Les trois niveaux de leadership libertaire de Leonard Read

Le leadership se définit comme la capacité, pour le responsable de l’équipe, d’influencer des personnes de façon à ce qu’elles puissent exécuter des tâches sans contraintes, avec toute la motivation voulue pour atteindre des objectifs communs. Mais dans un contexte libertaire, Leonard Read à donner trois niveaux de leadership. Avez-vous ce qu’il faut pour atteindre le plus haut niveau ? Dan Sanchez nous aide à identifier les trois niveaux de leadership libertaire de Leonard Read

Compréhension de la philosophe libertaire : Pour atteindre le premier niveau, il faut comprendre suffisamment la philosophie de la liberté pour s’abstenir personnellement de préconiser ou de participer à des violations de la liberté. Un leader libertaire de premier niveau prêche par l’exemple. Comme Read l’a écrit : « Ne sous-estimez pas les énormes influences mises en mouvement par une personne qui refuse de sanctionner ou de promouvoir toute mauvaise action. Les qualités exemplaires prononcées ont des pouvoirs rayonnants incroyables. L’individu qui n’offense pas les idéaux libertaires – même s’il est totalement silencieux – attire des émules, fixe des normes élevées à suivre par les autres. »

Influencer les autres : Pour atteindre le deuxième niveau de leadership libertaire, il faut être capable d’articuler suffisamment bien la philosophie de la liberté pour influencer « ceux qui entrent dans sa propre orbite personnelle ». Cela peut inclure sa famille, ses amis et ses collègues. Cela peut également inclure des personnes que vous rencontrez (dans l’avion, lors d’un dîner, etc.). À l’ère numérique, cela peut inclure des personnes avec lesquelles vous êtes connecté sur les réseaux sociaux.

Devenir un phare : Pour atteindre le troisième niveau de leadership libertaire, il faut être un tel phare de compréhension claire et d’exposition de la philosophie de la liberté que d’autres recherchent votre tutelle. Ils suivent vos travaux publiés et recherchent des occasions d’apprendre de vous par la conversation.

Et pourquoi prendre le parcours ?

Il est imprudent, et peut-être impossible, de « sauter » l’un de ces niveaux. Si votre compréhension de la liberté est si imparfaite que vous approuvez les violations de la liberté, alors vous ne serez pas en mesure d’expliquer avec précision la philosophie de la liberté aux autres. Et si vous manquez de conviction et ne pratiquez donc pas ce que vous prêchez, votre hypocrisie rebutera les étudiants potentiels et vos actions parleront plus fort que vos paroles. Et comme Read l’a souligné, même si les deuxièmes et troisièmes niveaux de leadership libertaire impliquent d’articuler la liberté aux autres, l’accent doit être mis sur l’amélioration de soi. Aux deuxième et troisième niveaux, le leader libertaire articule sa compréhension des autres comme un exercice pour affiner et tester cette compréhension et afin de partager ce qu’il a appris au cas où son auditoire le trouverait précieux.

Le véritable enseignement consiste à apprendre à haute voix et le véritable leadership consiste à donner l’exemple. L’éducation/le leadership n’est pas l’amélioration directe des autres. C’est l’amélioration de soi qui inspire et équipe les autres à imiter en poursuivant eux-mêmes l’amélioration de soi. Le vrai leadership est un modèle, pas une ingérence . Une fois que le plaidoyer libertaire consiste à « infliger votre sagesse » (comme le dit Read) aux autres afin de paraître intelligent ou d’humilier les opposants idéologiques, alors, alors que vous avez peut-être avancé dans votre carrière de démagogue libertaire, vous vous êtes disqualifié en tant que leader libertaire. La vanité intellectuelle est incompatible avec le leadership intellectuel.

Un véritable leadership est une excroissance, non de l’arrogance, mais de l’humilité. Les « doux » (c’est-à-dire les humbles) hériteront de la terre, parce que c’est une humble dévotion à l’amélioration de soi qui entraîne une véritable amélioration chez les autres et rend le monde meilleur.

Cet article a été publiée initialement en Anglais par FEE et traduit en français par Institute for Economics and Enterprises.

A propos de l’auteur : Dan Sanchez est le directeur du contenu à la Foundation for Economic Education (FEE) et rédacteur en chef de FEE.org. 

Burundi : État de droit vs libre entreprise, un mariage qui ne tient pas ?

Pour arriver à un projet d’entreprise viable et pérenne, on a toujours besoin de choisir un cadre réglementaire et une forme juridique la mieux adaptée pour une meilleure inclusion économique. Quel est le rôle de l’état de droit pour promouvoir et pérenniser l’esprit entrepreneurial ? Y’a-t-il une réglementation suffisamment protectrice pour inciter à l’innovation de l’entrepreneuriat. Le point avec notre confrère Jean Acutis Ishimwe.

La notion de l’Etat de Droit n’est pas récente, théorisé par le juriste Hans Kelsen, il le définit comme : « un Etat dans lequel les normes juridique sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée. »

Un tel système suppose, par ailleurs le respect de la hiérarchie des normes qui supposent un ordonnancement juridique à la forme pyramidale où à la tête se trouve la constitution, puis les engagements internationaux, ensuite la loi et enfin les règlements. L’état de droit implique aussi l’égalité des sujets (personnes physiques et morales) devant la loi sans aucun régime dérogatoire au droit en place. Un autre élément important de l’Etat de droit est l’indépendance de la justice.

Les cours et tribunaux du pays doivent être compétents et indépendantes pour trancher dans les conflits en respectant le principe d’égalité et de la légalité. Un tel modèle appelle l’existence d’une séparation de pouvoir. L’indépendance de la justice vis-à-vis de l’exécutif et du législatif est seule à garantir son impartialité pour assoir la protection des libertés et droits fondamentaux.

   L’état de droit, clés de voute de l’esprit entrepreneurial

Cet esprit entrepreneurial dépend toujours de l’Etat de droit qui pourrait permettre un bon climat d’affaire. Au fur du temps, l’état de droit a incarné d’autres valeurs. Nous le voyons dans la définition de l’état de droit proposée par les Nation Unis quand on précise que l’état de droit implique, de l’autre côté, des mesures propres à assurer le respect des principes de la primauté du droit, de l’égalité devant la loi, de l’équité dans l’application de la loi, de la participation dans la prise de décision, de la sécurité juridique de refus de l’arbitraire et de la transparence des procédures et processus législatif.

Au Burundi, plusieurs étapes de la vie entrepreneuriale sont régulées par le droit étatique et celui des entreprises : droit de consommation et de distribution. Cependant, on voit d’une part, comme me l’a dit un jeune entrepreneur, dans les premiers jours de l’expérience, les barrières juridiques du processus de certification qui prennent un temps assez long et qui risquent de décourager les nouveaux entrepreneurs. Il y a aussi sur le terrain des affaires, a-t-il ajouté, une concurrence déloyale et une insécurité juridique qui risquent de handicaper l’esprit entrepreneurial. Cette situation va de pair avec certaines formes de généralisation et de banalisation de corruption  qui ont réussi de rentrer dans le quotidien de la vie des entreprises.

