stade… où le gouvernement est libre de faire ce qu’il veut, tandis que les citoyens ne peuvent agir qu’avec leur permission. »

Même si certains adorent Ayn Rand et d’autres la méprisent, ceux qui recherchent la sagesse partout où elle se trouve trouveront matière à réflexion dans ses paroles sur la liberté, les droits et le gouvernement.

Quand tant de gens promeuvent la dissonance cognitive de poursuivre une prétendue « justice » collective ou sociale par l’expédient injuste de violer les droits des individus qui composent la société, elle peut stimuler notre réflexion sur des questions fondamentales. Et c’est crucial, parce que, comme l’ a dit George Mason , « Aucun gouvernement libre, ni les bienfaits de la liberté, ne peuvent être préservés pour aucun peuple si ce n’est par… un retour fréquent aux principes fondamentaux. »

Cette article a été publié initialement en Anglais sur FEE

Gary M. Galles

Georges Ayittey: Parcours et Héritage de l’héros de la liberté économique africaine.

Philanthrope originaire du Ghana, professeur économiste Georges Ayittey est généralement connu par ses ouvrages et son action dans le monde libertaire à travers son organisation Free Africa Foundation qu’il a fondé en 1993. A l’heure de son départ, le blogueur Edgard Mugenzi nous ramène dans les coulisses de son parcours pour lui rendre hommage.

Parcours d’un champion !

Né en 1945, le 13 octobre en pleine colonisation du pays des Kouroumas, Ayittey est titulaire d’un B.Sc. en économie de l’Université du Ghana, Legon, une maîtrise de l’Université de Western Ontario au Canada et un doctorat de l’Université du Manitoba. Il a enseigné au Wayne State Collège et à l’Université Bloomsburg de Pennsylvanie.

Il a été titulaire d’une bourse nationale à la Hoover Institution en 1988-1989, puis a rejoint l’héritage Foundation en tant que boursier résident Bradley. Il a fondé la Free Africa Foundation en 1993, pour servir de catalyseur pour la réforme en Afrique. En 2008, le Dr Ayittey a été répertorié par Foreign Policy comme l’un des « 100 meilleurs intellectuels publics » qui « façonnent la teneur de notre temps »

Les Guépards : Un Héritage prestigieux

Georges Ayittey a mis au point la théorie qui sert encore de guide dans la démarche de l’indépendance économique en Afrique : « La génération Guépard est une nouvelle sorte d’africains qui ne s’en laissent pas compter sur la corruption. Ils comprennent ce que la responsabilité et la démocratie veulent dire. Ils n’attendront pas que les gouvernements fassent quelque chose pour eux. C’est cela, la Génération Guépard. Et le salut de l’Afrique repose sur les épaules de ces guépards ». Par opposition, bien sûr, nous avons la génération Hippopotame.

La génération des Hippopotames sont les élites au pouvoir. Si vous leur demandez de réformer les économies, ils ne les réformeront pas parce qu’ils profitent de ce statu quo pourri. Pourtant, il y a beaucoup d’africains très en colère, en colère à cause de la condition dans laquelle se trouve l’Afrique. Nous parlons ici d’un continent qui n’est pas pauvre. Il est riche en ressources minérales, en ressources minérales naturelles. « Mais cette richesse minérale de l’Afrique n’est pas utilisée pour sortir son peuple de la pauvreté. »

Ses ouvrages dans l’Institute for Economics and Enterprises?

Georges Ayittey avait consacré sa vie à la promotion de la liberté économique particulièrement en Afrique à travers sa fondation en démontrant chaque fois que la pauvreté africaine repose sur la mauvaise gestion coloniale et post coloniale des États. Pour se développer, l’Afrique doit avant tout miser sur son potentiel et les partenariats gagnants-gagnants avec les continent d’outre-mer.

À 76 ans, il laisse à l’humanité un cadeau éternel d’ouvrages dont les institutions se servent dans la promotion des idées libertaires. En commençant par « Institutions Africaines Indigènes, Éditeurs Transnationaux, 1991 » ; « Le plan directeur pour la reprise économique du Ghana, Africana Publishers, 1997 » en passant par « L’Afrique trahie, St.Martin’s Press, 1992 » et  » L’ Afrique dans le chaos , St.Martin’s Press, 1998″,… en concluant sur « L’économie appliquée par l’Afrique ». Ce dernier livre vient d’ailleurs d’être diffusé par Institute for Economics and Entreprises dans notre récent projet de Liberty Month. Un évènement de discussion des idées se trouvant dans le livres qui a duré tout le mois.

À travers les activités de la promotion la liberté économique africaine en s’appuyant sur sa sagesse transcrit dans des milliers de livres, des productions audiovisuels, Institute for Economics and Entreprises lui rendra hommage à jamais.

Les barrières non tarifaires pourraient saper les ambitions de libre-échange de l’Afrique

La nouvelle zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait transformer les perspectives économiques de l’Afrique. La Banque mondiale estime que la ZLECAf pourrait sortir plus de 30 millions d’Africains de l’extrême pauvreté (définie comme ayant un revenu inférieur à 1,90 $ par jour) et 68 millions de personnes supplémentaires de la pauvreté modérée (un revenu de 5,50 $ par jour), d’ici 13 ans. Pourtant, des obstacles importants existent qui pourraient entraver le développement économique de l’ensemble du continent.

La ZLECAf se concentre principalement sur la réduction des barrières commerciales formelles et par la suite sur l’approfondissement des relations commerciales. Cependant, les barrières non tarifaires (BNT), telles que les quotas, les restrictions à l’importation et les licences d’exportation et d’importation coûteuses, ne sont que quelques obstacles qui, s’ils ne sont pas résolus, continueront de limiter la croissance sur le continent.

Heureusement, certains gouvernements prennent des mesures dans la bonne direction. Le mois dernier, le Kenya et l’Ouganda ont signé un protocole d’accord pour éliminer de nombreuses BNT. Des accords comme celui-ci devraient servir d’exemples à suivre pour les autres nations africaines. 

S’attaquer aux obstacles non tarifaires est crucial. Aujourd’hui, il est plusieurs fois plus cher de transporter des marchandises à seulement 1 700 km de Douala au Cameroun à N’Djamena au Tchad que d’expédier ces mêmes marchandises à 12 000 km jusqu’à Shanghai. Bien que certains de ces coûts élevés puissent être attribués à la médiocrité des infrastructures, les barrières non tarifaires jouent également un rôle important en rendant le commerce entre les États africains plus coûteux, et donc moins probable. Alors que la mise en œuvre de la ZLECAf réduira 90 % des tarifs entre les États africains et rendra le commerce beaucoup moins cher, le refus de s’attaquer aux obstacles non tarifaires continuera de rendre le commerce plus coûteux qu’il ne devrait l’être. 

C’est un calcul simple : plus le commerce devient facile, plus la ZLECAf sera efficace.

Si une quantité substantielle des BNT est supprimée, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement estime que les pays africains pourraient gagner environ 20 milliards de dollars par an. De même, la Commission économique pour l’Afrique suggère que les volumes des échanges intra-africains peuvent doubler si les tarifs et les ONT sont réduits.

Les barrières tarifaires formelles sont faciles à quantifier et à réduire, mais les obstacles non tarifaires sont plus difficiles à mesurer. Fitch Ratings, une organisation qui a étudié comment la ZLECAf tente de réduire les obstacles non tarifaires, a averti que le processus de suppression des obstacles non tarifaires sera probablement en retard par rapport à la réduction des barrières tarifaires formelles. En outre, ils ont noté que le succès de l’union douanière de la Communauté de l’Afrique de l’Est, qui a débuté en 2005, a été limité en raison des obstacles non tarifaires qui ont augmenté les coûts. Les gouvernements africains devraient s’efforcer de faire en sorte que la ZLECAf ne doive pas subir le même sort.

Un bel exemple de la façon dont les obstacles non tarifaires arbitraires et dommageables peuvent être survenus en décembre 2020 lorsqu’un fabricant de verre tanzanien nommé Kioo Limited a

déposé une plainte. Ils ont affirmé que les autorités frontalières kényanes avaient inutilement refusé de les laisser transporter des produits à travers la frontière entre la Tanzanie et le Kenya. De même, dans les premiers mois de 2020, un différend entre les syndicats des transports de la Gambie et du Sénégal a rendu difficile la traversée de l’autoroute Banjul-Dakar par les véhicules utilitaires. C’était le dernier d’une longue série de différends frontaliers entre les deux pays qui ont sapé le développement de la région pendant des années.

Heureusement, le secrétariat de la ZLECAf a mis en place un site Web sur lequel les entreprises peuvent soumettre des plaintes concernant les obstacles non tarifaires et leurs expériences en matière de transport international de marchandises. Bien qu’il s’agisse d’une mesure réactionnaire, la transparence est utile et met la pression sur les gouvernements qui ont signé la ZLECAf pour qu’ils respectent leurs engagements. En outre, les négociations sur la mise en œuvre de la ZLECAf avancent progressivement et de bons progrès sont réalisés.

La ZLECAf peut et doit être un développement révolutionnaire pour le continent africain. Les avantages d’une intégration accrue grâce au libre-échange sur le continent africain amélioreront la vie de millions de personnes. Cependant, si les obstacles non tarifaires ne sont pas correctement traités, ils réduiront l’impact de la ZLECAf et étoufferont la croissance potentielle. Il est temps que davantage de pays suivent l’exemple du Kenya et de l’Ouganda.

Cet article est publié initialement en Anglais sur ITAP

SUR ALEXANDRE JELLOIAN

Alexander Jelloian est stagiaire à IATP

Qu’est-ce que le marché libre ?

Le marché libre est un terme récapitulatif pour un ensemble d’échanges qui ont lieu dans la société. Chaque échange est entrepris comme un accord volontaire entre deux personnes ou entre des groupes de personnes représentés par des agents.

Ces deux individus (ou agents) échangent deux biens économiques, soit des biens tangibles, soit des services non tangibles. Ainsi, lorsque j’achète un journal à un marchand de journaux pour cinquante cents, le marchand de journaux et moi échangeons deux marchandises : je renonce à cinquante cents, et le marchand de journaux renonce au journal. Ou si je travaille pour une société, j’échange mes services de main-d’œuvre, d’une manière mutuellement convenue, contre un salaire monétaire ; ici, la société est représentée par un gestionnaire (un agent) qui a le pouvoir d’embaucher.

Les deux parties entreprennent l’échange parce que chacune s’attend à en tirer profit. De plus, chacun répétera l’échange la prochaine fois (ou refusera de le faire) parce que son attente s’est avérée correcte (ou incorrecte) dans un passé récent. Le commerce, ou l’échange, est engagé précisément parce que les deux parties en profitent ; s’ils ne s’attendaient pas à gagner, ils n’accepteraient pas l’échange.

Ce raisonnement simple réfute l’argument contre le libre-échange typique de la période « mercantiliste » de l’Europe du XVIe au XVIIIe siècle, et classiquement exposé par le célèbre essayiste français du XVIe siècle Montaigne. Les mercantilistes soutenaient que dans tout commerce, une partie ne peut bénéficier qu’aux dépens de l’autre, que dans chaque transaction il y a un gagnant et un perdant, un « exploiteur » et un « exploité ». Nous pouvons immédiatement voir le sophisme de ce point de vue toujours populaire : la volonté et même l’empressement à commercer signifie que les deux parties en profitent. Dans le jargon moderne de la théorie des jeux, le commerce est une situation gagnant-gagnant, un jeu à « somme positive » plutôt qu’un jeu à « somme nulle » ou à « somme négative ».

Comment les deux parties peuvent-elles bénéficier d’un échange ? Chacun valorise différemment les deux biens ou services, et ces différences préparent le terrain pour un échange. Moi, par exemple, je marche avec de l’argent en poche mais pas de journal ; le marchand de journaux, d’autre part, a beaucoup de journaux mais est impatient d’acquérir de l’argent. Et donc, en nous trouvant, nous concluons un accord.

Deux facteurs déterminent les termes de tout accord : la valeur de chaque participant pour chaque bien en question et les capacités de négociation de chaque participant. Combien de centimes seront échangés contre un journal, ou combien de cartes de baseball Mickey Mantle seront échangées contre une Babe Ruth, dépend de tous les participants au marché des journaux ou au marché des cartes de baseball – de la valeur que chacun accorde aux cartes par rapport au d’autres biens qu’il pourrait acheter. Ces conditions d’échange, appelées « prix » (des journaux en termes d’argent, ou des cartes Babe Ruth en termes de Mickey Mantles), sont finalement déterminées par le nombre de journaux, ou de cartes de baseball, disponibles sur le marché par rapport à la façon dont favorablement les acheteurs évaluent ces biens. En bref, par l’interaction de leur offre avec la demande pour eux.

Étant donné l’offre d’un bien, une augmentation de sa valeur dans l’esprit des acheteurs augmentera

la demande pour le bien, plus d’argent sera offert pour lui et son prix augmentera. L’inverse se produit si la valeur, et donc la demande, du bien diminue. D’autre part, compte tenu de l’évaluation ou de la demande des acheteurs pour un bien, si l’offre augmente, chaque unité d’offre – chaque carte de baseball ou miche de pain – perdra de la valeur et, par conséquent, le prix du bien tomber. L’inverse se produit si l’offre du bien diminue.

Le marché n’est donc pas simplement un ensemble, mais un treillis d’échanges très complexe et interactif. Dans les sociétés primitives, les échanges sont tous du troc ou de l’échange direct. Deux personnes échangent deux biens directement utiles, comme des chevaux contre des vaches ou des Mickey Mantles contre Babe Ruths. Mais à mesure qu’une société se développe, un processus progressif d’avantages mutuels crée une situation dans laquelle un ou deux produits largement utiles et précieux sont choisis sur le marché comme moyen d’échange indirect. Cette monnaie-marchandise, généralement mais pas toujours de l’or ou de l’argent, est alors demandée non seulement pour elle-même, mais encore plus pour faciliter un rééchange contre une autre marchandise désirée. Il est beaucoup plus facile de payer les métallurgistes non pas en barres d’acier, mais en argent, avec lequel les travailleurs peuvent ensuite acheter ce qu’ils désirent.

Le maillage moderne et presque infini des échanges, le marché, est rendu possible par l’usage de la monnaie. Chaque personne s’engage dans une spécialisation, ou une division du travail, produisant ce qu’elle fait de mieux. La production commence avec les ressources naturelles, puis diverses formes de machines et de biens d’équipement, jusqu’à ce que finalement, les biens soient vendus au consommateur. À chaque étape de la production, de la ressource naturelle au bien de consommation, l’argent est volontairement échangé contre des biens d’équipement, des services de main-d’œuvre et des ressources foncières. A chaque étape du parcours, les termes des échanges, ou prix, sont déterminés par les interactions volontaires des offreurs et des demandeurs. Ce marché est « libre » car les choix, à chaque étape, se font librement et volontairement.

Le marché libre et le système des prix libres mettent des biens du monde entier à la disposition des consommateurs. Le marché libre donne également la plus grande marge de manœuvre possible aux entrepreneurs, qui risquent des capitaux pour allouer des ressources de manière à satisfaire le plus efficacement possible les désirs futurs de la masse des consommateurs. L’épargne et l’investissement peuvent alors développer les biens d’équipement et augmenter la productivité et les salaires des travailleurs, augmentant ainsi leur niveau de vie. Le marché libre et concurrentiel récompense et stimule également l’innovation technologique qui permet à l’innovateur de prendre une longueur d’avance pour satisfaire les désirs des consommateurs de manière nouvelle et créative.

Non seulement l’investissement est encouragé, mais peut-être plus important encore, le système des prix et les incitations aux profits et pertes du marché guident l’investissement en capital et la production dans les voies appropriées. Le treillis complexe peut mailler et « nettoyer » tous les marchés de sorte qu’il n’y ait pas de pénuries et d’excédents soudains, imprévus et inexplicables où que ce soit dans le système de production.

Mais les échanges ne sont pas forcément gratuits. Beaucoup sont contraints. Si un voleur vous menace avec « Votre argent ou votre vie », votre paiement lui est contraint et non volontaire, et il en profite à vos dépens. C’est le vol, et non les marchés libres, qui suit en fait le modèle mercantiliste :

le voleur profite aux dépens de celui qui est contraint. L’exploitation ne se produit pas sur le marché libre, mais là où l’auteur de la coercition exploite sa victime. À long terme, la coercition est un jeu à somme négative qui conduit à une réduction de la production, de l’épargne et de l’investissement, à un épuisement du stock de capital et à une baisse de la productivité et du niveau de vie pour tous, peut-être même pour les coerciteurs eux-mêmes.

Le gouvernement, dans toute société, est le seul système légal de coercition. La fiscalité est un échange forcé, et plus le fardeau de la fiscalité sur la production est lourd, plus il est probable que la croissance économique faiblit et décline. D’autres formes de coercition gouvernementale (par exemple, le contrôle des prix ou les restrictions qui empêchent de nouveaux concurrents d’entrer sur un marché) entravent et paralysent les échanges commerciaux, tandis que d’autres (interdictions des pratiques trompeuses, exécution des contrats) peuvent faciliter les échanges volontaires.

L’ultime coercition gouvernementale est le socialisme. Sous la planification centrale socialiste, le conseil de planification socialiste n’a pas de système de prix pour les terres ou les biens d’équipement. Comme même des socialistes comme Robert Heilbroner l’admettent maintenant, le conseil de planification socialiste n’a donc aucun moyen de calculer les prix ou les coûts ou d’investir du capital de sorte que le maillage de la production s’emboîte et se dégage. L’expérience soviétique actuelle, où une récolte de blé exceptionnelle ne parvient pas à se rendre dans les magasins de détail, est un exemple instructif de l’impossibilité de faire fonctionner une économie complexe et moderne en l’absence d’un marché libre. Il n’y avait ni incitation ni moyen de calculer les prix et les coûts pour que les wagons-trémies se rendent au blé, pour que les minoteries le reçoivent et le transforment, et ainsi de suite tout au long du grand nombre d’étapes nécessaires pour atteindre le consommateur final à Moscou ou Sverdlovsk. L’investissement dans le blé est presque totalement gaspillé.

Le socialisme de marché est, en fait, une contradiction dans les termes. La discussion à la mode sur le socialisme de marché néglige souvent un aspect crucial du marché. Lorsque deux biens sont effectivement échangés, ce qui est réellement échangé, ce sont les titres de propriété de ces biens. Lorsque j’achète un journal cinquante centimes, le vendeur et moi échangeons des titres de propriété : je cède la propriété des cinquante centimes et l’accorde au marchand de journaux, et il me cède la propriété du journal. Le processus est exactement le même que pour l’achat d’une maison, sauf que dans le cas du journal, les choses sont beaucoup plus informelles, et nous pouvons tous éviter le processus complexe des actes, des contrats notariés, des agents, des avocats, des courtiers en hypothèques, etc. . Mais la nature économique des deux transactions reste la même.

Cela signifie que la clé de l’existence et de l’épanouissement du marché libre est une société dans laquelle les droits et titres de propriété privée sont respectés, défendus et protégés. La clé du socialisme, d’autre part, est la propriété gouvernementale des moyens de production, de la terre et des biens d’équipement. Ainsi, il ne peut y avoir de marché de terres ou de biens d’équipement digne de ce nom.

Certains critiques du marché libre soutiennent que les droits de propriété sont en conflit avec les droits « de l’homme ». Mais les critiques ne se rendent pas compte que dans un système de marché libre, chaque personne a un droit de propriété sur sa propre personne et son propre travail, et qu’il

peut conclure des contrats libres pour ces services. L’esclavage viole le droit de propriété fondamental de l’esclave sur son propre corps et sa personne, un droit qui est le fondement des droits de propriété de toute personne sur des objets matériels non humains. De plus, tous les droits sont des droits de l’homme, qu’il s’agisse du droit de chacun à la liberté d’expression ou du droit de propriété d’un individu dans son propre logement.

Une accusation courante contre la société de marché est qu’elle institue « la loi de la jungle », du « chien mange chien », qu’elle rejette la coopération humaine pour la concurrence et qu’elle exalte le succès matériel par opposition aux valeurs spirituelles, à la philosophie, ou activités de loisirs. Au contraire, la jungle est précisément une société de coercition, de vol et de parasitisme, une société qui démolit les vies et les niveaux de vie. La concurrence marchande pacifique des producteurs et des fournisseurs est un processus profondément coopératif dans lequel tout le monde profite et où le niveau de vie de chacun s’épanouit (par rapport à ce qu’il serait dans une société non libre). Et le succès matériel incontestable des sociétés libres fournit la richesse générale qui nous permet de profiter d’une quantité énorme de loisirs par rapport aux autres sociétés, et de poursuivre les affaires de l’esprit. Ce sont les pays coercitifs avec peu ou pas d’activité marchande, notamment sous le communisme, où le train-train de l’existence quotidienne non seulement appauvrit matériellement les gens, mais engourdit leur esprit.


Cet article est publié initialement en Anglais par Mises Institute


Auteur:

Murray N.Rothbard

Murray N. Rothbard a apporté des contributions majeures à l’économie, à l’histoire, à la philosophie politique et à la théorie juridique. Il a combiné l’économie autrichienne avec un fervent engagement envers la liberté individuelle.

Agriculture familiale, pourra-t-elle changer la donne en Afrique?

L’agriculture demeure un élément central de l’économie africaine. Elle représente la plus grande source de revenus et de moyens d’existence pour 70 à 80 % de la population et contribue à l’échelle de 40% dans l’assiette fiscale. Cependant l’agriculture familiale pourrait booster les revenus agricoles.

Commençons par la définition. Selon l’organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), l’agriculture familiale se définit comme un système agraire reposant sur des exploitations de petites dimensions travaillées chacune par une famille consommant une partie de sa production. Donc c’est un ensemble de pratiques agricoles qu’on pratique sur une superficie ne dépassant pas généralement un hectare.

Le défi

Dans la plupart des pays africains et en Afrique en général, une grande masse de la population pratique ce type d’agriculture mais la manière dont on le fait n’accompagne pas des pratiques et techniques bien développées pour pouvoir générer un rendement remarquable a une grande échelle.

L’agriculture familiale est plus productif lorsqu’elle est bien pratiquée. Les cultures de rente apportent plus de devises aux pays, améliorant leurs taux d’exportations, ce qui leur permet à leur tour de compéter sur le marché international, ce qui pourrait contribuer dans le boosting de son économie en général.

Donc le développement de l’Afrique va dépendre énormément sur le développement de cette grande masse de la population en premier lieu, celle constituée majoritairement par des agriculteurs pratiquant l’agriculture familiale. D’où l’indispensabilité de l’agriculture familiale au développement de l’Afrique.

Les atouts et les enjeux.

L’agriculture familiale met les gens au travail et ces derniers ont de quoi manger et réduit alors les problèmes de la faim en Afrique qui compte aujourd’hui plus des affames. Aussi la pauvreté dans les ménages diminue car c’est à la fois une agriculture d’autoconsommation et de commercialisation si elle est bien faite. Ce qui va faciliter la couverture des autres besoins familiaux comme le paiement du minerval des enfants, l’assurance médicale, l’assurance habillement et les autres petits besoins de la famille.

Vu que le secteur agricole est un secteur primaire, son développement va entrainer le développement des autres secteurs secondaires et tertiaires car la grande production, va conduire directement à la transformation des produits soit pour une meilleure consommation soit pour une meilleure conservation. Donc les industries agricoles vont naitre directement et créer plusieurs emplois à la population, ce qui va réduire le taux de chômage.

Des pistes de solutions

Pour la change la donne, il est plus primordial que le décideurs politique en Afrique adopte des nous stratégies dans le secteur agricole. Premièrement la libéralisation du secteur agricole et tous qu’on y fait doute être une priorité pour les états africains. Plusieurs états africains et même

décideurs font souvent une erreur commune en pensant qu’ils peuvent centraliser les décisions de plusieurs agriculteurs et en en cherchant à subventionner ce secteur. Mais le résultat est toujours non satisfaisant. Aussi il est nécessaire de mettre à la disposition permanente aux agriculteurs des outils agricoles comme les intrants agricoles joue un rôle considérable et renforcer des connaissances aux agriculteurs à propos des bonnes pratiques et techniques culturales est nécessaire, ainsi que faire la vulgarisation de la technique de l’intensification agricole au sein des agriculteurs leur donnerait des résultats très fructueux

Donc développer un secteur agricole en Afrique qui embauche plus de personnes, permet à réaliser progressivement les ODD et à la fin du compte les autres secteurs se développent eux-mêmes et donc le développement du continent tout entier.

L’Afrique devrait alors en tirer une grande leçon car lui plus de 80% de sa population vivent et dépendent exclusivement de l’agriculture. D’où son intérêt à développer l’agriculture familiale en vue d’assurer sa croissance économique.

Par Guy Marie Eloi IGIRUBUNTU

La voie de l’Afrique vers une plus grande liberté économique

Le PIB moyen par habitant dans les pays qui se classent dans le quartile supérieur pour la liberté économique est de 50 619 dollars, contre un maigre 5 911 dollars pour les économies classées dans le quartile inférieur.

Sans liberté économique, le développement économique est peu probable. Que vous démarriez une nouvelle entreprise, que vous revendiquiez la propriété d’un terrain, que vous ne soyez pas victime de corruption ou que vous payiez des impôts faibles et simples qui n’engloutissent pas la majeure partie de vos revenus, pratiquement tous les aspects d’une économie saine sont liés à liberté économique. Malheureusement, selon un nouveau rapport qui mesure la liberté économique, de nombreux États africains se classent parmi les plus bas du monde. Le rapport sur la liberté économique dans le monde, qui est publié chaque année par le Fraser Institute, un groupe de réflexion canadien, mesure dans quelle mesure les politiques et les institutions des pays soutiennent la liberté économique. Cela est important, en particulier pour les pays africains, car il existe des preuves solides que les économies plus libres sont plus riches, plus saines et se développent plus rapidement que les économies moins libres.

Pour classer la liberté économique, le rapport 2021 du Fraser Institute, publié le mois dernier, analyse 165 pays dans cinq grandes catégories (taille du gouvernement, systèmes juridiques et droits de propriété, monnaie saine, liberté de commercer à l’international et réglementation) qui ont été encore divisées en composants et sous-composants. Au total, 42 indices sont analysés dans le rapport. Parmi les 10 premiers pays où le concept d’auto-propriété est maintenu en tandem avec une intervention minimale du gouvernement dans l’économie, aucun pays africain n’était présent. Hong Kong, comme d’habitude, est resté en tête, suivi de Singapour, de la Nouvelle-Zélande, de la Suisse, de la Géorgie, des États-Unis, de l’Irlande, de la Lituanie, de l’Australie et du Danemark. Cependant, au bas du classement EFW, sept des 10 économies les moins libres du monde étaient africaines ; République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Zimbabwe, Algérie, Libye et Soudan.

Les classements sont importants car ils peuvent influencer la prise de décision des investisseurs étrangers et rassurer ou décourager les potentiels qui espèrent se lancer sur les marchés africains. Cependant, au-delà de l’investissement, le rapport EFW met en évidence les résultats radicalement différents entre les pays qui jouissent d’une grande liberté économique et ceux qui subissent la lourdeur de l’ingérence gouvernementale. Le PIB moyen par habitant dans les pays qui se classent dans le quartile supérieur (c’est-à-dire les vingt-cinq pour cent des pays les mieux classés) pour la liberté économique est d’un montant stupéfiant de 50 619 dollars, contre un maigre 5 911 dollars pour les économies classées dans le quartile inférieur. De même, les 10 % les plus pauvres dans les pays où les citoyens sont les plus libres économiquement ont un revenu moyen de 14 400 dollars. En revanche, les 10 % les plus pauvres de la population des pays les moins libres économiquement ont un revenu par habitant de 1 549 dollars.

Le rapport EFW montre également que si 34,1 % de la population des pays les moins libres vivent dans l’extrême pauvreté (définie comme vivant avec moins de 1,90 USD par jour), seuls 0,9 % de la population des pays les mieux classés le sont. Il ne fait aucun doute que la liberté économique est fortement liée à la sortie des personnes de la pauvreté. Fait intéressant, les habitants des pays les plus libres ont tendance à vivre 15 ans de plus que ceux des pays où le gouvernement joue un rôle important dans l’économie. Comme les gens vivent plus longtemps dans des économies plus libres, il n’est pas surprenant de noter que ces États ont également le taux de mortalité infantile le plus bas, qui est presque dix fois inférieur par rapport aux pays du quartile le plus bas de la liberté économique. Entre autres résultats éducatifs bénéfiques, les données révèlent également que la scolarisation, en particulier au niveau secondaire, est beaucoup plus élevée dans les pays les plus économiquement libres du monde.

