Interventionnisme et monopole récurrents, bombe à retardement pour l’économie burundaise ?

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De nos jours, un grand nombre de pays libéral évolue vers l’ouverture totale des frontières au profit du marché libre. Nonobstant, dans notre pays en une année seulement, plus de cinq lois interventionnistes et monopolistiques ont été adoptés par nos décideurs politiques. Pour notre collègue Edgar Mugenzi, cette situation pourrait avoir des conséquences sur l’économie en générale.

Commençons par nous rafraîchir la mémoire. L’importation du maïs en provenance de la Tanzanie est interdite depuis le mois de Mars, la collecte des récoltes et la vente de maïs sont désormais dans les mains des pouvoirs publics, qui  ne peut pas être un agent économique. La culture du riz dans les marais de Ngozi est dorénavant monopolisée, l’huile de palme ne peut pas être exporté et aujourd’hui les bus qui font le transport commun en ville de Bujumbura ne peuvent s’approvisionner que dans 11 stations d’essence désignés par les décideurs.

Selon le Dr Alexis Bizimungu expert en économie internationale, l’interventionnisme n’a jamais été une arme efficace contre la pauvreté, au contraire, il ne fait qu’aggraver la situation. Pour s’en sortir le Burundi doit éliminer les barrières qui peuvent entraver le libre échange économique : « Pour un pays pauvre et enclavé et l’interventionnisme ne fait qu’enfoncer le clou en privant la populations l’accès aux opportunités extérieures. À l’ère actuelle, on doit maximiser les échanges pour profiter les bienfaits du libéralisme et du marché commun », explique-t-il.

Inflation et pénurie, le prix à payer !

C’est une réalité. Du sucre aux produits BRARUDI en passant par le ciment BUCECO, les spéculations sur le prix de certains produits tendent à perdurer et cela est directement lié au interventionnisme récurrent qui talonnent le système économique. 

Ainsi, le monopole et l’interventionnisme engendrent la pénurie et spéculations sur les prix des produits et services qui vont induire à leur tour une hausse des prix généralisé. Le cycle ne se limite pas à cela seulement. Regardez le temps de la carence du sucre par exemple, le prix du pain, des produits Brarudi a grimpé », souligne Ngabo Norbert, économiste.

La liberté économique, le seul et unique salut !

« Contrairement au monopole et a l’interventionnisme, la liberté économique ouvre les marchés et s’attaque directement à toute mesure de restriction en stimulant les échanges volontaires, ce qui créent une compétitivité et une concurrence. Résultat, une accessibilité et diversité des produits pour tout le monde, donc une prospérité inclusive et la chaîne continue », lit-on dans l’ouvre les idées d’Adam Smith dans la mondialisation.À l’ère où la mondialisation connait un essor incontestable, le pays le plus pauvre au monde ne devrait pas se replier sur lui-même. A mon humble, le Burundi devrait adopter une politique d’ouverture totale pour attirer les investissements et profiter les opportunités émanant du libre-échange afin de rapatrier les devises et participer activement dans la course de concurrence sur le plan régional et continental.

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