Cela fait de l’entorse aux principes clés de l’état de droit. On voit par ailleurs que la maxime « nul n’est censé ignorer la loi » semble rester comme une fiction si on regarde comment les jeunes entrepreneurs sont déboussolés. Il n’est dès lors pas excessif de dire avec Jean Foyer que « le citoyen ne peut vivre la conscience en repos que parce qu’il ignore les règles juridiques auxquelles il est soumis. S’il les connaissait, il s’apercevrait qu’il est constamment dans l’illégalité ».

Simplifier, former et clarifier pour mieux pérenniser !

Nous voyons au Burundi, une  certaine bureaucratie excessive faite de contraintes administratives à l’égard d’un jeune entrepreneur non suffisamment formé ainsi qu’une formalité de dédouanement et un système fiscale compliqués qui ont de nature à décourager ou avorter  l’esprit entrepreneurial. Ainsi,l’Etat de droit pourrait jouer un rôle dissimulateur quandil entretient l’illusion du règne du droit par l’apparition de nouvelles réformes, de lois et règlements, sans réellement se soucier de leur efficacité et de leur légitimité dans les entreprises. Dans ce cas, la clarification est suffisamment nécessaire si non le droit n’apparaît plus comme une protection mais comme une menace.

Par ailleurs, les litiges se trouvant dans les tribunaux de commerces montrent que les magistrats, les avocats ont besoin d’être formés. En tant magistrat lauréat de la faculté de droit qui n’a dans son cursus que 90 heures du droit commercial, les compétences exclusivement juridiques ne suffisent pas pour résoudre ce type de conflits, il faut aussi être à mesure de pouvoir redresser et réorienter l’activité économique d’une entreprise.

Un dispositif juridique capable de révolutionner l’entrepreneuriat

Le Burundi a besoin d’un projet de loi pour promouvoir l’entrepreneuriat dans toutes ses formes. En sus, la certification de nouveau produit introduit par des entreprises naissantes doit attirer l’attention du législateur de façon à trouver un cadre réglementaire approprié. Cela s’accompagnera du souci d’instaurer un cadre juridique conforme à la situation du moment où les investissements bien nationaux qu’internationaux peuvent se réaliser en toute sécurité juridique y compris même les entrepreneurs de bas moyen. Vu les moyens actuels de paiement, il faut qu’il y ait l’adoption de loi de paiement mobile pour qu’un entrepreneur puisse créer son portefeuille virtuel sur son mobile. Tout ce cela reste une coquille vide s’il n’y aurait pas une séparation de pouvoir la plus effective.

Tout compte fait, réformer, comme l’a dit Robert Krieps, « c’est remplacer un problème connu par des problèmes inconnus », mais nous devrons le faire.Avec une croissance économique encore fragile, le Burundi, a besoin d’un fort engagement de tous les protagonistes pour asseoir un état de droit qui plus ce que jamais joue un rôle matriciel pour un esprit entrepreneurial.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est une Think Tank basé au Burundi qui une mission de produire une société basée sur les principes du libre marché, de l’Etat de droit et de la propriété privée

État droit, repère d’un système économique prospère ? 

Quand le rôle du gouvernement est bien respecté, l’État de droit devient un enzyme qui stimule les entrepreneurs à investir sur le marché. Au contraire, quand l’Etat participe sur le marché, il crée un déséquilibre entre l’offre et la demande en favorisant les entreprises publique au détriment du secteur privé, seul détenteurs des investissements et des innovations qui défient la pauvreté. Analyse de notre blogueur Janvier CISHAHAYO.

Commençons par les origines du concept. L’État de droit a été théorisé au début du 20eme siècle par le juriste Kelsen HANS qui le définit comme un État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée; car elle est soumise aux règles de droit. Le concept État de droit s’oppose à la notion de pouvoir arbitraire.

Le spectre des mesures de l’État dans la réglementation de l’entrepreneuriat est très large et a une base juridique, économique et organisationnelle. Ses actions se portent sur des activités régaliennes et institutionnelles. C’est-à-dire sécuriser les contrats et veillez au respect des droits individuels, droits à la propriété privée dans un environnement sain.

Donc pour ce faire, l’État doit d’abord participer dans la formation d’entités entrepreneuriales dans toutes les sphères économiques. Il va ensuite garantir un environnement favorisant le développement de l’entrepreneuriat. Puis, agir dans l’orientation ciblée, en stimulant et en soutenant les petites entreprises. L’Etat va aussi établir l’infrastructure organisationnelle et de marché des petites entreprises. Et en dernier lieu, il va aider à assurer l’orientation sociale de développement des entreprises.

Autrement dit, l’État de droit est un État soumis à un ensemble de normes juridiques qui s’oppose à son pouvoir arbitraire pour assoir la protection des libertés et droits fondamentaux. Grossièrement, l’État de droit répond à la formule : « Nul n’est au-dessus de la loi ».

Cas d’école en Haïti

Malgré le cadre légal des affaires en Haïti et, plus particulièrement le Code des investissements institué en 2002, la réglementation de l’État dans l’activité entrepreneuriale n’a pas été à mesure d’attirer les investissements directs étrangers, et à faciliter la réalisation des activités entrepreneuriales. La cause est que ce cadre légal n’est pas adapté à la situation particulière des entrepreneurs locaux ni à celle des entrepreneurs de la diaspora intéressés à entreprendre des affaires dans leur pays. Les lourdeurs administratives, la difficulté de trouver du financement, l’absence de définition du statut d’entrepreneur et d’un encadrement des activités entrepreneuriales proprement dites, hantent l’entrepreneuriat haïtien.

Le cas haïtien montre bel et bien que les Etats ne devraient pas se limiter à la seule mise sur pied d’un cadre légal, mais qu’il faut fixer des outils et des jalons comme citer ci-dessus, pour que la réglementation en entrepreneuriat soit effective. Ces outils et jalons devront être accompagnés de la liberté d’entreprendre en toute concurrence, tout en bannissant le monopole. Les Etats devraient aussi se conformer à l’application de la loi de l’activité économique des entrepreneurs de la diaspora pour attirer les investissements directs étrangers.

A propos de nous

Institute for Economics and Enterprises est Think Tank basé au Burundi qui une mission de produire une société basée sur les principes du libre marché, de l’Etat de droit et de la propriété privée

Burundi : Enregistrement en ligne des entreprises, une mesure venue à point nommé.

Le processus complexes de l’enregistrement des entreprises au Burundi constitue une des barrières qui hante les Start ups. Même si la nouvelle mesure d’enregistrement en ligne est un ouf de soulagement, il reste encore des échelons à gravir pour faciliter l’accès rapide aux documents légaux des entreprises d’après notre collègue Odyssé NIYONKURU.

« Désormais, l’immatriculation des sociétés et des personnes physiques commerçantes s’effectuera en ligne, les créateurs des sociétés pourront le faire directement chez eux après le paiement de 40 000 Fbu pour les personnes morales et 30 000 Fbu pour les personnes physiques », lit-on dans  le communiqué officiel de l’Agence de développement du Burundi.

 Le Burundi est un pays où la création d’entreprise est en pleine expansion, créer cette dernière en ligne semble être une solution attrayante pour les jeunes qui se lancent dans les procédures de la formalisation car l’ensemble des formalités peut être effectué de manière dématérialisée. Ainsi, les jeunes entrepreneurs de l’intérieur du pays, entravés par l’éloignement des agences qui facilitent la création des entreprises et perdent beaucoup de temps et d’argent pour la formalisation de leur société, la digitalisation bénéficieront dorénavant des services virtuelles.