Une large perspective continentale des données EFW révèle que la cote moyenne de liberté économique en Afrique est passée de 6,8 sur 10 en 2000 à 6,71 en 2019, avec un pic de 6,85 en 2012 (voir figure 1). En examinant les données de manière plus approfondie, Maurice est classée au premier rang en Afrique, suivie du Cap-Vert, des Seychelles, du Botswana, de l’Ouganda, du Rwanda, de la Zambie, de la Gambie, de l’Afrique du Sud et du Nigéria. Maurice et Cabo Verde sont les seuls pays africains dans le quartile le plus économiquement libre parmi les 165 pays analysés dans le rapport. De plus, Maurice se classe au 11e rang mondial, se classant plus haut que les grands pays comme le Canada, le Japon, l’Allemagne, la France et la Chine. La monnaie saine, l’un des indicateurs de la liberté économique qui examine des composantes telles que l’inflation, la liberté de posséder de la monnaie dans des comptes bancaires étrangers et la croissance monétaire, est l’un des principaux contributeurs au succès de Maurice, où le pays obtient un impressionnant 9,54 sur dix.

Sources : Liberté économique dans le monde : rapport 2021 ; Calcul de l’auteur

Malgré la chute au fil du temps de la liberté économique en Afrique, tout n’est pas sombre pour le continent. L’introduction de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) donnera l’impulsion nécessaire aux nations africaines pour catalyser la liberté économique. Avec des tarifs douaniers réduits sur 97 % des marchandises et un engagement envers les lois sur la propriété intellectuelle, des composantes intégrales de la liberté économique telles que les droits de propriété et la liberté de commercer au niveau international pourraient augmenter considérablement la position globale de l’Afrique dans le classement dans les futurs rapports. Cela contribuera grandement à améliorer le bien-être de millions de personnes. Bien que la ZLECAf ne résoudra pas soudainement tous les problèmes de l’Afrique, c’est un pas dans la bonne direction vers la liberté économique qui est fortement liée à la prospérité et, à son tour, elle contribuera à sortir des millions de personnes sur le continent de la pauvreté.

Cet article a été initialement publié en Anglais par IATP

Nana Fredua Agyeman est l’animatrice du podcast « Dear Young Afrikan » et était auparavant stagiaire à l’IATP.
ZLECAf : Le Burundi devrait-t-il miser sur le secteur agricole ?

Enclavé avec une un PIB plus bas au niveau mondial, le commerce extérieur dépend du secteur agricole qui constitue environ 70% des exportations . Ayant signé son adhésion dans la zone de libre échange continentale, il y a lieu alors de se demander ce que le Burundi va mettre sur le marché pour pouvoir entrer en compétition avec les autres pays et surtout pouvoir y tirer profit. Analyse !

Quid des exploitations agricoles ?

Les exportations du Burundi sont principalement dominées par les produits agricoles qui constituent à eux seuls plus de 70% de la valeur totale des exportations : le café 42,1%, le thé (17,4%), la farine de blé (7,3%), le tabac (1,8%). Cependant si on regarde les perspectives culturales du Burundi, ces cultures ne sont pas bien vulgarisées dans la population rurale. Or on remarque que presque toutes ces cultures sont facilement adaptatives sur les zones culturales(zones agro écologiques) du Burundi .

A partir de zones Agro écologiques, on peut facilement constater que si on régionalise ces cultures, le Burundi pourrait mieux se classer et puis les mettre sur le marché régional afin de pouvoir tirer profit dans ce vaste marché continental.

Comme le Burundi possède un sol plus compatible avec les cultures pérennes, il devrait mettre beaucoup d’efforts en les cultivant et en faisant leur promotion surtout dans les milieux ruraux où les paysans peuvent prendre une part considérable.

Delà, le gouvernement devrait vulgariser énormément ces cultures afin de les promouvoir pour que dans 4 ans, il puisse se présenter sur la scène régionale afin de pouvoir entrer en compétition avec les autres pays d’Afrique et même dominer ce marché.

La réforme du secteur café en amont ?

Le café occupe la première place de toutes les cultures exportées avec plus de 40% en 2019, puis vient le thé et les autres suivent. Cette filière nourrit à elle seule plus de 850 000 familles et constitue le premier domaine d’exportation du pays et permet de classer mieux le Burundi dans le rang mondial en occupant le 31ème place. Un autre atout est que le Burundi est considéré comme l’un des pays possédant le café le plus demandé vue qu’elle a été classé 2eme au monde après celle de Brésil. Même si les autres pays le produisent celui du Burundi a le goût spécial que celle des autres pays notamment celle produite en province de Kayanza. Ce qui fait que si cette filière est libéralisée, pourrait faire entrer plus de devises au pays et soutenir alors les revenus de l’état qui proviennent majoritairement des recettes douanières et tarifaires.

Ce qui est excellent est que le Burundi pourrait facilement dominer le marché régional à partir de nos produits agricoles qu’on exporte aujourd’hui car plus de 90% de sa population sont des agriculteurs. Il reste donc à vulgariser ces cultures dans la population et les enseigner les

différents modes de les cultiver mais aussi les montrer ce qu’ils vont gagner.

Aussi, on remarque que les prix des cultures industrielles sont parfois régulés par des mesures étatiques qui parfois sont inférieurs au coût de production. Leurs commercialisations sont aussi difficiles et souvent se heurte à des spéculations. Donc là il n’y a pas de motivation pour les agriculteurs. D’où alors une révision des prix par le marché lui-même et la libéralisation de ces marchés seraient très nécessaire si on veut bien les promouvoir ; car comme toujours, la fixation du prix par une personne tierce rend la rareté du produit et aussi démotive les producteurs. Les prix doivent se fixer en suivant la loi d’offre et de la demande ; la loi du marché.

Pour pouvoir arriver à ces objectifs le secteur agricole doit être libéralisé pour être plus compétitifs sur la scène internationale. Seul les informations trouvées sur le marché ouvert et compétitif peuvent aider à prendre des décisions qui nous permettant de bien positionner notre secteur agricole dans ce marché et y tirer profit.

Par IGIRUBUNTU Guy Marie Eloi

L’esclavage est-il un facteur du développement financier de l’Afrique ?

Il existe un corpus important de recherches établissant un lien entre  le développement financier  et la croissance économique. Un secteur financier compétitif est crucial pour la mobilisation stratégique des ressources dans une économie. Des enquêtes ont cependant révélé que l’Afrique souffre d’un « déficit de développement financier ». En effet, les plates-formes bancaires en Afrique fonctionnent en dessous de leur capacité – par rapport à d’autres régions en développement. Une mesure commune pour juger de l’efficacité des systèmes bancaires est le degré de profondeur financière.

La profondeur de la bancarisation est mesurée par l’offre de crédit intérieur au secteur privé en pourcentage du PIB et le ratio des passifs liquides. La profondeur du système bancaire d’un pays reflète la mesure dans laquelle les acteurs économiques peuvent utiliser les outils financiers pour façonner les portefeuilles d’épargne et d’investissement. Une  étude  a fait remarquer que les prêts au secteur privé en pourcentage du ratio du PIB sont en moyenne de seulement 21 % dans les pays africains – ce chiffre dérisoire est la moitié du ratio dans les pays en développement non africains.

Encore plus surprenante est la réalité que 65  %  des adultes en Afrique subsaharienne ne sont pas bancarisés. Mais qu’est-ce qui pourrait expliquer un niveau de développement aussi abyssal ? Les chercheurs ont examiné plusieurs coupables – de l’héritage du colonialisme à la qualité institutionnelle. Cependant, certains chercheurs avancent la thèse audacieuse selon laquelle les déficiences du secteur bancaire africain sont attribuables aux séquelles de la traite des esclaves.

En examinant les données de l’enquête Afro baromètre de 2005 pour déterminer si les individus associés à des groupes ethniques qui ont été fortement exposés aux traites d’esclaves historiques font preuve d’une plus faible confiance dans l’avenir,  Nunn et Wantchekon  (2011) concluent que c’est effectivement le cas. Les groupes ethniques fortement exposés aux anciennes traites d’esclaves affichent aujourd’hui des niveaux de confiance plus faibles envers la famille, les voisins, les Co ethnies et le gouvernement local.

La traite des esclaves transatlantique et dans l’océan Indien offrait aux politiques et aux

commerçants africains des opportunités de tirer profit de la vente des victimes en esclavage. En réponse à la demande d’esclaves noirs, les enlèvements se sont intensifiés et les lois ont été modifiées pour justifier la vente des contrevenants. En raison de la montée des activités sans scrupules permises par la traite des esclaves, les Africains sont devenus sceptiques à l’égard de leurs pairs, fomentant ainsi un environnement de méfiance.

Les conclusions de Nunn et Wantchekon sont pertinentes puisque la confiance a des implications sur  le développement financier  . Exploiter la confiance est la porte d’entrée des collaborations d’affaires ; par conséquent, si la traite des esclaves a érodé la confiance dans les individus et les institutions, il en résultera moins de partenariats commerciaux et une hésitation à engager les institutions. Ross Levine et ses collègues sont arrivés à cette conclusion dans une étude de 2020, intitulée « The African Slave Trade and Modern Household Finance », publiée dans The  Economic Journal . Levine et ses co-auteurs soulignent que la méfiance limite l’enthousiasme des prêteurs potentiels à accorder du crédit aux clients potentiels et inhibe la propension des ménages à épargner et à investir dans les institutions financières.

L’étude a révélé de fortes disparités dans l’implication financière en raison d’une exposition intense aux traites d’esclaves historiques :

À Maurice et en Afrique du Sud, l’utilisation des cartes de crédit était supérieure à 16 %, mais inférieure à 0,5 % à Madagascar, au Soudan et en Éthiopie, où l’exposition à la traite des esclaves était plus importante.

Les habitants des pays qui ont été moins touchés par les esclaves sont également moins susceptibles d’exprimer leur confiance dans les institutions financières. Seuls 0,3 % des répondants à Maurice ont indiqué un manque de confiance dans les banques, mais au Niger, 22 % des répondants ont noté une réticence à faire confiance aux banques ou à d’autres institutions financières.

De plus, l’héritage d’une faible confiance a aggravé les périls de la conduite des affaires dans une région diversifiée comme l’Afrique. Ali Recayi Ogcem et les co-auteurs d’un  article de 2021  sur l’association entre la confiance et le développement financier ont observé que la confiance généralisée réduit le risque dans diverses régions : « Nos résultats montrent que la confiance généralisée joue un rôle important dans l’atténuation des effets néfastes que le

fractionnement ethnique a sur la disponibilité de dépôts ou de sources stables pour financer les prêts. »

De plus, en plus d’entraver la croissance d’un secteur financier innovant, l’exposition historique à la traite des esclaves a entravé le potentiel des entreprises à accéder au financement, comme l’ont révélé Lamar Pierce et Jason Snyder dans un  article de 2017 . Les auteurs écrivent : « Les entreprises des pays à forte extraction d’esclaves dépendent également moins des moyens de crédit formels tels que les prêts bancaires, les lignes de crédit, les comptes chèques et les facilités de découvert. L’extraction d’esclaves au niveau national est également corrélée à un moindre accès au crédit auprès des fournisseurs. Bien que les canaux financiers informels servent souvent de substituts aux canaux financiers formels inaccessibles… nous ne trouvons aucune preuve que les entreprises des pays touchés par la traite des esclaves soient en mesure de compenser l’insuffisance des canaux financiers formels avec des crédits des fournisseurs et des clients. »

Néanmoins, les preuves présentées une critique de cette ligne de recherche sont que les pays à faible confiance dans les Caraïbes et en Amérique latine possèdent des institutions financières supérieures, il est donc possible que la nature sous-développée du système bancaire africain soit une conséquence de la faible capacité institutionnelle, de faibles niveaux de capital humain et une gouvernance inadéquate. Cependant, si nous reconnaissons que la performance du système bancaire est un héritage de la traite des esclaves, alors la seule option pour les dirigeants africains est de concevoir des stratégies pour nourrir la confiance et le capital civique. Utiliser l’histoire de la traite des esclaves pour trouver des excuses à l’échec ne profitera pas aux Africains.

Cet article a été initialement publiée en Anglais par Mises Institute

Lipton Matthews

La ZLECAf : Restaurer les modèles commerciaux autochtones d’Afrique ?

La mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) l’année dernière a le potentiel de réduire les barrières commerciales à travers l’Afrique, et ce faisant, elle inaugurera probablement une nouvelle ère de prospérité à travers le continent. Cependant, l’adoption du libre-échange représente un changement notable dans la politique économique récente de la région. 

Au moment de l’indépendance, de nombreux dirigeants africains nouvellement élus ont soutenu que les économies de marché étaient synonymes de colonialisme. Comme Julius Nyerere, le premier dirigeant d’une Tanzanie indépendante, l’a noté en 1963, « En rejetant l’attitude d’esprit capitaliste que le colonialisme a introduite en Afrique, nous devons également rejeter les méthodes capitalistes qui vont avec. » Comme Nyerere, de nombreux autres nouveaux dirigeants ont soutenu que le « socialisme africain » et le protectionnisme économique étaient la seule voie vers la prospérité. 

Malheureusement, les partisans du développement africain piloté par l’État ont oublié que les marchés ont une longue tradition  d’  aide aux Africains pour prospérer. En effet, les avantages de marchés relativement ouverts se retrouvent tout au long de l’histoire africaine et dans toutes les régions du continent. La mise en œuvre de la ZLECAf aidera l’Afrique à retrouver ce qu’elle avait avant que les Européens ne colonisent leurs terres : un continent avec une forte intégration régionale et des échanges commerciaux circulant dans de vastes régions.

Faire un tour rapide de l’Afrique indigène montre à quel point les réseaux commerciaux ont été historiquement importants pour la région.  

En Afrique de l’Ouest, la preuve des réseaux commerciaux peut être vue dans les histoires de l’empire d’Oyo et des royaumes haoussa. L’empire d’Oyo, situé dans le Nigeria moderne, est né dans les années 1300 et a amélioré sa position militaire grâce à des connexions commerciales avec les routes commerciales transsahariennes. Ils commencèrent également à commercer avec les royaumes haoussa, un groupe de petites cités-États indépendantes qui apparurent au nord de l’Oyo au XV e siècle. Les Oyo et les Hausa ont amélioré leur vie grâce à ce transfert régional de marchandises.

Des preuves de réseaux commerciaux étendus en Afrique précoloniale peuvent également être trouvées plus au sud sur le continent, au Botswana et en Afrique du Sud d’aujourd’hui. Dans le sud-ouest de l’Afrique du Sud, le peuple Khoisan a échangé du bétail, des moutons et des produits de chasse contre du fer et du cuivre, extraits par la tribu Batswana au nord. Une fois que les Khoisan ont acquis ces métaux, ils ont échangé certains de ces biens avec le peuple Xhosa du sud-est, en échange de tabac et de dagga (cannabis).

Se déplacer vers le nord en Afrique centrale révèle que des réseaux commerciaux existaient même dans cette zone relativement isolée. Les royaumes Luba-Lunda étaient un groupe d’États qui ont prospéré en Afrique centrale du XVe au XIXe siècle, et leur économie tournait autour du commerce local et régional du poisson, du sel, du fer et du cuivre.  

Enfin, des exemples d’Afrique de l’Est montrent que le commerce faisait partie intégrante du développement précolonial de la région. Lorsque les explorateurs portugais sont arrivés à Kilwa en

1505, situé au large des côtes de l’actuelle Tanzanie, un observateur portugais a noté que « l’île est petite, près du continent, et c’est un beau pays ». Il a poursuivi en déclarant que Kilwa était plein de « riches marchands, et il y a beaucoup d’or et d’argent et d’ambre et de muscs et de perles. Ceux de la terre portent des vêtements de coton fin et de soie et beaucoup de belles choses. La raison de la richesse de Kilwa a été largement attribuée au fait qu’il s’agissait du port côtier le plus proche pour l’or extrait de l’intérieur du Zimbabwe, ce qui indique que les réseaux commerciaux ont prospéré dans la région. Plus au nord, sur la côte swahili, le commerce des clous de girofle et de l’ivoire a permis à Mombasa de prospérer du XIVe au XVIe siècle.

Puisqu’il existe des preuves évidentes de solides réseaux commerciaux en Afrique, qu’est-ce qui explique les barrières commerciales élevées qui ont entravé le développement de l’Afrique au cours du dernier siècle et demi ? La réponse est simple : colonialisme et politiques de planification centrale. 

Le colonialisme a provoqué une augmentation des politiques commerciales protectionnistes alors que les puissances européennes ont divisé l’Afrique sans accorder une attention suffisante aux facteurs sociaux, économiques ou géographiques. Les contrôles exercés par les autorités coloniales ont restructuré la vie économique loin des relations commerciales naturelles qui existaient depuis des centaines, voire des milliers d’années. Dans la plupart des États, la situation ne s’est pas améliorée après l’indépendance, car de nombreux nouveaux dirigeants africains ont poursuivi un développement dirigé par l’État et espéraient que la substitution des importations stimulerait la fabrication nationale. L’industrialisation n’a jamais eu lieu de manière substantielle dans la majeure partie du continent. Les gouvernements post-indépendance qui ont poursuivi le socialisme africain ont généralement maintenu à ce jour des tarifs élevés et des contrôles aux frontières, qui continuent d’étouffer la croissance économique. 

Avec tout cela à l’esprit, il devient facile de comprendre pourquoi la mise en œuvre de la ZLECAf est si importante. La Banque mondiale a estimé que cette zone de libre-échange pourrait sortir 30 millions d’Africains de l’extrême pauvreté (définie comme ayant un revenu inférieur à 1,90 dollar par jour) et 68 millions de personnes de la pauvreté modérée (un revenu de 5,50 dollars par jour) d’ici 2035. De plus, ce n’est pas comme si l’Afrique n’avait aucune expérience préalable du libre-échange. Au contraire, le libre-échange a une histoire longue et prospère sur tout le continent. Heureusement, la ZLECAf contribuera à rétablir des relations commerciales historiques et, ce faisant, elle améliorera probablement la vie de centaines de millions de personnes à travers le continent. 

Cet article est publié initialement sur IATP

Alexander Jelloian est stagiaire à l’Initiative pour le commerce et la prospérité en Afrique.

La liberté économique et l’entrepreneuriat comme tremplins de la lutte contre la pauvreté en Afrique ?

Avant la colonisation en Afrique, il était jugé absurde pour les chefs traditionnels de faire des promesses de création d’emplois pour les jeunes et de petites économies. Pendant la colonisation, les territoires colonisés sont restés non libres. L’une des conséquences directes de l’esclavage était que les maîtres coloniaux créaient des emplois, mais ces emplois n’ont jamais rendu les populations locales prospères. Les salaires, les réglementations, le climat d’investissement étaient affectés par les planificateurs centraux. Il était difficile pour les gens de créer facilement leurs entreprises.

Après l’indépendance, l’histoire n’a pas beaucoup changé, si ce n’est que les problèmes qui continuent de se multiplier jour après jour. Pour le Dr George Ayittey, économiste de renom, « nous avons échangé une série de maîtres (les colonialistes blancs) contre une autre série (les néo-colonialistes noirs) et l’exploitation et l’oppression du peuple africain se sont poursuivies sans relâche. » Le moyen moral de parvenir à la prospérité a été grandement déformé. Il n’est donc pas surprenant que les Africains continuent de connaître des taux de chômage élevés et presque toutes les initiatives de la lutte contre pauvreté vouées à l’échec car elles sont « économiquement frivoles » et aveugles à la vérité.

Quid de la liberté économique en Afrique ?

Selon l’indice de liberté économique de l’Héritage Foundation, nous trouvons que l’économie des pays de l’Afrique Sub-Saharienne reste majoritairement dans la catégorie « économiquement non libre ». Sur 47 pays classés, 31 possèdent ce statut et le Burundi se trouve parmi les 9 pays avec le statut à économie « réprimée » alors que le Rwanda, qui est classé 47e sur 178 pays, apparaît comme le premier pays africain. D’après le classement, 9 des 18 pays de la catégorie des pays réprimés sont des pays africains. Selon la fondation, « la liberté économique est le droit fondamental de chaque être humain à contrôler son travail et ses biens. » Dans une société économiquement libre, la majorité de la population vit dans l’abondance simplement parce que les individus sont libres de travailler, de produire, de consommer et d’investir de manière plus édifiante.

Dans les sociétés économiquement libres, la liberté d’entreprendre, qui est un sous-ensemble de la liberté économique, est garantie. Les gouvernements limitent leur ingérence dans la libre circulation des capitaux, de la main-d’œuvre et des biens. Dans les pays économiquement libres, les gouvernements mettent l’accent sur le rôle central du gouvernement dans la sauvegarde de la liberté.

Dans une société économiquement libre, le rôle du gouvernement serait de se concentrer sur l’élimination des obstacles qui entravent l’épanouissement humain et l’esprit entreprise. Par exemple, la réduction ou même l’élimination des coûts de l’enregistrement et la bureaucratie pour les jeunes entrepreneurs. Pourquoi le gouvernement ne réduit-il pas de 50 % le coût de l’enregistrement d’une entreprise pour les jeunes entrepreneurs ? Si l’idée est de collecter des fonds, la réduction du coût de l’enregistrement des entreprises n’attirerait-elle pas davantage d’entreprises et n’augmenterait-elle pas les recettes ?

Besoin de subventionner les entrepreneurs ?

Le capital reste un défi majeur pour les entrepreneurs, de même que les taux d’intérêt élevés. La perception selon laquelle les entrepreneurs ont besoin de « l’argent du gouvernement » est erronée. Les entrepreneurs ne veulent que les fonds du gouvernement parce que celui-ci leur rend difficile l’accès aux fonds provenant de sources volontaires telles que les institutions financières, la capitalisation de leurs profits tapé par les des impôts lourds, etc. Si le gouvernement doit fournir des fonds aux entrepreneurs en soutirant de l’argent aux autres entrepreneurs par le biais de la fiscalité, quel sera alors le sort des entreprises existantes ? Ne vont-elles pas fermer leurs portes ? Pour assurer un financement durable, les entrepreneurs ont besoin des services d’autres entrepreneurs qui peuvent fournir des services financiers axés sur la valeur et assortis de conditions favorables. Les gouvernements devraient se poser plutôt ces questions : Comment l’entreprenariat peut-il prospérer ? Comment les entrepreneurs peuvent-ils accéder à des prêts bon marché et flexibles ?

Nouvelle vision pour avancer ?

Cette conclusion de Charles Koch, homme d’affaire, nous donne la piste : « J’ai étudié les principes qui sous-tendent la paix et la prospérité et j’en ai conclu que le seul moyen d’atteindre le bien-être de la société était de mettre en place un système de liberté économique » Si les citoyens félicitent leurs politiciens qui les pillent et misent sur le populisme pour créer des emplois, la prospérité diminue.

Pour améliorer la donne, les gouvernements devraient mettre en œuvre des réformes profondes, larges et bien institutionnalisées qui laisse le champ à la prise de décision individuelle (entrepreneurs) et laisser leurs choix être guidés par les informations fournies par les marchés seuls.  Aussi, la tendance peut être inversée si les citoyens rejettent le dogme populiste et toutes les formes de pillage, qu’elles soient légales ou illégales. Tout intervenant doit embrasser un processus régi par l’offre et la demande. Le système des marchés fournit des informations en temps réel sur les prix et une discipline pour ceux qui ont pris de mauvaises décisions. Et ces informations sont d’une importance capitale dans la promotion de libre esprit d’entreprise en Afrique et par conséquent réduire la pauvreté dans notre continent.

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur et Directeur Exécutif de l’Institute for Economics and Enterprises
La ZLECAf améliorera la capacité de l’Afrique à répondre à la future pandémie ?

Le commerce mondial souffre depuis le début de la pandémie de Covid-19. En raison de la forte dépendance de l’Afrique vis-à-vis du commerce avec le reste du monde, le continent s’est trouvé dans une position difficile. 

L’Agence de développement de l’Union africaine a estimé que la pandémie entraînera plus de 101 milliards de dollars de pertes de recettes d’exportation en Afrique, les pays producteurs de pétrole perdant environ 65 milliards de dollars. Ce grave impact sur l’économie fait des producteurs de pétrole africains les grands perdants. Par exemple, les ventes de pétrole brut représentent plus de 50 % des revenus du gouvernement et plus de 90 % des devises au Nigeria. Le pétrole brut représente 90 % des revenus de l’Angola et 73 % de ceux du Soudan du Sud. 

Face à la pandémie dévastatrice, les pays et les blocs commerciaux ont été contraints de donner la priorité aux besoins de leurs citoyens. L’aide à l’Afrique a également diminué en raison de l’impact économique du Covid-19 et de la montée du nationalisme. Les pays africains doivent travailler ensemble pour trouver des réponses à leurs problèmes actuels. 

La pandémie a révélé des faiblesses dans les structures commerciales qui soutiennent la stratégie économique de l’Afrique. Les exportations de l’Afrique se concentraient principalement sur quelques produits de base, tels que le pétrole brut, le cuivre et le cacao, toutes des ressources brutes ou non transformées. Ceux-ci sont expédiés à l’étranger pour être transformés, tandis que les articles manufacturés importés de l’extérieur du continent représentent la plupart des importations. 

La pandémie a provoqué des pénuries d’approvisionnement en fournitures essentielles. L’une des répercussions des récentes interruptions des échanges a été la hausse du prix des produits nécessaires à la lutte contre la pandémie. La plupart des produits de première nécessité, tels que les vêtements, la nourriture et les fournitures médicales, sont importés en dehors du continent. L’Afrique, contrairement aux autres continents, avait peu de chaînes d’approvisionnement régionales sur lesquelles s’appuyer, le commerce intracontinental représentant moins de 15 % des exportations en 2019. Comparé aux chiffres des autres continents, le chiffre est faible. Les exportations intracontinentales, par exemple, représentent respectivement 69 %, 59 % et 59 % des exportations totales en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. 

La réglementation de chaque pays africain régit la réduction des tarifs sur les produits essentiels. Des restrictions temporaires à l’exportation sur les produits de base sont toujours en vigueur en Afrique du Sud, au Kenya et en Côte d’Ivoire, bien que les droits de douane sur les produits essentiels aient été supprimés dans d’autres pays. 

À la lumière de ces problèmes, la dépendance excessive de l’Afrique vis-à-vis du commerce extra-africain doit être abordée. En 2018, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCAf) a été ouverte aux signatures. L’accord oblige les États membres à supprimer les droits de douane sur 90 % des marchandises. Déjà, la ZLECAf est la plus grande zone de libre-échange au monde en termes de nombre de pays participants. 

La zone commerciale fait partie du programme Agenda 2063 de l’Union africaine, qui comprend des accords tels que le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement et le Marché unique du transport aérien en Afrique (SAATM). La ZLECAf fait partie d’un ensemble de mesures qui ont une large portée mais qui, si elles sont correctement mises en œuvre, pourraient changer la donne pour les États africains. 

Une libre circulation des fournitures, de la nourriture et des produits pharmaceutiques est nécessaire pour répondre à une pandémie. La ZLECAf et la coopération douanière peuvent contribuer à la libre circulation des fournitures nécessaires. Les produits pharmaceutiques tels que les masques faciaux, les désinfectants et les équipements de protection individuelle (EPI) sont des éléments essentiels de la réponse sanitaire à la pandémie. Les produits alimentaires doivent également être librement transportables à travers les frontières en raison de la crise alimentaire pendant la pandémie. Grâce à la ZELCAf, les États africains seront mieux préparés à faire face à d’éventuelles pandémies futures. 

Pour que l’Afrique se prépare aux futures pandémies, elle aura besoin d’une économie diversifiée. Une économie bien diversifiée favorise la stabilité et la résilience à long terme. La ZLECAf est en excellente position pour aider les pays africains à pénétrer de nouveaux marchés, en particulier à l’intérieur de l’Afrique, compte tenu du contexte économique actuel. La diversification est essentielle face aux problèmes financiers imminents causés par des événements tels que la pandémie, comme on l’observe dans la plupart des économies développées. La plupart des économies africaines, en revanche, dépendent fortement d’une seule source de revenus. 

