Burundi : Le Capitalisme, un pneu de secours dans la lutte contre la corruption ?

Selon Transparency International, les pays qui ont plus de plus de liberté  économique sont les moins corrompus, or le pays des tambours fait encore la queue du classement se positionnant à la 168ème place sur les 180 pays évalués. Dans une telle position, le capitalisme et ses principes s’imposent comme pneu de secours dans la lutte contre la corruption et toute malversation économique afin de booster les indicateurs de la liberté économique. Plus d’éclaircissement avec notre collègue, Odyssé NIYONKURU

Commençons par une brève définition. Le CAPITALISME est un système économique où les acteurs privés possèdent et contrôlent des biens conformément à leurs intérêts, et l’offre et la demande fixent librement les prix sur les marchés, de la meilleure manière qui soit pour la société. L’essence du capitalisme est la recherche du profit. Adam Smith, philosophe du XVIIIe siècle et père de l’économie moderne, l’a dit : « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt ». Dans un échange librement consenti, les deux parties recherchent chacune leur avantage, mais aucune des deux ne peut obtenir ce qu’elle veut sans tenir compte du souhait de l’autre. C’est cela donc qui peut conduire à la prospérité économique.

4 moyens d’arrêter la corruption par le capitalisme.

Au Burundi comme partout ailleurs, la corruption nait surtout de la complexité du système économique qui empêchent les à produire à cause de l’inondation des règlementations sur le marché. La corruption s’impose alors comme un moyen de lobbying permettant aux entreprises et individu d’échapper ces réglementations multiples, créant ainsi des inégalités.

Pour prévenir ou juguler à cette pratique, le système économique doit puiser sa grandeur dans les piliers du capitalisme qui convergent sur la création d’un marché libre qui tiennent en considération la compétition et la concurrence des biens et services :

Primo, la propriété privée, qui permet aux individus de posséder des biens matériels (terres, maisons) et immatériels (actions, obligations), stimule l’intérêt personnel, qui pousse les individus à agir selon leur propre avantage, insensibles à la pression sociopolitique. Ces individus non coordonnés finissent néanmoins par profiter à la société comme s’ils étaient guidés par une main invisible dans la quête de la prospérité.

 Secundo, la concurrence, qui, en laissant les entreprises libres de pénétrer et de quitter le marché, maximise la prospérité sociale, c’est-à-dire la prospérité commune des producteurs et des consommateurs; un mécanisme de marché qui détermine les prix d’une façon décentralisée par les interactions entre acheteurs et vendeurs : les prix déterminent ensuite l’affectation des ressources, naturellement en vue d’atteindre la plus grande satisfaction, non seulement pour les biens et les services, mais aussi pour les salaires.

Tertio, la liberté de choix en matière de consommation, de production et d’investissement : un client mécontent peut acheter d’autres produits, un investisseur placer son argent dans un projet plus lucratif, et un travailleur quitter son emploi pour un autre mieux rémunéré.

Quarto, le rôle limité des pouvoirs publics, qui doivent protéger les droits des citoyens et maintenir un environnement propre à favoriser le bon fonctionnement des marchés. En fonction du degré de force de ces piliers, on distingue différentes formes de capitalisme. Dans les économies de marché, la réglementation des marchés est minime ou inexistante. Dans les économies mixtes, le marché joue un rôle prépondérant, mais les pouvoirs publics le réglementent davantage afin d’en corriger les défaillances (pollution, encombrements, etc.), de promouvoir le bien-être social, ou pour d’autres raisons comme la défense ou la sécurité publique. Le capitalisme mixte est actuellement le modèle dominant.

Il faut agir maintenant !

La corruption freine la croissance économique, nuit à l’état de droit et entraîne un gaspillage de compétences et de précieuses ressources. Lorsque la corruption est omniprésente, les entreprises hésitent à investir face au coût nettement plus élevé de l’activité économique.

A mon humble avis, rien ne peut pas vaincre la pauvreté si la corruption persiste au Burundi, il faut que les lois et les stratégies soient mises en œuvre pour éradiquer la culture des ponts de vins qui enclouent le pays de  Mwezi sur la croix de la pauvreté depuis son indépendances. Pour y arriver, la voie n’est autre que le cheminement vers capitalisme.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un groupe de réflexion independant. Il promeut un système économique caractérisé par une philosophie de marché libre, d’état de droit et de propriété privée

Burundi: IEE lance la campagne NDEKANGERAGEZE pour promouvoir l’entreprenariat et le commerce libre

Dans un pays où tous les chiffres et statistiques économiques convergent sur l’agonie de la liberté économique, il n’est pas superflu de s’engager dans le changement des pratiques et politiques pour contribuer dans l’apport des solutions en s’attaquant aux barrières qui empêchent la prospérité. C’est dans cette perspective qu’Institute for Economics and Enterprises lance la campagne NDEKA NGERAGEZE au Burundi.

Avant tout, la campagne est une série d’échange d’informations, de formations et de revendications pour les entrepreneurs, étudiants et hommes d’affaires sur les défis auxquels ils sont confrontés dans leur vie entrepreneuriale et commercial. Elle vise également à faire des recommandations au gouvernement sur les avantages du marché libre. De plus, elle défie la corruption, la fiscalité excessive et le favoritisme et démontrent leur rôle dans le blocage de l’esprit d’entreprise et d’innovation et sur les affaires en général, ainsi que l’impact négatif de ces aspects sur la prospérité du pays. NDEKA NGERAGEZE montre l’importance de l’état de droit, des droits de propriété privée et des marchés libres dans la promotion de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du libre-échange, qui sont les fondements de la prospérité.

Lancement officiel

Lancé officiellement à l’université de NGOZI, samedi le 29 octobre 2022, la campagne NDEKA NGERAGEZE a enregistré la présence des Start-Ups, étudiants et professionnels médias locaux dans le cadre d’échanger sur les défis qui plombent le libre entrepreneuriat au Burundi et les opportunités du marché libre dans la promotion de libre esprit d’entreprise afin d’assurer le développement économique du pays des tambours.

Dans son allocution, NDUWAYEZU Lambert, Directeur exécutif et fondateur de Institute for Economics and Enterprises, explique d’abord l’objectif de la campagne en grosso modo : «Autrement dit « LAISSEZ-MOI ESSAYER », NDEKA NGERAGEZE a pour principal objectif de promouvoir l’entreprenariat et le commerce volontaire au Burundi qui sont les deux piliers de l’Innovation et de la prospérité d’une part et le libre exercice des activités génératrices de revenus et libre le commerce au Burundi d’autre part », explique-t-il.

En poursuivant son exposé, il engage alors un débat sur les défis de la libre entreprise et du marché libre au Burundi. On notera alors que la sur taxation et l’interventionnisme étatique sur le marché, dans les mécanismes de production et dans la chaine de distribution des biens et services empêche l’épanouissement du commerce car cette pratique engendre en occurrence la corruption, le favoritisme et le népotisme en imposant la loi du plus fort sans respecter les principes du marché libre, droit à la propriété privée et Etat de droit.