Un ouf de soulagement,…

Avant le budget global à prévoir pour effectuer sa création d’entreprise était une somme exorbitante pour les jeunes entrepreneurs d’autres provinces que Bujumbura qui débutent dans l’entrepreneuriat, alors qu’avec cette digitalisation une économie substantielle peut être réalisée par la réduction des dépenses, du temps et des processus qui suscitaient parfois de la corruption ou autres lobbying.

Pour Christian un jeune entrepreneur de NGOZI, cette mesure est un ouf de soulagement : «  Ça fait une année que je veux toujours formaliser mon entreprise, mais comme je n’ai pas de moyen pour me rendre au guichet unique de l’ADB à Bujumbura, car ça exige des frais supplémentaires pour déplacement, restauration et logement qui s’ajoutent au 40 000 Fbu pour l’enregistrement étaient au-delà de mes moyens, j’espère donc réaliser mon rêve en ligne », explique-t-il.

Et Pourtant…

C’est une mesure économiquement séduisante, même si réaliser seul ces procédures de création en ligne peut s’avérer complexe, malgré qu’elle présente des avantages évidents en termes de simplicité, de rapidité et d’économies suite à l’accès à l’Internet qui reste un défi à pallier dans notre pays où seulement environ 10% de la population peut avoir accès à l’internet.

En générale cette mesure va avoir un impact positif sur toute la vie économique du pays, surtout dans la réduction du secteur informel, lequel occupant une place prépondérante dans l’économie burundaise. Pourtant avec la digitalisation, elle favorisera l’accès du plus grand nombre à ses services ce qui contribuera par ricochet à l’élargissement de l’assiette fiscale mais aussi il faudra aussi que l’État créé des guichets unique dans chaque province pour les  décentraliser, dans ce cas toute personne y compris ceux qui n’ont pas accès à l’internet pourront être bénéficiaires.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un groupe de réfléxion basé au Burundi. Il fait promouvoir les idées liberales économiques

Burundi : Le Capitalisme, un pneu de secours dans la lutte contre la corruption ?

Selon Transparency International, les pays qui ont plus de plus de liberté  économique sont les moins corrompus, or le pays des tambours fait encore la queue du classement se positionnant à la 168ème place sur les 180 pays évalués. Dans une telle position, le capitalisme et ses principes s’imposent comme pneu de secours dans la lutte contre la corruption et toute malversation économique afin de booster les indicateurs de la liberté économique. Plus d’éclaircissement avec notre collègue, Odyssé NIYONKURU

Commençons par une brève définition. Le CAPITALISME est un système économique où les acteurs privés possèdent et contrôlent des biens conformément à leurs intérêts, et l’offre et la demande fixent librement les prix sur les marchés, de la meilleure manière qui soit pour la société. L’essence du capitalisme est la recherche du profit. Adam Smith, philosophe du XVIIIe siècle et père de l’économie moderne, l’a dit : « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt ». Dans un échange librement consenti, les deux parties recherchent chacune leur avantage, mais aucune des deux ne peut obtenir ce qu’elle veut sans tenir compte du souhait de l’autre. C’est cela donc qui peut conduire à la prospérité économique.

4 moyens d’arrêter la corruption par le capitalisme.

Au Burundi comme partout ailleurs, la corruption nait surtout de la complexité du système économique qui empêchent les à produire à cause de l’inondation des règlementations sur le marché. La corruption s’impose alors comme un moyen de lobbying permettant aux entreprises et individu d’échapper ces réglementations multiples, créant ainsi des inégalités.

Pour prévenir ou juguler à cette pratique, le système économique doit puiser sa grandeur dans les piliers du capitalisme qui convergent sur la création d’un marché libre qui tiennent en considération la compétition et la concurrence des biens et services :

Primo, la propriété privée, qui permet aux individus de posséder des biens matériels (terres, maisons) et immatériels (actions, obligations), stimule l’intérêt personnel, qui pousse les individus à agir selon leur propre avantage, insensibles à la pression sociopolitique. Ces individus non coordonnés finissent néanmoins par profiter à la société comme s’ils étaient guidés par une main invisible dans la quête de la prospérité.

 Secundo, la concurrence, qui, en laissant les entreprises libres de pénétrer et de quitter le marché, maximise la prospérité sociale, c’est-à-dire la prospérité commune des producteurs et des consommateurs; un mécanisme de marché qui détermine les prix d’une façon décentralisée par les interactions entre acheteurs et vendeurs : les prix déterminent ensuite l’affectation des ressources, naturellement en vue d’atteindre la plus grande satisfaction, non seulement pour les biens et les services, mais aussi pour les salaires.

Tertio, la liberté de choix en matière de consommation, de production et d’investissement : un client mécontent peut acheter d’autres produits, un investisseur placer son argent dans un projet plus lucratif, et un travailleur quitter son emploi pour un autre mieux rémunéré.

Quarto, le rôle limité des pouvoirs publics, qui doivent protéger les droits des citoyens et maintenir un environnement propre à favoriser le bon fonctionnement des marchés. En fonction du degré de force de ces piliers, on distingue différentes formes de capitalisme. Dans les économies de marché, la réglementation des marchés est minime ou inexistante. Dans les économies mixtes, le marché joue un rôle prépondérant, mais les pouvoirs publics le réglementent davantage afin d’en corriger les défaillances (pollution, encombrements, etc.), de promouvoir le bien-être social, ou pour d’autres raisons comme la défense ou la sécurité publique. Le capitalisme mixte est actuellement le modèle dominant.

Il faut agir maintenant !

La corruption freine la croissance économique, nuit à l’état de droit et entraîne un gaspillage de compétences et de précieuses ressources. Lorsque la corruption est omniprésente, les entreprises hésitent à investir face au coût nettement plus élevé de l’activité économique.

A mon humble avis, rien ne peut pas vaincre la pauvreté si la corruption persiste au Burundi, il faut que les lois et les stratégies soient mises en œuvre pour éradiquer la culture des ponts de vins qui enclouent le pays de  Mwezi sur la croix de la pauvreté depuis son indépendances. Pour y arriver, la voie n’est autre que le cheminement vers capitalisme.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un groupe de réflexion independant. Il promeut un système économique caractérisé par une philosophie de marché libre, d’état de droit et de propriété privée

« The Fountainhead » d’Ayn Rand, un roman pour notre temps

Bien qu’il ait été écrit il y a plusieurs décennies, The Fountainhead a un attrait durable car il aborde des questions qui sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient lorsque le roman a été publié pour la première fois. La bataille entre l’individualisme et le collectivisme en particulier fait rage et ne montre aucun signe de ralentissement. Ce livre remettra en question de nombreuses hypothèses sur la moralité et sur ce à quoi ressemble une vie bien vécue. Mais le défi ne vient pas sous la forme d’un argument. Il se présente sous la forme d’une histoire, qui a le potentiel de transformer votre façon de voir le monde, bref apercu du livre avec Patrick Carrol

Pour ceux qui ne l’ont pas lu, The Fountainhead est l’histoire d’un jeune architecte nommé Howard Roark. Roark est un non-conformiste qui se trouve en désaccord avec le reste de sa profession en raison de son refus de compromettre son expression artistique au nom de la tradition.  Cela va cependant plus loin que cela. La vision du monde autoproclamée de Roark est « l’égoïsme », et c’est cette attitude égoïste et individualiste que le reste du monde ne semble pas pouvoir supporter, à l’exception de quelques-uns de ses amis proches. Rand utilise sans vergogne l’histoire pour faire avancer sa philosophie de vie, appelée objectivisme. Roark est le héros prototypique de cette philosophie, bien que si vous lisez certaines des choses que fait Roark, vous pourriez vous hérisser à l’idée de le considérer comme un exemple à imiter. En repensant au livre, j’ai apprécié le récit, mais les dialogues sont vraiment ce qui le distingue. Ils étaient incroyablement intelligents et pointus, et ils aident vraiment le lecteur à connaître les personnages et leurs visions du monde.