Une zone de libre-échange à l’échelle du continent conduira à la spécialisation dans les produits pour lesquels les pays africains ont un avantage comparatif, ce qui se traduira par une productivité et une efficacité accrues dans l’utilisation des ressources. Selon la modélisation de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), la ZLECAf stimulera le commerce africain de 50 à 70 milliards de dollars. Cela suggère qu’entre 2021 et 2040, le commerce intra-africain augmenterait d’environ 40% à 50%. Cela aurait un impact positif sur les économies des pays africains. 

La ZLECAf exige que les pays africains suppriment les barrières commerciales à l’importation (tarifs et quotas). Cela réduit les coûts d’importation et, par conséquent, les prix à la consommation. La possibilité de profiter d’une plus grande gamme de produits africains sur un marché unique profitera aux consommateurs. 

La pandémie est très loin d’être terminée. Les dirigeants africains doivent regarder au-delà de la crise actuelle et capitaliser sur le potentiel du commerce intra-africain. La ZLECAf a le potentiel de renforcer la réponse de l’Afrique aux futures pandémies, mais les parties doivent travailler ensemble pour tirer parti de cette opportunité. 

Cet article est publié initialement en version anglaise par The IATP

Nicholas Aderinto est chercheur en écriture à African Liberty.

La longue histoire du commerce en Afrique et des marchés

Les réformes du marché en Afrique peuvent être contrecarrées à cause de la propagande affirmant que les marchés sont une importation occidentale. Malgré l’actualité de cette croyance, elle est manifestement absurde. Les marchés ont prospéré en Afrique avant le colonialisme, et partout où ils sont réprimés, le résultat est la paupérisation sociale, comme le souligne l’économiste William Hutt dans son étude révolutionnaire , The Economics of the Color Bar . Les marchands de l’Afrique précoloniale ont organisé des réseaux commerciaux à grande échelle qui s’étendaient sur plusieurs régions.

Selon Alberta O. Akrong (2019), la diversité du commerce africain effectué sur terre et sur les voies navigables a amélioré l’accessibilité du continent aux ressources stratégiques. Comme ailleurs, dans l’Afrique précoloniale, les Africains ont conçu des mécanismes pour permettre le commerce. Gareth Austin, dans ses recherches, documente une litanie de telles institutions , y compris des facilités de crédit tournantes et des sociétés secrètes. Chronique de la primauté des marchés dans l’Afrique de l’Ouest précoloniale, il offre un récit captivant des réseaux commerciaux :

« Parmi les diasporas haoussa qui effectuaient l’essentiel du commerce à longue distance de la moitié orientale de l’Afrique de l’Ouest, des caravanes commerciales se déplaçaient entre les marchés, sur lesquels les itinérants logeaient chez des propriétaires du même groupe ethnique, qui les initiaient au commerce local partenaires et généralement les aider à conclure des contrats. Des crédits seraient également disponibles entre membres d’une même diaspora : « l’aléa moral » étant réduit par une appartenance commune. Elle a également été réduite par la religion commune, qui dans le cas des diasporas haoussa… était l’islam. »

L’ethnicité et la religion figuraient en bonne place comme leviers du commerce dans l’Afrique précoloniale. Par exemple, contrairement aux Hausas, qui professaient l’islam, la communauté Aro utilisait la religion indigène comme outil de commerce légitime. Indéniablement, les marchés étaient cruciaux dans l’Afrique précoloniale, mais on admet volontiers qu’ils n’étaient pas sous-tendus par une confiance impersonnelle. Les arrangements en Afrique précoloniale reflètent ce que les économistes décrivent comme une « confiance limitée ». En raison de la faible confiance hors groupe, l’expansion du commerce à travers les réseaux était une entreprise réalisable mais difficile.

Habituellement, le commerce intertribal exigeait la supervision des chefs tribaux pour assurer la probité des transactions. Néanmoins, en moyenne, le commerce en Afrique précoloniale était décentralisé. Socrates Majune et Davis Kimuli Mwania dans l’article « On the Economic Thought of Trade Practices and Policies in Kenya » capturent avec acuité la disposition libérale du commerce dans le Kenya précolonial : , le commerce à longue distance était pratiqué entre les Mijikenda, Kamba, Taita et Waata avec les Swahili, les Arabes et les Waata à travers la ligne côtière de l’océan Indien. Aucune politique formelle n’existait à l’époque en raison de la décentralisation des communautés et de l’absence d’une règle souveraine qui pourrait imposer une politique globale.

En effet, il peut en surprendre plus d’un que dans l’Afrique précoloniale, l’ingérence de l’État dans l’économie était minime, comme le postule Peter Wickens dans son texte définitif An

Economic History of Africa . Nous sommes informés par Birgit Muller que les Igbos n’avaient pas d’autorité centrale pour diffuser les monnaies : « Comme les monnaies Igbo n’étaient pas émises par une autorité centrale, la stabilité de leur valeur dépendait uniquement de leur offre restreinte…. La rareté des monnaies métalliques a été garantie pendant des siècles par le fait qu’elles devaient être produites selon un processus très compliqué ou importées de commerçants européens lointains.

Cependant, même si le commerce décentralisé était la norme, Grietjie Verhoef dans l’ essai « Afrique précoloniale : Diversité dans l’organisation et la gestion de l’économie et de la société » estime qu’il y avait de nombreuses opportunités pour les marchands puissants de monopoliser les routes commerciales. Par exemple, dans certains territoires, comme l’Afrique de l’Ouest, les dirigeants ont autorisé la gestion décentralisée de l’entreprise privée, alors qu’en Afrique de l’Est, les commerçants musulmans ont monopolisé les routes commerciales. La recherche a également infirmé l’argument selon lequel, à l’époque précoloniale, l’État d’Ashante en Afrique de l’Ouest était l’acteur prédominant de l’économie. Gareth Austin réfute cette proposition en affirmant que le secteur privé constituait une puissante force dans l’économie d’exportation, permettant ainsi aux roturiers de se procurer des richesses par le biais du commerce et de la production pour les marchés internationaux et nationaux.

Outre l’enrichissement des roturiers, le commerce faisait partie intégrante de la promotion de la paix dans les communautés africaines. Emmanuel Akyeampong, dans un aperçu du commerce en Afrique, note qu’en raison de son importance dans la stimulation de la richesse, le commerce a rendu la conquête prohibitive. « En effet, la survie et la prospérité des communautés africaines étaient si étroitement liées aux avantages mutuels du commerce, que les spécialistes des contacts pro-européens ont noté qu’au milieu du bassin du Niger en Afrique de l’Ouest et dans l’océan Indien, la conquête extérieure était contre-productive et les systèmes régionaux ont émergé qui étaient basés sur l’hétérarchie et non sur la hiérarchie.

Puisque nous avons établi la pertinence culturelle des marchés dans l’histoire africaine, nous pouvons maintenant illustrer les effets lucratifs des marchés dans l’Afrique contemporaine. Examinant la littérature pour les ingrédients du succès économique, Germinal Van conclut que la protection des droits de propriété renforce la croissance économique en stimulant la liberté économique. Appliquant ses découvertes à l’Afrique, Van écrit : « La capacité de posséder des biens est une étape majeure vers la création de valeur économique…. Pour que les acteurs des économies africaines créent de la valeur économique au sein du continent, ils doivent pouvoir posséder des biens et utiliser ces biens pour créer des échanges. C’est l’échange qui a lieu sous le concept de droits de propriété qui augmente la liberté économique d’un pays ».

Un brillant exemple des effets positifs d’une plus grande liberté économique est le Rwanda. Dans l’ Indice de liberté économique 2020  , le Rwanda est passé de la catégorie « modérément libre » à la catégorie principalement libre. Les réformes du marché libre ont propulsé le PIB par habitant du Rwanda à plus de 2 000 dollars en 2019, contre seulement 700 dollars en 1995. De même, l’analyse économique indique que la liberté économique est même associée à une croissance inclusive en Afrique subsaharienne, discréditant ainsi l’affirmation selon laquelle les libertés économiques engendrent des inégalités.

L’hypothèse selon laquelle les marchés en Afrique sont un résidu du colonialisme occidental est un mythe. Les marchés libres sont fondamentaux pour améliorer les conditions de vie en Afrique. Les Africains doivent libérer leur esprit des chaînes de la propagande postcoloniale et adopter la liberté économique pour récolter les fruits de la prospérité.

Cette article a été publiée initialement en Anglais par Mises Institute

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Lipton Matthews est chercheur, analyste commercial et contributeur à Merion West , The Federalist , American Thinker , Intellectual Takeout, mises.org et Imaginative Conservative .

Le nouvel accord commercial de l’Afrique peut révolutionner l’industrie alimentaire du continent ?

Beaucoup a été écrit sur les avantages économiques potentiels de la nouvelle Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf). Cependant, peu de gens se sont demandé : comment le nouvel accord commercial aidera-t-il les États africains à développer un secteur agricole résilient ?

La nourriture est cruciale pour notre existence et ne devrait être un luxe pour personne sur terre. Lorsque la nourriture n’est pas accessible aux personnes ou lorsque les citoyens ne peuvent pas se nourrir en quantité suffisante en raison de moyens financiers limités, nous disons qu’ils sont en situation d’insécurité alimentaire – ce qui est le cas pour de nombreux Africains aujourd’hui. Malheureusement, plus de 100 millions d’ Africains souffrent d’insécurité alimentaire, et environ la moitié d’entre eux souffrent de faim aiguë.

Pauvreté et insécurité alimentaire en Afrique 

Selon l’État de la Sécurité Alimentaire et de la Nutrition dans le Monde (SOFI) en 2020, plus de 282 millions d’Africains étaient sous-alimentés.

De nombreux événements tels que le Covid-19, les fermetures de frontières, les conflits, les événements climatiques et les crises politiques amplifient l’insécurité alimentaire, mais la pauvreté aggrave également la situation. Les avertissements de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) suggèrent qu’il y a eu au moins 14 « crises alimentaires » dans les pays africains en 2021. Pour tous les Africains, cela signifiera une augmentation des prix des denrées alimentaires, ce qui entraînera de manière disproportionnée blesser les plus pauvres de notre société. Pour aggraver les choses, en particulier pour les Nigérians, l’inflation alimentaire continue de monter en flèche. 

Les conflits sont le principal moteur des crises alimentaires en Afrique. Selon un rapport du Centre d’Etudes Stratégiques de l’Afrique, neuf des dix pays avec les augmentations les plus importantes de l’insécurité alimentaire en 2020 sont confrontés à des conflits actifs, du Soudan du Sud au nord du Nigeria, en passant par l’Éthiopie, le Cameroun et d’autres. Outre les conflits et l’insécurité, un autre facteur clé est le changement climatique. Par exemple, en 2020, le Soudan a connu ses pires inondations depuis un siècle, et ces dernières années, les pires épidémies de criquets pèlerins depuis des décennies ont touché certaines parties du Kenya, de la Somalie, de l’Érythrée et de Djibouti. Cela a causé la perte de terres cultivées, de bétail et la destruction de tonnes de céréales. En conséquence, les prix des denrées alimentaires ont grimpé en flèche, ce qui a réduit le pouvoir d’achat des ménages pour un approvisionnement alimentaire adéquat. 

Comment la ZLECAf peut-elle renforcer le système alimentaire africain ?

Pour que l’Afrique relève les défis du système alimentaire, les dirigeants politiques doivent donner la priorité à des solutions telles que des taxes faibles, l’absence de droits de douane et des réglementations minimales. Cela signifie que le secteur privé peut s’assurer que des

quantités suffisantes de nourriture sont constamment disponibles pour répondre à la demande, et que les individus ont des emplois pour fournir un revenu suffisant pour acheter de la nourriture. Alors que le continent est aux prises avec des défis de sécurité alimentaire, il est impératif d’accélérer une transformation rapide du système alimentaire.

C’est là que la nouvelle Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) présente une opportunité passionnante. L’Afrique accuse un retard dans le commerce intercontinental par rapport aux autres régions. Cependant, lorsque les opérations de la ZLECAf commenceront pleinement, en diminuant les tarifs, la zone commerciale devrait renforcer la sécurité alimentaire sur le continent en assurant un commerce moins cher des produits agricoles des régions excédentaires vers les régions déficitaires. 

Alors que la plupart des économistes s’accordent à dire qu’une politique permettant le commerce de biens et de services entre pays avec le moins de restrictions possible est la meilleure, la plupart des politiciens adoptent souvent un point de vue différent. Habituellement, les politiciens craignent que les emplois se déplacent vers d’autres pays, que les commerçants importent des produits de qualité inférieure, que la concurrence sape le secteur manufacturier ou qu’elle puisse constituer une menace pour la sécurité. 

Sans annuler ces préoccupations, nous devons comprendre que la croissance du commerce n’est pas toujours fluide. Il s’accompagne de défis spécifiques, mais il présente d’énormes opportunités pour tous les pays concernés et leurs citoyens lorsqu’il est bien fait. En effet, la Banque mondiale a estimé que d’ici 2035, la ZLECAf pourrait à elle seule ajouter plus de 450 milliards de dollars au PIB du continent et sortir plus de 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté. En ce qui concerne la sécurité alimentaire, le libre-échange aidera les pays africains à se concentrer sur les produits agricoles pour lesquels ils ont un avantage comparatif. Avec des pays qui produisent des biens similaires, cela encouragera la concurrence, stimulant le progrès qui autrement ne se produirait pas dans un système de marché fermé. 

Les opposants à l’accord commercial doivent également savoir qu’un marché à l’échelle du continent encouragera davantage d’investisseurs à s’aventurer dans le secteur alimentaire et agricole, créant ainsi plus d’emplois, tout en s’attaquant à l’insécurité alimentaire. 

Comparées par rapport au revenu, les estimations économétriques de l’OCDE révèlent que les prix alimentaires en Afrique subsaharienne sont de 30 à 40 % plus élevés que les prix dans le reste du monde à des niveaux comparables de PIB par habitant. La ZLECAf aidera à remédier à cela. 

Non seulement la ZLECAf supprimera les obstacles au déplacement des produits agricoles des régions où ils sont excédentaires vers les endroits où ils sont le plus nécessaires, mais elle contribuera également à faire baisser les prix des denrées alimentaires, ce qui profitera de manière disproportionnée aux Africains les plus pauvres. Cela contribuera grandement à assurer la fin de l’insécurité alimentaire et de la faim sur le continent.

Cet article a été publié sur TheIATP en Anglais.

Lanre-Peter Elufisan est le directeur exécutif de l’Initiative Ominira pour le progrès économique.

Impact du covid-19 sur le secteur privé dans la CAE et le rôle des jeunes dans la relance économique.

A l’ère du déclenchement de la pandémie de covid-19, l’économie mondiale a connu une forte baisse, notamment celle des pays en développement qui ont vu leur petit revenu fondre comme une boule de neige, en raison des fermetures de frontières, des mesures de confinement et autres mesures de riposte qui ont affecté la production des entreprises et le libre-échange transfrontalier. Néanmoins, les jeunes ont un rôle majeur dans la relance des économies, en particulier dans les pays de la communauté est-africaine.

Commençons par le Kenya, le géant économique de l’EAC. Les chiffres indiquent qu’environ 93 % des entreprises ont connu une baisse de leurs ventes par rapport à la même période de l’année précédente. Les ventes ont chuté d’environ 50 % dans les entreprises kenyanes moyennes et médianes, et de plus de 70 % pour un quart des entreprises. Près de 65 % des entreprises connaissent une baisse de la demande, des flux de trésorerie et des financements disponibles. De plus, les entreprises s’attendent à ce que les ventes continuent de baisser au cours des prochains mois. La pandémie affecte de manière disproportionnée les petites entreprises et les entreprises appartenant à des femmes.

Selon le bulletin économique trimestriel de la Banque de Tanzanie (BoT), la croissance du crédit au secteur privé par les banques commerciales a chuté à 2,3 % en mars 2021, en grande partie en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la demande et l’offre de divers produits. Au premier trimestre de cette année, les activités économiques qui ont enregistré des taux de croissance négatifs comprenaient le bâtiment et la construction, le commerce, l’agriculture, la fabrication ainsi que les mines et les carrières. Le crédit au secteur de la construction a enregistré une croissance négative de -11,9 (moins 11,9) pour cent tandis que celui du commerce était de -10,3 (moins 10,3) % tandis que celui de l’agriculture était de -8,1 (moins 8,1) %. de -2,4 (moins 2,4) pour cent.

En Ouganda, de sévères limitations du transport international ont réduit les exportations et le tourisme et restreint l’accès aux principaux intrants industriels. Dans le même temps, l’effondrement de l’économie mondiale a réduit la demande globale et réduit les envois de fonds des Ougandais vivant à l’étranger. Les mesures de confinement entre mars et mai 2020 ont aggravé les difficultés économiques en empêchant les personnes de travailler et en limitant la mobilité interne. En raison de la crise mondiale, la croissance du PIB a ralenti, passant de 6,8 % au cours de l’exercice 2018/19 à 2,9 % au cours de l’exercice 2019/20, et devrait croître à un niveau similaire au cours de l’exercice 2020/21. 75 % des entreprises des secteurs de la fabrication, de la vente au détail et des services signalent des difficultés d’accès aux intrants, et 55 à 66 % signalent des difficultés d’accès aux fournisseurs. Dans le même temps, le manque de liquidité est signalé comme une contrainte majeure.

Le Burundi, le Rwanda et le sud du Soudan sont des pays enclavés, qui sont durement touchés par le manque d’approvisionnement par la fermeture de l’accès à l’océan et à la mer, qui a causé le manque de monnaie au Burundi. Le Rwanda était en plein boom économique avant l’apparition du nouveau coronavirus. La croissance économique avait dépassé la barre des 10% en 2019, principalement en raison des importants investissements publics réalisés pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation. Les projections prévoyaient que cet élan se poursuivrait en 2020.

Cependant, la pandémie de COVID-19 a freiné brutalement le commerce international des biens et des services, avec des répercussions profondes sur l’économie mondiale. Les exportations et le tourisme sont durement touchés par les graves perturbations affectant le commerce et les voyages internationaux.

Les jeunes, moteur de relance économique ?

Dans la communauté Est Africaine, la plus grande portion de la population est jeune. Cette dernière travaille bec et ongle pour survivre, leurs maigres ressources les empêchent de créer leurs propres emplois dans une région soumise aux multiples barrières non tarifaires en matière de création d’une entreprise. Ils font face au chômage récurrent malgré la volonté d’innover et d’inverser les tendances.

La quasi-totalité des jeunes entrepreneurs sont des start-ups ou travaillent dans le secteur informel. Sur le marché, il faut un parcours de combattant pour naviguer sur les rails des mastodontes qui détiennent parfois des monopoles et par conséquent, les petites entreprises se retrouvent phagocytés juste quelques temps après le démarrage. C’est pourquoi à notre avis les gouvernements devraient mettre en place un système économique favorisant une libre concurrence et l’accessibilité du marché pour tous.

S’agissant de la construction d’un système économique post-pandémique, il convient également de noter que les jeunes sont un atout considérable. En mettant en place des mesures qui stimulent la libre entreprise et l’innovation, les start-ups pourraient sans doute décoller et contribuer dans la promotion de l’innovation ainsi que la création de l’emploi. De cette façon, ils contribueront à la réduction du chômage, à la productivité, au développement de la richesse et à l’économie du pays.

À l’aube de la ZLECAf, Les Etats de l’EAC devraient adopter une politique de promotion des petites et moyennes entreprises, et mettre en place un système d’allègement fiscal favorable aux jeunes startups. Quant aux institutions financières, elles doivent accorder aux jeunes entrepreneurs l’accès facile aux crédits à des taux d’intérêt préférentiels afin que leurs entreprises puissent s’essouffler dans les premières années d’existence. C’est à ce prix que les jeunes entrepreneurs pourront à leur tour créer des emplois durables et contribuer de manière considérable dans la relance de l’économie de la communauté de l’Afrique de l’Est.

Par Edgar Mugenzi, Analyste

Comment le marché libre combat les inégalités économiques ?

Pour beaucoup, l’inégalité des revenus est une maladie qui ravage le tissu des sociétés capitalistes. Par conséquent, guérir ce mal, selon les progressistes, nécessite une injection de prestations sociales et des impôts plus élevés sur les riches. Guidés par une perspective à somme nulle, les critiques pensent que le succès des riches se fait aux dépens des pauvres

Pour rappeler aux électeurs qu’il prend l’inégalité des revenus au sérieux, lors de sa campagne présidentielle, Joe Biden a exprimé sa crainte que l’intensité de l’inégalité des revenus aux États-Unis ne fomente la discorde. « Lorsque nous avons des inégalités de revenus aussi importantes que celles que nous avons aux États-Unis, aujourd’hui, elles brassent et fermentent la discorde politique et les révolutions fondamentales« , a-t-il déclaré.

Avance rapide jusqu’en 2021, et la rhétorique polarisante de l’inégalité des revenus résonne même auprès des électeurs républicains qui sont d’accord avec les mesures du président Biden pour redistribuer les revenus aux États-Unis. Pour contrer le récit des croisés anti-inégalité des revenus, les penseurs sur le bon point vers des études montrant que l’inégalité des revenus n’entrave pas la mobilité sociale ou remarquent que les rapports gouvernementaux sous- estiment la valeur des transferts monétaires. De même, une réplique populaire consiste à suggérer que, contrairement à l’indice des prix à la consommation basé sur des enquêtes, le déflateur de l’indice de la consommation personnelle tient compte avec précision des prestations sociales et des avantages fiscaux.

Un autre contre-argument au canard de l’inégalité des revenus est d’affirmer que lorsque nous discutons de l’inégalité des revenus, nous parlons rarement des mêmes personnes dans le temps et dans l’espace. Par exemple, les 20 % les plus riches en 2010 ne sont peut-être pas détenus par les mêmes personnes qu’en 1990. Cependant, la validité de ces objections ne parvient pas à influencer ceux qui sont frappés par l’attrait de l’inégalité des revenus. Il est peu probable que les discours conservateurs affirmant que les conditions sociales et économiques s’améliorent aux États-Unis aient un impact sur les personnes qui réclament l’égalisation des revenus.

Parce que l’égalité des revenus est l’objectif, rappeler les conclusions d’une célèbre étude de 2004 selon laquelle les inventeurs créent une immense valeur pour la société ne peut apaiser les inquiétudes des croisés pour l’égalité. Pour ces personnes, la valeur générée par les inventeurs n’est pas pertinente si elle ne parvient pas à égaliser les revenus. Peu importe non plus que la littérature économique montre que l’inégalité est compatible avec l’innovation. En fait, l’inégalité est nécessaire à l’innovation.

Les disparités de talents sont la norme, donc si les personnes douées ne sont pas gênées dans leur quête d’enrichissement de la société, l’inégalité des revenus en résultera, mais à long terme, les écarts de revenus doivent se réduire car davantage d’opportunités deviendront disponibles pour créer de la richesse. Par conséquent, la tâche des économistes du marché libre n’est pas de prouver que la perception de l’inégalité des revenus est exagérée, mais plutôt de démontrer que si l’égalité des revenus est l’objectif, alors le capitalisme de marché libre est toujours supérieur aux alternatives étatiques.

Dans un nouvel article captivant, Daniel Waldenstrom observe que les politiques progressistes

sont contraires à l’égalité des revenus à long terme :

« Les augmentations d’après-guerre de la fiscalité progressive et des réglementations du marché, qui étaient bien sûr un résultat indirect des chocs de guerre, ont contribué à l’égalisation des richesses en freinant la croissance des grandes fortunes. Cependant, leur importance pour l’accumulation et l’égalisation globales des richesses est atténuée par le fait que les impôts plus élevés ont également freiné l’accumulation de richesses des citoyens ordinaires, ce qui rend leur impact distributif global ambigu. En revanche, la vaste accumulation de richesse populaire accumulée par les ménages tout au long de la distribution a eu un effet égalisateur clair et a été une force clé derrière l’accumulation globale de richesse et la tendance à long terme d’égalisation de la richesse ».

Société individualiste comme alternative ?

Nous ne devrions pas non plus trouver surprenant que dans les sociétés individualistes, où les gens apprécient l’autonomie, le statut et expriment leur préférence pour un gouvernement limité, il existe davantage de moyens de s’enrichir, limitant ainsi l’ampleur des inégalités de revenus. Dans l’article « Les sociétés individualistes sont-elles moins égales ? Evidence from the Parasite Stress Theory of Value », concluent les auteurs :

« Il est largement admis que les sociétés individualistes, qui mettent l’accent sur la liberté personnelle, accordent un statut social pour l’accomplissement et favorisent une intervention gouvernementale minimale, sont plus sujettes à des niveaux plus élevés d’inégalité des revenus par rapport aux sociétés plus collectivistes qui favorisent les politiques interventionnistes…. Pourtant, comme nous le montrons dans cet article… notre analyse suggère que les sociétés avec des valeurs plus individualistes ont des niveaux nettement inférieurs d’inégalité des revenus nets ».

Naturellement, les systèmes de marché favorisent la réussite individuelle en abandonnant les privilèges de classe et tribaux qui entravent la libre circulation du commerce. Lorsque les gens ont la possibilité de produire, quel que soit leur statut, de nouvelles voies deviennent disponibles pour acquérir des richesses, ce qui entraîne la destruction des privilèges de classe. À court terme, cela peut conduire à une augmentation des inégalités de revenus ; cependant, à long terme, en raison de la multitude d’options pour accumuler de la richesse, les revenus peuvent converger.

La preuve de cette observation est donnée dans une étude de Nicholas Aspergis, qui soutient que « à partir d’un faible niveau de liberté économique, un niveau plus élevé de cet indice génère plus d’inégalités car les participants dans la partie supérieure de la distribution des revenus bénéficient relativement plus que participants de niveau inférieur. Au fur et à mesure que les augmentations de l’indice se poursuivent, les participants de niveau inférieur ont tendance à connaître des gains de revenu relatifs plus importants. »

En outre, aux États-Unis, il existe des preuves directes indiquant que la liberté économique est associée à une moindre inégalité des revenus. Examinant la relation entre la liberté économique et l’inégalité des revenus dans les cinquante États américains entre 1979 et 2004, Daniel Bennett

et Richard K. Vedder soutiennent qu’une plus grande liberté économique est associée à une moindre inégalité des revenus.

Là encore, les preuves révèlent que les marchés sont supérieurs aux systèmes étatiques. Les progressistes peuvent ignorer les arguments illustrant les effets sur la croissance, mais il semble approprié de suggérer qu’ils adoptent les marchés libres, car dans le domaine de la réduction des inégalités, les marchés sont également supérieurs. Tant que les progressistes ne commenceront pas à apprécier les preuves soulignant la supériorité du système de marché, ils resteront une distraction indigne avec des réflexions non pertinentes.

Cet article a été initialement publiée en Anglais par Mises Institute.

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Lipton Matthews est chercheur, analyste commercial et contributeur à Merion West , The Federalist , American Thinker , Intellectual Takeout, mises.org et Imaginative Conservative . Visitez sa chaîne YouTube, avec de nombreuses interviews avec une variété de chercheurs, ici . Il peut être contacté à  lo_matthews@yahoo.com  ou sur Twitter (@matthewslipton).

Comment un entrepreneur fait la guerre à la pauvreté en Afrique ?

Wade pense que le vrai problème est le chômage causé par les obstacles à l’entrepreneuriat en Afrique.

Derrière chaque entrepreneur à succès se cache une cause ou une passion qui le pousse à persévérer même dans les situations les plus difficiles. 

Pour Richard Branson, son désir de créer une expérience de voyage aérien plus fiable et abordable pour les consommateurs l’a aidé à surmonter les obstacles réglementaires exhaustifs qui ont fait obstacle à la création de Virgin Airlines. Pour le Dr Devi Shetty, son désir de rendre la chirurgie cardiaque plus accessible au grand public l’a alimenté alors qu’il utilisait des économies d’échelle pour créer des centres chirurgicaux qui offrent désormais des procédures vitales à plus de personnes que jamais.

Mais pour Magatte Wade, d’origine sénégalaise, sa passion pour les affaires est motivée par son désir de démontrer de première main le rôle que joue l’entrepreneuriat dans la création de prospérité. En plus de proposer aux consommateurs des produits de soin de la peau haut de gamme et fabriqués de manière biologique via sa société Skin Is Skin, qui sera bientôt vendue dans certains magasins Whole Foods , Wade, comme elle l’a expliqué dans un populaire Ted Talk , voulait apporter quelque chose d’autre au monde : l’antidote à la pauvreté.