L’importance du marché libre dans la prospérité du pays

Certes, il existe des barrières au libre entrepreneuriat au Burundi comme ailleurs. Cependant, la chaine de solution est ancrée dans l’instauration d’un climat d’affaire libre et un marché ouvert à tout le monde. Pour démontrer cela MUGENZI Edgard, éditeur en chef à notre institut s’appuie sur les principes du capitalisme et l’autorégulation du marché par l’offre et la demande : « Lorsque l’intervention étatique est minime, l’accessibilité du marché stimule les entrepreneurs qui entrent en libre concurrence par la suite. Cette compétition stimule la production et diversifie les produits sur le marché en diminuant aussi les prix de ventes et les recettes nationales. Au contraire trop d’intervention crée les monopoles et évince certains producteurs par corruption ou favoritisme et se solde par trop d’impôts et taxes sur les produits qui restent sur le marché »

Au total, les défis qui plombent le libre entrepreneuriat au Burundi sont légions. Mais les solutions locales doivent s’adapter aux principes du marché libre en prenant des mesures qui incitent la population à produire de la richesse, seule subvention et garantie de la prospérité.

A propos de nous :

L’Institute for Economics and Enterprises est une organisation indépendante. Il rêve à un Afrique libre et prospère, avec une mission de produire une société basée sur les principes libertaires

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat est plein d’incertitudes et n’offre aucune garantie. Si vous interrogez la plupart des gens sur leur impression de l’entrepreneuriat, ils pourraient utiliser des mots comme « petite entreprise » ou « innovation » ou le décrire comme « travailler pour vous-même ». Certains peuvent aller au-delà de cela et brosser le portrait d’un fondateur audacieux de la Silicon Valley qui prend des risques avec audace et surmonte inlassablement les défis. Pour d’autres, un entrepreneur est un rebelle à l’esprit libre qui fait son chemin dans le monde des affaires. Toutes ces choses contribuent à donner de la couleur au canevas de l’entrepreneuriat, mais elles ne brossent pas un tableau complet de la chose elle-même. Alors, qu’est-ce que l’entrepreneuriat  avecDoug McCullough et Brooke Médine?

En termes simples, l’entrepreneuriat est l’ effort de créer, de posséder et de commercialiser une idée, une technologie, un produit ou un service, ainsi que d’assumer les risques et les avantages associés à cette entreprise.C’est une entreprise pleine d’incertitudes, sans aucune garantie. Alors, si lancer une entreprise est si difficile et incertain, pourquoi l’entrepreneuriat est-il si séduisant ? Pour répondre à cela, examinons les aspects de l’entrepreneuriat et les caractéristiques des fondateurs qui brossent un tableau plus vivant de l’entrepreneuriat.

La relation entre entrepreneuriat et innovation

Les entrepreneurs sont souvent considérés comme des innovateurs ou même des pionniers de nouvelles industries. Parfois, l’innovation n’est pas une nouvelle technologie, comme un véhicule autonome, mais une nouvelle application ou un nouveau processus. Amazon est maintenant l’une des plus grandes entreprises au monde, mais elle a commencé par simplement vendre des livres en ligne plutôt que dans des magasins physiques.

Uber a bouleversé l’industrie du taxi non pas en lançant une flotte de taxis, mais en développant une application de covoiturage. En plus des innovations audacieuses et perturbatrices, les entrepreneurs qui réussissent innovent en s’efforçant d’améliorer continuellement les processus, de réduire les coûts ou d’améliorer les produitsLes entrepreneurs sont associés à l’innovation car innover donne à l’entreprise du fondateur un avantage concurrentiel et offre aux entrepreneurs un débouché pour leur créativité.

En quoi l’entrepreneuriat est différent de l’emploi

Responsabilité. Les fondateurs sont souvent les premiers PDG de leur startup. Le fondateur sera responsable de décisions apparemment interminables allant de l’embauche et du licenciement à la conception de produits et à l’achat d’une assurance commerciale. Le fondateur peut parfois être le visionnaire qui définit la mission de l’entreprise. Mais à d’autres moments, il ou elle sera embourbée dans les tâches peu glorieuses de conformité réglementaire, de reporting fiscal et financier, et d’autres tâches fastidieuses mais nécessaires.

Et contrairement à un employé qui est convaincu qu’il recevra un dépôt direct de son salaire à chaque période de paie, un entrepreneur porte le fardeau de faire la paie chaque mois, même s’il ne touche pas personnellement un salaire. Lorsque la fondatrice est également PDG, la responsabilité s’arrête à elle. Le travail d’un entrepreneur n’est jamais terminé. Lorsqu’une décision doit être prise, elle doit la prendre, même après l’heure de fermeture.

Compensation. Les employés, de l’associé débutant au cadre supérieur de la suite C, se voient généralement garantir un salaire mensuel stable. La contrepartie de ce revenu stable est que les employés ne peuvent pas participer au produit de la vente d’une entreprise et qu’ils ne sont généralement pas assurés d’une augmentation si les bénéfices de l’entreprise augmentent.

En revanche, il n’est pas rare que les entrepreneurs renoncent à un salaire malgré de très longues heures de travail pendant la phase de démarrage d’une entreprise. Les fondateurs sont prêts à le faire parce qu’ils ont de la peau dans le jeu. Nous appelons cela «l’équité». Selon le chercheur en capital-investissement Matthew Brach, les capitaux propres sont « le droit à tous les flux de trésorerie résiduels d’une entité après que tous les autres passifs et dettes ont été satisfaits ; mais c’est aussi la forme de base de la propriété. » L’équité équivaut à la propriété. Un fondateur est prêt à faire des sacrifices à court terme dans l’espoir d’une future récompense financière, parfois assez substantielle. Lorsque le fondateur finit par sortir par la vente de l’entreprise, il récoltera la plupart, sinon la totalité, des gains financiers de la vente.

Risque d’échec. Le revers de la médaille est que les entrepreneurs supportent le risque d’échec. Alors que les fondateurs bénéficient du plus grand avantage d’une entreprise, ils ont aussi le plus à perdre. Un entrepreneur investit du temps dans une entreprise, ce qui peut s’avérer précieux en termes de coût d’opportunité. Cependant, les fondateurs déploient souvent leur richesse personnelle et leur capital pour faire démarrer l’entreprise, ce qui représente un coût monétaire important. La réalité est que de nombreuses entreprises échouent, et il n’y a aucune garantie que lorsqu’une entreprise ferme ses portes, l’entrepreneur récupérera la valeur du temps et du capital qu’il a investis dans cette entreprise. Un employé peut perdre la source de son salaire, mais l’entrepreneur peut perdre la totalité de son investissement (qui représente parfois l’essentiel de ses économies).

À quoi ressemble un entrepreneur ?

Quiconque lance une nouvelle entreprise, qu’il s’agisse d’une société d’inspection environnementale à Houston ou d’une startup de jeux dans le Research Triangle Park de Caroline du Nord, est un entrepreneur. Selon une analyse de la Harvard Business School , les entrepreneurs ont tendance à partager certains traits, tels qu’un engagement obstiné au travail acharné, une détermination résiliente et une tolérance au risque élevée. Ils sont également sûrs d’eux et plus ouverts aux nouvelles expériences. Bien que ces traits soient généralement partagés par les fondateurs, ils ne constituent pas un test décisif pour un entrepreneur potentiel. Au lieu de cela, développer ces traits peut permettre à un entrepreneur en herbe de cultiver intentionnellement des qualités entrepreneuriales même si elles ne viennent pas naturellement.