Le livre m’a également mis au défi de repenser à de nombreuses idées de « bon sens » que les gens tiennent souvent pour acquises. Tout au long de l’histoire, Rand fait de nombreux points contre-intuitifs qui vont à l’encontre de la vision dominante sur divers sujets. Voici une sélection de quelques idées contre-intuitives qui m’ont marqué :

1) Notre culture n’est pas aussi individualiste que nous le pensons

La plupart des gens diraient que nous vivons dans une culture assez individualiste en Occident, mais Rand serait en désaccord. Selon Rand, notre société est pleine de « second-handers », des gens qui vivent pour et à travers les autres. Ce thème est introduit au début du livre dans un dialogue entre Roark et Peter Keating, un collègue architecte. Keating sait que Roark est bon en architecture, alors il demande conseil à Roark. La réponse de Roark est éclairante :« Si tu veux mon avis, Peter, tu as déjà fait une erreur, en me demandant. En demandant à personne. Ne demande jamais aux gens. Pas à propos de ton travail. Ne sais-tu pas ce que tu veux savoir? » Comme nous l’apprenons à travers le reste de l’histoire, demander des conseils peut sembler bénin, mais cela révèle souvent que vous n’avez pas d’opinion personnelle – vous ne pouvez vivre qu’à travers les opinions des autres. Et ce n’est pas comme si ces autres avaient leurs propres opinions non plus. Le fait est que nous vivons dans une culture où les gens ont peur d’être originaux et d’avoir leurs propres idées. Nous nous efforçons tellement de plaire aux autres, d’être la personne que les autres veulent que nous soyons, que dans le processus nous nous perdons nous-mêmes.

Être vraiment soi -même – un véritable individualisme – est difficile. Parce que cela signifie inévitablement être impopulaire, détesté et constamment critiqué. Et lorsque vous êtes critiqué, vous devez avoir suffisamment d’intégrité pour dire : « Je ne suis pas d’accord avec votre critique et je refuse de l’intégrer. Je refuse d’être la personne que les autres veulent que je sois simplement pour les apaiser ». L’intégrité dans ce sens est la loyauté envers vous-même, envers vous . Se trahir aux caprices des autres est le péché révélateur du second-hander.

Rand développe l’idée de seconde main dans une section ultérieure du livre. « C’est précisément la mort des brocanteurs », écrit-elle. « Ils ne se soucient pas des faits, des idées, du travail. Ils ne s’occupent que des gens. Ils ne demandent pas : « Est-ce vrai ? Ils demandent : « Est-ce que c’est ce que les autres pensent être vrai ? Pas pour juger, mais pour répéter. Non pas pour faire, mais pour donner l’impression de faire. Pas de création, mais de spectacle. Pas de compétence, mais d’amitié. Pas de mérite, mais de traction.

2) Le travail d’équipe ne permet pas toujours de réaliser le rêve

Les gens disent souvent que deux têtes valent mieux qu’une, et il y a des moments où c’est certainement le cas. Mais selon Rand, la mentalité de « travail d’équipe » est appliquée beaucoup trop largement dans notre culture, la médiocrité étant le résultat prévisible.

Il y a une histoire dans The Fountainhead qui vise à illustrer ce point, et elle tourne autour d’un projet architectural appelé La Marche des siècles, qui fait partie d’une exposition pour l’Exposition universelle. Huit des meilleurs architectes d’Amérique ont été choisis pour concevoir le bâtiment en collaboration. Il visait à démontrer combien il est préférable de travailler avec les autres par rapport à travailler seul. Peter Keating était l’un des huit collaborateurs.

Le projet, cependant, a été un « effroyable flop ». Et comme d’habitude, toutes les raisons sauf la plus évidente ont été données pour son échec. Quelques chapitres plus tard, Roark discute avec Peter Keating, essayant de lui faire comprendre la philosophie individualiste. Dans un commentaire désinvolte, Roark évoque La marche des siècles. « Peter, chacun d’entre vous au sein de ce comité a fait un meilleur travail seul que les huit d’entre vous ont produit collectivement. Demandez-vous pourquoi, parfois.

Je me suis demandé « pourquoi » quand j’ai lu cela, et la réponse était évidente, comme Rand l’avait voulu. La raison pour laquelle le projet a échoué est que « la création et la production sont mieux poursuivies en tant qu’entreprises individualistes ». Une personne avec une grande vision, quelqu’un qui peut contrôler chaque détail, est généralement la clé pour atteindre l’excellence. Lorsque vous dirigez en comité, personne n’est vraiment responsable ; vous devez faire des compromis et intégrer l’apport de chacun. Le résultat est un méli-mélo d’idées à moitié cuites. Aucune vision unique et globale ne peut se concrétiser. Mais ce sont précisément des visions uniques et complètes qui font la qualité d’un produit. Il y a une raison pour laquelle presque tous les grands arts sont créés par des individus plutôt que par des équipes.

3) Quand il s’agit de gens, vous pouvez souvent juger un livre par sa couverture

Il est de notoriété publique que vous n’êtes pas censé juger les autres sur la première impression. Vous venez de les rencontrer, après tout. Il est presque injuste de tirer des conclusions hâtives sur leur caractère et leur personnalité alors que vous les connaissez à peine.

Ou est-ce? Dans une section du livre, Rand fait un point intéressant sur l’intuition qui remet en question cette notion selon laquelle nous ne pouvons pas juger les gens simplement en les regardant.

« ‘Il n’y a rien de plus significatif qu’un visage humain. Ni aussi éloquent. Nous ne pouvons jamais vraiment connaître une autre personne, sauf par notre premier coup d’œil sur elle. Parce que, dans ce regard, on sait tout. Même si nous ne sommes pas toujours assez sages pour démêler les connaissances. As-tu déjà pensé au style d’une âme, Kiki ? ‘Le quoi?’ ‘Le style d’une âme. Vous souvenez-vous du célèbre philosophe qui parlait du style d’une civilisation ? Il l’appelait ‘style’. Il a dit que c’était le mot le plus proche qu’il pouvait trouver pour cela. Il a dit que chaque civilisation a son principe de base unique, une conception unique, suprême et déterminante, et que chaque effort des hommes au sein de cette civilisation est fidèle, inconsciemment et irrévocablement, à ce principe unique. … Je pense, Kiki, que chaque âme humaine a aussi son propre style. C’est un thème de base. Vous le verrez reflété dans chaque pensée, chaque acte, chaque souhait de cette personne. Le seul absolu, le seul impératif dans cette créature vivante. Des années à étudier un homme ne vous le montreront pas. Son visage le fera. Il faudrait écrire des volumes pour décrire une personne. Pensez à son visage. Vous n’avez besoin de rien d’autre. Vous trahissez bien plus que vous ne le réalisez lorsque vous montrez votre visage au monde.

