Liberté et Propriété : L’argument incontournable de Ludwig von Mises

Liberté et Propriété : L’argument incontournable de Ludwig von Mises

Dans son essai concis mais percutant, “Liberty and Property”, le célèbre économiste de l’École Autrichienne, Ludwig von Mises, présente un argumentaire magistral pour l’interdépendance de la liberté individuelle et de la propriété privée. Mises déconstruit les notions traditionnelles de liberté et expose comment le capitalisme — l’application économique de l’individualisme — a été la seule force historique capable de véritablement émanciper les masses. Aperçu du livre avec Lambert Nduwayezu, fondateur de l’Institute for Economics and Enterprises.

1. La vraie liberté est un produit du capitalisme

Mises commence par opposer la conception moderne de la liberté aux notions antérieures. À la fin du XVIIIe siècle, la liberté était perçue soit comme un idéal académique tiré des auteurs anciens, réservé à une minorité, soit comme le privilège de l’aristocratie contre l’absolutisme royal.

Selon Mises, le système pré-capitaliste était par nature restrictif. Basé sur la conquête militaire et le système des corporations, il limitait le nombre d’emplois et d’opportunités, laissant une population croissante de pauvres sans place ni droits civils.

La véritable révolution n’a pas été la machine, mais le principe du marché capitaliste : la production de masse pour satisfaire les besoins des masses.

2. Le consommateur est souverain (Le vrai Roi)

La caractéristique essentielle du capitalisme est son nouveau principe de commercialisation. Les usines capitalistes ont produit des biens bon marché pour les ouvriers eux-mêmes.

Mises établit que, sous le capitalisme, les employés sont les clients souverains qui sont « toujours dans leur droit », leurs achats déterminent ce qui est produit, en quelle quantité et de quelle qualité et que ce processus de marché est un plébiscite quotidien qui confie le contrôle des facteurs de production aux entrepreneurs les plus efficaces pour satisfaire les désirs des consommateurs.

L’appropriation privée des facteurs de production devient ainsi une fonction sociale, les entrepreneurs agissant comme les « mandataires » des consommateurs, et leur mandat est révocable. Cette suprématie économique du consommateur a précédé, et a rendu nécessaire, son enfranchissement politique (le suffrage universel).

3. La liberté est indivisible : la critique du socialisme

Mises souligne la « souveraineté des consommateurs » pour démolir la critique économique du socialisme.

Le plan socialiste, idéalement décrit par Lénine comme une nation transformée en « un bureau et une usine » , substitue la souveraineté d’un dictateur à celle des consommateurs. Parce que le socialisme annule toute planification individuelle au profit d’un plan de production unique, la liberté disparaît.

L’argument central de Mises est que la liberté est indivisible. Celui qui ne peut choisir entre différentes marques de produits ne peut pas non plus choisir entre différents programmes ou partis politiques. Il devient un « pion entre les mains du suprême ingénieur social ».

4. La propriété privée garantit le droit au dissentiment

Mises conclut que la liberté doit toujours être comprise comme la liberté vis-à-vis du gouvernement. Le gouvernement est une institution de coercition nécessaire pour maintenir la coopération sociale, mais il est l’opposé de la liberté. La liberté n’existe que dans les domaines où le gouvernement n’intervient pas, le domaine principal étant l’échange de marché.

Il rejette les théories socialistes qui décrivent l’échange de marché comme une forme de « coercition » ou de « pouvoir gouvernemental privé ». Au contraire, la propriété privée est l’instrument qui confère au citoyen ordinaire sa suprématie économique en tant qu’acheteur et rend la rébellion possible dans le domaine intellectuel.

C’est dans le « climat de l’économie libre » que les pionniers, les innovateurs et les dissidents (qu’ils soient Kierkegaard, Freud ou de futurs entrepreneurs) peuvent trouver le soutien et les moyens nécessaires pour défier l’orthodoxie majoritaire, une possibilité qui n’existerait pas dans un État totalitaire.

Conclusion

Pour Mises, les politiques d’individualisme et de capitalisme n’ont pas besoin d’apologistes ; leurs réalisations parlent d’elles-mêmes. La propriété privée est le moyen qui stimule les hommes les plus entreprenants à servir au mieux l’ensemble de la population, faisant de la société de marché le seul système capable de désencombrer l’humanité et d’offrir à l’individu la possibilité de perfectionnement personnel.

A propos de nous :

Institute for Economics and Enterprises est une Think Tank basé au Burundi qui une mission de produire une société basée sur les principes du libre marché, de l’Etat de droit et de la propriété privée.

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