Essentiellement, toute personne ayant du temps, du talent et du capital peut devenir entrepreneur si elle fait le saut de la foi et démarre une entreprise. Que le plan d’affaires du fondateur soit tout nouveau ou qu’il s’appuie sur un modèle éprouvé, l’entrepreneur doit faire le travail acharné pour le faire passer du théorique au concret, reconnaissant que sans cette transformation, le potentiel de l’idée reste non réalisé. Cela signifie qu’un entrepreneur aura besoin d’une grande réserve d’initiative personnelle et de perspicacité pour concrétiser son idée.

Comme nous l’avons déjà écrit , la plupart des entrepreneurs démarrent leur entreprise avec des fonds provenant de leurs propres économies, ainsi que l’aide d’amis et de la famille. Pour créer autre chose qu’une petite entreprise de style de vie, un fondateur peut avoir besoin d’accepter un financement extérieur. Il existe diverses sources de capital pour les entreprises en démarrage et émergentes, y compris les prêts ou les prises de participation d’investisseurs providentiels et, à un stade ultérieur, le capital-risque et le capital- investissement . Accepter l’argent des investisseurs est assorti de conditions, mais les investisseurs et le capital qu’ils fournissent font partie intégrante de l’écosystème entrepreneurial, multipliant parfois l’impact sur le marché qu’un fondateur pourrait autrement avoir.

Au-delà des petites entreprises

Comme mentionné précédemment, les gens associent souvent l’entrepreneuriat à la petite entreprise. Bien que cela soit vrai dans de nombreux cas, les deux termes ne sont pas synonymes. De nombreux entrepreneurs ne cherchent pas simplement à être leurs propres patrons. Ces fondateurs axés sur la croissance aspirent à développer une très grande entreprise ou même à devenir une licorne, une entreprise en démarrage valorisée à plus d’un milliard de dollars, comme WeWork, Airbnb et Epic Games. Ainsi, qu’une entreprise fasse partie des 89 % qui comptent moins de 20 employés ou qu’elle devienne une « licorne » d’élite, chacune de ces entreprises peut être considérée comme un succès à ses propres conditions.

Comment définissez-vous le succès ?

Une partie de l’attrait d’être votre propre patron est la capacité de définir le succès comme bon vous semble. Traditionnellement, les entrepreneurs mesurent le succès en fonction de leur revenu, de la croissance de leur patrimoine personnel ou d’une autre mesure financière. Mais le marché libre signifie également qu’un entrepreneur peut définir le succès en termes subjectifs et personnels. Un entrepreneur peut juger de son propre succès en commercialisant un produit qui améliore la vie, fournit de l’emploi à des dizaines ou des centaines de personnes, ou crée la sécurité financière et la prospérité pour l’entrepreneur et ses enfants.

Alternativement, un propriétaire d’entreprise peut juger du succès en fonction de l’impact social de l’entreprise. Ce concept est souvent appelé entreprise sociale. L’entreprise sociale consiste à « répondre à un besoin fondamental non satisfait ou à résoudre un problème social ou environnemental par le biais d’une approche axée sur le marché ».

Pourquoi se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Les gens choisissent de devenir entrepreneurs pour diverses raisons, mais il existe quelques principaux facteurs de motivation que près de la moitié de tous les entrepreneurs citent comme étant un facteur majeur dans leur décision de lancer une entreprise. Au sommet de la liste se trouve la capacité d’être son propre patron et la possibilité d’avoir des revenus plus importants. Les entrepreneurs affirment également que parvenir à un équilibre travail/vie familiale et créer un débouché pour leurs idées sont des facteurs très importants dans leur décision de démarrer une entreprise.

Bien que l’entrepreneuriat comporte de nombreux sacrifices et défis, il peut être très gratifiant, tant sur le plan financier que personnel. Le fondateur/PDG d’une startup prospère peut gagner un revenu annuel lucratif, combinant un salaire et des dividendes. Peut-être encore plus attrayant pour les fondateurs, il a le potentiel de générer de la richesse qui peut être transmise à ses enfants et petits-enfants ou donnée pour faire avancer des activités philanthropiques. Profiter des fruits de son travail, transmettre la sécurité financière aux enfants ou bénir les autres avec des dons de bienfaisance sont de puissantes incitations pour de nombreux entrepreneurs.

Prêt à lancer? Comment se préparer

Se préparer à l’entrepreneuriat commence par embrasser la conviction que posséder et exploiter une entreprise est réalisable. Avant même de s’installer sur un plan d’affaires, un fondateur en herbe peut commencer à se préparer en développant des traits entrepreneuriaux communs comme le courage, la détermination et une tolérance à l’échec. Au-delà de ces qualités personnelles, un entrepreneur potentiel devrait s’efforcer d’acquérir les compétences techniques dans le secteur de son choix et les compétences financières qui seront essentielles à la gestion de son entreprise, ainsi que les compétences non techniques, comme une communication efficace et une prise de décision judicieuse, qui seront nécessaires pour diriger une entreprise.

Il faut du temps, du talent et du capital pour réussir le lancement d’une entreprise. Avec une préparation minutieuse, un engagement envers l’apprentissage continu, la culture de l’expérience et du savoir-faire de l’industrie et la promotion des qualités propres aux fonceurs courageux, un aspirant fondateur peut commencer son propre voyage vers l’entrepreneuriat.

Cette article est apparue en Anglais sur FEE et a été traduit en français par Institute for Economics and Enterprises.

Auteurs : Par Doug McCullough et Brooke Médine

Burundi : Libéralisation du secteur café, une aubaine pour booster les revenus agricoles ?

Au Burundi l’agriculture contribue 39,6 % au Produit Intérieur Brut (PIB) et offre 84% d’emplois. Elle fournit 95% de l’offre alimentaire et est le principal pourvoyeur de matières premières à l’agro-industrie, le café constitue la principale source des exportations agricoles et fait vivre plus de 6000 familles. Néanmoins, la nationalisation de la filière est de loin de produire les effets escomptés car la production évolue en dents de scie. Analyse de notre collègue Guy Marie Eloi IGIRUBUNTU.

En 2021,  Plus de 70% de la valeur des exportations sont dominés par 3 produits dont deux logent dans le secteur agricole. Les exportations du Burundi 2021 sont essentiellement dominées par le café, le Thé et les minerais qui totalisent à eux seuls 73,4% de la valeur totale des exportations des produits locaux. Leurs proportions sont : le café (32,3%), le thé (22,3%) et les minerais dits de 3Ts (18,8%).

En effet la filière café est un secteur porteur de croissance économique. Elle fait vivre des milliers de caféiculteurs, plus de 600milles familles qui s’occupent de la production de ce produit si stratégique et le café se présente comme la première source de devises issues des exportations. Sur 74,8 milliards de Fbu résultant des exportations pour le quatrième trimestre de l’année 2021, le café représente plus de 47%, soit 35,2 milliards de Fbu selon l’Office Burundais des recettes (OBR).

Les défis à relever

La production continue à diminuer malgré les stratégies de nationalisation de la filière café prises depuis la campagne café 2020-2021. La nationalisation de la filière est de loin de produire les effets escomptés. La production évolue en dents de scie ou tout simplement elle a fortement chuté. Les expéditions de café ont rapporté 26,6 millions $ en 2021/2022 l’avait signalé le ministère en charge de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, le 22 juillet dernier. L’enveloppe affiche un recul de 13 % comparativement à la campagne précédente où un revenu de 30,7 millions $ avait été engrangé. Cette déconvenue est imputable à la forte baisse de l’offre qui est passée de près de 15 000 tonnes à seulement 6 490 tonnes durant ladite campagne. Une situation qui a entraîné une contraction des expéditions de 59 % à 6 384 tonnes.  