Pourquoi certains pays sont-ils riches ?

Wade est née au Sénégal dans un petit village de pêcheurs au sud de Dakar en 1976. Ses parents ont déménagé en Europe pour travailler peu de temps après sa naissance. Wade a donc été élevée principalement par sa grand-mère pendant les premières années de sa vie.

Après avoir quitté le Sénégal comme une fille pour vivre avec ses parents en France, Wade a été immédiatement frappée par les différences entre sa nouvelle maison et son pays d’origine. Elle se demandait pourquoi une région du monde était si prospère alors qu’une autre était aux prises avec une extrême pauvreté. Dans le documentaire Made in Mékhé , produit par la Fondation pour l’éducation économique (FEE), Wade a commenté : « Comment se fait-il qu’il y a quelques décennies, la Chine, par exemple, était au même niveau que de nombreux pays africains. Et pourtant aujourd’hui… des pays comme Singapour l’ont fait, des pays comme Hong Kong l’ont fait. Même un endroit comme Dubaï, une terre nue de sable – du sable du désert – et puis tout d’un coup en 12 ou 15 ans, Dubaï est l’un des centres financiers du monde. Que s’est-il passé ? » La question a pris racine et finira par façonner sa carrière.

Le pouvoir de l’entrepreneuriat

La différence, Wade en vint à croire, se résumait à un seul mot : entrepreneuriat. Elle a remarqué que dans les pays les plus riches, le commerce et le commerce sont autorisés et même

encouragés. Dans des endroits comme Hong Kong et Dubaï, a-t-elle constaté, il était beaucoup plus facile pour les particuliers de créer et d’exploiter une entreprise que dans son propre pays. Et plus d’affaires signifie plus d’opportunités économiques pour l’ensemble du pays.

Chaque année, le Fraser Institute , ainsi que d’autres organisations comme la Banque mondiale, publie un rapport qui classe chaque pays selon son degré de liberté économique. Selon le rapport annuel 2018 , le Sénégal se classe 125 sur 162 pays. Hong Kong, quant à lui, est en tête du monde en termes de liberté économique, devançant l’Amérique de cinq places.

Le démarrage d’une entreprise peut ne pas sembler inextricablement lié à la prospérité économique à première vue, mais c’est par la création de nouvelles entreprises que de nouveaux emplois sont créés. Et avec plus d’opportunités d’emploi, plus de personnes ont la possibilité d’améliorer leur situation et de sortir de la pauvreté. Dans de nombreux pays africains, et en particulier au Sénégal, des réglementations excessives empêchent de nombreux entrepreneurs potentiels de créer des entreprises et d’améliorer non seulement leur propre vie mais aussi celle de ceux pour qui ils créent de nouvelles opportunités d’emploi. Et sans un marché du travail solide, beaucoup sont obligés d’accepter des métiers dangereux.

Dans la ville natale de Wade, il y a peu d’emplois disponibles pour ceux qui veulent briser le cycle de la pauvreté. En conséquence, de nombreux jeunes hommes désireux de subvenir à leurs besoins n’ont d’autre choix que de prendre des postes de pêcheurs, laissant leurs maisons et leurs familles pour des bateaux de mauvaise qualité. Beaucoup ne reviennent jamais.

« Certaines de mes personnes les plus entreprenantes … servent actuellement de nourriture pour poissons au fond de l’océan« , a récemment déclaré Wade à un public en larmes.

« J’ai grandi avec des histoires de personnes mourant en mer. Pourquoi ? Parce qu’ils ont dû quitter leur pays parce qu’il n’y a pas assez d’emplois, et pourquoi n’y a-t-il pas assez d’emplois ? Parce que le climat des affaires est nul. »

Wade a fini par croire que la seule façon de changer la situation chez elle serait de relever le défi elle-même et d’apporter la fabrication de ses produits au Sénégal.

Comment l’emploi responsabilise ?

De son entreprise, Skin Is Skin, Wade dit souvent qu’elle est née à Austin, au Texas, et fabriquée à Mékhé, car Wade partage son temps entre ces deux endroits. Consciente à quel point la réglementation entravait le bien-être économique de son pays, elle a décidé de braver la tempête bureaucratique et de naviguer à travers une mer de bureaucratie pour amener la production de ses produits de soin à Mékhé. Comme elle n’utilise que les meilleurs ingrédients disponibles pour ses produits, elle en importe beaucoup qu’elle ne peut pas trouver ailleurs dans son pays, ce qui signifie que tout ce qu’elle achète est soumis à un tarif de 45 %. Cela seul provoque d’énormes tensions financières, mais Wade a néanmoins persisté.

Les produits de soin de la peau ne semblent peut-être pas révolutionnaires, mais les employés de Skin Is Skin disent que cela a changé leur vie. Le directeur de production Ibrahima N’Dour

vivait dans une petite maison d’une chambre avec sa femme et leurs cinq enfants avant son embauche. La nuit, pendant qu’ils dormaient, trois personnes rampaient dans leur lit tandis que les autres s’allongeaient côte à côte sur le sol, dit-il. Après avoir été embauché par Wade, qu’il considère comme sa famille, N’Dour a pu déménager sa famille dans une maison plus grande où ses enfants ont de l’espace pour jouer et des lits pour dormir la nuit. N’Dour n’est pas le seul à avoir amélioré sa situation grâce à l’esprit d’entreprise de Wade.

Traditionnellement, à Mékhé, les femmes restent à la maison tandis que les hommes partent pêcher ou cultiver. C’est juste la façon dont cela a toujours été. Adji Maria n’avait jamais occupé de travail avant de rencontrer Wade. Aujourd’hui employée chez Skin Is Skin, elle a pu subvenir non seulement à ses besoins, mais aussi à toute sa famille. Son travail l’a aidée à acquérir un sentiment d’indépendance qu’elle n’aurait pas eu autrement.

En plus de la prospérité économique, l’emploi donne aux individus un sentiment de dignité et d’autonomie qui les aide à mener une vie plus épanouissante. Mame Mareme Cissé, une autre employée de Skin Is Skin, explique : « Ce travail a beaucoup changé dans ma vie. Maintenant, je peux fournir tout ce dont j’ai besoin pour moi-même sans avoir à ne le demander à personne.

Cependant, les emplois créés par l’entreprise de Wade ne se limitent pas strictement à la fabrication des produits de soin de la peau. Elle aide également d’autres entreprises locales à survivre au climat économique difficile du Sénégal. Chaque produit Skin Is Skin est livré dans un sac en cuir cousu main fabriqué par CAWAAN, une entreprise familiale sénégalaise qui fabrique des articles en cuir faits à la main depuis cinq générations.

CAWAAN, comme Wade, a eu du mal à obtenir les biens dont ils ont besoin pour offrir des biens de consommation de qualité en raison des tarifs élevés. Comprenant ces difficultés de première main, Wade a continué à utiliser CAWAAN. L’entreprise a déclaré que l’engagement de Wade envers leurs entreprises « nous a encouragés à travailler dur et à tout optimiser ». Grâce à une petite entreprise, Wade a pu transformer la vie de nombreuses personnes vivant à Mékhé et encourager le commerce à se développer.

Combattre la pauvreté un jour à la fois

Surtout, Wade soutient que pour briser le cycle de la pauvreté, il faut frapper au cœur du problème. Elle pense que le vrai problème est le chômage causé par les obstacles à l’entrepreneuriat en Afrique. Et quand il s’agit de faire ce qu’elle peut pour remédier au problème, elle ne se contente pas de s’arrêter à Skin Is Skin. Wade a travaillé en étroite collaboration avec le maire de Mékhé – dont le nom est aussi par coïncidence Magatte Wade – pour fournir et soutenir davantage d’opportunités pour l’agriculture, l’énergie, la formation et les

entreprises éducatives. Elle a récemment créé un nouveau programme scolaire au Sénégal pour promouvoir les compétences entrepreneuriales chez les jeunes en enseignant aux enfants le pouvoir des affaires et de l’entrepreneuriat.

« Je ne me suis jamais réveillé un jour en me disant : ‘Ohh, je vais devenir entrepreneur’ », a déclaré Wade, qui a récemment été nommé directeur du nouveau Centre pour la prospérité africaine. «Je pense que ce qui s’est passé pour moi est ce qui est arrivé à beaucoup d’entrepreneurs et de gens d’affaires. Je pense que beaucoup de fondateurs, la façon dont ils se lancent dans la création d’une entreprise, c’est qu’ils voient quelque chose qui craint ou qu’ils s’inspirent de quelque chose de génial.

Cet article a été initialement publié en Anglais par Foundation for Economic Education

Brittany Hunter

Brittany est écrivain pour la Pacific Legal Foundation. Elle est co-animatrice de « The Way The World Works », un podcast de Tuttle Twins pour les familles.

Burundi : Assurance, le mal nourri de l’écosystème économique ?

Selon le rapport annuel du secteur d’assurances (exercice 2020) de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances ARCA, au Burundi, le taux de pénétration des assurances a passé de 0.87% à 0.93 % de 2019 à 2020. Malgré ce léger progrès enregistré en 2020, ces chiffres sont loin d’être satisfaisant.

Les chiffres sont témoins. Sur toutes la population burundaise seulement 0.41% bénéficient d’une assurance vie et 0.52% ont une assurance non vie ce qui réalisent un ratio total de 0.93% des burundais bénéficiaires des services d’assurances. Corollairement, Le chiffre d’affaires global du marché a augmenté d’environ 8 milliards de Fbu, passant ainsi de 54,3 milliards de Fbu en 2019 à 62,1 milliards de Fbu en 2020.

Une relation infidèle comme cause ?

Les défis qui plombent le secteur d’assurance burundais sont légions. Cependant, ils sont liés d’une part de l’inconscience et le laxisme de la population vis à vis des assurances, ainsi que la complexité des services d’assurance surtout quand il s’agit d’indemniser les victimes. Ici, nous évoquons les longues démarches, allant même jusqu’à saisir les juridictions compétentes pour être indemniser.

Nahimana (Pseudo) est statisticien, consultant dans le secteur des assurances, pour lui, au-delà des sensibilisation; les assurances opérant sur le sol burundais doivent avant tout améliorer leur service pour fidéliser les clients afin d’attirer d’autres :  » Le gouvernement, les entreprises d’assurances fournissent les efforts nécessaires pour mobiliser la population à tous les niveaux, nonobstant; les résultats restent minime parce que la plupart ont encore tendance à remettre en doute l’efficacité des services d’assurance. « 

Cet universitaire ajoute aussi que la pauvreté récurrente ne fait qu’enfonce le clou. Il explique que le prix des services d’assurances coûte les yeux de la tête comparativement au revenu moyen d’un burundais qui ne dépasse pas même un dollar par jour alors que par exemple le prix de la carte d’assurance maladie vaut entre 25 000Fbu et 100 000fbu, soit entre 12 USD et 50 USD respectivement.

Défis à relever.

Les burundais ne prennent pas l’assurance, soit par ignorance, soit par laxisme. Mais à cela, il faut aussi souligner l’importance du respect des contrats lorsqu’un évènement assuré se réalise. La grande partie de la population ne voit pas l’importance des assurances car souvent ces sociétés affichent de la lenteur dans l’exécution de la part de leurs contrats. Et d’ailleurs, l’autre partie de la population y sont par obligation car elle est souvent lésée lorsqu’elle est demande les services à leurs sociétés et en cas de l’indemnisation si un cas assuré arrive. C’est le cas des fonctionnaires étatiques ou privés qui sont assurés par leurs boulot et des propriétaires de certains biens comme des voitures qui sont contraints de le faire pour avoir accès sur la route. Certainement que les burundais ne voient aucuns avantages dans l’achat des assurances en raison de la lenteur dans la régularisation des frais d’assurance. Cependant, l’assurance est la seule garantie qui protège les biens, les services et la santé en cas d’accidents et maladies.

A côté de 15 entreprises d’assurances agréées au sein de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA), 31 sociétés de courtage en assurances sont reconnues au niveau de cette institution, un nombre qu’on dirait suffisant pour couvrir tout le territoire national. Contrairement, au nombre, c’est

la qualité et l’efficacité qui satisfait les clients et qui les attire ; raison pour laquelle les entreprises d’assurances doivent avant tout améliorer leur service et permettre l’indemnisation des victimes dans les délais raisonnables.

C’est une réalité que le secteur d’assurance burundais est parsemé d’embûches malgré qu’elle est parmi peu de secteur libéralisé au Burundi. Pour changer la donne, il faut d’abord mettre en place des stratégies nécessaires pour sortir de l’extrême pauvreté les 70% des burundais et aussi améliorer l’efficacité et la qualité des prestations des sociétés des assurances pour gagner la confiance des adhérents, car ce sont ces dernières qui sont la cause principale de la baisse du taux de pénétration des assurances.

Par Edgar Mugenzi, Analyste.

Comment l’aide internationale a échoué en Afrique et aggravé la pauvreté

Les données montrent que les salaires ont baissé et que la pauvreté a augmenté en Afrique depuis les années 1970, malgré les efforts internationaux.

L’économiste zambienne, Dambisa Moyo , a écrit un livre — Dead Aid : Why Aid Is Not Working and How There Is a Better Way for Africa — pour dénoncer comment l’hypocrisie du politiquement correct n’a fait que continuer à appauvrir le continent africain à travers l’aide internationale.

Moyo est titulaire d’un doctorat en économie de l’Université d’Oxford, d’une maîtrise en administration publique de l’Université de Harvard et a travaillé comme consultante pour la Banque mondiale pendant quelques années et chez Goldman Sachs où elle était responsable de la recherche économique et stratégique pour le sous- Afrique saharienne.

L’argument principal du texte de l’économiste africain est que l’aide destinée à l’Afrique, au lieu de promouvoir la croissance économique, a condamné le continent à la pauvreté et à la dépendance continue de l’aide internationale pour sa survie.

Moyo souligne que tandis que des milliards de dollars sont reçus chaque année par l’Afrique, ses nations restent embourbées dans la misère. La croissance économique est extrêmement lente et les pays africains sont de plus en plus endettés, leurs économies étant ruinées par l’inflation. Cela augmente l’instabilité gouvernementale, les troubles civils et, bien sûr, paralyse le développement social.

L’économiste souligne que l’aide est un désastre complet en termes politiques, économiques et humanitaires. Elle étaye ses affirmations par des données : « Au cours des 60 dernières années, des milliards de dollars d’aide au développement ont été transférés des pays riches vers l’Afrique. Cependant, le revenu par habitant est aujourd’hui inférieur à ce qu’il était dans les années 1970, et plus de 50 % de la population (350 millions de personnes) vit avec moins d’un dollar par jour, un chiffre qui a presque doublé en deux décennies. »

Elle dit que la victimisation de certains groupes africains est le plus grand obstacle au développement du continent « … regardez les choses de cette façon. La Chine a une population de 1,3 milliard d’habitants et seulement 300 millions vivent comme nous (avec un haut niveau de qualité de vie). Il y a 1 milliard de Chinois qui vivent en dessous de cette norme. Connaissez-vous quelqu’un qui s’inquiète pour la Chine ? Personne. « 

L’arrière-plan derrière tout cela est que l’argent de l’aide en Afrique est utilisé pour lutter contre la famine, les urgences médicales, l’approvisionnement en eau potable et d’autres besoins de base, ce qui est bien sûr extrêmement important, mais ils ne s’attaquent qu’aux symptômes et non à la cause. Si l’argent envoyé n’est pas mis en production, les gens continueront à peine à survivre avec l’aide extérieure, mais ne pourront jamais vaincre la pauvreté ; de plus, une partie

de cet argent sert parfois à perpétuer et à soutenir des régimes totalitaires au pouvoir, car pour faire parvenir les ressources à la population il faut passer par eux, et une grande partie des ressources est perdue à cause de la corruption.

Ce dont un continent comme l’Afrique a besoin, c’est d’investissements dans des domaines économiques qui génèrent des structures de développement durable. Cela passe par l’éducation, bien sûr, mais aussi la promotion d’une culture entrepreneuriale, pour créer des emplois et augmenter la production du continent, qui est la seule chose qui puisse permettre aux Africains d’avoir leur propre maison et de manger leur propre nourriture en quelques décennies, sans dépendre de l’arrivée d’argent des pays développés.

Il a été dénoncé que même l’aide internationale a fragilisé les quelques producteurs locaux qui existent en Afrique, puisqu’ils envoient des produits subventionnés (voire gratuitement) dans la région, qui concurrencent directement les produits qui y sont fabriqués.

En 1990, 280 millions de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté en Afrique ; aujourd’hui, ce chiffre dépasse les 430 millions. Des pays comme le Soudan du Sud et le Niger ont des taux de pauvreté extrême supérieurs à 90 %, on estime donc que d’ici 2030, environ 9 personnes extrêmement pauvres sur 10 vivront en Afrique subsaharienne.

Contrairement à la situation en Afrique, selon la Banque mondiale, il y avait 1,9 milliard de personnes dans l’extrême pauvreté dans le monde en 1990, et aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 736 millions de personnes ; en d’autres termes, alors que plus de 1,1 milliard de personnes dans le monde sont sorties de l’extrême pauvreté au cours des 30 dernières années, la tendance inverse s’est produite en Afrique, où ce chiffre a augmenté d’au moins 150 millions de personnes.

Ces dernières années, des initiatives ont été prises en Afrique pour relancer l’économie, le tourisme en faisant partie. En fait, au cours des deux dernières décennies, cette industrie a connu une croissance annuelle de 9 %, ce qui est positif, mais il en faut beaucoup plus. Un continent comme l’Afrique a besoin d’une diversification de son économie, il a besoin de systèmes politiques plus transparents et moins autoritaires, et en même temps, il a besoin d’une formation constante des membres de ses sociétés pour inaugurer des projets économiques durables.

La réalité africaine peut être transférée à toutes les nations du monde qui traversent des processus similaires d’arriération et de pauvreté, certaines en raison de particularités conjoncturelles et historiques, mais une grande majorité en raison de vices idéologiques et économiques tels que le socialisme, qui a conduit à la faillite de différentes nations d’Europe de l’Est et d’Amérique latine.

La vérité est qu’aucune nation ne peut aller de l’avant ou faire croître l’économie avec des subventions éternelles, sans esprit d’entreprise et sans entreprises privées. Toutes les aides ne sont pas bonnes, il y a des aides qui tuent, comme le montre Dambisa Moyo.

Sans structures économiques, sans éducation et formation, sans emploi, les aumônes ne feront que reporter les mauvais temps des sociétés condamnées à dépendre des dons extérieurs. Et sans aucun doute, les Africains sont capables de bien plus.

Article initialement publié en anglais par Foundation for Economic Education

Emmanuel Rincón

Emmanuel Rincón est avocat, écrivain, romancier et essayiste. Il a remporté plusieurs prix littéraires internationaux. Il est rédacteur en chef chez El American

Pourquoi le protectionnisme n’arrive pas à réduire la pauvreté en Afrique ?

Dans leurs courses pour le développement de leurs pays, les dirigeants africains élaborent des politiques diverses. Pour beaucoup d’eux promouvoir la production interne est la meilleure option. Donc, il faut protéger l’économie nationale en freinant les importations, en encourageant les exportations, en privilégiant les entreprises nationales dans les appels d’offres de marchés publics, ou en empêchant les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d’entreprises nationales. Ce que les économistes appellent le « protectionnisme ». Analyse !

Protectionnisme, quid ?

Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État ou un groupe d’États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Cela fait souvent dans le but de stimuler l’emploi, de diminuer le déficit commercial, ou de défendre un niveau de vie.

Pour ce faire, il faut par exemple freiner les importations par des mesures douanières et des exigences administratives et de normes contraignant, encourager les exportations par des subventions diverses ; des incitations fiscales comme de cas exonérations fiscales pour les entrepreneurs nationaux et aussi privilégier les industries nationales et aussi empêcher les investisseurs étrangers de travailler sur le territoire national. Ces dernières étant une politique douanière qui vise à protéger l’économie nationale contre la concurrence étrangère. Le protectionnisme est opposé au libre-échange (dont le résultat majeur actuel est la mondialisation des échanges) et par extension au terme libéralisme.

Pourquoi ce choix… ?

Comme l’Economiste du Ghana, George B.N. Ayittey l’a montré dans son livre « Economie Appliquée pour l’Afrique », depuis leurs accessions à l’indépendance, plusieurs pays Africains ont adopté des politiques protectionnistes dans tous les secteurs économiques en espérant se protéger du joug de néocolonianisme d’une part et les mettre sur la voie de concurrence, les développer de l’autre. Cette prise de position était en partie résultat des luttes des nationalistes africains, qui voulait à tout prix rompre avec le système colonialiste, qui d’après eux était responsable de tous les maux qu’a connu leurs pays, notamment la pauvreté.

Le résultat a été d’embrassé une philosophie n’émanant pas du colonialisme et le modèle de développement ne tenant pas aux spécificités de leurs pays. Les amateurs de ce système pensent que : « si l’on parvient à faire naitre dans le pays une nouvelle industrie ou à donner un plus grand développement à l’industrie déjà existante, on accroit la masse de travail et par conséquent de la richesse nationale », vue de l’économiste français Fréderic Bastiat.

…Un choix qui empile les choses… ?

Comme Fréderic Bastiat continue à le souligner, « il n’y a pas un décret au monde qui puisse augmenter le nombre de bras, ou la fertilité du sol d’une nation, ajouter une obole à ses capitaux ou un rayon à son soleil. Tout ce que peut faire une loi, c’est de changer les combinaisons de l’action que ces éléments exercent les uns sur les autres .. (Œuvres complètes de Fréderic Bastiat, Tom 1 page 206). Protéger les industries nationale est certainement mauvais de tout sens. Cette décision bloque la compétition. Et ces industries ne peuvent pas compéter sur le marché international. Sans recherche & Développement, ces entreprises ne peuvent pas donner une meilleure qualité de produits et leurs productivités devient nulle à long terme. Ce qui ne peut pas permettre la croissance économique durable.

Nous entrons petit à petit dans l’ère de la libéralisation de l’économie au niveau mondial. Et l’Afrique doit suivre le cours aussi. L’intégration mondiale tout comme régionale nécessite une nouvelle vision et approche pour lutter contre la pauvreté. Et l’approche est simple pour nous, libéraliser l’économie africaine. Embrasser la capitalisme et ouverture au commerce, tout cela libère l’esprit d’entreprise et par conséquent réduise la pauvreté. Les africains aiment la compétition. Et donc les Etats africains doivent permettre cette compétions à tous pour lutter contre la pauvreté. Car vouloir résoudre une question avec des variables inappropriées donne toujours de fausse réponse.

Par Lambert Nduwayezu

Fondateur et Directeur Exécutif de l’Institute for Economics and Enterprises.

Burundi : Résoudre la pénurie de devises, est-il temps de miser sur le secteur minier ?

Au Burundi, la question de devises reste un casse-tête. Alors que le cours moyen de change du dollar est de 2004 BIF,9300 BIF selon la banque de la République du Burundi ; les billets verts sont toujours une denrée rare car sur le marché parallèle un dollar vaut plus de 3400 BIF, soit une hausse d’environ 76% sur le taux d’échange officiel. L’exportation minière pourrait-elle changer la donne ?

Pour comprendre la problématique des devises, il faut retourner aux fins fonds, là où tout a commencé. La crise de 2015 a conduit le Burundi dans un manque criant de billets verts pour compléter l’importations des produits stratégiques pendant la période de gel des aides étrangères et baisse des capitaux étrangers. Cependant, la diminution de la production du café et du thé, principale source de devises ne faisait qu’enfoncer le clou.

Selon un rapport de l’Agence Ecofin publié en 2019, les exportations minières ont dépassé celles du thé et du café, elles ont totalisé 12,4 millions de dollars en une période de trois mois, faisant du secteur la principale source de devises étrangères : « Le secteur minier apporte maintenant plus de 50% des devises étrangères. Il y contribuera encore davantage, jusqu’à 70 % dans le futur. Le secteur minier apporte plus que ceux du café et du thé réunis », lit-on dans le rapport.

Diversifié les sources des devises à tout prix !

À l’aube de la pénurie récurrente de la monnaie étrangère, le gouvernement de Gitega a essayé tant bien que mal de maîtriser la situation en prenant certaines mesures comme par exemple l’obligation des Organisations internationales à domicilier leurs comptes en devise à la banque centrale, la règlementation des retraits en espèces de devises dans les banques commerciales, l’interdiction des opérations commerciales sur le territoire national en devise et la suppression des bureaux d’échange. Mais de là aussi, nous restons à court des devises nécessaires pour combler nos importations.

La source des devises au Burundi reste limitée. Néanmoins, il y a d’autres moyens qui pourraient contribuer dans l’approvisionnement du dollar comme l’exportation des produits manufacturiers, le tourisme, etc. À titre d’exemple , la Tanzanie, récolte des recette d’environ 2.5 milliards de USD dans le tourisme, alors que au Kenya c’est d’environ 1.6 milliards USD.

Le Burundi est un pays extrêmement riche en sous-sol et autres biens naturels malgré son déficit commercial chronique couronné d’un faible revenu récurrent. Compter sur l’exportation de certains produits agricoles n’a jamais aidé le cœur d’Afrique de se sortir de la pauvreté depuis plus de cinq décennies. Il est alors temps d’ouvrir grandement les yeux et essayer d’autres pistes comme l’exportation de son sous-sol qui a déjà démontré ses atouts au cas où sa commercialisation se faisait en respectant les principes d’un marché libre. De cette manière le Burundi pourrait rapatrier autant des devises nécessaires pour relancer son économie.

Par Lambert Nduwayezu,

Fondateur et Directeur Exécutif

Institute for Economiques and Entreprises

La République démocratique du Congo dans EAC, le pile et face !

L’actualité à la une est l’acceptation de la République démocratique du Congo comme membre intégral de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Qu’en est-il alors des enjeux de cet évènement ?

Les chiffres suffisent pour comprendre le poids de l’événement. Avant l’adhésion de la République démocratique du Congo, la communauté était forte de plus de 184 millions d’habitants et d’une superficie de 2. 440.408 km2. Avec l’entrée du géant francophone, la communauté va enregistrer 87 millions d’habitants et 2,345 millions de km2 de superficie de plus pour constituer un territoire continental de 4.785.408 km2 peuplé de plus de 285 millions d’habitants.

Des enjeux !

En effet, la République démocratique du Congo est connue par sa richesse en sous-sol et autres ressources naturelles qui peuvent sans doute séduire n’importe quelle nation. Cependant il est constamment victime des guerres civile et conflits armées à répétition depuis plusieurs décennies, une lutte qui met à genoux son économie malgré ses capacités naturelles.

NIYIBIZI Florian est un diplômé en sciences politiques et relations internationales, pour lui l’entrée de Kinshasa dans l’EAC est loin d’être un hasard et cela doit nécessairement apporter une nouvelle touche à l’image de la communauté Est africaine : »La RDC est un géant non seulement par sa taille, mais aussi par sa culture et sa richesse naturelle. Géant francophone mondial, la langue française va avoir une autre considération dans l’EAC à tout prix, l’instabilité sécuritaire sera discuté sur le plan régional », explique cet universitaire.

Relation gagnant-gagnant ?

La République démocratique du Congo partage ses frontières avec cinq des États de l’EAC : la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et le Soudan du Sud, ce qui pourrait sans doute faciliter les échanges commerciaux direct avec tous les pays de l’Afrique de l’est et la gestion conjointe des questions sécuritaires.

D’ajouter, elle touche l’océan Atlantique à l’ouest, ce qui veut dire que la communauté des pays de l’Afrique de l’Est pourrait avoir dorénavant l’accès facile à deux principaux voies : L’océan indien et l’océan Atlantique, une opportunité qui pourrait booster les flux commerciaux pour tous les côtés.

Certes, la République démocratique du Congo se présente comme un nouveau marché et un nouveau transit vers l’outre Atlantique. Mais c’est en respectant les principes du marché libre et de la libre concurrence que les anciens États membres et le nouvel adhérent pourront tirer profit de cette alliance économique.

Par Edgar Mugenzi

Burundi Vs ZLECAf : Quels sont les enjeux pour réussir le pari ?

D’ici 2022, l’Afrique marque l’histoire avec un grand H dans le commerce transfrontalier en inaugurant la mise en œuvre de la zone de libre échange économique. Cependant, il y a toujours lieu de se demander les enjeux pour participer activement à cette grande messe, surtout pour les pays à faibles revenus comme le Burundi.

