C’est la question fondamentale qui sous-tend tous les systèmes politiques de l’histoire. Les individus existent-ils pour servir le groupe ? Ou le groupe existe-t-il pour protéger les droits individuels ? Votre réponse à cette question détermine si vous considérez les personnes comme une fin en soi ou comme un moyen pour atteindre la fin d’autrui.

➡️ Qu’est-ce que l’individualisme ?

L’individualisme soutient que l’individu est la principale unité de valeur morale et politique. Chaque personne possède une dignité, une capacité d’agir et des droits inhérents, non pas parce qu’elle appartient à un groupe, mais parce qu’elle est humaine. Dans le cadre de l’individualisme, la coopération est volontaire. La société se construit de bas en haut, grâce à l’interaction pacifique de personnes libres. Des penseurs tels que John Locke, Ayn Rand et Ludwig Von Mises ont défendu cette vision : la liberté, la propriété et l’autodétermination sont les fondements d’une société juste.

➡️ Qu’est-ce que le collectivisme ?

Le collectivisme considère que le groupe — qu’il soit défini comme une classe, une race, une nation ou « le peuple » — est plus important que l’individu. Selon cette vision, les droits, les devoirs et même l’identité découlent du rôle de chacun au sein du groupe. L’individu existe pour servir un objectif social plus large : l’égalité, la tradition, l’unité ou le progrès. Le collectivisme peut prendre de nombreuses formes : socialisme, nationalisme, communautarisme. Son argument central est toujours le même : le collectif sait mieux que vous.

💡 Les libertariens rejettent le collectivisme non pas parce qu’ils s’opposent à la coopération, mais parce qu’ils s’opposent à la coercition.

La planification centrale échoue parce qu’aucun planificateur ne peut rassembler les connaissances dispersées parmi des millions de personnes. Mais même si cela pouvait fonctionner, cela resterait injuste. Aucun groupe n’a le droit de passer outre vos choix pacifiques, de s’emparer de vos biens ou de définir votre vie à votre place, aussi nobles que soient les objectifs qu’il affiche. La liberté commence là où commence le consentement. Et le collectivisme prend toujours fin là où le consentement prend fin.

❗️Toutes les dictatures ont commencé en plaçant le « nous » au-dessus du « je ». L’histoire montre ce qui se passe lorsque les idées collectivistes prennent le pouvoir :

Union soviétique : collectivisation forcée, famine provoquée par l’homme (Holodomor), exécutions massives, goulags. Chine maoïste : 45 millions de morts pendant le Grand Bond en avant. La Révolution culturelle a écrasé la dissidence. Allemagne nazie : la « volonté collective » a justifié le génocide. Et, Venezuela : nationalisation des industries, écrasement des marchés, musellement de l’opposition — et création de la famine.

Ces régimes n’ont pas « mal appliqué » le collectivisme. Ils ont suivi sa logique jusqu’au bout.

L’individualisme n’est pas de l’égoïsme. C’est l’idée que chaque personne est une fin en soi — et non un outil à l’usage des autres, ni un moyen pour atteindre un objectif collectif. Il affirme que chaque être humain possède la raison, le libre arbitre et la dignité, et que ceux-ci ne peuvent être subordonnés à la volonté du groupe, de l’État ou même de la majorité.

– Les droits appartiennent aux personnes par nature, et non par vote majoritaire.

– La responsabilité morale commence et finit avec la personne.

– Aucun objectif collectif ne peut passer outre le consentement personnel.

– La véritable coopération ne peut exister qu’entre des individus libres.

A propos de nous :

Institute for Economics and Enterprises est un Think Tank basé au Burundi qui une mission de produire une société basée sur les principes du libre marché, de l’Etat de droit et de la propriété privée.

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