Plus largement, il s’agit de la troisième campagne consécutive marquée par une contreperformance à l’export depuis le record de 41 millions $ de recettes engrangées en 2018/2019, soit un an avant la renationalisation du secteur libéralisé depuis 1991. Un exploit qui avait été rendu possible grâce à une production de 25 000 tonnes de fèves.

Cette nationalisation a annulé aussi la compétition «Cup of excellence» qui, n’existe plus alors qu’elle encourageait les caféiculteurs à miser sur la qualité du café en vue d’obtenir des primes, propos d’un caféiculteur en durci. Cet évènement visait en quelque sorte la promotion du café. Pas mal d’acheteurs potentiels et de traders faisaient le déplacement pour s’emparer des meilleurs lots.

Que faire ?

A mon humble avis, il est important de repenser à la politique agricole pour valoriser les efforts des producteurs. Il s’avère également nécessaire de libéraliser et de labéliser le café burundais pour qu’il soit compétitif sur le marché régional et international. Il faudra également investir dans la promotion du meilleur café à travers la création des marchés de niche, continue le spécialiste. Tels techniques devraient se faire sur n’importe quel produit agricole surtout de rente en vue d’augmenter les quantités exportées qui apportent à leur tour des devises dans le pays et comme ça on stimulera progressivement la croissance économique de notre pays des tambours.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est une organisation independante qui rève un Afrique libre et prospère.

Burundi : La corruption dans l’entrepreneuriat, sevrage à tout prix !

Le Burundi, avec un taux d’inflation des produits alimentaires de 15,1% en mars 2022, reste un pays où le mot « pénurie »  rime  facilement avec corruption.  A partir d’un 2000 Fbu donné ici et là, pour  avoir ceci ou cela en plus de la surtaxation, cette corruption devient une entrave au développement des petites entreprises. Notre collègue Romaine Gaby nous emmène à la rencontre des jeunes entrepreneurs.

Dans un système économique qui fait face à la recrudescence de la corruption, les grandes entreprises ont tendance à monopoliser le marché en évinçant leurs concurrents par tous les moyens qui piétinent les principes du marché libre. Parallèlement, les ponts de vins imposés aux détenteurs de petits business pour accéder au marché ou aux capitaux affectent de plus en plus l’entrepreneuriat des jeunes, ce qui met à genou l’esprit de la libre innovation et incite à la désobéissance fiscale et affecte ainsi les recettes publiques.

Analysant la complexité de l’économie burundaise, les chiffres laissent deviner que le pays des tambours souffre encore de la corruption chronique. Classée à la 168ème sur 180 pays dans l’indice de la corruption au monde, l’économie du Burundi continue à faire face aux vents contraires avec une croissance économique de 3,3 % en 2022, un produit intérieur brut (PIB) de 267 dollars américains et un taux d’inflation de 17,57 % au mois de juin 2022 tandis que les chiffres de l’Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi (Isteebu) montre que le taux d’inflation des produits alimentaires est passé de 8,3% en novembre 2021 à 15,1% en mars 2022. Cette situation laisse les jeunes entrepreneurs perplexes.

De la corruption à la pénurie, une contre marche.

Pour dire vrai la corruption a existé depuis des lustres mais lorsqu’un pays qui peine à trouver du sucre, du ciment, des boissons,…  pour sa population alors que les usines transformatrices travaillent à la normale, il est sûr que cette corruption doit s’aggraver. L’entrepreneur, abasourdi, se voit obligé de mettre tout ce qui est à sa disposition pour assurer la production de ses limonades, pâtisseries, … d’autant plus que la demande ne fait qu’augmenter du jour au jour sur le marché. Par conséquent, il n’a d’autres choix que de donner le billet rouge (allusion au billet de 2000 BIF) pour accélérer la livraison ou bien acheter le service avant les autres.

 Ils témoignent…

« Je suis désolé de le dire mais depuis que j’ai enregistré mon entreprise à l’agence de développement du Burundi ADB, je ne fais que dépenser ici et là pour voir si mes marchandises arrivent à temps dans mes boutiques », se lamente Ladislas Ntunzwenimana, propriétaire d’une mini-boulangerie à Kamenge.

En effet, les coûts de déplacement ont flambé au pays de Nyaburunga avec la crise pétrolière de 2022 causée par la guerre en Ukraine. « C’est très difficile à expliquer. Imaginez-vous ! Avant la crise, 10 sacs de farine de blé étaient transporté à 2000 Fbu par un taxi-vélo. Aujourd’hui, avec la délimitation de la circulation des motos, Bajaj et des vélos, 10 sacs sont acheminés à la boulangerie pour 12.000 Fbu par un taxi voiture. Et ceci dépend des jours. Parfois le carburant manque partout et pour éviter une rupture de stock, je file un dix milles francs à un gars pour me faire ce deal », continue-t-il.

« … Là je ne calcule pas des bières achetées par ici et par là pour trouver cette personne capable d’avoir le carburant à tout moment. Aussi, les prix de transports vont parfois jusqu’à 20. 000Fbu. Sérieusement, je travaille pour ne pas fermer. Je ne fais que dépenser. »

Cette situation est partagée par plusieurs jeunes qui travaillent tant bien que mal juste pour joindre les deux bouts du mois. A cela s’ajoutent la problématique du secteur informel qui emploi beaucoup de jeunes, mais qui reste jusqu’ici malmené par les pouvoirs publics.

Renverser le tir, c’est encore possible.

Certes le gouvernement essai tant bien que mal pour booster l’entreprenariat des jeunes, en témoignent la création de la banque des jeunes et le programme PAEEJ. Nonobstant, pour sortir dans la pauvreté, le Burundi a encore un long chemin  à faire, c’est-à-dire que la politique économique en vigueur doit s’inspirer avant tout  aux principes du marché libre et aux règles de la libre concurrence en jugulant toute perversion et malversation économiques liée à chaque tentative de corruption. Au contraire toutes les initiatives ne pourront pas aboutir

De cette manière les jeunes entreprises et particulièrement celles des jeunes  pourraient avoir la chance d’accéder librement aux marchés et aux capitaux afin de contribuer dans activement dans l’accessibilité et diversification des produits, tremplins du développement économique du pays.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un Think Tank qui promeut la liberté économique et individuelle au Burundi en particulier et en Afrique en général.

La liberté économique, quelles sont les catégories considérées dans chaque pays ?

Le développement de l’indice a été dirigé par le Dr James Gwartney à la fin des années 1980 et au début des années 1990 comme moyen de mesurer la liberté économique dans chaque pays. Les pays sont notés sur la base de plusieurs catégories et sont répartis en quatre groupes (quartiles) allant du « plus libre » au « moins libre » ou « répressive ». L’indice calcule le score chaque année depuis 2000, et tous les cinq ans depuis 1970 selon les catégories suivantes taille du gouvernement, système juridique et droits de propriété, accès à la monnaie saine, liberté de commerce international et règlement, bref aperçu par Lambert NDUWAYEZU.

Comment mesurer l’indice de la liberté économique ?