La lecture des trente et un articles qui forment les accords de Kigali convergent sur la mission de la ZLECAf, celle d’unir les frontières économiques des États membres afin de faciliter le commerce et les échanges intra-continentales. Voici alors quelques secteurs stratégiques que le Burundi devrait réformer pour profiter les bienfaits de la ZLECAf.

Innovation du Transport des biens et des services

Le transport est un élément de première préoccupation dans le transit des marchandises et des personnes. En regardant la précarité de ce secteur, le pays des tambours doit à tout prix penser à le redynamiser.

Depuis environ une décennie, le « Air Burundi » n’a pas décoller de l’aéroport Melchior NDADAYE, Bujumbura est désormais entièrement desservi par les compagnies aériennes étrangères, le transport maritime dans le lac Tanganyika est aujourd’hui sous exploité, faute de navires. Ainsi, plus d’un attend impatiemment l’avènement du fameux chemin de fer qui est sur le point d’être réalisé.

Promotion du tourisme à l’échelle internationale

Le Burundi est un pays ayant une culture et une splendeur irrésistible qui peuvent attirer n’importe qui dans le monde. Son climat doux et ses montagnes vertes sont un véritable gisement touristique sans oublier les tambours, le fameux Mukeke et les plages érigées sur le lac Tanganyika, etc.

Le tourisme pourrait être une de mine de devises s’il est bien exploité car, hormis qu’il attire les visiteurs, il attire des investisseurs potentiels. Pour y arriver le Burundi doit faire son propre marketing de l’image nationale à l’étranger afin de se faire connaître et intéresser les touristes.

Stimuler l’innovation et la production nationale

Le Burundi a une balance commerciale déficitaire, ce qui veut dire que les importations sont supérieures aux exportations. Contrairement, pour profiter la zone de libre échange continentale, il ne faudra pas seulement disposer plusieurs produits à vendre sur le marché, il faut également mettre les producteurs sur la scène du commerce internationale en réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires ce qui peut aider les producteurs nationaux à mieux compéter sur le plan international.

Pour y arriver, l’Etat doit se résilier sur les principes de la libre entreprise et du libéralisme qui permettent aux entrepreneurs de remuer les méninges à l’abri des barrières non tarifaires qui entravent

souvent le développement durable.

Miser sur les ressources naturelles

Le pays de Mwezi dépend actuellement de l’agriculture et de l’élevage comme moyen de survie d’environ 80% de la population. Néanmoins, il regorge de gigantesques gisements de matières premières dont il n’a pas encore tiré profit.

Actuellement, c’est l’ère de grandir en tant que nation, le Burundi devrait préparer un projet d’exploitation efficace et de transformation de ses matières premières au lieu de se faire dépouillés par les exploitants étrangers afin d’espérer un développement par ses propres ressources.

L’ère du ZLECAf est venu. Il faut être un compétiteur de taille pour rompre le pain avec les pays qui ont un pas d’avance économiquement. Pour se faire une place sur la grande table, les pays à très faibles revenus comme le Burundi doivent fournir des efforts particuliers en s’appuyant bien sûre sur les principes du libéralisme et la philosophie du capitalisme.

Par Edgar Mugenzi, Analyste


Principe de subsidiarité et libéralisme, tremplin pour la prospérité africaine ?

Un débat d’actualité mondiale se trouve autour de la contribution des secteurs publics dans la réduction de la pauvreté. Lorsqu’un les partisans de l’interventionnisme étatique et ceux du « laisser-faire » (interférence minimale du gouvernement dans les affaires économiques des individus et de la société) se trouve au tours de la question de réduire la pauvreté dans leurs communautés, il est rare qu’ils concertent sur la façon de faire. Pour les uns, le secteur public est plus performant car jamais, le gouvernement ne peut manquer à ses obligations de rendre le peuple riche. Alors que pour les autres, le secteur public est plus gaspillant des ressources qui devient de plus en plus rares et qui nécessitent une gestion rationnelle. Pour les uns, ils ont confiance en secteur privé, pour les autres en secteur public.

La place du secteur public et secteur privé dans la prospérité.

Comme l’économiste Henry HAZLITT le souligne dans son livre apparu en 1977, « Il n’y a pas de foi plus persistante et plus influente dans le monde d’aujourd’hui que la foi dans les dépenses gouvernementales. » cette phrase est aussi d’actualité dans nos pays. Il suffit de regarder dans les deux rubriques qui font le tableau de leurs budgets nationaux. Le constat est unique. La quasi-totalité des dépenses du gouvernement doivent être payé par un processus de taxation, ce qui conduit souvent à l’inflation. L’inflation elle-même est donc la forme de la taxation. Ainsi, l’interventionnisme étatique nuit aux incitations pour les entrepreneurs et à l’innovation. Et aussi, Dr Siméon Barumwete, un politologue burundais, d’ajouter que le libéralisme veut limiter l’ingérence de l’état dans la vie économique des personnes : « Le taux d’imposition d’un bénéfice ou du salaire mesure l’intensité de l’ingérence de l’état dans l’activité économique correspondante. » Et de conclure que chaque travail public créé implique une destruction du travail privé quelque part.

Le libéralisme économique est une notion en économie qui prône des pratiques libérales, telles que libre échange des marchandises, des droits du travail plus souples, une liberté élargie pour les entrepreneurs. Pour la liberté économique, le libre jeu de l’entreprise ne doit pas être entravés par qui conque. Le libéralisme préconise la libre concurrence. Selon les partisans du « laisser-faire », le libéralisme, qui est une primauté affirmée de l’homme dans la société, est la voie la plus sûre vers la prospérité des sociétés. En matière économique, le libéralisme trouve ces principes dans le droit de propriété : un droit posé comme sacré, et dans l’initiative privée qui est un droit de pouvoir exercer librement une activité génératrice de revenu sous la seule régulation des lois de marchés.

Ainsi, le secteur privé est encouragé dans le libéralisme économique dans ce sens qu’il permet d’exploiter et de jouir des droits les plus sacrés de l’individu : le droit de propriété privée et le droit de libre exercice de l’activité génératrice de revenu. Et d’ailleurs il libère l’esprit d’entreprise en récompensant les travailleurs plus rationnelles que les autres.

Principe de subsidiarité, une piste de solution efficace !

Comme le principe de subsidiarité refuse qu’un échelon supérieur d’une organisation décide de réaliser lui-même ce qu’un échelon inferieur pourrai décider de réaliser, il découle qu’une division taches et une délégation de responsabilité s’imposent. Pour Adam Smith, la division du travail augmente la puissance productive du travail : « Dans chaque art, la division du travail, aussi loin qu’elle peut y être portée, donne lieu à un accroissement proportionnel dans la puissance productive du travail. ».

Le concept managérial traite l’Etat comme un manager. Et celui-ci doit se concentrer seulement sur les activités plus complexe que ses subalternes ne peuvent pas réaliser. Pour nous, les adeptes de la liberté économique, ces activités ne sont rien d’autres que des fonctions régaliennes. Le rôle de l’état est donc de se concentrer sur les fonctions essentielles, comme la protection des contrats entre personnes, la défense et aussi assurer la sécurité pour tous. Bref, les initiatives que le secteur privé ne peut pas réussir à faire.

Par Lambert Nduwayezu, Directeur de l’ Institute for Economics and Enterprises

La ZLECAf, une aubaine pour le commerce transfrontalier burundais ?

Enclavé avec un faible revenu, les contraintes qui talonnent le commerce transfrontalier au Burundi sont légions. Cependant, l’intégration de la zone de libre-échange économique Africaine (ZLECAf) pourrais révolutionner les échanges transfrontaliers. Analyse de notre collègue Edgar Mugenzi.

C’est une réalité cousue de fil blanc. À l’heure actuelle, la mondialisation connait un essor incontestable, un grand nombre de pays libéral évolue vers l’ouverture totale des frontières au profit du marché libre. Nonobstant, la 47eme place sur 54 Pays Africains qu’occupe le Burundi sur l’ouverture au commerce transfrontalier indique le long chemin à parcourir.

Quid des échanges transfrontaliers ?

Les chiffres sont là pour nous donner raison. Selon le rapport du second trimestre 2020 publié par l’Office Burundaise des Recettes, les échanges transfrontaliers vont decrescendo. Au second trimestre, les exportations ont diminué de 68,9% par rapport à la même période de 2019, passant de 99 114,2 millions BIF à 30 827,7 millions BIF. Parallèlement, les importations du pays ont augmenté de 13,1% au cours de la période sous analyse passant de 368 495,4 millions BIF en 2019 à 416 746,6 millions BIF en 2020.

Les exportations ayant diminuées alors que les importations ont augmentées, les termes de la balance commerciale restent déficitaires. En effet, la balance commerciale au second trimestre 2020 accuse un déficit de 385 918,9 millions BIF. Par rapport à la même période de 2019, elle s’est détériorée de 43,3% ; les échanges commerciaux ont diminué de 4,3% par rapport à la même période de 2019.

Mille et une opportunités

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) réduira les droits de douane entre les pays membres et traitera d’aspects de politique générale liés notamment à la facilitation des échanges et aux services, tout en englobant des dispositions réglementaires telles que les normes sanitaires et les barrières techniques au commerce. De surcroît, La ZLECAf pourrait permettre aux pays africains de faire sortir de l’extrême pauvreté 30 millions d’habitants et d’accroître le revenu de 68 millions d’autres personnes qui vivent avec moins de 5,50 dollars par jour.

Selon Pontien Ntimpirangeza, expert en économie internationale et doyen de la faculté d’économie à l’université de Ngozi, le Burundi doit faire tout le possible pour profiter cette réforme : « La ZLECAf va totalement désenclaver le Burundi en lui donnant l’accès à l’océan et en enlevant les barrières douanières. Ainsi, les décideurs doivent opter pour la liberté économique afin de booster les échanges et attirer les capitaux possibles afin de se porter candidat comme concurrent sérieux sur le plan continental », indique cet universitaire.

Somme toute, la zone de libre-échange continentale se présente comme une opportunité pour le Burundi et le reste du continent afin de booster le flux des échanges continentales. À mon humble avis les décideurs devraient adopter des mesures qui favorisent la croissance de la production et innovation au profit du marché libre. De cette manière le pays aura de quoi échanger avec le continent une fois que les frontières seront totalement ouvertes.

Afrique : Secteur informel et traditionnel, modèles opportuns de développement économique?

En Afrique, le secteur informel compte pour 40% du PIB environ, en moyenne pour les pays à faibles revenus ; 35% du PIB environ pour les pays à revenus intermédiaires et il représente jusqu’à 60, 70% d’emplois dans certains pays et les proportions peuvent aller jusqu’à 80, 90% en fonction des pays. Le livre « Économie appliquée pour l’Afrique » de Georges B.N. Ayittey raconte le succès du secteur informel et traditionnel en Afrique et comment l’adapter à la libre entreprise. Zoom! 

Les chiffres sont là pour nous donner raison. Si le secteur informel et rural prédomine de plus en plus les économies africaines, c’est qu’ils regorgent des atouts ou qu’ils sont le système économique le plus adapté pour l’Afrique. En s’appuyant sur la lecture du livre « Économie appliquée pour l’Afrique », M. Lambert Nduwayezu, Directeur exécutif de l’Institute for Economics and Entreprises, souligne que le secteur informel et traditionnel peuvent aider l’Afrique dans la réduction de la pauvreté d’abord parce qu’il occupe beaucoup de personnes et ensuite parce qu’il permet aux gens de développer leurs économies locales sans poser beaucoup de restrictions, selon le niveau financier de chacun et en servant de transition entre les deux secteurs et le secteur moderne. 

D’ajouter, le secteur informel échappe aux contraintes non tarifaires qui bloquent le secteur formel d’avoir un impact mesurable sur les économies autochtones : « Le secteur informel génère les revenus pour les parties concernées seulement. Dans ce cas l’intervention gouvernementale est minime, et les gens échangent facilement en suivant les règles de la compétition édictées par le marché.  Et cela stimule beaucoup l’esprit de la libre entreprise en passant par l’innovation et la disponibilité des produits de qualité sur le marché. »

Un faux départ ! 

En poursuivant la lecture avec les étudiants de l’Université de Ngozi, M. Mugenzi Edgard, consultant-blogueur, démontre l’échec du système post colonisation : « Dans la hâte indécente de développer l’Afrique, des milliards d’aide au développement venant d’occident ont été acheminés vers le secteur moderne. Les secteurs informel et traditionnel ont été négligés, l’agriculture étant qualifiée de forme inférieure d’occupation ». Du coup l’Afrique a tombé dans le défi de vouloir se développer par imitation en négligeant les traits spécifiques à elle.

En effet, l’industrialisation était à la mode. D’énormes emprunts à l’étranger ont été contractés pour mettre en place un éventail vertigineux d’entreprises d’Etat. Et les problèmes ont rapidement émergé. Les entreprises d’Etat sont devenues des monuments d’inefficacité, de gaspillage et de corruption. Les contrôles économiques des États ont créé des pénuries artificielles et des marchés noirs. Un faux départ pour les États africains. 

C’est un fait qu’il ne faut pas nier. Malgré un amalgame de défis qui empêchent les secteurs informel et traditionnel, ils ont jusqu’ici offert la chance à plus d’un de survivre et se présentent comme un carburant pour accélérer l’économie africaine. Pour y arriver, les États doivent apporter un plus grand soutien en les libéralisant beaucoup et en mettant en place des politiques qui attirent des capitaux pour y investir davantage et en apportant un statut juridique digne d’un secteur informel basé sur les principes de la liberté économique. 

Afrique : Aides étrangères, un caillou dans les bottes pour le développement ?

Soixante ans après l’ indépendance, l’ Afrique s’ efforce encore de trouver le modèle économique qui libérerait son immense potentiel. Cependant, diverses initiatives sont élaborées par les Nations Unies, la Banque mondiale et le FMI, ainsi que par les dirigeants africains eux-mêmes, pour sauver le continent. Malheureusement, aucune de ces initiatives n ‘ a abouti. Pourquoi l’aide étrangère à échoué en Afrique ? Quelles sont les réformes nécessaires ? Coup de projecteur avec le livre « Economie appliquée pour l’Afrique » de Georges B.N. Ayittey, PhD.

Par une matinée ensoleillée du samedi le 23 octobre 2021, la trotteuse de ma montre boucle son tour tandis que les autres aiguilles indiquent 10h 12 minutes. La mini bibliothèque offre une vue splendide à la salle American Shelf de l’université de Ngozi. L’écran de l’ordinateur projeté sur un mur, les diapositives défilent l’une après l’autre, M. Lambert Nduwayezu, Directeur exécutif de Institute for Economics and Entreprises, lance la 3ème journée de « Liberty Month ».

Son exposé résume le chapitre cinq jusqu’au chapitre dix. En effet, il concentre son attention sur le rôle des aides étrangères dans la problématique du développement en Afrique et les innovations pouvant inverser les tendances : « Les régimes africains n’ont pas encore acquis l’indépendance financière. Dans ce cas, la coutume de miser sur les aides empêche les gouvernements d’investir librement leur budget, ce qui bloque toutes les tentatives de développement. »

D’ajouter, la politique d’aides publiques au développement est une arme discrète de maintien du lien sacré entre les puissances mondiales et les anciennes colonies, une liaison pour laquelle l’Afrique est jusqu’ici perdante : « Grâce aux aides au développement, l’Europe et l’Amérique participent dans la prise de décision en Afrique. Cependant, Il délibère les projets à financer selon un modèle européen, inapproprié pour le continent noir, d’où les échecs récidives » explique-t-il

L’autre face des aides étrangères

La deuxième partie est animée par M. Edgard Mugenzi, blogueur et consultant libertarien. Dans son allocution, il décrypte la notion d’aides étrangères : »Ce sont des dons ou des prêts à taux avantageux accordés par les pays développés visant à financer les pays en développement ». Néanmoins, ils s’appuient sur des intérêts politiques et commerciaux des pays donateurs au détriment des besoins des pays bénéficiaires : « Les fournisseurs d’ aides ont du mal à identifier quels sont les investissements les plus appropriés pour une économie en développement. En conséquence, l’argent finit par être affecté à de mauvais projets », souligne le consultant.

Pour s’en sortir, les pays africains doivent apprendre à se développer par eux-mêmes en faisant des partenariats gagnants-gagnants basés sur des contrats justes et équitables avec les pays riches ; car coincés dans un environnement d’ aide, il n’y a aucune incitation pour les gouvernements à chercher d’autres moyens plus efficaces et plus transparents pour financer le développement

Grosso modo. Les aides publiques au développement ne représentent que 0.3% des revenus des pays contributeurs. Malheureusement, elles maintiennent le continent en une énorme dépendance économique couronnée par une pauvreté extrême. Aujourd’hui il est temps que les États concernés comprennent que la révolution des marchés libres et la libre entreprise sont la seule arme efficace pour combattre la pauvreté. 

L’Afrique : Interventionnisme Vs Libre entreprise, quel est le modèle de développement approprié ?

La lecture de la première au quatrième chapitre du livre : « Economie appliquée pour l’Afrique », de Georges Ayittey brosse avant tout un tableau de l’économie indigène africaine en examinant le problème économique fondamental que toutes les sociétés doivent résoudre, comment le problème économique est résolu dans les économies capitaliste et en particulier la propriété des moyens de production et le rôle des femmes dans la chaîne de distribution. Décryptage !

Nous sommes 10h à Ngozi. Deuxième semaine du mois d’octobre, samedi le 16. Dans la continuité du programme du mois dédié à la liberté « Liberty month », Institute for Economics and Entreprises réunit les étudiants de l’université de Ngozi pour apprendre le livre « Economie appliquée pour l’Afrique » de Georges Ayittey.

10h 20 minutes, la salle est pleine à craquer. C’est à 10h30 que Le directeur exécutif de Institute for Economics and Entreprises prononcera le mot d’ouverture avant de passer en revue le résumé des quatre premiers chapitres du livre. Cependant, Il souligne l’importance d’une économie libre et les défis pertinents qui entravent la libre entreprise en Afrique : « Quand les gouvernements se comportent comme des agents économiques, ils cherchent à être comme des chercheurs de rentes et par conséquent, le système qui devrait être compétitif tourne au monopole répressif et les privés sont évincés, ce qui conduit à corruption et du coup à la pauvreté. Au contraire, lorsque le rôle de l’État se limite sur des fonctions régaliennes, les privés augmentent la compétitivité et stimulent la croissance économique en augmentant la production », indique le directeur exécutif.

Se développer par lui-même, un pari à gagner !

Depuis l’accession à l’indépendance, les pays africains peinent encore à se développer en dépit des réformes qui visent à réduire les contraintes limitant le libre-échange. Analysant le pronostic, Mugenzi Edgard, blogueur et consultant libertarien, porte un diagnostic concret en exposant le changement nécessaire pour que l’Afrique se libère de la misère qui a tendance à perdurer.

« La prospérité d’un pays dépend en premier lieu du système économique local ; plus précisément, le développement devrait commencer par la mise en valeur des besoins de la population autochtone et aussi en respectant leurs choix et le gouvernement devrait jouer le rôle d’un protecteur juste et impartial. Nonobstant ; tout cela est directement lié aux politiques et règlements mis en place par les décideurs. En réalité, l’Afrique a tendance à se développer par imitation : Par exemple, des basiliques ont été construites pour imiter Rome, des tracteurs et des gratte-ciel pour imiter les États-Unis, …ce qui ne devait pas être une préoccupation de première ligne. « , explique-t-il.

Au total, L’Afrique doit apprendre à se développer en misant sur ses propres ressources et ses propres moyens tout en mettant en œuvre des réformes stimulant l’esprit d’entreprise, celui qui encourage la concurrence et la compétitive. Les deux sont seuls moteurs de l’innovation et les seules sources juste de la recherche de profit et aussi les tendances qui attirent de gagner des partenariats économiques. A ne pas oublier plus particulièrement aussi l’instauration des principes d’un gouvernement limité afin de booster la croissance du secteur privé, la seule garantie de croissance économique rapide.

Interventionnisme et monopole récurrents, bombe à retardement pour l’économie burundaise ?

De nos jours, un grand nombre de pays libéral évolue vers l’ouverture totale des frontières au profit du marché libre. Nonobstant, dans notre pays en une année seulement, plus de cinq lois interventionnistes et monopolistiques ont été adoptés par nos décideurs politiques. Pour notre collègue Edgar Mugenzi, cette situation pourrait avoir des conséquences sur l’économie en générale.

Commençons par nous rafraîchir la mémoire. L’importation du maïs en provenance de la Tanzanie est interdite depuis le mois de Mars, la collecte des récoltes et la vente de maïs sont désormais dans les mains des pouvoirs publics, qui  ne peut pas être un agent économique. La culture du riz dans les marais de Ngozi est dorénavant monopolisée, l’huile de palme ne peut pas être exporté et aujourd’hui les bus qui font le transport commun en ville de Bujumbura ne peuvent s’approvisionner que dans 11 stations d’essence désignés par les décideurs.

Selon le Dr Alexis Bizimungu expert en économie internationale, l’interventionnisme n’a jamais été une arme efficace contre la pauvreté, au contraire, il ne fait qu’aggraver la situation. Pour s’en sortir le Burundi doit éliminer les barrières qui peuvent entraver le libre échange économique : « Pour un pays pauvre et enclavé et l’interventionnisme ne fait qu’enfoncer le clou en privant la populations l’accès aux opportunités extérieures. À l’ère actuelle, on doit maximiser les échanges pour profiter les bienfaits du libéralisme et du marché commun », explique-t-il.

Inflation et pénurie, le prix à payer !

C’est une réalité. Du sucre aux produits BRARUDI en passant par le ciment BUCECO, les spéculations sur le prix de certains produits tendent à perdurer et cela est directement lié au interventionnisme récurrent qui talonnent le système économique. 

Ainsi, le monopole et l’interventionnisme engendrent la pénurie et spéculations sur les prix des produits et services qui vont induire à leur tour une hausse des prix généralisé. Le cycle ne se limite pas à cela seulement. Regardez le temps de la carence du sucre par exemple, le prix du pain, des produits Brarudi a grimpé », souligne Ngabo Norbert, économiste.

La liberté économique, le seul et unique salut !

« Contrairement au monopole et a l’interventionnisme, la liberté économique ouvre les marchés et s’attaque directement à toute mesure de restriction en stimulant les échanges volontaires, ce qui créent une compétitivité et une concurrence. Résultat, une accessibilité et diversité des produits pour tout le monde, donc une prospérité inclusive et la chaîne continue », lit-on dans l’ouvre les idées d’Adam Smith dans la mondialisation.À l’ère où la mondialisation connait un essor incontestable, le pays le plus pauvre au monde ne devrait pas se replier sur lui-même. A mon humble, le Burundi devrait adopter une politique d’ouverture totale pour attirer les investissements et profiter les opportunités émanant du libre-échange afin de rapatrier les devises et participer activement dans la course de concurrence sur le plan régional et continental.

Les Jumeaux de Tuttle au Burundi avec Glenn Boyer et Libertas Press

L’Institute for Economics and Enterprises est heureux de recevoir dans ces locaux des merveilleux cadeaux de la part de Monsieur Glenn Boyer et de l’organisation Libertas Press via Mr Connor Boyack. En honneur de plusieurs auteurs du libertarianisme, les Jumeaux de Tuttle, qui sont Ethan et Emily, les enfants à la découverte des principes libertariens.

Qu’est que la jeunesse Burundaise doit apprendre de ce cadeau ?

Alors que la majorité des chômeurs au Burundi sont les jeunes qui terminent leurs études, plus 60%.  La plupart de ces jeunes se retournent vers l’entrepreneuriat pour s’en sortir. Mais nous trouvons des échecs partout, la question est de savoir pourquoi ?

« Parce que se prendre en charge, être son propre patron n’est pas dans le cursus scolaire burundais. On ne nous a jamais appris à prendre des risques, à évaluer des marchés, à penser par nous-mêmes ».

Dans cette faille du système éducatif, les jeunes élevés burundais comprendront avec ces livres que « l’éducation fonctionne mieux lorsque nous avons la liberté de découvrir nos intérêts et de développer nos capacités, plutôt que d’être façonnés selon les désirs de quelqu’un d’autre ».  Comme nous les retrouvons dans le volet The TUTTLE TWINS and the EDUCATION VOCATION. Ils comprendront également que « des penseurs courageux ont toujours proposé des idées pour un avenir meilleur où les gens utilisent plutôt la persuasion » et non la force.

Notre remerciement à..

L’Institute for Economics and Enterprises éprouve sa grande reconnaissance approfondie aux personnes qui n’hésitent pas à l’aider dans la construction d’une société africaine libre et plus prospère. Merci à Monsieur Glenn Boyer pour sa gratitude et sa volonté de lutter pour une société libre. Nous lui devons beaucoup de reconnaissance pour les livres qu’il nous a envoyé et son soutien pour notre Institute. Nous comptons utiliser ces dons dans l’amélioration de la compréhension du système économique basé sur le libre marché, l’état de droit et la propriété privée. Et montrer son importance dans la réduction de la pauvreté en Afrique en général et au Burundi en particulier.  Nous allons organiser des séances de discussion sur le contenu de livres. Nous allons écrire des articles et les publier sur notre site Web.

Notre appel à..

Soulignons que le manque des moyens financier et matériels reste toujours un défi pour l’Institute. Raison pour laquelle nous lacons notre appel vibrant aux différents partenaires potentiels , individu ou organisation, de soutenir notre mission afin d’unir nos forces pour continuer à lutter pour une société libre et prospère. L’Institute reste ouvert à toutes collaborations et partenariat et appréciera toute contribution de n’importe quelle nature susceptible de l’aider dans la réalisation de sa mission.

Rappelons également qu’à l’Institute for Economics and Enterprises nous rêvons à une Afrique où chaque individu est libre et prospère, nous continuerons à travailler en suivant notre mission qui est de « produire, à travers un apprentissage ciblé, une société basée sur les principes du marché libre, de la propriété privée et de l’état de droit ». Nous y parvenons en créant des programmes éducatifs participatifs et en fournissant les ressources nécessaires à la liberté individuelle et économique, seul moyen pour notre Afrique de prospérer.

Un marché ouvert pour une prospérité équitable

LA ZLECAF : UNE OPPORTUNITE POUR AMELIORER LA VIE DES CITOYENS BURUNDAIS

La naissance de la Zone de libre-échange continentale africaine a créé l’un des plus grands marchés d’Afrique et du monde. Ses objectifs incluent la création d’un marché continental unique pour les biens et les services avec une libre circulation des personnes et des investissements, ouvrant ainsi la voie à l’accélération de la mise en place de l’union douanière continentale. Le Burundi a signé cet accord le 2 juillet 2018 et l’a ratifié le 17 Juin 2021 par loi no 1/ 17 du 17 Juin 2021 portant ratification par l’Etat du Burundi de l’Accord portant création de la Zone de Libre-Echange Continental Africain (ZLECAF). 

Les avantages de la ZLECAF

Selon la Banque mondiale, la zone de libre-échange africaine peut stimuler la croissance et réduire la pauvreté. Sa mise en œuvre réussie pourrait accélérer l’augmentation des revenus des femmes et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté en Afrique d’ici 2035. Selon Albert Zeufack, économiste spécialiste de l’Afrique à la Banque mondiale, « la Zone de libre-échange continentale africaine a le potentiel d’accroître les possibilités d’emploi et les revenus, contribuant ainsi à élargir les opportunités pour tous les Africains. Elle devrait permettre à environ 68 millions de personnes de sortir de la pauvreté modérée et rendre les pays africains plus compétitifs« , a-t-il déclaré.

Un raisonnement qui ne tient pas la route

Le Burundi est prêt à entrer dans ce vaste marché. Mais il reste inquiet d’être un dépotoir, comme on peut le voir dans les interventions des dirigeants du pays.

Selon eux, la balance commerciale du Burundi est structurellement négative. Ses conséquences affectent la vie du consommateur qui est obligé d’acheter des produits importés à des prix élevés. C’est cette situation qui inquiète le plus les dirigeants burundais.

Mais ces dirigeants ne devraient pas s’inquiéter de cette situation. Comme nous le savons, le commerce est un échange volontaire entre l’acheteur et le vendeur et doit être mutuellement bénéfique pour les deux parties. Pour l’expert Alexander Hammond, président de the Initiative for African Trade and Prosperity, IATP, « une balance commerciale est le total de millions de transactions individuelles mutuellement bénéfiques – ce qui signifie qu’un déficit commercial est un meilleur indicateur des habitudes de consommation, et est loin d’être une mauvaise chose ». Dans une économie ouverte, les consommateurs restent disposés à choisir entre les biens importés et ceux produits localement. Et ils sont aidés par le prix et la qualité de ces derniers pour prendre cette décision.