4) L’ego de l’homme est la source du progrès humain

Le résumé de The Fountainhead paru sur la première édition en 1943 commence par la ligne suivante : « Un roman passionnant et dramatique, ce livre est basé sur une croyance provocante en l’importance de l’égoïsme, sur l’idée provocatrice que l’ego de l’homme est la source de progrès humain ». Dans sa postface, le protégé de Rand, Leonard Peikoff, éclaire un peu plus le titre, qui n’est jamais directement expliqué dans le livre lui-même : « Le titre de travail d’Ayn Rand pour le roman était Second-Hand Lives. Le titre final, choisi après l’achèvement du manuscrit, change l’accent : comme le livre, il donne la primauté non pas aux /méchants, mais au héros créateur, l’homme qui utilise son esprit de première main et devient ainsi la source de tous. réalisation

L’idée que l’ego de l’homme est la source du progrès et de la réussite est l’affirmation centrale du livre, et peut-être la plus radicale. Mais l’explication de Rand de cette idée – à la fois par le dialogue et le récit – est convaincante. « Avant de pouvoir faire des choses pour les gens, vous devez être le genre d’homme qui peut faire avancer les choses. Mais pour faire avancer les choses, vous devez aimer le faire, pas les conséquences secondaires. Le travail, pas les gens. Votre propre action, pas n’importe quel objet possible de votre charité. Je serai heureux si les personnes qui en ont besoin trouvent une meilleure façon de vivre dans une maison que j’ai conçue. Mais ce n’est pas le motif de mon travail. Ni ma raison. Ni ma récompense ».

Le point de vue de Rand est que la productivité et la réussite créative ne proviennent vraiment que d’individus agissant dans leur propre intérêt. Paradoxalement, la meilleure façon d’aider les autres est d’être, en un sens, égoïste. Cela semble probablement grossier, mais Rand nous met au défi de lutter au moins avec l’idée. Demandez-vous qui est le bienfaiteur le plus efficace des opprimés ? Celui qui professe de l’amour pour eux mais est incapable de les aider, ou celui qui agit par pur intérêt personnel mais – en raison de cet intérêt personnel – est en fait capable de produire quelque chose de valeur ?

Cet article a été publiée initialement en anglais par FEE et traduit en francais par Institute for Economics and Enterprises.

A propos de l’Auteur :

Patrick Carrol  est titulaire d’un diplôme en génie chimique de l’Université de Waterloo et est chargé de rédaction à la Foundation for Economic Education.

Adam Smith : Les idées changent le monde

Adam Smith est entré dans un monde que sa raison et son éloquence transformeront plus tard. Il a été baptisé le 5 juin 1723 à Kirkcaldy, en Écosse. On suppose qu’il est né ce jour-là ou un jour ou deux avant. Il deviendrait le père de l’économie ainsi que l’un des défenseurs les plus éloquents de l’histoire des marchés libres, ses idées avec Lambert Nduwayezu, fondateur de l’Institute for Economics and Enterprises

Le regretté économiste britannique Kenneth E. Boulding a rendu cet hommage à son prédécesseur intellectuel : « Adam Smith, qui prétend être à la fois l’Adam et le Smith de l’ économie systématique , était professeur de philosophie morale et c’est dans cette forge que l’économie a été faite. » Adam Smith a été le premier philosophe moraliste à reconnaître que le commerce de l’entreprise – et tous les motifs et actions sur le marché qui en sont à l’origine – méritait une étude approfondie et à plein temps en tant que discipline moderne des sciences sociales. Le point culminant de ses réflexions à cet égard survint en 1776 avec la publication de son livre  An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations , mieux connu depuis comme simplement La richesse des nations .  Notez qu’il n’a pas cherché à explorer la nature et les causes de la pauvreté des nations. La pauvreté, dans son esprit, était ce qui se passe quand rien ne se passe, quand les gens sont oisifs par choix ou par force, ou quand la production est empêchée ou détruite. Il voulait savoir ce qui donne naissance à ce que nous appelons la richesse matérielle, et pourquoi.

Adam et le mercantilisme

Bien que le mercantilisme prévoyait de modestes améliorations de la vie et de la liberté par rapport au féodalisme qui l’avait précédé, c’était un système enraciné dans l’erreur qui étouffait l’entreprise et traitait les individus comme des pions de l’État. Les penseurs mercantilistes croyaient que la richesse mondiale était un gâteau fixe, donnant lieu à des conflits sans fin entre les nations. 

Après tout, si vous pensez qu’il n’y a pas grand-chose et que vous en voulez plus, vous devez le prendre à quelqu’un d’autre. Les mercantilistes étaient des nationalistes économiques. Pour eux, les marchandises étrangères étaient suffisamment nuisibles à l’économie nationale, il faut que la politique gouvernementale soit mobilisée pour promouvoir les exportations et restreindre les importations. Ils pensaient que les métaux précieux étaient la définition de la richesse, surtout dans la mesure où ils s’entassaient dans les coffres du monarque. Parce qu’ils avaient peu de compréhension de l’intérêt personnel, la recherche du profit ou le fonctionnement des prix, les mercantilistes voulaient que les gouvernements accordent des privilèges de monopole à quelques privilégiés. Mais Smith était passionnément opposé à toutes les lois et pratiques qui tendaient à décourager la production et à augmenter les prix…. Il considérait avec méfiance toutes les associations professionnelles, tant formelles qu’informelles :« les gens du même métier se réunissent rarement, même pour s’amuser et se divertir, mais la conversation se termine par un complot contre le public, ou par un stratagème visant à des prix », explique Nobel Richard Stone.

Smith : l’internationalisme et l’intérêt personnel

Adam était celui qui croit en la coopération la plus large possible entre les peuples indépendamment des frontières politiques. Smith n’était pas accroché au vieux sophisme mercantiliste selon lequel plus de marchandises devraient être exportées qu’importées. Il a fait exploser cette erreur de « balance commerciale » en affirmant que, puisque les biens et les services constituaient la richesse d’une nation, cela n’avait aucun sens pour le gouvernement de s’assurer qu’il en restait plus qu’il n’y entrait. L’intérêt personnel avait été désapprouvé pendant des siècles comme un comportement acquisitif et antisocial, mais Smith l’a célébré comme un stimulant indispensable au progrès économique. « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous pouvons attendre notre dîner », écrit-il, « mais de leur souci de leur propre intérêt. » De plus, il soutenait avec efficacité que l’intérêt personnel est une motivation inégalée : « L’effort naturel de chaque individu pour améliorer sa propre condition… est si puissant, qu’il est seul, et sans aucune aide, non seulement capable de poursuivre la société à la richesse et à la prospérité, mais de surmonter cent obstacles impertinents dont la folie des lois humaines encombre trop souvent ses opérations. »

Dans une économie libre, raisonnait Smith, personne ne peut mettre une couronne sur sa tête et ordonner que d’autres lui fournissent des biens. Pour satisfaire ses propres désirs, il doit produire ce que les autres veulent à un prix qu’ils peuvent se permettre. Les prix envoient des signaux aux producteurs pour qu’ils sachent quoi faire plus et quoi fournir moins. Il n’était pas nécessaire que le roi assigne des tâches et accorde des monopoles pour veiller à ce que les choses soient faites. Les prix et les profits agiraient comme une « main invisible » avec bien plus d’efficacité que n’importe quel monarque ou parlement. Et la concurrence veillerait à ce que la qualité soit améliorée et que les prix soient maintenus bas. Adam Smith a été le premier à s’apercevoir que nous sommes tombés sur des méthodes d’organisation de la coopération économique humaine qui dépassent les limites de nos connaissances et de notre perception. 