Pour comprendre la liberté économique, nous devons examiner comment les auteurs de l’indice la mesurent. Donc quelles sont les catégories prises en compte par ces auteurs ?  Ils le font en considérant cinq catégories à savoir : taille du gouvernement, système juridique et droits de propriété, accès à la monnaie saine, liberté de commerce international et règlement :

De la taille du gouvernement. La première catégorie est la taille du gouvernement. La logique est simple : « plus il y a de ressources contrôlées par le gouvernement, moins les individus peuvent accéder librement aux ressources ». La catégorie mesure la taille du gouvernement en examinant les impôts, les dépenses et la quantité d’industries contrôlées par le gouvernement, entre autres.

L’indice mesure chaque catégorie de 1 à 10. Obtenir un score de 10 signifie que votre pays est le plus libre possible pour cette mesure. En d’autres termes, un « 10 » dans la catégorie de la taille du gouvernement signifierait que vous avez un gouvernement relativement petit. Un « 1 » signifierait que le gouvernement dépense et taxe à des niveaux très élevés.

Du système juridique et droits de propriété. Au cœur de la liberté économique se trouve « la capacité des individus à s’appuyer sur les tribunaux pour des décisions impartiales relatives à des litiges de propriété ». La mesure dans laquelle le gouvernement peut faire respecter les droits de propriété et les contrats de manière impartiale est essentielle à la liberté économique.

De l’accès à la monnaie saine. Les auteurs de l’indice reconnaissent qu’un aspect clé des droits de propriété est « l’accès à une monnaie qui permet l’échange ». Lorsque le gouvernement empêche l’accès à des devises solides et s’engage dans des politiques qui font fluctuer énormément la valeur d’une monnaie nationale, il entrave l’accès à une monnaie saine et entrave les échanges mutuellement bénéfiques.Les auteurs mesurent les variations de la masse monétaire, les variables d’inflation et l’accès aux devises étrangères.

De la liberté de commerce international. La liberté économique inclut la « possibilité d’échanger volontairement votre propriété avec qui vous voulez, quelles que soient les frontières nationales ». Les gains de bien-être qui découlent de la spécialisation permise par le commerce international sont depuis longtemps reconnus par les économistes.

Les droits de douane, les quotas et autres restrictions au commerce international sont considérés dans cette catégorie.

Du règlement. La dernière catégorie de l’indice est la réglementation. Les lois du travail réglementaires, les restrictions à la mobilité des capitaux (comme l’investissement) et les lourdes lois sur les licences sont un obstacle à un marché véritablement libre. Les lois qui rendent certains contrats illégaux en raison de leurs conditions ou des prétendues qualifications des participants constituent des obstacles au commerce volontaire.

L’auteur de l’indice, le Dr Gwartney, l’a résumé succinctement en disant : « Les gens continueront de débattre de la pertinence des politiques pandémiques, mais il ne fait aucun doute qu’elles ont réduit la liberté économique. Le danger maintenant est que bon nombre de ces politiques resteront en place à l’avenir. »

Et donc pourquoi la liberté économique ?

Nous pouvons donc se demander pourquoi la liberté économique est plus importante. Quel est le problème si un pays quelconque se trouve dans la catégorie « répressive » ou « moins libre » ? Théoriquement, l’argument en faveur de la liberté est clair. Lorsque « les gens sont libres de posséder et d’échanger des biens, ils s’efforcent d’améliorer la valeur de leur propriété ». Permettre l’échange permet aux individus d’échanger des choses qu’ils apprécient moins contre des choses qu’ils apprécient davantage.

Il y a beaucoup à dire sur les raisons pour lesquelles les marchés libres sont bons en théorie, mais l’indice de liberté économique montre également que les pays plus libres réussissent mieux dans la pratique. Autrement dit, la théorie fonctionne. Les auteurs constatent systématiquement que les pays « les plus libres » sont plus riches, vivent plus longtemps, ont plus de droits civils et sont plus alphabétisés. De plus, les plus pauvres des pays les plus libres économiquement sont plus riches que les plus pauvres des pays les moins libres. En d’autres termes, la liberté économique n’est pas seulement bonne pour les riches.

( Si vous êtes intéressés par une méthodologie détaillée viellez consulter le site Web de Fraser. )

Par Lambert Nduwayezu, Fondateur de l’Institute for Economics and Enterprises

Burundi : Entre monopole et capitalisme, dans quelle voie faut-il cheminer le secteur agricole ?

Le secteur agricole figure sur la liste des priorités budgétaires 2022-2023 du Burundi, avec une enveloppe de 80 milliards de francs burundais. Cette somme sera principalement affectée à la subvention des engrais organo-mineraux, la production des semences sélectionnés et le repeuplement des cheptels. Plusieurs questions taraudent notre blogueur Guy Marie Eloi sur les stratégies retenues pour améliorer la production agricole ? 

Pendant plus de trente ans, l’agriculture et l’élevage ont été les parents pauvres des investissements nationaux, à tel point que le budget alloué à l’agriculture et l’élevage oscillait entre 5 et 7%. Nonobstant, ce secteur reste jusqu’ici le principal source de revenus au Burundi depuis son indépendance , elle constitue 90% de l’emploi totale et contribue 50% dans le PIB actuellement. En dépit des initiatives visant à réduire les milliers barrières qui empêchent ce secteur à s’épanouir, le chemin reste encore trop long.

En effet, les monopoles et les irrégularités dans la distribution des engrais chimiques et les monopoles dans l’achat et la vente des récoltes par les pouvoirs publics constituent un obstacle de front dans l’accessibilité équitable du marché et la disponibilité des produits agricoles sur le marché au moment opportun, d’où l’instabilité récurrente des prix.

Les défis à relever ?

Les principaux défis souvent rencontrés dans ce domaine est la monopolisation des grands fournisseurs des intrants agricoles indispensables pour la grande production d’une part. L’achat et la distribution des engrais minéraux sont très difficiles. « On est contraint d’utiliser le seul engrais Fomi disponible au Burundi même si sa distribution reste à améliorer », nous raconte Thierry, un cultivateur de Ngozi

Il ajoute que le retard de la distribution des engrais chimiques influence leur niveau de production parce que il arrive que la saison pluvieuse se termine longtemps avant le moment de récolte :  » Le retard de la distribution des engrais induit automatiquement le retard de la plantation, ce qui rapporte ainsi le moment de récolte. Or la pluie peut disparaître dans certaines mesures avant la maturation des plantations, d’où la baisse de la production« , poursuit Thierry.

Parallèlement, le secteur agricole n’est pas libéralisé, le monopole sur l’achat et la vente des récoltes paralyse de plus en plus l’accessibilité des produits sur le marché, ce qui induit la pénurie et l’inflation de certains produits agricoles sur le marché. D’ajouter, les exportations agricoles restent toujours centrées sur un petit nombre de plantes industrielles dont le thé, café et le coton.

Libéralisation du secteur agricole, une solution ?

Pour moderniser l’agriculture au Burundi, les décideurs doivent miser au libéralisation et professionnalisation du secteur. Cela n’impliquerait pas des interférences de l’État dans ce domaine, plutôt une bonne libéralisation du secteur agricole axé sur la libéralisation des intrants, la libéralisation du marché d’écoulement, en jouant sur les prix que le marché fixe lui-même et non pas celui de l’état est très encourageable.