Comment tirer parti de la ZLECAF ?

Selon les dirigeants du pays, pour réussir, il faut s’attaquer au problème majeur posé par le protectionnisme de certains marchés mondiaux qui excluent les produits africains. Ainsi, le président du Burundi, S.E. Evariste Ndayishimiye, prône la fierté de produire et de consommer des produits africains et de considérer l’Afrique comme un marché intérieur pour les Africains : « Pour réussir, il y a un défi à relever. Le manque de fierté à consommer nos produits africains justifie clairement la dépendance continue de l’Afrique vis-à-vis des économies étrangères et ce n’est qu’en nous unissant que nous pourrons inverser cette tendance ».

Cela ne suffit pas. Pour d’autres, la première politique est de faciliter l’environnement des affaires au Burundi et en Afrique. Il est nécessaire d’attirer les investissements directs étrangers dans le domaine du transfert de technologie et des connaissances techniques pour augmenter la production. Il faut aussi concilier les moyens de production et la transformation agroalimentaire. Et pour ce faire, les exportateurs burundais doivent bénéficier des avantages liés aux accords commerciaux, notamment la réduction ou l’élimination des droits de douane. Ceci afin que ses producteurs puissent devenir compétitifs dans cette compétition africaine et même mondiale. Sans cela, l’opportunité sera manquée.

En somme, la ZLECAF représente une opportunité pour les États de prospérer par la revitalisation de leur commerce intercontinental et inter-pays. Mais cela nécessite une condition : lutter contre toutes les tentations protectionnistes et les distorsions qui peuvent pervertir le fonctionnement d’un marché concurrentiel. Ceci est aussi vrai pour le Burundi que pour l’ensemble de l’Afrique. 

Economics in one Lesson au Burundi

L’Institute for Economics and Enterprises vient recevoir dans ses locaux de bon cadeaux de la part de Monsieur Glenn Boyer et de l’organisation Mises Institute. Le livre Economics in one lesson est un livre à lire par tous : Economistes, non économistes, décideurs politiques, entrepreneurs, etc. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est un livre qui met en lumière les causes des erreurs économiques de nos systèmes. Ce livre vient par exemple au moment où les décisions prises dans les années passées par nos décideurs politiques aidés par les « économistes » démontrent bel et bien son contenu. Tout cela dans une et seule phrase

Sa seule et unique leçon

« L’art de l’économie consiste à examiner non seulement les effets immédiats mais aussi les effets à plus long terme de tout acte ou de toute politique, il consiste à retracer les conséquences de cette politique non seulement pour un groupe mais pour tous les groupes »

C’est évident que la leçon démontre l’inefficacité du système économique qui ne reposent pas sur les idées de système de libre marché. Par exemple, cette leçon démontre l’inefficacité du système marxiste comme le voyait ce philosophe russe : l’histoire lègue à chaque nouvelle formation économique et sociale des problèmes objectivement

L’auteur du livre, lui, ne le voit pas comme ça. Plutôt, il voit que c’est l’erreur longtemps commise par plusieurs économistes de son époque. Et qu’il trouve émanant de deux sortes :  de ne considérer que les conséquences immédiates d’un acte ou d’une proposition et de ne considérer que les conséquences pour un groupe particulier au détriment des autres groupes.

Pour admettre cela, ça ne demande pas d’être un grand analyste des systèmes politiques et économiques. Il suffit simplement d’ouvrir les yeux et écouter les voix de malheureux des anciens systèmes. Voir comment ces systèmes changent de temps en temps dans nos sociétés. Il suffit de voir comment nos sociétés ont resté longtemps sous l’égide dans la pauvreté, mais avec des économistes de renommés. Mais delà aussi l’auteur du livre nous donne la raison en opposant les bons « économistes » par les mauvaises :

« Le mauvais économiste ne voit que ce qui frappe immédiatement l’œil, que les conséquences directes des cours proposés, que les effets d’une politique donnée sur un groupe particulier. Mais le bon économiste regarde aussi au-delà, les conséquences indirectes et à plus long terme, et s’interroge sur les effets de la politique sur tous les groupes ».

Notre remerciement

L’Institute for Economics and Enterprises éprouve sa grande reconnaissance approfondie aux personnes qui n’hésitent pas à l’aider dans la construction d’une société africaine libre et plus prospère. Merci à Monsieur Glenn Boyer pour sa gratitude et sa volonté de lutter pour une société libre. Merci également à Mises Institute.  Nous leurs devons beaucoup de reconnaissance et gratitude pour les livres qu’il nous a envoyé et son soutien pour notre Institute. Nous comptons utiliser ces dons dans l’amélioration de la compréhension du système économique basé sur le libre marché, l’état de droit et la propriété privée. Et montrer son importance dans la réduction de la pauvreté en Afrique en général et au Burundi en particulier.  Nous allons organiser des séances de discussion sur le contenu de livres.

Notre appel à..

Soulignons que le manque des moyens financier et matériels reste toujours un défi pour l’Institute. Raison pour laquelle nous lacons notre appel vibrant aux différents partenaires potentiels, individu ou organisation, de soutenir notre mission afin d’unir nos forces pour continuer à lutter pour une société libre et prospère. L’Institute reste ouvert à toutes collaborations et partenariat et appréciera toute contribution de n’importe quelle nature susceptible de l’aider dans la réalisation de sa mission. Aussi, notre audience est grandement francophone, celui ou celle qui sera intéressé de nous donner des moyens pour avoir les matériels en langue française est aussi lui bienvenu.

De plus, à l’Institute for Economics and Enterprises nous rêvons à une Afrique où chaque individu est libre et prospère, nous continuerons à travailler en suivant notre mission qui est de « produire, à travers un apprentissage ciblé, une société basée sur les principes du marché libre, de la propriété privée et de l’état de droit ». Nous y parvenons en créant des programmes éducatifs participatifs et en fournissant les ressources nécessaires à la liberté individuelle et économique, seul moyen pour notre Afrique de prospérer.

Un marché ouvert pour une prospérité équitable

Les aventures de Jonathan Gullible : Trois grandes leçons apprises du livre

Les aventures de Jonathan Gullible, L’Odyssée d’un jeune homme en quête de la liberté, est un livre qui relate l’histoire des peuples d’une société imaginaire, île de Corrumpo. Elle relate comment les autorités de cette île interviennent dans les domaines de la vie économique, sociale et politique de l’ile et comment cette intervention affecte la population économiquement et socialement.

Voici les trois leçons apprises lors du vayage dans cet ouvrage :

1. L’interventionnisme étatique conduit souvent à une augmentation de taille du gouvernement.

Comme nous le trouvons dans le chapitre 12 du livre : « Pagaille au Logis », après avoir mettre en place une loi empêchant les propriétaires d’augmenter les prix, le « conseil » a mis en place des fonctionnaires pour faire respecter cette loi. Comme ce personnel devrait être payer, le budget devrait augmenter. Si le budget augmente on élargisse l’assiette fiscale et par conséquent l’impôt.  Bien que l’histoire relève d’une société imaginaire, ce phénomène d’augmentation de la taille du gouvernement, soit en créent des nouveaux postes, soit en créant des « institutions parallèles est souvent fréquents dans la réalité historique des pays africains.

Le résultat de cela est le suivant :

 « Les coûts augmentèrent mais pas les loyers [les produits, sans augmenté la qualité du service fournie]. Même les propriétaires les plus gentils durent faire moins de réparations. Quand les bâtiments devinrent inconfortables ou dangereux, les locataires se fâchèrent et se plaignirent aux inspecteurs. Les inspecteurs imposèrent des amendes aux propriétaires. Bien sûr, certains propriétaires donnèrent des pots-de-vin aux inspecteurs pour qu’ils ferment les yeux. En fin de compte, le propriétaire du Bâtiment A (de bonne qualité), ne pouvait plus se permettre ni les réparations ni les pots-de-vin, alors il ferma tout simplement et s’en alla. »

2.L’Interventionnisme étatique limite la liberté de choisir, donc nous force à agir sans tenir compte de notre volonté et nos besoins.

Comme, parmi les principes du libertarianisme, il y a également la liberté du choix, le livre nous relate comment cette faculté est bloqué dans l’île de Corrumpo. Avant l’instauration d’une bibliothèque de Gouvernement par exemple, il y avait une grande variété d’abonnement annuel, et chacun était libre de choisir le types d’abonnement à faire et du contenu du livre à recevoir :

« Les scriptbibs se faisaient même concurrence pour obtenir des adhérents, en s’efforçant d’avoir les meilleurs livres, le personnel le plus qualifié et les horaires et emplacements les plus commodes. Certaines faisaient même le ramassage des livres à domicile. Les gens payaient pour leurs choix parce que l’abonnement à une bibliothèque était important pour eux. ».

Mais les dirigeants de cette île ont décidé de créer une BIGOV (Bibliothèque du Gouvernement) via l’instauration obligatoire des impôts à tout le monde, et dont l’accès est « gratuit ».

Donc bien que nous nous réjouissions souvent de la gratuite de service publics, Cette jouissance semble être coutés beaucoup plus que nous ne le pensons. Nous sacrifions souvent notre liberté en laissant les autres agir pour notre compte.

3.La taxation est un vol ou une punition :

 Sur l’impôt, la première question à se demander est de savoir pourquoi il est obligatoire ?  Pour l’auteur du livre, tout ce qui demande la force est contre naturel :

« Naturellement, l’utilisation de la force pour ôter la vie, c’est un meurtre, pour supprimer la liberté, c’est de l’esclavage, et pour prendre la propriété c’est du vol. Cela revient au même si ces actions sont commises par une personne agissant seule, par beaucoup agissant contre quelques-uns, ou même par des fonctionnaires avec de beaux couvre-chefs ou de beaux titres »

Donc, comme, il y a des lois qui exigent de payer l’impôt même pour les produits qu’on n’aime pas et ceci par force, obligatoirement, l’aspect de cet impôt est un « vol » du droit de propriété. Pas seulement que l’impôt peut avoir un aspect du vol de droit de propriété, mais également il peut avoir l’aspect punitive :

« Les impôts punissent les pécheurs. L’impôt sur le tabac punit les fumeurs, l’impôt sur l’alcool punit les buveurs, l’impôt sur l’intérêt punit ceux qui font des économies et l’impôt sur le revenu punit ceux qui travaillent »

Dans une société sans état de droit, la politique est le moyen de s’enrichir sans tenir compte de toute vertu morale. La politique est l’art où tout acte ignoble est permis ; tuer, mentir, voler… Mais cette société encourage la corruption, et maintient une grande partie de la population dans la pauvreté. Nous devrons avoir une confiance dans une société libre. Car :

« Avoir confiance dans une société libre, c’est se concentrer sur le processus de découverte de valeurs dans l’économie de marché plutôt que de se fixer sur quelque vision ou but imposé ».

Nous avons besoin d’un gouvernement qui respecte les règles d’une société libre : le marché libre, état de droit, la propriété privée et qui est impartial et persuasif car : « Utiliser la force du gouvernement pour imposer une vision aux autres est une paresse intellectuelle et il en résulte inévitablement des conséquences non voulues et perverses ».

Comme Jonathan le souligne, la réalisation d’une société libre demande le courage de penser, de parler et d’agir – surtout quand il est plus facile de ne rien faire.

Je pourrais dire beaucoup de choses sur ce que j’ai appris avec le livre. Car c’est un livre qui touche tous les aspects de la vision libertarienne : la non-agression, le libre-échange, le droit de propriété, Etat de droit, la libre circulation des personnes, libre marché, l’importance de l’entrepreneuriat et ce qui le tue etc..

 Il montre que l’interventionnisme étatique rend riche une minorité des décideurs politique et ses copains et que parfois les armes utilisées pour rester au pouvoir et pour manipuler les gens sont les impôts, la distribution des faveurs via l’attribution des différents permis pour l’exercice d’une activité économique quelconque et l’instauration des services « gratuits », sous l’impulsion de vouloir pour rendre la vie des habitants d’une même société plus « conforme ».

Les aventures de Jonathan Gullible au Burundi

Institute for Economics and Enterprises est heureux de recevoir dans ces locaux des merveilleux cadeaux de la part de Monsieur Glenn Boyer et du Professeur Ken Schoolland. L’Odyssée d’un jeune homme en quête de la liberté, est un livre qui relate l’histoire des peuples d’une société imaginaire. Mais sûrement qui va aider dans la société réelle comme celle du Burundi. Il montre comment est l’interventionnisme étatique, les outils utilisés et son impact économique et sociale sur la vie de la population.

Qu’est que la société Burundaise doit apprendre de ce livre ?

Selon loi No 1/13 du 15 Mai 2020 portant fixation du Budget générale de la république du Burundi, Exercice 2020-2021, Plus de 65% des recettes prévues sont des produits fiscaux. Ce qui montre que au Burundi, la grande partie du budget du gouvernement vient des impôts.  Il aidera à la société burundaise de comprendre que la Taxation est un vol. De comprendre que tout ce qui demande la force est contre naturel :

« Naturellement, l’utilisation de la force pour ôter la vie, c’est un meurtre, pour supprimer la liberté, c’est de l’esclavage, et pour prendre la propriété c’est du vol. Cela revient au même si ces actions sont commises par une personne agissant seule, par beaucoup agissant contre quelques-uns, ou même par des fonctionnaires avec de beaux couvre-chefs ou de beaux titres ».

Ce livre, obtenu grâce à la générosité de Monsieur Glenn Boyer et de son auteur Prof Ken, est un livre qui touche tous les aspects de la vision libertarienne : la non-agression, le libre-échange, le droit de propriété, Etat de droit, la libre circulation des personnes, libre marché, l’importance de l’entrepreneuriat et ce qui le tue etc..

Il montre que l’interventionnisme étatique rend riche une minorité des décideurs politique et ses copains et que parfois les armes utilisées pour rester au pouvoir et pour manipuler les gens sont les impôts, la distribution des faveurs via l’attribution des différents permis pour l’exercice d’une activité économique quelconque et l’instauration des services « gratuits », sous l’impulsion de vouloir pour rendre la vie des habitants d’une même société plus « conforme ».

L’Institute for Economics and Enterprises éprouve sa grande reconnaissance approfondie aux personnes qui n’hésitent pas à l’aider dans la construction d’une société africaine libre et plus prospère. Merci à Monsieur Glenn Boyer pour sa gratitude et sa volonté de lutter pour une société libre. Nous lui devons beaucoup de reconnaissance pour les livres qu’il nous a envoyé et son soutien pour notre Institute.  Nous ne pouvons pas oublier l’auteur du livre, Professeur Ken Schoolland. Merci à vous aussi. Nous comptons utiliser ces dons dans l’amélioration de la compréhension du système économique basé sur le libre marché, l’état de droit et la propriété privée. Et montrer son importance dans la réduction de la pauvreté en Afrique en général et au Burundi en particulier.  Nous allons organiser des séances de discussion sur le contenu du livre. Nous allons écrire des articles et les publier sur notre site Web.

Cependant, le manque de matériaux reste toujours un défi pour l’Institute. Raison pour laquelle nous lacons notre appel vibrant aux différents partenaires potentiels d’adhérer à notre mission afin d’unir nos forces pour continuer à lutter pour une société libre et prospère. L’Institute reste ouvert à toutes collaborations et partenariat et appréciera toute contribution de n’importe quelle nature susceptible de l’aider dans la réalisation de sa mission.

Soulignons qu’à l’Institute for Economics and Enterprises nous rêvons à une Afrique (spécialement francophone) où chaque individu est libre et prospère, nous continuerons à travailler en suivant notre mission qui est de « produire, à travers un apprentissage ciblé, une société basée sur les principes du marché libre, de la propriété privée et de l’état de droit ». Nous y parvenons en créant des programmes éducatifs participatifs et en fournissant les ressources nécessaires à la liberté individuelle et économique, seul moyen pour notre Afrique de prospérer.

Un marché ouvert pour une prospérité équitable

Cette article a été publier pour la première fois sur Liberty internationale en version anglaise

IEE establishment of the Liberty Library

Continue preparing for the establishment of the Liberty Library in BURUNDI,Institute for Economics and Enterprises (IEE) is collecting liberty books,Economics books,books relating law,private property books,free market books,…..

For this,readers continue taking part in the action of reading.Keep reading,continue developping mind and there will be change.

Thank you supporters for the action of books .GlennBoyer you are doing more in our books projectLet promote liberty,free market,property rights.

And IEE will not stop until free market is established .

Un don aux clubs

Notre croyance se trouve dans la force de notre jeunesse de demain. Ces sont notre espoir de notre future. Aujourd’hui, Notre directeur a recu le membre du club de Retaract Bujumbura. Ils ont échangé thematiques et comment contribuer ensemble dans le developpement du leadership et de l’esprit d’entreprise dans nos communautés. L’Institute for Economics and Enterprises a dû contribuer dans le projet d’éducation du Club en donnant 22 livres de differents themes de la liberté économique et individuelle au Club.Merci à nos donnateurs.

Liberty month in Africa with IEE

Institute for Economics and Enterprises (IEE) in partenership with Atlas Network is thrilled to announce the liberty work which will take the whole month(October) with students of differents universities.

We will be discussing about Liberty in Africa and the principales of Free Market.Come all and support Liberty and Free Market.

ETAT DE DROIT : UNE EGALITE DEVANT LA LOI ET UN SYSTEME JUDICIAIRE INDEPENDANT

Un classement mondial des pays suivant l’indice de la liberté économique effectué chaque année par « The Heritage Foundation » prend en considération le score obtenu après pondération des 12 variables réparties dans 4 zones de la vie du pays. Il s’agit notamment de : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d’investissement, la liberté financière). Le rapport de 2018 classe le Burundi au 157e rang mondial avec un score de 50.9.

La zone de l’Etat de droit nous intéresse beaucoup dans cette article.

Nous ne pouvons pas aborder le concept d’état de droit sans comprendre son champ d’application. Ce concept va de pair un autre concept qui est « Etat » car c’est celui-ci qui est autorisé de garder le monopole de la force dans nos sociétés seulement. La question devient donc de savoir quand est ce que, dans une société libre, ce pouvoir qu’a l’Etat est justifié ? Les défenseurs de la philosophie libertarienne répondent souvent que c’est lorsqu’il s’agit de « protéger les individus contre la fraude et le vol ». Autrement dit, contre ceux qui outrepassent la loi par leurs ambitions et/ou intérêts personnels et ceux qui usurpent la propriété de l’autrui sans son consentement. Le deuxième argument découle de la propriété privée et le premier de l’état de droit que nous abordons dans cet article. Nous allons esquisser cette notion et voir comment elle affecte l’économie du pays.  Par état de droit, nous entendons une garantie de la justice à travers des règles telles que l’égalité devant la loi et système judiciaire indépendant.

De l’Egalité devant la loi

Qu’en est-il de l’égalité devant la loi au Burundi ? La question mérite de tirer une attention particulière. Nous nous bornons ici sur la loi des finances. Même si la Constitution, dans son article 70 reconnait que tous les citoyens sont égaux devant les charges publiques, elle reconnait également une exonération légale. : « …. Il ne peut être établi d’exonération que par la loi ». (Constitution du Burundi) Toute personne physique ou morale, remplissant les conditions légales requises peut bénéficier de l’exonération. », comme ne le lisons dans un document de OBR : GUIDE DU CONTRIBUABLE : LES PROCEDURES FISCALES, DOUANIERES ET D’EXONERATION. Par cette déclaration, nous trouvons que quel que soit les motivations, l’exonération est un phénomène de traitement inégales des citoyens devant la loi. Pire encore, est qu’elle ne met pas les agents économiques dans une même ligne de course. Sur le marché, ces agents économiques ne peuvent pas compéter ensemble, ce qui permet d’étouffer les nouveaux venus dans le circuit économique facilement et donc entraver l’esprit d’entreprise et l’innovation. Non seulement elle bloque l’esprit d’entreprise, cette phénomène fait à l’Etat une norme perte et au citoyen une norme charge sans son consentement. A titre d’exemple, le budget de l’Etat de 2019 fait ressortir une somme de plus de 17 milliards d’exonération, comme nous le trouvons dans la Loi n°1/14 du 30 juin 2019 portant fixation du budget général. (decret loi) Le résultat a été la hausse des prix de denrées alimentaires, car ce manque à gagner l’état le comble avec la hausse des autres taxes.  Important pour les citoyens parce que avec la somme que l’état semble laisser, elle vient gonfler impôts à payer par tête d’un citoyen.

Du système judiciaire indépendant

Un état de droit a besoin d’un cadre d’application des lois en provenance de l’exécutif et votées par le législatif très indépendant. Ce cadre est un système judicaire œuvrant pour tous. Alors qu’en est-il du système judicaire au Burundi ? Bien que les textes disent que le judicaire est un pouvoir indépendant et impartial, comme le stipule l’article 214 de la constitution, quelques lacunes ne manquent pas. Les modalités de recrutements et de nominations de membres du corps judicaire doivent obéir aux critères ethnique, régionale et à l’équilibre de genre comme nous le trouvons dans le même texte. C’est ce que la philosophie libertarienne considère comme une « discrimination positive », une forme de préférence aux groupes minoritaires par imposition des quotas pour participer dans la vie du pays. En plus de cela, la nomination des hauts fonctionnaires du judiciaire se fait à base des critères politiques. Ce qui ne garantit pas l’indépendance et l’impartialité dans leurs fonctions.

La constitution du Burundi donne au Président de la République une fonction de « Garant de l’Independence de la magistrature et par conséquent il est le « juge suprême ». Il est assisté par une plus haute instance disciplinaire de la magistrature. Donc la manière dont le système judicaire est composé et dont la nomination aux fonctions du système fait qu’il devient dépendant de l’exécutif et agit en fonction du contexte politique actuelle. Le changement des juridictions prononcées suivant un tel et tel autre pouvoir en fait la démonstration.

De la relation entre l’Etat de droit et de l’économie du pays

L’état de droit n’est seulement nécessaire pour la bonne cohabitation des individus, le social. Il est également important dans la vie économique de ces individus. Attirer les entreprises et les investissements de l’étranger, et rendre plus accessible aux individus l’échange domestique, sont bien sûr des facteurs importants pour le développement économique et la prospérité de la population. Et cela c’est du ressort de la loi et du système judiciaire pour son application. C’est ainsi que chaque année ; la Banque mondial classe les pays en fonction de la facilité d’y faire les affaires. Cette indice se penche sur la transparence du système fiscal et des réglementations, les niveaux de corruption au sein des fonctionnaires, et la facilité avec laquelle les individus peuvent démarrer une entreprise, l’enregistrement des biens, le commerce international et le droit des  faillites.

Nous concluons que la distinction entre une société libre d’une société non libre se réfère à l’État de droit. « Cette idée que les citoyens doivent être régis par des principes clairs et généraux du droit, plutôt que par le caprice arbitraire des monarques et des politiciens. Les législateurs ne peuvent pas faire simplement ce qu’ils veulent. Leurs lois doivent s’appliquer également à tous, y compris à eux-mêmes ; selon Eamonn BUTLER. »

Article publié sous son titre orginal BURUNDI: QUID OF THE RULE OF LAW par SPEAK FREELY

Burundi : Seul le libre change et la libre entreprise peut résoudre le problème du sucre

Dans ces jours, on remarque une carence absolue du produit fini de la canne à sucre. Pour l’I.E.E, seule la libre entreprise et la stumulation des importantions du sucre peuvent être des solutions durables pour ce problème

Dans ces jours, on remarque une carence absolue du produit fini de la canne à sucre. Dans certaines alimentations visitées au Nord du pays, si on parvient à trouver ce produit, le prix gravite entre 2800 Fbu et 3000 Fbu. Cette tendance à « spéculer » pratiquée par certains commerçant de ce produit fait beaucoup de lamentations à plusieurs consommateurs. « Je ne comprends pas pour nous achetons le sucre à ce prix, une différence de 500 Fbu est une perte pour moi, oui une grande perte, peut-être que ces commerçants nous volent ». S’inquiète un acheteur du sucre.  Interrogé sur la cause de cette hausse du prix, un vendeur du sucre nous répond que ce n’est pas de leur faute. « Par exemple, nous ne pouvons pas nous procurer de la quantité du sucre selon nos besoins et nos volontés, un grossiste nous approvisionner une fois la semaine, si tu n’es pas là ou si tu n’as pas de l’argent ce jour tu attends l’autre jour de la distribution ». Dans un point de presse animé le 03 Février 2020 ; la SOSUMO reconnait cette situation, « nous avons entendu parler de ces prix inexpliqués du sucre, a déclaré l’Administrateur Directeur Général de la SOSUMO, ce pendant les prix reconnus par la SOSUMO n’a pas changé et d’ailleurs les performances de la société ont suivi le même rythme dans ces 12 derniers mois », a souligné l’ADG.  Donc cela peut être le résultat des décisions des « opportunistes » et/ou « spéculateurs » de certains distributeurs de ce produit.

Décision qui ne résout rien

Parmi les solutions appliquées par la SOSUMO pour tenter de remédier à cette tendance de spéculation et/ou d’opportunisme, il y a la « révision de la liste de distributeur pour en soustraire ceux qualifiés d’opportunistes, donner à certaines alimentations le droit de s’approvisionner directement de la SOSUMO et aussi limiter la quantité du sucre livré à ses clients. Ceux qui ont droit à des quantités supérieures à quatre tonnes devront s’approvisionner en deux temps par quinzaine. » (à lire ici)  A voir toutes ces solutions proposées, nous constatons qu’elles visent à réduire  « la liberté de choisir » pour les consommateurs. Elles contraignent ces derniers à accepter les fournisseurs qui leurs sont imposés sur le marché et aussi acheter une certaine quantité à une période donnée. Ces décisions vont à l’encontre du choix individuel, notamment celui du consommateur et par conséquent donnent plus du pouvoir monopoliste à certain groupe de fournisseurs qui peuvent continuer à abuser de leur pouvoir dans le but de plus « spéculer ».

Meilleur solution

Dans une société où tout repose sur les décisions individuelles, la compétence et la concurrence sont les meilleurs outils pour améliorer la qualité de vie des individus. La compétence tout comme la concurrence peuvent être incitées de manière interne et externe. De l’intérieur, avec l’hypothèse que la SOSUMO est plus performante. Si cela est une « réalité », elle devrait stimuler ces deux qualités en laissant tous les distributeurs le désirant d’entrer dans la chaine de la distribution du sucre. Il faut mettre plus de quantité sur le marché pour parier aux « spéculations » de certains distributeurs via la politique du libre marché. De l’extérieur avec l’hypothèse que la SOSUMO n’est pas performante. Si la première hypothèse n’est pas vérifiée, c’est-à-dire que la hausse du prix du sucre n’est pas due aux « spéculations » des distributeurs, plutôt de sa rareté sur le territoire national. Des économistes s’entendent que « plus un bien se raréfie, plus il se renchérit ». Donc la politique de rendre le sucre plus rare ne peut pas résoudre le problème, au lieu de cela, il faut chercher à le rendre plus abondant sur le marché. Pour se faire, il est impérativement nécessaire de stimuler les autres sociétés et/ou entrepreneurs de se lancer dans la production de ce produit et/ou ouvrir les frontières pour les importations des quantités manquantes car les faits montrent que cette société seule ne peut pas satisfaire des besoins en sucre de la population en pleine augmentation.

Donc le Burundi devrait encourager la libre entreprise dans la chaine du sucre et aussi chercher à appuyer la seule société sucrière burundaise par des importations

BURUNDI : LES VICTIMES SE LAMENTENT DE LA VIOLATION DES CONTRATS D’ASSURANCE PAR LES ASSUREURS.

La loi de 2014 portant code des assurances au Burundi précise que l’obligation d’assurance s’applique à la réparation des dommages corporels ou matériels résultant des accidents ou un évènement incertain via un engagement des parties prenantes dans un contrat d’assurance

Un Contrat d’Assurance est « un contrat en vertu duquel, moyennant le paiement d’une prime fixe ou variable, une partie, l’assureur, s’engage envers une autre partie, le preneur d’assurance, à fournir une prestation stipulée dans le contrat au cas où surviendrait un événement incertain, ou à un terme indéterminé, que, selon le cas, l’assuré ou le bénéficiaire a intérêt à ne pas voir se réaliser. » L’objectif de l’assurance était de donner aux victimes des accidents et/ou évènement incertain un débiteur solvable.