Sa « main invisible » aurait peut-être mieux été décrite comme un motif invisible ou insondable. Nous sommes amenés — par exemple par le système de prix dans les échanges marchands — à faire des choses par des circonstances dont nous ignorons largement et qui produisent des résultats que nous n’avons pas l’intention de faire. Dans nos activités économiques, nous ne connaissons pas les besoins que nous satisfaisons ni les sources des choses que nous obtenons. Le père de l’économie faisait beaucoup plus confiance aux gens et aux marchés qu’aux rois et aux édits. Il déclara : « Dans le grand échiquier de la société humaine, chaque pièce a un principe de mouvement qui lui est propre, tout à fait différent de celui que le législateur pourrait choisir de lui imposer. » Smith a fait preuve d’une compréhension du gouvernement qui éclipse celle de nombreux citoyens aujourd’hui lorsqu’il a écrit « C’est la plus haute impertinence et présomption… chez les rois et les ministres, de prétendre surveiller l’économie des particuliers et de restreindre leurs dépenses… Ils sont eux-mêmes toujours, et sans aucune exception, les plus grands dépensiers de la société. Qu’ils s’occupent bien de leurs propres dépenses, et qu’ils puissent en toute sécurité confier les leurs à des particuliers. Si leur propre extravagance ne ruine pas l’État, celle de leurs sujets ne le fera jamais. »

Les idées comptent vraiment. Ils peuvent changer le monde. Adam Smith l’a prouvé à la pelle, et nous sommes tous infiniment mieux grâce aux idées qu’il a brisées et à celles qu’il a mises en mouvement.

Pour une lecture plus approfondie consulter l’article entier en anglais sur FEE

Apropos de l’auteur: Lambert Nduwayezu, fondateur et directeur de l’Institute for Economics and Enterprises.

Liberté économique, une piste pour résoudre la surtaxation au Burundi?

L’autofinancement budgétaire durant les sept dernières années rime avec la superposition des taxes et impôts, ainsi que l’introduction de nouvelles régulations fiscales. Dans un pays où l’entrepreneuriat est dominé par les petites entreprises des Start ups qui cherchent encore à se confirmer, il devrait y avoir des politiques fiscales qui favorisent la croissance économique en diversifiant les sources des recettes. Analyse de notre collègue Edgard MUGENZI

Les exemples sont légions. A titre illustratif, pour chaque kg de sucre acheté, il est appliqué une taxe de 600 Fbu. Quant à la sainte mousse qui est devenue un gisement des recettes, sa taxe a passée de plus de 90 milliards BIF en 2018 à 129.3 milliards BIF de recettes publiques, soit une augmentation de 39,3 milliards BIF. Sur la période 2018/2022, cette hausse fiscale se chiffre à plus de 43%. 

Pour NKENGURUTSE Salvator, économistes et commerçants, les surcharges fiscales contribuent dans l’augmentation des prix sur le marché et par conséquent c’est toute la population qui en paye le prix cher : « Quand la taxe augmente sur un produit, le prix doit nécessairement monter, et dans tous les cas, c’est au consommateur que revient l’impact direct », explique-t-il.

Des nouvelles mesures, mais…

Le projet de loi des finances instaure 14 nouvelles mesures fiscales. Ce projet compte retenir 15% sur les locations des véhicules et autres engins, à l’exception des celles effectuées par les contribuables qui en font la profession. Il est prévu un prélèvement forfaitaire pour les déclarants en douane de 30 000 FBu, soit une hausse de 50%. De même sur chaque opération de transfert d’argent mobile, il sera prélevé 1% sur la commission perçue par l’intermédiaire. De plus, les associations sans but lucratif ne sont pas exonérées sauf les exonérations reconnues par les lois nationales et internationales. 

Les métiers du secteur formel ne sont pas épargnés. A partir de l’exercice 2022-2023, les notaires et les avocats sont tenus de calculer et de payer au compte du Trésor public la taxe, soit 10% des honoraires encaissées. Dans le secteur du transport rémunéré, en plus du contrôle technique et de la redevance routière, l’article 70 du PLF instaure un impôt forfaitaire libératoire trimestriel sur le transport rémunéré. Par exemple, un bus de plus 35 places va payer 54 000 FBu tous les trois mois. Quant aux institutions financières, ils vont contribuer à hauteur de 5% de leur résultat brut avant impôt au projet du développement du pays.

La liberté économique, une solution ultime

Pour résoudre la problématique de surtaxation, il faut penser avant tout à stimuler plusieurs sources de recettes, donc instaurer des stratégies qui offrent la liberté des personnes à produire et à investir librement dans tous les domaines de la vie économique. Ici il faut divorcer avec la corruption, le favoritisme et interventionnisme étatique car « L’aide du gouvernement aux entreprises est tout aussi désastreuse que la persécution du gouvernement, le seul service qu’un gouvernement peut rendre à la nation est de ne pas toucher à la situation », Capitalism: The Unknown ideal, Ayn Rand, 1966.

C’est-à-dire que le gouvernement doit laisser aux peuples la liberté de produire et de retirer l’interventionnisme étatique en privatisant les entreprises publiques qui, de surcroît, monopolisent aujourd’hui les marchés sans jamais montrer de progrès remarquables pour libéraliser le capital et les capitaux. Cette façon de laisser les gens produire librement stimule l’innovation, la production et attire les capitaux, ce qui revient à élargir le nombre de contributeurs à l’assiette fiscale de l’État, à augmenter l’emploi et à résoudre le problème de la pauvreté.

A propos de nous:

Institute for Economics and Enterprises est un groupe de refléxion independant. Il prone des idées liberales classiques et reve un Afrique libre et prospère.

Burundi: IEE lance la campagne NDEKANGERAGEZE pour promouvoir l’entreprenariat et le commerce libre

Dans un pays où tous les chiffres et statistiques économiques convergent sur l’agonie de la liberté économique, il n’est pas superflu de s’engager dans le changement des pratiques et politiques pour contribuer dans l’apport des solutions en s’attaquant aux barrières qui empêchent la prospérité. C’est dans cette perspective qu’Institute for Economics and Enterprises lance la campagne NDEKA NGERAGEZE au Burundi.

Avant tout, la campagne est une série d’échange d’informations, de formations et de revendications pour les entrepreneurs, étudiants et hommes d’affaires sur les défis auxquels ils sont confrontés dans leur vie entrepreneuriale et commercial. Elle vise également à faire des recommandations au gouvernement sur les avantages du marché libre. De plus, elle défie la corruption, la fiscalité excessive et le favoritisme et démontrent leur rôle dans le blocage de l’esprit d’entreprise et d’innovation et sur les affaires en général, ainsi que l’impact négatif de ces aspects sur la prospérité du pays. NDEKA NGERAGEZE montre l’importance de l’état de droit, des droits de propriété privée et des marchés libres dans la promotion de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du libre-échange, qui sont les fondements de la prospérité.