Cela pourrait alors contribuer dans l’amélioration de l’entrepreneuriat rural, fondé principalement sur l’agriculture et l’élevage, ce qui crée les emplois dans le domaine agricole et à la fin du compte la pauvreté, la faim dans les ménages, le chômage élevé qui sévit notre pays seront éradiquer progressivement et porter l’espoir sur la croissance de l’économie nationale. De cette manière le capitalisme agricole peut faciliter l’accessibilité des produits sur les marchés et contenir toute sorte d’inflation par la libéralisation du marché agricole.

Par Guy Marie Eloi Igirubuntu

L’Afrique a besoin de marchés libres, pas de transferts de richesse

Bien que la pauvreté ait été considérablement réduite dans les sociétés industrialisées, elle continue d’attaquer les pays en développement. Environ 689 millions de  personnes , soit environ 9,2 % de la population mondiale, vivent dans une extrême pauvreté, et la plupart d’entre elles se trouvent dans des pays en développement. Cependant, grâce à l’adoption de marchés plus libres, des pays en développement comme la Chine et le Vietnam ont réussi à arrêter la croissance de  la pauvreté .

Un mal préjugé de la philosophie ?

Mais malgré les progrès du capitalisme pour contrecarrer la montée de la pauvreté, certains experts blâment encore  le capitalisme de marché libre  pour l’extrême pauvreté, la faim et les catastrophes environnementales. Pour beaucoup, le capitalisme est un système d’exploitation brutale qui enrichit les riches aux dépens des pauvres. Cependant,  les études  montrent systématiquement que le capitalisme de marché libre est la stratégie la plus efficace pour améliorer la condition humaine et sortir les gens de la pauvreté.

Le capitalisme de libre marché tient ses promesses parce qu’il ne requiert que l’ingéniosité humaine et la liberté de produire sans ingérence du gouvernement. Lorsque les gens peuvent innover sans les inconvénients des réglementations gouvernementales, la création de richesse devient plus facile. De plus, des environnements commerciaux propices à l’entrepreneuriat inciteront davantage de personnes à améliorer leur niveau de vie en créant de nouvelles entreprises.

Plutôt que de dépeindre le capitalisme comme un ennemi du progrès, les experts devraient comprendre que des réglementations inefficaces cultivent la pauvreté dans les pays en développement et que partout où elles ont été démantelées, cela a déclenché une vague d’opportunités productives. L’ économiste AV Chari constate que  les industries  qui ont été retirées de la juridiction de License Raj ont produit une amélioration de la productivité totale des facteurs de 32 % en Inde. Cette amélioration s’explique par la baisse des coûts d’entrée et l’assouplissement des contraintes de capacité.

Sans surprise, la dérogation aux réglementations a permis de consacrer plus de temps et de ressources au développement des entreprises, améliorant ainsi la productivité. De plus, se conformer aux réglementations est souvent coûteux, donc en leur absence, plus de fonds peuvent être déployés dans l’expansion de l’entreprise. Par conséquent, la déréglementation réduit le coût de l’expansion des entreprises en garantissant que les ressources qui auraient été dépensées en raison des mandats gouvernementaux restent dans les coffres de l’entreprise et peuvent financer l’expansion.

Comme la déréglementation, la libéralisation est un autre outil de marché libre qui améliore le niveau de vie dans les pays en développement. Les sentiments protectionnistes sont toujours influents dans le monde en développement, mais protéger les marchés locaux de la concurrence ne parvient pas à élever les pauvres. Les pays qui adoptent la mondialisation sont plus susceptibles de bénéficier du transfert de technologie et d’enregistrer des réductions de la pauvreté. Bien que les importations soient perçues comme négatives, elles doivent être célébrées car les importations bon marché permettent aux personnes pauvres ayant moins de revenus disponibles d’économiser plus d’argent.

Ouverture commerciale comme solution ?

En Afrique, malgré le revirement de certaines politiques économiques rétrogrades, le protectionnisme continue de faire rage, notamment en raison des  retombées économiques  induites par le covid-19.  Une plus grande proportion des pauvres du monde vivent en Afrique subsaharienne (ASS) que partout ailleurs, c’est pourquoi la région devrait être plus sérieuse en matière d’ouverture commerciale que les autres régions. 

Jennifer Mbabazi, Oliver Morrissey et Chris Milner dans l’article « Trade Openness, Trade Costs and Growth: Why Sub-Saharan Africa Performs Poor »,  affirment que compte tenu de ses désavantages naturels, l’ouverture commerciale est particulièrement importante pour l’ASS : Les politiques qui encouragent les exportations et la diversification, et qui réduisent les obstacles à l’ouverture, peuvent stimuler les performances économiques.

Samuel Kwaku Agyei et Godwin Adolf Idan dans « Ouverture commerciale, institutions et croissance inclusive en Afrique subsaharienne »  soulignent  que l’Afrique subsaharienne a régressé dans la réduction des niveaux de pauvreté et que si les tendances actuelles persistent, 90 % de la population mondiale extrêmement pauvre sera résidant dans cette région. Pour éviter cette crise, ils recommandent aux pays d’Afrique subsaharienne de renforcer leurs institutions afin de promouvoir la bonne gouvernance et l’ouverture commerciale.

De même, les économistes déplorent généralement que l’Afrique soit sous-capitalisée ; cependant, la promotion de l’ouverture commerciale  peut faciliter la formation de capital en Afrique. Les biens de grande valeur sont souvent produits dans les pays riches ; par conséquent, les politiques qui permettent l’importation d’intrants étrangers permettent aux pays africains de remonter la chaîne de valeur. Les entrepreneurs africains produiront des produits de meilleure qualité pour les marchés d’exportation et nationaux et, par extension, acquerront plus de fonds pour alimenter une expansion et une accumulation de capital supplémentaires. Mais cela pourrait être un choc pour beaucoup que l’ouverture non seulement favorise la croissance, mais réduit également les inégalités. Dans un document de travail du Fonds monétaire international intitulé « Income Inequality in Small States and the Caribbean: Stylized Facts and Determinants », les auteurs  notent  qu’en attirant les investissements directs étrangers, l’ouverture financière conduit à plus d’emplois et à moins d’inégalités.

Blâmer le capitalisme pour les taux de pauvreté dans les pays en développement est politiquement correct, mais comme la plupart des hypothèses à la mode, cela ne peut pas être vérifié par des données. Les marchés libres ont enrichi le monde industriel, et les pays en développement peuvent facilement rejoindre la ligue des nations riches, s’ils ignorent les élucubrations erronées des intellectuels des pays riches.

Cet article est paru pour la première fois dans Mises Wire en Anglais et a été traduit en français par Institute for Economics and Enteprises.

Par Lipton Matthew : chercheur, analyste commercial et contributeur à mises.org,  The Federalist ,  The Imaginative Conservative ,  Merion West  et  American Thinker 

Capitalisme de copinage vs liberté économique, un vilain couple ? 

Pour se développer, le secteur privé doit nécessairement s’appuyer sur les principes de la liberté économique et de la libre concurrence. Cependant, le capitalisme de copinage vient briser la chaîne de confiance en favorisant une seule partie qui empochent des forts revenus au détriment des concurrents sans aucune règle de compétence observée. Notre blogueur Odyssée Niyonkuru fait immersion dans l’œuvre « Moralité du capitalisme » de Tom G Palmer.

