La République démocratique du Congo dans EAC, le pile et face !

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L’actualité à la une est l’acceptation de la République démocratique du Congo comme membre intégral de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Qu’en est-il alors des enjeux de cet évènement ?

Les chiffres suffisent pour comprendre le poids de l’événement. Avant l’adhésion de la République démocratique du Congo, la communauté était forte de plus de 184 millions d’habitants et d’une superficie de 2. 440.408 km2. Avec l’entrée du géant francophone, la communauté va enregistrer 87 millions d’habitants et 2,345 millions de km2 de superficie de plus pour constituer un territoire continental de 4.785.408 km2 peuplé de plus de 285 millions d’habitants.

Des enjeux !

En effet, la République démocratique du Congo est connue par sa richesse en sous-sol et autres ressources naturelles qui peuvent sans doute séduire n’importe quelle nation. Cependant il est constamment victime des guerres civile et conflits armées à répétition depuis plusieurs décennies, une lutte qui met à genoux son économie malgré ses capacités naturelles.

NIYIBIZI Florian est un diplômé en sciences politiques et relations internationales, pour lui l’entrée de Kinshasa dans l’EAC est loin d’être un hasard et cela doit nécessairement apporter une nouvelle touche à l’image de la communauté Est africaine : »La RDC est un géant non seulement par sa taille, mais aussi par sa culture et sa richesse naturelle. Géant francophone mondial, la langue française va avoir une autre considération dans l’EAC à tout prix, l’instabilité sécuritaire sera discuté sur le plan régional », explique cet universitaire.

Relation gagnant-gagnant ?

La République démocratique du Congo partage ses frontières avec cinq des États de l’EAC : la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et le Soudan du Sud, ce qui pourrait sans doute faciliter les échanges commerciaux direct avec tous les pays de l’Afrique de l’est et la gestion conjointe des questions sécuritaires.

D’ajouter, elle touche l’océan Atlantique à l’ouest, ce qui veut dire que la communauté des pays de l’Afrique de l’Est pourrait avoir dorénavant l’accès facile à deux principaux voies : L’océan indien et l’océan Atlantique, une opportunité qui pourrait booster les flux commerciaux pour tous les côtés.

Certes, la République démocratique du Congo se présente comme un nouveau marché et un nouveau transit vers l’outre Atlantique. Mais c’est en respectant les principes du marché libre et de la libre concurrence que les anciens États membres et le nouvel adhérent pourront tirer profit de cette alliance économique.

Par Edgar Mugenzi

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