Lancement officiel

Lancé officiellement à l’université de NGOZI, samedi le 29 octobre 2022, la campagne NDEKA NGERAGEZE a enregistré la présence des Start-Ups, étudiants et professionnels médias locaux dans le cadre d’échanger sur les défis qui plombent le libre entrepreneuriat au Burundi et les opportunités du marché libre dans la promotion de libre esprit d’entreprise afin d’assurer le développement économique du pays des tambours.

Dans son allocution, NDUWAYEZU Lambert, Directeur exécutif et fondateur de Institute for Economics and Enterprises, explique d’abord l’objectif de la campagne en grosso modo : «Autrement dit « LAISSEZ-MOI ESSAYER », NDEKA NGERAGEZE a pour principal objectif de promouvoir l’entreprenariat et le commerce volontaire au Burundi qui sont les deux piliers de l’Innovation et de la prospérité d’une part et le libre exercice des activités génératrices de revenus et libre le commerce au Burundi d’autre part », explique-t-il.

En poursuivant son exposé, il engage alors un débat sur les défis de la libre entreprise et du marché libre au Burundi. On notera alors que la sur taxation et l’interventionnisme étatique sur le marché, dans les mécanismes de production et dans la chaine de distribution des biens et services empêche l’épanouissement du commerce car cette pratique engendre en occurrence la corruption, le favoritisme et le népotisme en imposant la loi du plus fort sans respecter les principes du marché libre, droit à la propriété privée et Etat de droit.

L’importance du marché libre dans la prospérité du pays

Certes, il existe des barrières au libre entrepreneuriat au Burundi comme ailleurs. Cependant, la chaine de solution est ancrée dans l’instauration d’un climat d’affaire libre et un marché ouvert à tout le monde. Pour démontrer cela MUGENZI Edgard, éditeur en chef à notre institut s’appuie sur les principes du capitalisme et l’autorégulation du marché par l’offre et la demande : « Lorsque l’intervention étatique est minime, l’accessibilité du marché stimule les entrepreneurs qui entrent en libre concurrence par la suite. Cette compétition stimule la production et diversifie les produits sur le marché en diminuant aussi les prix de ventes et les recettes nationales. Au contraire trop d’intervention crée les monopoles et évince certains producteurs par corruption ou favoritisme et se solde par trop d’impôts et taxes sur les produits qui restent sur le marché »

Au total, les défis qui plombent le libre entrepreneuriat au Burundi sont légions. Mais les solutions locales doivent s’adapter aux principes du marché libre en prenant des mesures qui incitent la population à produire de la richesse, seule subvention et garantie de la prospérité.

A propos de nous :

L’Institute for Economics and Enterprises est une organisation indépendante. Il rêve à un Afrique libre et prospère, avec une mission de produire une société basée sur les principes libertaires

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat est plein d’incertitudes et n’offre aucune garantie. Si vous interrogez la plupart des gens sur leur impression de l’entrepreneuriat, ils pourraient utiliser des mots comme « petite entreprise » ou « innovation » ou le décrire comme « travailler pour vous-même ». Certains peuvent aller au-delà de cela et brosser le portrait d’un fondateur audacieux de la Silicon Valley qui prend des risques avec audace et surmonte inlassablement les défis. Pour d’autres, un entrepreneur est un rebelle à l’esprit libre qui fait son chemin dans le monde des affaires. Toutes ces choses contribuent à donner de la couleur au canevas de l’entrepreneuriat, mais elles ne brossent pas un tableau complet de la chose elle-même. Alors, qu’est-ce que l’entrepreneuriat  avecDoug McCullough et Brooke Médine?

En termes simples, l’entrepreneuriat est l’ effort de créer, de posséder et de commercialiser une idée, une technologie, un produit ou un service, ainsi que d’assumer les risques et les avantages associés à cette entreprise.C’est une entreprise pleine d’incertitudes, sans aucune garantie. Alors, si lancer une entreprise est si difficile et incertain, pourquoi l’entrepreneuriat est-il si séduisant ? Pour répondre à cela, examinons les aspects de l’entrepreneuriat et les caractéristiques des fondateurs qui brossent un tableau plus vivant de l’entrepreneuriat.

La relation entre entrepreneuriat et innovation

Les entrepreneurs sont souvent considérés comme des innovateurs ou même des pionniers de nouvelles industries. Parfois, l’innovation n’est pas une nouvelle technologie, comme un véhicule autonome, mais une nouvelle application ou un nouveau processus. Amazon est maintenant l’une des plus grandes entreprises au monde, mais elle a commencé par simplement vendre des livres en ligne plutôt que dans des magasins physiques.

Uber a bouleversé l’industrie du taxi non pas en lançant une flotte de taxis, mais en développant une application de covoiturage. En plus des innovations audacieuses et perturbatrices, les entrepreneurs qui réussissent innovent en s’efforçant d’améliorer continuellement les processus, de réduire les coûts ou d’améliorer les produitsLes entrepreneurs sont associés à l’innovation car innover donne à l’entreprise du fondateur un avantage concurrentiel et offre aux entrepreneurs un débouché pour leur créativité.

En quoi l’entrepreneuriat est différent de l’emploi

Responsabilité. Les fondateurs sont souvent les premiers PDG de leur startup. Le fondateur sera responsable de décisions apparemment interminables allant de l’embauche et du licenciement à la conception de produits et à l’achat d’une assurance commerciale. Le fondateur peut parfois être le visionnaire qui définit la mission de l’entreprise. Mais à d’autres moments, il ou elle sera embourbée dans les tâches peu glorieuses de conformité réglementaire, de reporting fiscal et financier, et d’autres tâches fastidieuses mais nécessaires.

Et contrairement à un employé qui est convaincu qu’il recevra un dépôt direct de son salaire à chaque période de paie, un entrepreneur porte le fardeau de faire la paie chaque mois, même s’il ne touche pas personnellement un salaire. Lorsque la fondatrice est également PDG, la responsabilité s’arrête à elle. Le travail d’un entrepreneur n’est jamais terminé. Lorsqu’une décision doit être prise, elle doit la prendre, même après l’heure de fermeture.

Compensation. Les employés, de l’associé débutant au cadre supérieur de la suite C, se voient généralement garantir un salaire mensuel stable. La contrepartie de ce revenu stable est que les employés ne peuvent pas participer au produit de la vente d’une entreprise et qu’ils ne sont généralement pas assurés d’une augmentation si les bénéfices de l’entreprise augmentent.

En revanche, il n’est pas rare que les entrepreneurs renoncent à un salaire malgré de très longues heures de travail pendant la phase de démarrage d’une entreprise. Les fondateurs sont prêts à le faire parce qu’ils ont de la peau dans le jeu. Nous appelons cela «l’équité». Selon le chercheur en capital-investissement Matthew Brach, les capitaux propres sont « le droit à tous les flux de trésorerie résiduels d’une entité après que tous les autres passifs et dettes ont été satisfaits ; mais c’est aussi la forme de base de la propriété. » L’équité équivaut à la propriété. Un fondateur est prêt à faire des sacrifices à court terme dans l’espoir d’une future récompense financière, parfois assez substantielle. Lorsque le fondateur finit par sortir par la vente de l’entreprise, il récoltera la plupart, sinon la totalité, des gains financiers de la vente.