Une indemnité qui est reçu en retard…

Cependant, on observe la lenteur dans le processus d’indemnisation des victimes. On dirait que les sociétés d’assurances n’ont pas de volonté d’indemniser les victimes malgré les cotisations de l’assuré comme en témoigne l’un des plusieurs victimes de ces évènements. « J’ai été victime d’un accident de roulage causé par un assuré de l’une des sociétés d’assurances au Burundi en 2015, mais jusqu’aujourd’hui, l’assurance cherche des manœuvres dilatoires qui m’empêchent d’être indemnisé. L’indemnité que je recevrai ne me servira rien car j’ai vendu tous mes biens pour me faire soigner », nous déclare NYANDWI Claude.

Au lieu d’exécuter les jugements rendus par les Tribunaux, ces sociétés d’assurances cherchent des manœuvres dilatoires notamment en interjetant appel ou en faisant des pourvoir en cassation pour faire durer le processus d’indemnisation. Cette thèse est soutenue également par notre interviewé qui précise qu’il a eu gain de cause au Tribunal de Résidence et au Tribunal de Grande Instance mais que l’assurance a demandé un pourvoir en cassation pour faire durer le processus d’indemnisation.

Ces propos sont soutenus aussi par quelques assistants juridiques et/ou avocats. « A côté des mesures consistant à interjeter appel, ces sociétés d’assurances recourent au mécanisme d’arrangement à l’amiable pour ne pas donner une indemnité totale aux victimes. Le constat amer est que même ce processus renferme la lenteur en son sein dans la mesure où la victime ou ses ayants droits peuvent signer des quittances d’indemnisation et attendre plus d’une année avant d’être indemnisées », ajoute un Assistant Juridique.

Et qui n’ajoute rien.

Les victimes de ces accidents continuent à être victimes des lenteurs qu’affichent ces sociétés, elles dépensent beaucoup en poursuivant leurs affaires au sein des Tribunaux. Une affaire peut demander même 5ans. Pendant cette période, la victime ou ses ayants droits dépensent énormément et l’indemnité qu’ils reçoivent ne parvient même pas à couvrir ces dépenses. « Où est donc l’intérêt pour la victime d’avoir un débiteur assuré qui était considéré comme ayant un assureur censé d’être solvable ? » Concluent ces victimes.

Pour eux, la solution est de réviser le Code des assurances en vigueur en y mettant des dispositions qui pourraient contraindre ces sociétés d’assurances à respecter le contrat d’assurance et aussi à payer des indemnités aux victimes dans un temps raisonnable.  

DROITS DES FEMMES : Le 08 Mars, de l’origine à nos jours.

Avec le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) qui est de « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire », nous avons pensé à savoir comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes. Voici le resultats de nos recherches

L’origine du 8 mars

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.

La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

En 1910, Clara Zetkin a proposé la création d’une Journée internationale des femmes pour la première fois dans une conférence internationale des femmes socialistes. Cette femme s’inscrit donc dans une perspective révolutionnaire.

 La date n’est pas fixée du coup, ce n’est qu’après 7 ans, en 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

Dans les années 70, la date est réinvestie avec le regain féministe et en 1977, la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

Axée sur l’égalité de sexe, la Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car pour les militants de cette journée, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, ils auront besoin de la célébrer.

C’est dans cette optique que la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, souligne, dans sa déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la femme de cette année ,8 mars, que 2020 est l’année pour l’égalité des sexes et réclame détruire les obstacles persistants à l’égalité des sexes. Et de continuer, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.

Voilà que Margaret Mead avait raison en disant que nous ne pouvons jamais douter qu’un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde ; en fait, cela se passe toujours ainsi. Tant que l’Egalite n’est pas atteinte, le 8 mars reste et restera une journée de lutte.

Juste pour vous femmes visionnaires et révolutionnaires !!

BURUNDI : L’IMPORTANCE DES MARCHES DANS LA REGULATION DES DEVISES

Dans une société prospere, les marchés ont joué un role plus important pour la régulation du secteur économique. Dans ces marchés n’ignorent pas aussi le role de marché de change comme regulateur de taux de change comme Institute For Economics and Enterprises le montre.

En date du 07 Février 2020, une décision est prise par la Banque Centrale, Retrait d’Agrément qui a été donné à toutes les maisons qui achètent et vendent les devises au Burundi, comme nous le lisons dans la lettre du 07/02/2020 adressée à ces maisons. Selon cette lettre, les bureaux de change sont accusé de la « non-respect généralisé du contenu du circulaire no 1/RC/19 relative à la marge à appliquer dans leurs opérations et qui sont par conséquent à l’origine des conséquences néfastes sur l’économie burundaise. Rappelons que cette circulaire, signée le 19/09/2019, avait comme objectif d’abords de « préciser les modalités de fixation des cours acheteurs et vendeurs ainsi que la marge bénéficiaire des bureaux de change qui ne doit pas dépasser 15 % » et ensuite de « fixer les primes d’encouragement pour dénonciation de celui qui viole les dispositions de cette circulaire et/ ou celui exerce cette activité sans l’agrément de la Banque de République du Burundi.

Est-ce la meilleure décision ?

La quantité de devise au Burundi semble toujours minimale à voir nos besoins en ce produit nécessaires pour faire nos importations qui suivent une courbe croissante. Chercher donc à imposer un « taux de marge » incite aux spéculateurs de passer outre cette « imposition » pour générer plus de bénéfice

Egalement, des faits historiques nous démontrent la faiblesse d’imposition des règles dans le processus de la résolution de problèmes généraux surtout de ceux liées ou ayant la corrélation directe avec la décision individuelle dans l’interaction avec l’autre via le marché. Au lieu d’atténuer ou résoudre le problème, elle l’a aggravé exponentiellement. Le problème n’est pas seulement dû à ce que les marchés parallèles sont spéculateurs, achètent et vendent les devises à un taux dépassant le taux fixé par les autorités monétaires pour générer plus de profit ; car aucun agent économique n’est moins spéculateurs que les autres agents économiques, même le gouvernement. Le problème vient dans la non abondance de ce produit sur le territoire national, c’est-à-dire sa rareté.

Libéré le marché comme meilleur décision

Le marché est un système d’échanges où se rencontrent l’offre (les vendeurs) et la demande (les acheteurs). Dans une économie de marché libre, le prix est fixé par le marché. La rencontre de l’offre et de la demande fixe un « prix » qu’on appelle « prix d’équilibre ». C’est-à-dire ce « prix » que l’acheteur et le vendeur sont prêts, de commun accord, à échanger leurs biens. Sur le marché, c’est donc l’abondance du produit et ou /l’insatisfaction de qualité qui fait chuter le prix tandis que la rareté et/ou la qualité fait grimper le prix d’un produit. Donc les décisions règlementaires des autorités ne font qu’aggraver le problème étant donné qu’elles contraignent les agents économiques à ne pas agir selon leurs propres volontés ou décisions individuelles. Ce qui pourrait pousser ces agents économiques à chercher d’échapper à ces décisions par voie frauduleuse qui risquerai de faire perdre le pays beaucoup qu’à bénéficier. Donc, le Burundi doit reconnaitre l’importance du marché dans la régulation du secteur économique. Le marché doit rester un meilleur régulateur du prix en suivant les lois de l’offre et de la demande, car c’est seulement lui qui permet les gens d’interagir en suivant leurs propres profits sans nuire aux profits des autres.  En répétant Gary M. Galles, auteur sur FEE,

« Le marché libre transforme la concurrence destructrice de la jungle pour une maigre subsistance en une concurrence coopérative pacifique au service de soi et des autres… Sur le marché, tout le monde y gagne. C’est le marché – la société contractuelle… qui permet aux « faibles» de vivre de manière productive ».

Une société libre : Comprendre les notions d’équité et d’égalité

Selon la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Art.1 , les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Plusieurs visions/ou conceptions ont été présentées selon les différents mondes qui composent l’actuel planète, monde libre et non libre sur les notions et la morale des mots égalité, équité et justice. Ce soir, inspiré par une représentation quelconque je vous écris cet article pour vous présenter ma vision actuelle et nécessaire pour un monde libre et prospère. Commençons par les différentes significations des vocables.

Equité dans un monde non libre

Par Equité nous comprendrons la qualité consistant à attribuer à chacun ce qui lui est dû par référence aux principes de la justice naturelle ; de ce fait nous constatons le contraire, l’impartialité, consiste à donner les différentes choses ou opportunités aux différentes personnes.

En effet, l’équité repose sur la volonté de comprendre les gens et de leur donner ce dont ils ont besoin pour s’épanouir et vivre des vies saines.

Comme nous remarquons cela dans les compétitions des athlètes, le concept d’équité nous mène à décaler les positions de départ des athlètes, afin de compenser pour les désavantages que subissent les athlètes placés dans les couloirs extérieurs. Ces décalages des positions de départ se manifeste dans un monde non libre par les différentes incitations ou privilèges donnés par les différents pouvoirs à certains membres de la société.

 Dans un monde libre, tous les individus jouissent des mêmes avantages dont ils ont besoin pour s’épanouir, peu importe leur sexe, identité de genre, orientation sexuelle, lieu de vie, niveau d’éducation, revenu ou capacité. Mais nous ne vivons pas dans un monde libre. Certaines personnes jouissent d’avantages sociaux, économiques ou politiques qui les aident à se développer économiquement et à conserver ce statut, alors que d’autres n’ont pas accès aux mêmes avantages ou subissent l’exclusion, ce qui entraîne chez eux des problèmes économiques.

Egalité dans un monde non libre

 L’égalité dans un monde non libre repose sur la volonté d’offrir la même chose à tous les gens pour qu’ils puissent s’épanouir et vivre des vies saines. Tout comme l’équité, l’égalité vise à promouvoir la justice, mais l’égalité ne peut être atteinte que si tous les gens partent du même point de départ et ont les mêmes besoins. Signalons que Egalité signifie, selon le dictionnaire Larousse, l’absence de toute discrimination entre les êtres humains, sur le plan de leurs droits : Égalité politique, civile, sociale.

Pour tenter de corriger toutes les imperfections se trouvant dans l’inadéquation de la réalité dans la société et les sens des mots « équité et égalité », le monde non libre a fait appel au mot justice. Par définition retrouvée dans le dictionnaires Larousse, la justice est un principe philosophique, juridique et moral fondamental : suivant ce principe, les actions humaines doivent être approuvées ou rejetées en fonction de leur mérite au regard de la morale (le bien), du droit, de la vertu ou de tout autre norme de jugement des comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, ce qui est considéré comme juste varie grandement suivant les cultures. La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation.

Ces notions dans un monde libre

Nous savons déjà que plusieurs gens traitent la société libre comme une société d’inégalité car elles permettent les gens de gagner et d’amasser la plus grande richesse qui, par conséquent entraine des inégalités économiques, ce qui est considéré comme argument faux.

Dans une société libre, selon Eamon Butler, l’égalité ne veut pas dire donner aux gens les la mémé richesse, le même revenu ou même niveau de vie. C’est assurer le même traitement des membres de la société.

Toujours selon lui, Cela se traduit de quatre façons différentes. Les membres d’une société libre ont une égalité morale : ils ont chacun le même droit de choisir pour eux-mêmes et d’être traités avec considération et respect. Il y a l’égalité devant le droit : le droit les protège et les traite de manière identique, sans égards pour leur race, religion, sexe, richesse ou liens familiaux. Ils ont l’égalité politique : ils peuvent tous voter ou se présenter pour une fonction politique. Et ils ont l’égalité de chance : il n’y a pas de barrières arbitraires pour travailler ou aller à l’école ou toute autre chemin dans l’avancement personnel.

Donc, quand la plupart des gens parlent d’égalité, ils ne veulent pas dire le droit au traitement égal sous des principes d’égalité morale, d’égalité devant le droit, d’égalité politique et d’égalité des chances. Ils veulent dire l’égalité dans les récompenses matérielles comme la richesse, les revenus et les niveaux de vie. Et beaucoup défendent une certaine forme de redistribution du riche vers le pauvre afin d’égaliser ces récompenses. Ce phénomène est apparent à l’équité sociale et est contre le fondement d’une société libre qui promeut l’égalité de chance et Une économie qui

« distribue les choses, non par contrainte, mais à travers les valeurs que les consommateurs mettent sur les biens et services différents qu’une économie de marché produit. »

COVID-19 : COMMENT PRESERVER LES VIES HUMAINES ET ATTENUER LES PREJUDICES ECONOMIQUES ?

Pour lutter contre sa propagation et/ou prévenir cette pandémie, des pays prennent des mesures préventives comme amélioration des conditions d’hygiènes, interdiction des rassemblements des gens jusqu’à fermer les écoles, les universités et les églises et les frontières comme interdiction des vols en provenance des pays cibles par le virus. C’est évident donc que les mesures de lutte contre cette pandémie sont perturbatrices pour l’économie de ces pays. Alors, la question est de savoir comment préserver les vies humaines et atténuer les préjudices économiques ?

Le monde entier est préoccupé par la situation très inquiétante pour la santé de la population mondiale. Cela est dû à une pandémie très infectieuse avec une propagation très rapide connu sous le nom de Coronavirus, COVID-19. Pour lutter contre sa propagation et/ou prévenir cette pandémie, des pays prennent des mesures préventives comme amélioration des conditions d’hygiènes, interdiction des rassemblements des gens jusqu’à fermer les écoles, les universités et les églises et les frontières comme interdiction des vols en provenance des pays cibles par le virus. C’est évident donc que les mesures de lutte contre cette pandémie sont perturbatrices pour l’économie de ces pays.

Influence du Coronavirus sur l’économie

Les conséquences économiques du coronavirus se multiplient. Le carburant manque. Alors que dans les pays exportateurs du pétrole on remarque les réserves des stocks de carburant jamais existés dans ces derniers jours, les pays importateurs de ce produit en manquent énormément. « Nous ne pouvons pas aller nous approvisionner, les frontières sont fermées à cause de ce fameux virus », s’inquiète un pompiste.

Sur les marchés, les prix des denrées alimentaires grimpent et/ou les denrées manquent. Deux raisons sont toujours à l’origine de celà selon les gens discutés. « Nous ne trouvons pas les moyens de s’approvisionner à étranger à cause de Coronavirus et nos déplacements sont interdits ».

 Bref, nous ne pouvons pas nier l’effet des mesures préventives prises par certains gouvernements sur l’économie. COVID-19 est une pandémie qui affecte les économies des pays.

Pour cela, la vice-présidente pour le pôle Croissance équitable, Finance et Institutions (EFI) de la Banque mondiale, Ceyla Pazarbasioglu nous donne quelques conseils pour minimiser ces préjudices économiques. Pour commencer, elle tient à souligner que la prochaine étape sera cruciale. « Dans les semaines qui viennent, tous les pays — même en l’absence de cas de coronavirus — devront prendre des mesures concrètes pour protéger leur population et minimiser les perturbations pour leur économie ».

Une tentation dans laquelle il ne faut pas tomber

Sachant que parmi les vecteurs potentiels de transmission, il y a d’abord le commerce, donc les perturbations économiques seraient résultantes des échanges mondiaux qui peuvent diminuer à cause de la fermeture d’usines et du redémarrage tardif de l’activité, des flux financiers étrangers qui pourraient fuir les pays touchés par le coronavirus et du capital humain et financier national qui est de plus en plus sous-utilisé à cause de l’arrêt des usines et le confinement des travailleurs chez eux. Il y a ensuite du secteur touristique et du voyage qui causerait les perturbations économiques à cause de la baisse de la demande et des restrictions de déplacement toujours plus contraignantes, alors qu’il constitue pour de nombreux pays une source importante de revenu.

Pour cela, Ceyla Pazarbasioglu donne aux dirigeants des conseils suivants : « Les gouvernements doivent se garder de toute tentation protectionniste, qui ne fera qu’exacerber les perturbations dans les chaînes de valeur mondiales et accentuer une incertitude déjà grande. Surtout, ils doivent éviter de restreindre les exportations de denrées alimentaires et de produits médicaux vitaux pour, au contraire, rechercher ensemble des solutions visant à accroître la production et la satisfaction des besoins là où ils sont les plus critiques ».

NELSON MANDELA : 10 CITATIONS SUR LA LIBERTE

En lisant certains des œuvres de ce combattant de la liberté individuelle et économique en Afrique, j’ai pu tirer ses 10 citations que je crois nécessaire pour une édification d’une société libre et prospère

Né en 1918 à Mvezo en Afrique du Sud, Nelson Rolihlahla Mandela est un célèbre homme politique sud-africain. Relâché le 11 février 1990, après vingt-sept années de prison, Nelson Mandela soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. Il fut l’un des dirigeants de la lutte contre le système politique d’apartheid avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, suite aux premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays. Je vous partage 10 ses citations :

  1. « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
  2. « Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »
  3. « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. »
  4. « Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c’est l’oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l’opprimé d’autre recours que d’utiliser les méthodes qui reflètent celles de l’oppresseur. »
  5. « Toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la faim et de la soif… »
  6. « Quand un homme est privé du droit de vivre la vie dont il croit, il n’a pas d’autres choix que de devenir un hors la loi. »
  7. « Je ne suis pas né avec une soif de liberté. Je suis né libre. »
  8. « Nous ne sommes pas encore libres, nous avons seulement atteint la liberté d’être libres »
  9. « Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur. »
  10. « Que règne la liberté. Car jamais le soleil ne s’est couché sur réalisation humaine plus glorieuse. »

Par ces citations, nous voyons que l’héro de la lutte de l’apartheid en Afrique du Sud partage ces convictions sur avec certain leader de la liberté. Comme lui, nous croyons que seule la liberté peut sauver le monde. Avec la liberté les gens entreprennent, les gens innovent, les gens commercent et les gens s’enrichissent car liberté implique responsabilité.

LE VOTE : VU PAR LES LIBERTARIENS

Donnez votre voix, une décision qui devrait être guidée par un intérêt personnel et non les sentiments que nous avons pour les autres. Cette décision conduit à choisir un gouvernement qui risque de diriger peut-être la moitié de l’économie nationale plus ou moins les sept prochaines années. Et donner un monopole de plus ou moins sept ans sur la production totale de ce qu’a besoin un pays et ces citoyens à certains individus rationnels, qui sont à la poursuite de leur intérêt personnel à travers l’Etat et qui font la promotion de leurs intérêts à travers l’action collective, doit être fait avec beaucoup de précaution.

A travers son livre « Introduction aux Choix Publics », EAMON BUTTER constate que :

« Voter demande un peu de temps et d’effort de la part de l’électeur. Ce n’est pas seulement un peu de temps et d’efforts pour se rendre au bureau de vote et remplir son bulletin. Cela prend aussi beaucoup plus de temps et d’efforts pour s’informer sur les candidats et leur politique afin de faire un choix

Cela explique pourquoi dans les discours politiques, nous entendons souvent nous présenter des projets à réaliser une fois élu dirigeants. Mais la question que nous ignorons souvent est de savoir d’où proviendra les fonds pour la réalisation de ces projets qui semblent être générale et non spécifiques. C’est même un critique important que l’auteur de l’Introduction aux choix publics souligne :

« Lors des élections, nous ne choisissons pas des projets particuliers, mais nous votons un tout un panier de supermarché rempli des politiques pouvant englober des problèmes aussi divers. (Politiques de la santé, de l’éducation, de l’aide sociale, des dépenses publiques, des impôts…) ».

Du Marketing électoral …

Les discours politiques, principalement pendant les campagnes électorales, sont plein des promesses et autres espoirs pour un lendemain meilleur, mais nous ignorons souvent que ce que nous choisissons nous les déléguons le pouvoir de monopoliser la force publique pour leurs intérêts personnels.

Le système de vote est régi par les réglementations presque semblables que ces qui régissent le marché. La recherche de voix, donc la campagne électorale, est ce moment d’attirer l’attention de « l’électorat médian » ou « électeur du centre » enfin de gagner les élections. Ce moment est donc caractérisé par plusieurs stratégies visant à ressembles plus de voix comme le marketing.

 Si nous, contribuables et consommateurs, savons que c’est à nous de payer les lourdes décisions que nous faisions, nous ferions de mieux à être responsable de ce que nous faisons étant dans les isoloirs.

…. Au coalition des parti politiques.

 Former des coalitions est aussi un phénomène plus courant pendant la recherche des voix. Comme nous le trouvons dans le livre déjà cité. Que les électeurs ne se trompent pas, car cette pratique est aussi guidée par des avantages souvent connu sous le slogan de « vous votez pour mon projet et je voterai pour le vôtre ». Cela est aussi nécessaire pour les minorités pour augmenter leurs influences pendant le vote comme le souligne l’introduction aux choix publics :

« Une manière par laquelle les minorités peuvent augmenter leur influence sur les élections, et par ce biais augmenter leur domination sur les systèmes représentatifs, est de former des coalitions avec d’autres. »

Toutes ces stratégies montrent la comment un petit groupe, motivé et résolue à défendre leurs intérêts peuvent collaborer jusqu’accepter d’échange les faveurs pour gagner les élections. Sur le marché de voix, la négociation n’est pas centrée sur le prix et la qualité d’un bien ou un service ; mais plutôt sur comment échanger les faveurs après avoir gagner les élections. Comme l’auteur de l’introduction au choix publics le souligne toujours, cette négociation doit être basée sur l’échange « explicite » ou « implicite ».  L’échange de faveurs est élevé à de nombreux niveaux, tout particulièrement lors de la formation de partis politiques et de leurs programmes électoraux.

 « Les partis politiques sont par leur nature même des assemblées d’intérêts différents qui s’accordent à se soutenir l’un et l’autre pour construire un groupe de militants doté d’une taille et d’une force crédibles. »

 Et le non-respect des conventions est à la base d’effondrement de ces parties et de conclure l’auteur de l’Introduction aux choix publics:

« Le fait que les partis politiques souffrent souvent de désaccords et de séparations internes est une preuve de ce partenariat basé sur l’échange. »

CEPGL : UNE ECONOMIE PLUTÔT REPRESSIVE QUE LIBRE

A base des données « The Heritage Foundation », Insitute for Economics and Entrerprises trouve que l’économie des Pays des Grands Lacs est plutôt repressive qu’être libre.

Un classement mondial des pays suivant l’indice de la liberté économique effectué chaque année par « The Heritage Foundation » prend en considération le score obtenu après pondération des 12 variables réparties dans 4 zones de la vie du pays. Il s’agit notamment de : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d’investissement, la liberté financière).

Ce classement classe les pays en 5 catégories. Ceux dont l’économie est « libre », « globalement libre », « modérément libre », « pratiquement pas libre » et enfin « répressive ».

 L’analyse des rapports de 2018, 2019 et 2020 nous reflète que la CEPGL n’a pas fait globalement sa progression. Et d’ailleurs un seul pays parmi les pays membres a amélioré son statut passant du statut « modérément libre » au statut « globalement libre ». Les deux autres, Burundi et République Démocratique du Congo, ont gardé les mêmes statuts voir même chuté comme le cas du Burundi qui a un statut de l’économie « répressive » dans les deux derniers classements alors que dans le rapport de 2018 avait un statut de « pratiquement pas libre ». Pour The Heritage Foundation, « cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’Etat de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique ». 

Causes : Culture de l’inégalité devant la loi

Selon toujours « The Heritage Foundation », l’état de droit est l’une des zones que l’indice de la liberté économique prend en considération. Cela suppose l’efficacité judiciaire qui, par conséquent, doit traiter tous les hommes en état d’égalité. Or dans les pays membres de la CEPGL, nous constatons des mesures politiques qui visent certains individus. Nous lisons dans certaines lois de ces pays des points conférant à certains groupes des individus des avantages économiques comme l’exonération fiscale de leurs activités économiques, les droits exclusifs d’importation et d’exportation, les droits exclusifs de production de tel produits et autres. Cette politique souvent qualifiée « capitalisme de copinage » n’a rien de différence avec l’économie planifiée et/ou centralisée. Elle diffère totalement de l’économie de marché libre qui a permis plusieurs pays de se mettre sur la voie de développement durable. Ces mesures qui bloquent la liberté individuelle et économique continuent à étiqueter notre économique de « répressive ».

Et d’ailleurs, nous ne pouvons pas prétendre à chercher à lutter contre la pauvreté et à même temps rendre notre économie plus « répressive ». La liberté individuelle et économique nous permet d’exploiter notre potentiel économique sans être bloqué par des décisions arbitraires comme les heures d’ouverture et de fermeture de nos activités économiques, la règlementation des prix auquel nous pouvons échanger nos produits volontairement. Notre potentiel économique ne peut pas être entravé par exemple par les frais d’enregistrement de nos activités d’obtention de brevet et licences et autres démarches administratives pour se lancer dans nos activités. Soulignons que pour le cas du Burundi, nous avons des améliorations considérables dans les de frais d’enregistrement et de délai d’ouvertures d’une entreprise. Toutes ces mesures qui bloquent notre liberté économique ne peuvent jamais être au service de la prospérité de notre communauté et continuent à rendre notre économie plus « répressive ».

L’importance des « marchés ouverts ».

« The Heritage Foundation » souligne également l’importance des marchés ouverts dans la promotion de la liberté économique. L’analyse des données de ces rapports nous donne impressions de constater que plus l’économie d’un pays est plus « libre » plus ce pays est globalement prospère. Les « marchés ouverts » supposent le libre commerce, la libre entreprise et la libre innovation. Toutes ces activités supposent la concurrence et la compétition dans le secteur économique via un système de marché libre qui attirent des capitaux en raison des incitations au profit. Cela encourage l’innovation qui entraine le progrès et l’augmentation du niveau de vie de la population. Carmine Alexe , auteur sur FEE,constate donc que

« celle l’économie de marché libre est le chemin vers les droits et libertés individuelles et économiques qui jettent, par ailleurs, les bases solides d’une société libres. Elle nous permet de nous mettre au défi, d’avoir des objectifs et de suer pour les attendre. Cela nous donne la liberté d’essayer des nouvelles choses et d’explorer les nouvelles opportunités »,

Bref, la communauté a une grande tradition d’innovation et de créativité et possède les ressources créatives extraordinaires mais a du mal à réaliser son plein potentiel économique en raison de certaines mesures qui bloquent sa liberté économique. Les dirigeants des pays membres de la communauté doivent prendre conscience de l’importance des marchés ouverts et libres dans la promotion de liberté économique promue dans une politique de moins de règlementation, moins d’intervention étatique et moins d’impôt.

COVID-19 : QUATRE LEÇONS APPRISES DE CETTE EPIDEMIE

Non seulement cette épidémie prive les gens de leur vie, elle fait chuter également des économies des pays les plus puissants de la terre tout comme celles des pays moyennement puissants. « Tous les pays du monde sont lourdement impactés par l’épidémie de Covid-19 », dit la Banque Mondiale.

COVID-19. Cette pandémie qui fait beaucoup de peur. Elle remporte des vies des milliers des personnes dans le monde. Comme nous le trouvons dans les données de l’OMS, en date 06 mai 2020, nous comptons plus 260 000 des morts à cause de cette maladie.

En raison de cette ampleur, cette maladie devient la « star » du monde entier et prend le « A la lune » de tous les médias internationaux et nationaux. Elle devient aussi la « star » des médias sociaux.

 Elle a réussi à s’imposer remarquablement dans nos esprits. Pour le moment, c’est le temps, pour nous, d’apprendre de cette imposition ainsi que de ces mesures prises par différentes autorités des différents pays pour la contenir. Voici les quatre leçons que j’ai apprises du COVID-19 :

  1. La liberté individuelle gage de la prospérité économique

Des économistes prévoient que le monde entier pourrait subir une énorme perte de production mondiale, l’Afrique seule pourra perdre 37 à 79 milliards de dollars en perte de production agricole. La production agricole devrait se contracter entre 2,6%, le scénario le plus optimiste, et 7%.  A cela s’ajoute également le secteur touristique qui sera touché lui aussi. Cela est dû au mesures prises par les autorités des pays de fermer les frontières que ce soit terrestre, ferroviaire et aérienne. Ces décisions sont allées même jusqu’à obliger les gens à rester chez eux dans certains pays. Phénomène de « confinement ». Donc ces mesures de restrictions de la liberté de circuler à augmenter les impacts négatifs sur les économies de pays.

