Principe de subsidiarité et libéralisme, tremplin pour la prospérité africaine ?

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Un débat d’actualité mondiale se trouve autour de la contribution des secteurs publics dans la réduction de la pauvreté. Lorsqu’un les partisans de l’interventionnisme étatique et ceux du « laisser-faire » (interférence minimale du gouvernement dans les affaires économiques des individus et de la société) se trouve au tours de la question de réduire la pauvreté dans leurs communautés, il est rare qu’ils concertent sur la façon de faire. Pour les uns, le secteur public est plus performant car jamais, le gouvernement ne peut manquer à ses obligations de rendre le peuple riche. Alors que pour les autres, le secteur public est plus gaspillant des ressources qui devient de plus en plus rares et qui nécessitent une gestion rationnelle. Pour les uns, ils ont confiance en secteur privé, pour les autres en secteur public.

La place du secteur public et secteur privé dans la prospérité.

Comme l’économiste Henry HAZLITT le souligne dans son livre apparu en 1977, « Il n’y a pas de foi plus persistante et plus influente dans le monde d’aujourd’hui que la foi dans les dépenses gouvernementales. » cette phrase est aussi d’actualité dans nos pays. Il suffit de regarder dans les deux rubriques qui font le tableau de leurs budgets nationaux. Le constat est unique. La quasi-totalité des dépenses du gouvernement doivent être payé par un processus de taxation, ce qui conduit souvent à l’inflation. L’inflation elle-même est donc la forme de la taxation. Ainsi, l’interventionnisme étatique nuit aux incitations pour les entrepreneurs et à l’innovation. Et aussi, Dr Siméon Barumwete, un politologue burundais, d’ajouter que le libéralisme veut limiter l’ingérence de l’état dans la vie économique des personnes : « Le taux d’imposition d’un bénéfice ou du salaire mesure l’intensité de l’ingérence de l’état dans l’activité économique correspondante. » Et de conclure que chaque travail public créé implique une destruction du travail privé quelque part.

Le libéralisme économique est une notion en économie qui prône des pratiques libérales, telles que libre échange des marchandises, des droits du travail plus souples, une liberté élargie pour les entrepreneurs. Pour la liberté économique, le libre jeu de l’entreprise ne doit pas être entravés par qui conque. Le libéralisme préconise la libre concurrence. Selon les partisans du « laisser-faire », le libéralisme, qui est une primauté affirmée de l’homme dans la société, est la voie la plus sûre vers la prospérité des sociétés. En matière économique, le libéralisme trouve ces principes dans le droit de propriété : un droit posé comme sacré, et dans l’initiative privée qui est un droit de pouvoir exercer librement une activité génératrice de revenu sous la seule régulation des lois de marchés.

Ainsi, le secteur privé est encouragé dans le libéralisme économique dans ce sens qu’il permet d’exploiter et de jouir des droits les plus sacrés de l’individu : le droit de propriété privée et le droit de libre exercice de l’activité génératrice de revenu. Et d’ailleurs il libère l’esprit d’entreprise en récompensant les travailleurs plus rationnelles que les autres.

Principe de subsidiarité, une piste de solution efficace !

Comme le principe de subsidiarité refuse qu’un échelon supérieur d’une organisation décide de réaliser lui-même ce qu’un échelon inferieur pourrai décider de réaliser, il découle qu’une division taches et une délégation de responsabilité s’imposent. Pour Adam Smith, la division du travail augmente la puissance productive du travail : « Dans chaque art, la division du travail, aussi loin qu’elle peut y être portée, donne lieu à un accroissement proportionnel dans la puissance productive du travail. ».

Le concept managérial traite l’Etat comme un manager. Et celui-ci doit se concentrer seulement sur les activités plus complexe que ses subalternes ne peuvent pas réaliser. Pour nous, les adeptes de la liberté économique, ces activités ne sont rien d’autres que des fonctions régaliennes. Le rôle de l’état est donc de se concentrer sur les fonctions essentielles, comme la protection des contrats entre personnes, la défense et aussi assurer la sécurité pour tous. Bref, les initiatives que le secteur privé ne peut pas réussir à faire.

Par Lambert Nduwayezu, Directeur de l’ Institute for Economics and Enterprises

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