Risque d’échec. Le revers de la médaille est que les entrepreneurs supportent le risque d’échec. Alors que les fondateurs bénéficient du plus grand avantage d’une entreprise, ils ont aussi le plus à perdre. Un entrepreneur investit du temps dans une entreprise, ce qui peut s’avérer précieux en termes de coût d’opportunité. Cependant, les fondateurs déploient souvent leur richesse personnelle et leur capital pour faire démarrer l’entreprise, ce qui représente un coût monétaire important. La réalité est que de nombreuses entreprises échouent, et il n’y a aucune garantie que lorsqu’une entreprise ferme ses portes, l’entrepreneur récupérera la valeur du temps et du capital qu’il a investis dans cette entreprise. Un employé peut perdre la source de son salaire, mais l’entrepreneur peut perdre la totalité de son investissement (qui représente parfois l’essentiel de ses économies).

À quoi ressemble un entrepreneur ?

Quiconque lance une nouvelle entreprise, qu’il s’agisse d’une société d’inspection environnementale à Houston ou d’une startup de jeux dans le Research Triangle Park de Caroline du Nord, est un entrepreneur. Selon une analyse de la Harvard Business School , les entrepreneurs ont tendance à partager certains traits, tels qu’un engagement obstiné au travail acharné, une détermination résiliente et une tolérance au risque élevée. Ils sont également sûrs d’eux et plus ouverts aux nouvelles expériences. Bien que ces traits soient généralement partagés par les fondateurs, ils ne constituent pas un test décisif pour un entrepreneur potentiel. Au lieu de cela, développer ces traits peut permettre à un entrepreneur en herbe de cultiver intentionnellement des qualités entrepreneuriales même si elles ne viennent pas naturellement.

Essentiellement, toute personne ayant du temps, du talent et du capital peut devenir entrepreneur si elle fait le saut de la foi et démarre une entreprise. Que le plan d’affaires du fondateur soit tout nouveau ou qu’il s’appuie sur un modèle éprouvé, l’entrepreneur doit faire le travail acharné pour le faire passer du théorique au concret, reconnaissant que sans cette transformation, le potentiel de l’idée reste non réalisé. Cela signifie qu’un entrepreneur aura besoin d’une grande réserve d’initiative personnelle et de perspicacité pour concrétiser son idée.

Comme nous l’avons déjà écrit , la plupart des entrepreneurs démarrent leur entreprise avec des fonds provenant de leurs propres économies, ainsi que l’aide d’amis et de la famille. Pour créer autre chose qu’une petite entreprise de style de vie, un fondateur peut avoir besoin d’accepter un financement extérieur. Il existe diverses sources de capital pour les entreprises en démarrage et émergentes, y compris les prêts ou les prises de participation d’investisseurs providentiels et, à un stade ultérieur, le capital-risque et le capital- investissement . Accepter l’argent des investisseurs est assorti de conditions, mais les investisseurs et le capital qu’ils fournissent font partie intégrante de l’écosystème entrepreneurial, multipliant parfois l’impact sur le marché qu’un fondateur pourrait autrement avoir.

Au-delà des petites entreprises

Comme mentionné précédemment, les gens associent souvent l’entrepreneuriat à la petite entreprise. Bien que cela soit vrai dans de nombreux cas, les deux termes ne sont pas synonymes. De nombreux entrepreneurs ne cherchent pas simplement à être leurs propres patrons. Ces fondateurs axés sur la croissance aspirent à développer une très grande entreprise ou même à devenir une licorne, une entreprise en démarrage valorisée à plus d’un milliard de dollars, comme WeWork, Airbnb et Epic Games. Ainsi, qu’une entreprise fasse partie des 89 % qui comptent moins de 20 employés ou qu’elle devienne une « licorne » d’élite, chacune de ces entreprises peut être considérée comme un succès à ses propres conditions.

Comment définissez-vous le succès ?

Une partie de l’attrait d’être votre propre patron est la capacité de définir le succès comme bon vous semble. Traditionnellement, les entrepreneurs mesurent le succès en fonction de leur revenu, de la croissance de leur patrimoine personnel ou d’une autre mesure financière. Mais le marché libre signifie également qu’un entrepreneur peut définir le succès en termes subjectifs et personnels. Un entrepreneur peut juger de son propre succès en commercialisant un produit qui améliore la vie, fournit de l’emploi à des dizaines ou des centaines de personnes, ou crée la sécurité financière et la prospérité pour l’entrepreneur et ses enfants.

Alternativement, un propriétaire d’entreprise peut juger du succès en fonction de l’impact social de l’entreprise. Ce concept est souvent appelé entreprise sociale. L’entreprise sociale consiste à « répondre à un besoin fondamental non satisfait ou à résoudre un problème social ou environnemental par le biais d’une approche axée sur le marché ».

Pourquoi se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Les gens choisissent de devenir entrepreneurs pour diverses raisons, mais il existe quelques principaux facteurs de motivation que près de la moitié de tous les entrepreneurs citent comme étant un facteur majeur dans leur décision de lancer une entreprise. Au sommet de la liste se trouve la capacité d’être son propre patron et la possibilité d’avoir des revenus plus importants. Les entrepreneurs affirment également que parvenir à un équilibre travail/vie familiale et créer un débouché pour leurs idées sont des facteurs très importants dans leur décision de démarrer une entreprise.

Bien que l’entrepreneuriat comporte de nombreux sacrifices et défis, il peut être très gratifiant, tant sur le plan financier que personnel. Le fondateur/PDG d’une startup prospère peut gagner un revenu annuel lucratif, combinant un salaire et des dividendes. Peut-être encore plus attrayant pour les fondateurs, il a le potentiel de générer de la richesse qui peut être transmise à ses enfants et petits-enfants ou donnée pour faire avancer des activités philanthropiques. Profiter des fruits de son travail, transmettre la sécurité financière aux enfants ou bénir les autres avec des dons de bienfaisance sont de puissantes incitations pour de nombreux entrepreneurs.

Prêt à lancer? Comment se préparer

Se préparer à l’entrepreneuriat commence par embrasser la conviction que posséder et exploiter une entreprise est réalisable. Avant même de s’installer sur un plan d’affaires, un fondateur en herbe peut commencer à se préparer en développant des traits entrepreneuriaux communs comme le courage, la détermination et une tolérance à l’échec. Au-delà de ces qualités personnelles, un entrepreneur potentiel devrait s’efforcer d’acquérir les compétences techniques dans le secteur de son choix et les compétences financières qui seront essentielles à la gestion de son entreprise, ainsi que les compétences non techniques, comme une communication efficace et une prise de décision judicieuse, qui seront nécessaires pour diriger une entreprise.

Il faut du temps, du talent et du capital pour réussir le lancement d’une entreprise. Avec une préparation minutieuse, un engagement envers l’apprentissage continu, la culture de l’expérience et du savoir-faire de l’industrie et la promotion des qualités propres aux fonceurs courageux, un aspirant fondateur peut commencer son propre voyage vers l’entrepreneuriat.

Cette article est apparue en Anglais sur FEE et a été traduit en français par Institute for Economics and Enterprises.

Auteurs : Par Doug McCullough et Brooke Médine