2. Echange libre source de la prospérité des pays :

A titre d’exemple, en Chine, la production industrielle a plongé de 13,5 % sur les mois de janvier et février 2020, par rapport à la même période de l’année 2019. Selon le site finance pour tous, une telle baisse est inédite en Chine depuis que le pays s’est tourné vers l’économie de marché à la fin des années 1970.

Selon l’économiste nigérian Ngueto Tiraina : 

« Cette pandémie a désorganisé les échanges de chaînes de valeurs, ce qui pénalise les exportations des produits de base. Il y a également la réduction des flux des échanges internationaux en ce qui concerne les transferts des fonds des migrants, les investissements directs étrangers, la fuite des capitaux ».

L’économiste Ablassé Ouédraogo conclut donc :

« Ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’échanges. Et quand il n’y a pas d’échanges, beaucoup d’économies qui sont dans des situations d’importatrices sont obligées de souffrir ».

Les mesures prises pour contenir la propagation du covid-19 ont restreint considérables les importations et exportations des pays. Et leurs économies sont touchées de façon remarquables. Ce qui démontre la force du marché via un échange libre dans la prospérité des pays.

3. Droit de propriété va de pair avec la liberté

« Mieux vaut être un oiseau libre qu’un roi captif », dit un proverbe. Rester à l’écart des autres, dans un endroit calme, (comme se confiner) est considéré comme une meilleur repos de l’esprit par quelques personnes amatrices de la solitude. Mais pendant cette période du covid-19, nous constatons que nos maisons sont pires que les prisons. Nos argents sont des simples papiers, des fausses monnaies, sans la liberté dans son usage. Nos biens sont vanités sans liberté. Donc tout ce que nous possédons a de valeur et du sens avec la liberté. Par conséquent la propriété va de pair avec la liberté.

4. Etat de droit meilleur outils pour protéger les citoyens

 Même si je ne peux pas comparer les maux causés par le confinement et les bienfaits d’une libre circulation, l’idée que le confinement met toutes les personnes dans un même panier me pousse à penser sur les bienfaits d’une société où toutes les personnes sont tenues égales devant la loi et où chacun est responsable de ses actes. Je constate également que les fonctions des Etats doivent être seulement la promotion de la liberté et la sauvegarde de l’état de droit. Car, avec Covid -19, considérer que les gouvernements sont capables de réguler les économies et peuvent assurer le monopole de la production sanitaire est mis en doute de nouveau. Avec un respect égal de lois qui régissent cette société.

En conclusion, les conséquences des mesures prises en vie de contenir l’épidémie Covid-19 sur l’économie mondiale démontrent les bienfaits de la liberté sur l’économie des pays. La liberté, individuelle et économique, est la base de toute prospérité d’une société. C’est ce que j’ai appris de cette période. Comme la connaissance est une meilleure arme, essayons d’apprendre et agissons. Profitons de la « lumière » que l’épidémie nous présente pour défendre la cause de la liberté et être plus libre et d’ailleurs, « Plus nous serons éclairés et plus nous serons libres », disait Voltaire. Et le COVID-19 nous donne une raison de plus pour défendre les causes de la liberté.

𝗟𝗔 𝗖𝗔𝗦𝗔 𝗗𝗘 𝗣𝗔𝗣𝗘𝗟 : LES QUATRES (04) LECONS DE MANAGEMENT APRISES DU PROFESSEUR

« La maison du Papier » en français est une série télévisée rempli de beaucoup de stratégies et d’apprentissage et surtout beaucoup de leçons managériales. Nous avons beaucoup appris du Professeur nommé « El Professeur », un Manager redoutable et qui se révèle être un véritable chef d’équipe, très habile pour manager son équipe.  Mais essayons seulement de garder 4 grandes leçons de management que nous trouvons dans cette fiction.

 𝟭ère leçon : Savoir bien s’entourer

La première grande leçon de management à retenir du rôle et de l’attitude du Professeur est la suivante :  « savoir s’entourer des meilleurs gens et construire autour de toi une vraie équipe ». Comme un excellent manager, le Professeur a minutieusement sélectionné ceux grâce à qui il peut réussir son projet fou.  Río choisi pour ses compétences techniques et informatiques facilitant une communication sans risque et bien tranquille du Professeur avec la police et son équipe.  Berlin se distingue par sa main de fer dans un gant de velours, ce qui lui vaut le rôle de bras droit du Professeur : il est essentiel à la stabilité et à la bonne conduite des opérations.  Helsinki et Oslo sont, quant à eux, de bons soldats, qui exécutent parfaitement les tâches, parfois ingrates, demandées par le Professeur par l’intermédiaire de Berlin.

Si le Professeur s’était lancé seul dans cette aventure entrepreneuriale, il n’aurait sûrement pas fait long feu. Il a donc eu l’extrême lucidité d’aller chercher, aux quatre coins du monde, les compétences essentielles à la réussite de son projet.

eme leçon : Savoir bien se motiver

La deuxième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « avoir un pouvoir à fédérer et à faire adhérer l’équipe à l’objectif commun ». Mais comment diable réussit-il à manager et à motiver chacun des membres de son équipe ? Par la présentation d’un objectif clair et ambitieux qu’il arrive à faire adhérer les autres à son projet. De plus, la répartition des rôles, définis en fonction des compétences de chacun, est minutieuse. En effet, le Professeur parvient à motiver tout le monde en faisant ressentir à chaque élément de son équipe qu’il est une pièce indispensable au bon déroulement de l’opération. C’est grâce à cette bonne répartition des rôles qu’il parvient à créer une véritable synergie de groupe, où l’intelligence collective est supérieure à la somme des intelligences individuelles.  

eme leçon : Savoir gagner et garder la confiance de l’équipe

La troisième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « avoir une bonne la confiance, élément fondamental en entreprise ».  Parvenir à motiver et à faire adhérer chacune des (fortes) individualités au projet commun est aussi plus important et surtout grâce à sa vision claire et limpide de l’objectif final et des moyens à déployer pour l’atteindre.

Le Professeur donne une bonne leçon à tous les managers de la planète : il a de l’empathie et refuse de laisser tomber qui que ce soit. Ainsi, la qualité de la relation personnelle qu’il noue avec chacun des membres de son équipe rend possible le dépassement de soi. Il arrive donc à créer une véritable solidité et solidarité de groupe, en alignant les intérêts individuels avec les intérêts collectifs.

eme leçon : Savoir 𝘀𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗲𝗿.

La quatrième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « savoir à s’adapter rapidement dans un monde des affaires très changeant ». Dans un univers d’incertitude permanente, où les comportements évoluent de plus en plus vite avec l’avènement de l’ère digitale, la capacité d’un manager à « anticiper l’avenir et les imprévus ; l’adaptation, est fondamentale et essentielle pour la survie d’un projet et d’une entreprise ».

Face à l’imprévu, le Professeur parvient à s’adapter grâce à deux qualités qui paraissent essentielles pour tout bon manager : savoir anticiper et faire preuve de flexibilité intellectuelle.

Par conséquent, à chaque fois qu’une étape du projet ne se passe pas comme prévue, le Professeur sait sortir de sa zone de confort en abandonnant ce qu’il avait prévu au profit d’une action plus adaptée aux circonstances, et plus efficace.

Enfin, le Professeur fait preuve d’une qualité redoutable dans chaque moment critique, où l’avancée du projet est mise à mal : la gestion des émotions. En effet, il ne se laisse jamais submerger par le stress, ni la colère. Ainsi, il peut raisonner et rester lucide en toutes circonstances.

Au-delà de savoir gérer ses propres émotions, le Professeur sait aussi gérer celles des autres. Ainsi, il parvient à calmer Tokyo dans ses moments de folie et il réussit à créer des tensions au sein des membres de la police, jusqu’à les diviser, puisqu’il arrive, à la fin, à faire adhérer Raquel au projet commun.

𝗘t être un bon Manager

La capacité de savoir s’entourer, motiver, fédérer, gagner confiance et s’adapter est la pierre angulaire de la réussite d’un projet. Comme le Professeur, un bon manager doit être émotionnellement intelligent, c’est-à-dire savoir gérer ses émotions et comprendre celles des autres, en ne perdant jamais de vue l’objectif final.

BOB MARLEY : LES 10 CITATIONS LES PLUS POPULAIRES

Né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque et mort le 11 mai 1981 à Miami, Robert Nesta Marley connu sous Bob Marley fut un célèbre chanteur de reggae jamaïcain. Il fut également un auteur-compositeur-interprète. Bob Marley est le plus célèbre des chanteurs reggae et connut le succès de son vivant, puisqu’il ventit plus de 200 millions de disque à travers le monde. Le 11 Mai de cette, le monde entier et nettement les fans de ces chansons et/ou de sa culture ont commémoré le 39 eme anniversaire de sa mort.

Nous avons cherché ce qui lui a rendu très célèbre et nous vous partageons ici les 10 différentes citations les plus populaires.

  1. « Ne vis pas pour que ta présence se remarque, mais pour que ton absence se ressente. »
  2.  « Ne conquiers pas le monde si tu dois y perdre ton âme car la sagesse vaut mieux que l’or et l’argent. »
  3.  « La musique peut rendre les hommes libres. »
  4. « Je crois en la liberté pour tout le monde, pas seulement pour l’homme noir. »
  5. « Emancipez-vous de l’esclavage mental. Personne d’autre que nous ne peut libérer nos esprits ».
  6. « Ce sont les lois qui engendrent le crime et la violence. Les rastas ne croient pas à la violence. Les rastas ne croient pas. Ils savent ».
  7. « La musique peut rendre les gens meilleurs, il suffit de la leur injecter constamment . Il faut éclairer l’obscurité de l’âme des mauvais. »
  8. « Votre ventre est plein, mais vous avez faim de l’amour pour vos frères. Vous avez peut-être mangé, mais la vie, ce n’est pas juste se remplir le ventre. Où est l’amour de vos frères ? »
  9.  « Mieux vaut mourir pour la liberté, plutôt qu’être un prisonnier tous les jours de ta vie ».
  10.  « La vie est une grande route remplies de signes. Alors, quand vous en traversez les ornières, ne vous compliquez pas les choses. Fuyez la haine, la bêtise et la jalousie. N’enterrez pas vos pensées, amenez votre vision à la réalité. Réveillez-vous et vivez ! »

Considéré comme un combattant de la liberté et de l’amour, les disciples du « Rastafarisme », culture développé par Nesta Marley, croient/savent que seul l’amour et la liberté sauvera le monde pour ne pas répéter les libertariens

BURUNDI : LETTRE D’UN CITOYEN LIBRE SUR SES ATTENTES AUX ELUS DE 2020

Nous avons beaucoup de talents, nous vivrons dans une société possédant beaucoup d’opportunités et ce que nous avons besoin pour parier au chômage qui affecte plus de 60% de nos jeunes est la libre entreprise. Cette faculté d’entreprendre tout ce qui permet notre développement économique.

Cher élus du Burundi,

Depuis le 04/06/2020, le jour où la cour constitutionnelle s’est prononcée sur les résultats du triple scrutin du 20 mai, vous n’avez aucun doute sur votre victoire. Une victoire qui reflète la volonté des peuples qui ont apprécié vos projets. Ainsi, ça a été un moment de connaitre les dirigeants de notre cher pays dans plus ou moins les sept années à venir. Une marque dans l’histoire de notre pays.  Des messages de félicitations vous inondent. Tout comme tout autre citoyens, recevez également mes félicitations.  Mais que c’est qu’en citoyen libre, comme moi, attend de vous ? La réponse à cette question est simple : « Je veux que vous œuvrez pour un Etat qui a un objectif de protéger la propriété privée, la liberté des personnes (libre entreprise et libre marché) et faire respecter les contrats entre ces personnes ».

Cher élus,

Premièrement, j’attends que vous travailleriez pour la protection de nos contrats et nos droits de propriété privée

Moi, un citoyen libre, j’attends de vous des nouvelles règles pour encourager la coopération volontaire et promouvoir les droits de propriétés privées. Ces règles doivent prendre en considération un principe de la non-agression et non forcing, comme nous le trouvons dans une société libre. Je veux donc vivre dans un pays où il y a un cadre juridique qui protège les contrats et force à respecter les contrats entre deux contractants volontaires. Cette coopération via les contrats est promue aussi dans un respect des droits de propriétés. Un contrat est une Convention volontaire entre une ou plusieurs personnes par laquelle elles s’engageant à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose, vis-à-vis de quelqu’un. Par cette coopération et/ou engagement, les individus améliorent leur situation économique.

Deuxièmement, j’attends que vous favoriseriez la libre entreprise pour parier au chômage

Nous avons beaucoup de talents, nous vivrons une société avec beaucoup d’opportunités et ce que nous avons besoin pour parier au chômage qui affecte plus de 60% de nos jeunes est la libre entreprise. Cette faculté d’entreprendre tout ce qui permet notre développement économique. Moi, un citoyen libre, attends de vous un changement de climat d’affaire pour ouvrir à tous les entrepreneurs les porte d’entreprise. Je demande que vous œuvreriez pour une société burundaise qui libère l’invention, l’innovation et le talent humain. C’est cette société seulement qui peut permettre la réduction du chômage, car elle encourage l’esprit d’entreprise et libère l’esprit de la peur de risque. Pour ce faire, il est impérativement nécessaire de réduire toutes sortes de barrières dans ce domaine, que ce soit administratives et financières.  Cela par la promotion d’égalité de chance à tous. Par égalité de chance, un citoyen libre entend que les individus ne devraient pas faire face à des barrières arbitraires pour poursuivre les propres ambitions, pire encore que ces barrières sont mises en place par quelqu’un que suit également ses propres ambitions.

Troisièmement, j’attends que vous favoriseriez le libre marché pour parier à la pauvreté.

Il ne suffit de favoriser la création la richesse via la libre entreprise seulement pour lutter contre le chômage, il est aussi nécessaire de trouver un moyen sûr et promettant pour faire écouler la production obtenue, un débouché plus promettant en bénéfice.  Pour que la création de la richesse contribue à la réduction de la pauvreté, il faut que leur mode de distribution et/ou d’échange s’exerce dans un climat volontaire et confiant. Moi, un citoyen libre, j’attends donc de vous un système économique mettant l’accent sur le libre marché. Ce système doit considérer que « les individus sont libres de choisir si, comment, quand, où et avec qui ils travaillent, dépensent, investissent, épargnent et commercent. »  Donc, pas de forcing et de limitation particulière dans chaque action/choix individuelle en ce qui concerne les transactions économiques.

En se focalisant sur ces attentes, je trouve que vous mettriez notre pays sur une voie sûre de croissance économique et de développement durable. Et en nous, citoyen d’un pays de lait et de miel de vous en remercie à la fin de votre mandat.

Cher élus, trouvez ici mes plus hautes considérations.

Mes Félicitations encore.

Un citoyen libre épris de la prospérité de son pays

COVID-19 : QUATRE LEÇONS APPRISES DE CETTE EPIDEMIE

Non seulement cette épidémie prive les gens de leur vie, elle fait chuter également des économies des pays les plus puissants de la terre tout comme celles des pays moyennement puissants. « Tous les pays du monde sont lourdement impactés par l’épidémie de Covid-19 », dit la Banque Mondiale.

COVID-19. Cette pandémie qui fait beaucoup de peur. Elle remporte des vies des milliers des personnes dans le monde. Comme nous le trouvons dans les données de l’OMS, en date 06 mai 2020, nous comptons plus 260 000 des morts à cause de cette maladie.

En raison de cette ampleur, cette maladie devient la « star » du monde entier et prend le « A la lune » de tous les médias internationaux et nationaux. Elle devient aussi la « star » des médias sociaux.

 Elle a réussi à s’imposer remarquablement dans nos esprits. Pour le moment, c’est le temps, pour nous, d’apprendre de cette imposition ainsi que de ces mesures prises par différentes autorités des différents pays pour la contenir. Voici les quatre leçons que j’ai apprises du COVID-19 :

  1. La liberté individuelle gage de la prospérité économique

Des économistes prévoient que le monde entier pourrait subir une énorme perte de production mondiale, l’Afrique seule pourra perdre 37 à 79 milliards de dollars en perte de production agricole. La production agricole devrait se contracter entre 2,6%, le scénario le plus optimiste, et 7%.  A cela s’ajoute également le secteur touristique qui sera touché lui aussi. Cela est dû au mesures prises par les autorités des pays de fermer les frontières que ce soit terrestre, ferroviaire et aérienne. Ces décisions sont allées même jusqu’à obliger les gens à rester chez eux dans certains pays. Phénomène de « confinement ». Donc ces mesures de restrictions de la liberté de circuler à augmenter les impacts négatifs sur les économies de pays.

2. Echange libre source de la prospérité des pays :

A titre d’exemple, en Chine, la production industrielle a plongé de 13,5 % sur les mois de janvier et février 2020, par rapport à la même période de l’année 2019. Selon le site finance pour tous, une telle baisse est inédite en Chine depuis que le pays s’est tourné vers l’économie de marché à la fin des années 1970.

Selon l’économiste nigérian Ngueto Tiraina : 

« Cette pandémie a désorganisé les échanges de chaînes de valeurs, ce qui pénalise les exportations des produits de base. Il y a également la réduction des flux des échanges internationaux en ce qui concerne les transferts des fonds des migrants, les investissements directs étrangers, la fuite des capitaux ».

L’économiste Ablassé Ouédraogo conclut donc :

« Ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’échanges. Et quand il n’y a pas d’échanges, beaucoup d’économies qui sont dans des situations d’importatrices sont obligées de souffrir ».

Les mesures prises pour contenir la propagation du covid-19 ont restreint considérables les importations et exportations des pays. Et leurs économies sont touchées de façon remarquables. Ce qui démontre la force du marché via un échange libre dans la prospérité des pays.

3. Droit de propriété va de pair avec la liberté

« Mieux vaut être un oiseau libre qu’un roi captif », dit un proverbe. Rester à l’écart des autres, dans un endroit calme, (comme se confiner) est considéré comme une meilleur repos de l’esprit par quelques personnes amatrices de la solitude. Mais pendant cette période du covid-19, nous constatons que nos maisons sont pires que les prisons. Nos argents sont des simples papiers, des fausses monnaies, sans la liberté dans son usage. Nos biens sont vanités sans liberté. Donc tout ce que nous possédons a de valeur et du sens avec la liberté. Par conséquent la propriété va de pair avec la liberté.

4. Etat de droit meilleur outils pour protéger les citoyens

 Même si je ne peux pas comparer les maux causés par le confinement et les bienfaits d’une libre circulation, l’idée que le confinement met toutes les personnes dans un même panier me pousse à penser sur les bienfaits d’une société où toutes les personnes sont tenues égales devant la loi et où chacun est responsable de ses actes. Je constate également que les fonctions des Etats doivent être seulement la promotion de la liberté et la sauvegarde de l’état de droit. Car, avec Covid -19, considérer que les gouvernements sont capables de réguler les économies et peuvent assurer le monopole de la production sanitaire est mis en doute de nouveau. Avec un respect égal de lois qui régissent cette société.

En conclusion, les conséquences des mesures prises en vie de contenir l’épidémie Covid-19 sur l’économie mondiale démontrent les bienfaits de la liberté sur l’économie des pays. La liberté, individuelle et économique, est la base de toute prospérité d’une société. C’est ce que j’ai appris de cette période. Comme la connaissance est une meilleure arme, essayons d’apprendre et agissons. Profitons de la « lumière » que l’épidémie nous présente pour défendre la cause de la liberté et être plus libre et d’ailleurs, « Plus nous serons éclairés et plus nous serons libres », disait Voltaire. Et le COVID-19 nous donne une raison de plus pour défendre les causes de la liberté.

BURUNDI : L’IMPORTANCE DES MARCHES DANS LA REGULATION DES DEVISES

Dans une société prospere, les marchés ont joué un role plus important pour la régulation du secteur économique. Dans ces marchés n’ignorent pas aussi le role de marché de change comme regulateur de taux de change comme Institute For Economics and Enterprises le montre.

En date du 07 Février 2020, une décision est prise par la Banque Centrale, Retrait d’Agrément qui a été donné à toutes les maisons qui achètent et vendent les devises au Burundi, comme nous le lisons dans la lettre du 07/02/2020 adressée à ces maisons. Selon cette lettre, les bureaux de change sont accusé de la « non-respect généralisé du contenu du circulaire no 1/RC/19 relative à la marge à appliquer dans leurs opérations et qui sont par conséquent à l’origine des conséquences néfastes sur l’économie burundaise. Rappelons que cette circulaire, signée le 19/09/2019, avait comme objectif d’abords de « préciser les modalités de fixation des cours acheteurs et vendeurs ainsi que la marge bénéficiaire des bureaux de change qui ne doit pas dépasser 15 % » et ensuite de « fixer les primes d’encouragement pour dénonciation de celui qui viole les dispositions de cette circulaire et/ ou celui exerce cette activité sans l’agrément de la Banque de République du Burundi.

Est-ce la meilleure décision ?

La quantité de devise au Burundi semble toujours minimale à voir nos besoins en ce produit nécessaires pour faire nos importations qui suivent une courbe croissante. Chercher donc à imposer un « taux de marge » incite aux spéculateurs de passer outre cette « imposition » pour générer plus de bénéfice

Egalement, des faits historiques nous démontrent la faiblesse d’imposition des règles dans le processus de la résolution de problèmes généraux surtout de ceux liées ou ayant la corrélation directe avec la décision individuelle dans l’interaction avec l’autre via le marché. Au lieu d’atténuer ou résoudre le problème, elle l’a aggravé exponentiellement. Le problème n’est pas seulement dû à ce que les marchés parallèles sont spéculateurs, achètent et vendent les devises à un taux dépassant le taux fixé par les autorités monétaires pour générer plus de profit ; car aucun agent économique n’est moins spéculateurs que les autres agents économiques, même le gouvernement. Le problème vient dans la non abondance de ce produit sur le territoire national, c’est-à-dire sa rareté.

Libéré le marché comme meilleur décision

Le marché est un système d’échanges où se rencontrent l’offre (les vendeurs) et la demande (les acheteurs). Dans une économie de marché libre, le prix est fixé par le marché. La rencontre de l’offre et de la demande fixe un « prix » qu’on appelle « prix d’équilibre ». C’est-à-dire ce « prix » que l’acheteur et le vendeur sont prêts, de commun accord, à échanger leurs biens. Sur le marché, c’est donc l’abondance du produit et ou /l’insatisfaction de qualité qui fait chuter le prix tandis que la rareté et/ou la qualité fait grimper le prix d’un produit. Donc les décisions règlementaires des autorités ne font qu’aggraver le problème étant donné qu’elles contraignent les agents économiques à ne pas agir selon leurs propres volontés ou décisions individuelles. Ce qui pourrait pousser ces agents économiques à chercher d’échapper à ces décisions par voie frauduleuse qui risquerai de faire perdre le pays beaucoup qu’à bénéficier. Donc, le Burundi doit reconnaitre l’importance du marché dans la régulation du secteur économique. Le marché doit rester un meilleur régulateur du prix en suivant les lois de l’offre et de la demande, car c’est seulement lui qui permet les gens d’interagir en suivant leurs propres profits sans nuire aux profits des autres.  En répétant Gary M. Galles, auteur sur FEE,

« Le marché libre transforme la concurrence destructrice de la jungle pour une maigre subsistance en une concurrence coopérative pacifique au service de soi et des autres… Sur le marché, tout le monde y gagne. C’est le marché – la société contractuelle… qui permet aux « faibles» de vivre de manière productive ».

𝗟𝗔 𝗖𝗔𝗦𝗔 𝗗𝗘 𝗣𝗔𝗣𝗘𝗟 : LES QUATRES (04) LECONS DE MANAGEMENT APRISES DU PROFESSEUR

« La maison du Papier » en français est une série télévisée rempli de beaucoup de stratégies et d’apprentissage et surtout beaucoup de leçons managériales. Nous avons beaucoup appris du Professeur nommé « El Professeur », un Manager redoutable et qui se révèle être un véritable chef d’équipe, très habile pour manager son équipe.  Mais essayons seulement de garder 4 grandes leçons de management que nous trouvons dans cette fiction.

 𝟭ère leçon : Savoir bien s’entourer

La première grande leçon de management à retenir du rôle et de l’attitude du Professeur est la suivante :  « savoir s’entourer des meilleurs gens et construire autour de toi une vraie équipe ». Comme un excellent manager, le Professeur a minutieusement sélectionné ceux grâce à qui il peut réussir son projet fou.  Río choisi pour ses compétences techniques et informatiques facilitant une communication sans risque et bien tranquille du Professeur avec la police et son équipe.  Berlin se distingue par sa main de fer dans un gant de velours, ce qui lui vaut le rôle de bras droit du Professeur : il est essentiel à la stabilité et à la bonne conduite des opérations.  Helsinki et Oslo sont, quant à eux, de bons soldats, qui exécutent parfaitement les tâches, parfois ingrates, demandées par le Professeur par l’intermédiaire de Berlin.

Si le Professeur s’était lancé seul dans cette aventure entrepreneuriale, il n’aurait sûrement pas fait long feu. Il a donc eu l’extrême lucidité d’aller chercher, aux quatre coins du monde, les compétences essentielles à la réussite de son projet.

eme leçon : Savoir bien se motiver

La deuxième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « avoir un pouvoir à fédérer et à faire adhérer l’équipe à l’objectif commun ». Mais comment diable réussit-il à manager et à motiver chacun des membres de son équipe ? Par la présentation d’un objectif clair et ambitieux qu’il arrive à faire adhérer les autres à son projet. De plus, la répartition des rôles, définis en fonction des compétences de chacun, est minutieuse. En effet, le Professeur parvient à motiver tout le monde en faisant ressentir à chaque élément de son équipe qu’il est une pièce indispensable au bon déroulement de l’opération. C’est grâce à cette bonne répartition des rôles qu’il parvient à créer une véritable synergie de groupe, où l’intelligence collective est supérieure à la somme des intelligences individuelles.  

eme leçon : Savoir gagner et garder la confiance de l’équipe

La troisième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « avoir une bonne la confiance, élément fondamental en entreprise ».  Parvenir à motiver et à faire adhérer chacune des (fortes) individualités au projet commun est aussi plus important et surtout grâce à sa vision claire et limpide de l’objectif final et des moyens à déployer pour l’atteindre.

Le Professeur donne une bonne leçon à tous les managers de la planète : il a de l’empathie et refuse de laisser tomber qui que ce soit. Ainsi, la qualité de la relation personnelle qu’il noue avec chacun des membres de son équipe rend possible le dépassement de soi. Il arrive donc à créer une véritable solidité et solidarité de groupe, en alignant les intérêts individuels avec les intérêts collectifs.

eme leçon : Savoir 𝘀𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗲𝗿.

La quatrième grande leçon de management que nous donne le Professeur est : « savoir à s’adapter rapidement dans un monde des affaires très changeant ». Dans un univers d’incertitude permanente, où les comportements évoluent de plus en plus vite avec l’avènement de l’ère digitale, la capacité d’un manager à « anticiper l’avenir et les imprévus ; l’adaptation, est fondamentale et essentielle pour la survie d’un projet et d’une entreprise ».

Face à l’imprévu, le Professeur parvient à s’adapter grâce à deux qualités qui paraissent essentielles pour tout bon manager : savoir anticiper et faire preuve de flexibilité intellectuelle.

Par conséquent, à chaque fois qu’une étape du projet ne se passe pas comme prévue, le Professeur sait sortir de sa zone de confort en abandonnant ce qu’il avait prévu au profit d’une action plus adaptée aux circonstances, et plus efficace.

Enfin, le Professeur fait preuve d’une qualité redoutable dans chaque moment critique, où l’avancée du projet est mise à mal : la gestion des émotions. En effet, il ne se laisse jamais submerger par le stress, ni la colère. Ainsi, il peut raisonner et rester lucide en toutes circonstances.

Au-delà de savoir gérer ses propres émotions, le Professeur sait aussi gérer celles des autres. Ainsi, il parvient à calmer Tokyo dans ses moments de folie et il réussit à créer des tensions au sein des membres de la police, jusqu’à les diviser, puisqu’il arrive, à la fin, à faire adhérer Raquel au projet commun.

𝗘t être un bon Manager

La capacité de savoir s’entourer, motiver, fédérer, gagner confiance et s’adapter est la pierre angulaire de la réussite d’un projet. Comme le Professeur, un bon manager doit être émotionnellement intelligent, c’est-à-dire savoir gérer ses émotions et comprendre celles des autres, en ne perdant jamais de vue l’objectif final.