Lorsque les marchés sont libres, chacun est libre d’innover et d’entreprendre pour participer activement dans la concurrence du marché. Cette libéralisation économique stimule alors l’esprit d’entreprendre en augmentation en même temps la disponibilité et la diversification des produits sur le marché. En conséquence, les revenus et l’emploi augmentent, tandis que le chômage et le prix des produits sur le marché ont tendance à diminuer.

 Dans son ouvrage  » Moralité du capitalisme « , Tom G Palmer souligne que « Dans de nombreux pays, si quelqu’un est riche, il y a de fortes chances qu’il (plus rarement elle) détienne le pouvoir politique ou soit un proche parent, ami, ou un partisan, en un mot, un « copain » de ceux qui détiennent le pouvoir, et que la richesse de cette personne est venue, non pas du fait d’être un producteur de marchandises générant une valeur, mais du fait de jouir des privilèges que l’État  conférer à certains au détriment des autres ».

Quel est le meilleur choix pour le Burundi ?

Tant qu’une économie fonctionne en capitalisme de copinage, aucune croissance économique forte et durable, aucune politique de lutte contre les inégalités sociales et aucun accroissement des investissements privés et des emplois ne pourraient voir le jour.  Car dans un tel système, les acteurs privés sont incités, non pas à créer de la valeur par l’innovation, la concurrence et l’amélioration de la productivité, mais à exploiter des relations politiques pour obtenir des monopoles ou des avantages de toutes sortes, exonérations et des privilèges que décrochent certains mais pas d’autres.

Selon Faustin Ndikumana directeur de Parcem :  » Le manque de concurrence dans les marchés publics, la multiplication des monopoles, les tricheries dans les exonérations provoquent une concurrence déloyale gravement nocive au développement du secteur privé. Il faut prendre des mesures fortes pour assainir le secteur des marchés publics et des exonérations. Si non il y a risque de voir se développer au Burundi un capitalisme de copinage comme ça a été dans certains pays.”, explique-t-il.

L’Etat ne devrait pas intervenir dans les affaires privées. Cela pour laisser la libre concurrence qui est un moyen de stimuler l’innovation pour les entreprises, qui met en œuvre des techniques de production les plus efficaces, améliorer la qualité des services offertes et baisser les prix pour les clients mais plutôt favoriser plus que jamais “ le capitalisme de concurrence  » fondé sur l’égalité des chances et l’État solidaire, où le marché récompense véritablement l’initiative, le talent et la prise de risque entrepreneuriale. Ce qui est sûr, la concurrence est susceptible de garantir et de favoriser l’enrichissement du plus grand nombre grâce à la liberté économique.

En gros, comme le disait Walter E. Williams : »Ce dont une nation a besoin, c’est d’une séparation entre les affaires et l’État comme il y a séparation entre l’Eglise et l’État.  Cela signifierait que le capitalisme de connivence et le socialisme de copinage ne pourraient pas survivre « 

A propos de l’Auteur :

 Odyssée Niyonkuru, étudiant à l’Université de Ngozi et blogeur à l’Institute for Economics and Enterprises

Un fusil à trois coups détruit les économies africaines : inflation, dette publique et impôts élevés

Aujourd’hui, il est concluant que les  expériences socialistes africaines ont échoué, tout comme l’approche de développement menée par l’État. Non seulement l’approche fortement étatiste n’a pas permis de développer les économies africaines, mais elle a aggravé la pauvreté . Dans ce contexte de systèmes économiques étatiques répressifs, la plupart des pays africains sont pris au piège d’une inflation élevée, d’une dette élevée, d’une fiscalité élevée, d’une forte dépendance, d’une aggravation de la pauvreté, de l’insécurité alimentaire, d’un chômage de masse chronique et d’autres problèmes omniprésents. 

Première baril : Inflation élevée

Les monnaies instables et inflationnistes de l’Afrique ont été un obstacle important au développement économique en raison de leur effet déstabilisateur et appauvrissant. Une croissance économique organique et durable doit nécessairement être tirée par l’épargne, et non par la dette, les dépenses déficitaires ou l’impression d’argent. A long terme, l’inflation aboutit à l’effondrement de la monnaie. C’est ce qui s’est passé en Angola dans les années 1990 et au Zimbabwe dans la première décennie des années 2000.

Les preuves du passé et du présent, provenant des pays développés et en développement, montrent sans équivoque que l’inflation est une politique du gouvernement et de la banque centrale qui ne peut pas durer éternellement et qui a une fin catastrophique, aussi longue soit-elle. L’Afrique postcoloniale a été en proie à une grave instabilité monétaire due à l’inflation : crises monétaires, fluctuations monétaires erratiques, dévaluations monétaires, réinitialisations monétaires et même hyperinflation. Une situation monétaire aussi chaotique, déstabilisante et appauvrissante n’est ni accidentelle ni naturelle. C’est la conséquence inhérente des systèmes de monnaie fiduciaire de l’Afrique dans le contexte du colonialisme monétaire . 

D’une part, une monnaie stable et digne de confiance stimule la formation de capital local (c’est-à-dire l’épargne), conduisant à des investissements et à un esprit d’entreprise locaux, ce qui conduit à une croissance économique organique, décentralisée et durable. Une économie basée sur une monnaie fiable (par exemple, la monnaie d’or ), associée à d’autres facteurs tels que des impôts bas et la liberté économique, attire également davantage de capitaux et de talents étrangers, ce qui conduit à une prospérité généralisée. 

D’autre part, les monnaies peu fiables et inflationnistes, telles que les monnaies africaines d’aujourd’hui, auront l’effet inverse. Dans un contexte d’instabilité monétaire et d’inflation galopante, les gens auront tendance à moins épargner, à dépenser plus vite et à éviter les investissements à long terme et les entreprises. Et la formation de capital, l’attraction de capital et le déploiement de capital à long terme sont essentiels à l’industrialisation et à une prospérité durable. En déplaçant les incitations de la réflexion, de l’épargne et de la production à long terme vers la réflexion, la consommation et les activités économiques à court terme, les monnaies inflationnistes sapent le développement économique. Ils conduisent à la désindustrialisation et rendent la société plus dépendante de l’État. Notez que plus un système dépend de l’État, plus il devient cruel, oppressant et donc insoutenable.

De plus, en maintenant l’instabilité monétaire et une inflation élevée, les gouvernements africains détruisent le capital local, minent la formation de capital et veillent à ce que le capital local reste lamentablement rare. Cela maintient les pays africains pauvres et dépendants de l’aide systémique (prêts et subventions) et des injections de capitaux étrangers. Cette situation, créée par une politique gouvernementale malavisée, laisse les gouvernements africains endettés et à la merci d’acteurs étrangers prédateurs.

Deuxième baril : endettement élevé 

Bien que la dette soit un problème économique mondial , le fardeau de la dette affecte les pays différemment. Les conséquences pernicieuses de l’endettement sont plus invalidantes et plus rapides à se manifester dans les pays en développement que dans les pays développés.

Ne pouvant ou ne voulant pas voir les dépenses déficitaires pour le modèle ruineux qu’elles sont, de nombreux gouvernements africains répètent les erreurs du passé et enfoncent davantage leurs économies dans la ruine économique en accumulant une dette excessive (et en imposant par conséquent des charges fiscales plus lourdes). Bien que les rapports faisant état d’une crise imminente de la dette en Afrique soient probablement exagérés, l’accumulation de la dette des pays africains est alarmante .

Hormis le Soudan, l’Érythrée, le Cap-Vert, le Mozambique, l’Angola, Maurice et la Zambie, qui ont des ratios dette/PIB proches ou supérieurs au seuil de 100 %, le ratio moyen dette/PIB en Afrique oscille autour de 60 %, ce qui est inférieur au ratio moyen des pays développés, dont beaucoup ont depuis longtemps dépassé le seuil de 100 %. Pourtant, l’accumulation de la dette de l’Afrique est imprudente, insoutenable et dangereuse. 

Un endettement excessif nuit aux économies africaines de huit manières :

  1. Il perpétue l’approche de développement menée par l’État, qui n’a pas réussi à générer la prospérité économique et a laissé la plupart des économies africaines dans une situation précaire caractérisée par la dépendance, la pauvreté, la tyrannie, la corruption, l’inflation galopante et la désindustrialisation.
  2. En perpétuant l’approche de développement impulsée par l’État, les dépenses publiques alimentées par la dette aggravent la pauvreté , consolident la répression politique et économique et retardent ainsi davantage les réformes favorables au marché dont les sociétés africaines ont un besoin urgent pour se développer véritablement et affronter les tempêtes économiques mondiales.
  3. Les remboursements de la dette paralysent davantage des économies déjà paralysées en détournant des parts de plus en plus importantes des recettes publiques vers le service de la dette. Pire encore, les pays africains paient des taux d’intérêt beaucoup plus élevés ( 5 à 16 % ) sur leurs euro-obligations que les pays développés, qui, grâce aux taux d’intérêt ultra bas artificiels de leurs banques centrales, ont tendance à payer des intérêts quasi nuls sur leur dette ;
  4. Comme la plupart des dépenses publiques, les dépenses publiques africaines ont tendance à être embourbées dans la corruption, le copinage, le détournement de fonds, la recherche de rentes, la surfacturation et le gaspillage, ce qui signifie en fin de compte qu’elles font plus de mal que de bien. Cela ne conduit qu’à un endettement supplémentaire pour maintenir la frénésie des dépenses – un cercle vicieux qui attire davantage d’opportunistes politiques et économiques à la recherche d’un poste ou pour s’enrichir grâce aux dépenses et aux faveurs du gouvernement.
  5. Cela conduit à l’injustice et à un écart plus large d’inégalité de revenus et de richesse, car les politiciens et leurs associés (par exemple, les grandes entreprises et autres groupes d’intérêts) bénéficient en premier et le plus de ces injections d’argent par le biais de divers programmes.
  6. Les dépenses publiques motivées par la dette signifient également un fardeau fiscal plus lourd (c’est-à-dire plus oppressif) à l’avenir. Les impôts élevés sont l’un des principaux obstacles au développement économique. Moins de développement signifie plus de pauvreté, plus de souffrance humaine et plus de décès liés à la pauvreté.
  7. De plus, un endettement excessif conduit à une situation où les gens, leurs enfants et même les enfants à naître devront être imposés pour payer les dépenses gouvernementales largement inutiles et contre -productives d’aujourd’hui , qui ne font qu’enrichir les politiciens et leurs associés.
  8. En plus de tout cela, la dette (prêts et subventions) piège les pays africains dans la pauvreté et la vassalité aux gouvernements étrangers (principalement les États occidentaux, mais d’autres aussi, de nos jours).

Maintenant, pourquoi les politiciens africains optent-ils toujours volontairement pour ce modèle ruineux ?

Une partie de cela est le colonialisme monétaire ; une partie de cela est  le colonialisme philosophique . Mais une raison importante est que ce modèle est plutôt commode politiquement. Elle permet aux politiciens de faire des promesses électorales de conte de fées.

Troisième baril: Fiscalité élevée 

Nnete Okorie-Egbe était une princesse d’Akwete au Nigéria qui a mené une révolte de femmes contre la tyrannie coloniale britannique, en particulier contre la fiscalité oppressive, en 1929.  De même, un conte folklorique célèbre en Angola raconte qu’une fois, pour protester contre la fiscalité coloniale portugaise, les habitants du village de Caxito ont fait de la magie et ont envoyé un crocodile avec un sac d’argent dans la bouche au bureau colonial local pour payer des impôts. Bien qu’il s’agisse très probablement d’un mythe, le message est clair et le symbolisme est réel. A tel point qu’un monument alligator éternise ce conte. 

Des histoires de protestation comme celles-ci abondent à travers l’Afrique. Cela n’est pas surprenant car le concept d’imposition permanente et excessive est une imposition coloniale que les gouvernements africains postcoloniaux, au lieu de rejeter, ont doublé. L’Afrique précoloniale était caractérisée par peu ou pas d’imposition en raison de la tradition d’autonomie, de marchés libres et de libre-échange. Les sociétés apatrides étaient omniprésentes dans l’Afrique précoloniale.

Cependant, l’Afrique d’aujourd’hui est caractérisée par de tels degrés de taxation tyrannique qu’ils ressusciteraient Nnete Okorie-Egbe pour mener une autre révolte fiscale ou obligeraient les villageois de Caxito d’alors à envoyer non pas un mais une centaine de crocodiles au bureau des impôts en signe de protestation.

Business Insider Africa rapporte que :

« Les taux d’imposition des sociétés sont généralement plus élevés dans les pays en développement. En Afrique, le taux moyen d’imposition des sociétés est de 27,5 %, le plus élevé de toutes les régions. Le Tchad, les Comores, la Guinée équatoriale, la Guinée, le Soudan et la Zambie sont tous à égalité pour le deuxième taux d’imposition des sociétés le plus élevé au monde à 35,0 %. De nombreux pays de la région se classent également parmi les pires pour la facilité de faire des affaires, avec des coûts de démarrage élevés et de multiples barrières à l’entrée. »

Le fait que la région la plus pauvre ait les taux d’imposition des entreprises les plus élevés au monde est à la fois révélateur et déroutant. Au lieu de maintenir certains des régimes fiscaux les plus oppressifs au monde, l’Afrique devrait se vanter des charges fiscales les plus simples et les plus faibles, ce qui encouragerait grandement la formation de capital local, l’investissement, l’entrepreneuriat et une croissance économique durable.

De plus, comme nous le savons tous, les pays en développement ne peuvent presque jamais rembourser leurs dettes faute d’une économie solide. L’augmentation des charges fiscales dans ces économies précaires ne fera qu’appauvrir davantage des sociétés déjà appauvries.

En conclusion

Tel est le fusil à trois coups avec lequel la plupart des gouvernements africains, intentionnellement ou non, bombardent les sociétés africaines. On ne sait pas pourquoi les gouvernements africains, et non coloniaux, déploieraient une arme économique aussi destructrice contre les personnes mêmes qu’ils devraient servir et élever. Ce qui est clair, c’est qu’en maintenant un environnement d’inflation élevée, d’endettement élevé et de fiscalité élevée, les gouvernements africains veillent à ce que les sociétés africaines restent prises au piège de la tyrannie, de la dépendance et de la pauvreté.

Cet article a été initialement publié en Anglais par Mises Institute et a été traduit en français par Institute for Economics and Enterprises.

A propos de l’auteur: Manuel Tacanho est le fondateur d’Afridom, une start-up bancaire numérique solide basée sur l’argent pour l’Europe et l’Afrique. Il est également un défenseur des marchés libres et de l’argent sain pour le développement économique de l’Afrique.